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Un visiteur
1,0
Publiée le 22 septembre 2012
Il y avait de l'ambition dans ce premier film. Pourtant on s'ennuie ferme. Pio Marmai avec sa petite gueule d'amour sûr de lui n'arrive aucunement à émouvoir. Et franchement, les états d'âmes d'un petit bobo dealer en manque d'identité juive, on en a un peu rien à faire ... Qu'il aille donc en Israël, ça fera toujours un dealer de moins en France. Par contre, Cedrick Kahn lui, campe un personne tout à fait singulier et impressionnant, lui seul vaut le déplacement. Dommage que le film n'ait pas tourné autour de son personnage, mais là .. c'était un autre film.
« Alyah », ou l'histoire d'Alex, un jeune dealer juif (Pio Marmaï, qui confirme tout le bien qu'on peut penser de lui) décidant de tout plaquer pour monter un restaurant avec son cousin en Israël. Y arrivera, y arrivera pas ? Il y a tout d'abord un certain suspense sur le devenir d'Alex : les obstacles s'accumulant sur son chemin, difficile de deviner s'il parviendra à partir ou non. Le scénario parvient à garder l'attention du spectateur et l'emmène de surcroît sur différents chemins : celui de l'identité juive française (Alex ne pratique pas et bredouille vaguement un peu d'hébreu), celui du rapport au frère (une sous-intrigue un peu cliché qui permet à Cédric Kahn de s'improviser acteur, ce qui ne constitue d'ailleurs pas la moindre surprise du film), celui du choix entre un avenir professionnel très hypothétique et une histoire d'amour prometteuse (donnant lieu à une très beau face-à-face dans un bar-tabac)... Le film jongle avec les genres et les intrigues, convoque quelques souvenirs de cinéma (on pense un peu à James Gray), et ne s'écroule pas en cours de route, s'achevant à la fois en donnant une réponse et en posant de nouvelles questions. Cela demandera évidemment confirmation, mais à la vision du premier film d'Elie Wajeman, on peut se dire qu'on vient d'assister à la révélation d'un réalisateur appelé à se faire un nom.
Film poignant qui touche par la simplicité de la mise en scène et des dialogues. Le ton est juste, les acteurs sont touchant. ça fait vraiment du bien de voir ce genre de film encore de nos jours. Comme quoi même avec un budget relativement modeste, on peut faire des excellents film, bien plus touchants que les énormes productions actuelles.
Premier film gentillet mais qui manque un peu de nervosité au montage. Pio Marmaï compose, pour une fois, un personnage complexe qui lui permet d'exprimer un talent indéniable. Adèle Haenel, en amoureuse malmenée, réussit une belle performance, malgré un rôle de faire-valoir trop réducteur. Sur un scénario mi-polar, mi-sentimental, avec quelques impasses énervantes et une succession de répétitions inutiles, ce film ne nous laisse pourtant pas insensible. Voilà sans doute un réalisateur prometteur dont le travail témoigne de beaucoup de sensibilité, d'une recherche esthétique exigeante et d'un savoir-faire, notamment dans la direction d'acteurs, incontestable.
une belle mise en scène, des acteurs qui trouvent le ton juste, le film est sérieux et offre un portrait de petit dealer qui a de la classe......l'ambiance est tres réaliste mais j'ai regretté le manque de musique ( à part "La nuit transfigurée" de Schoenberg au tout début et à la toute fin dufilm) (je crois).....C'est un film social qui de façon habile insere un petit scénario de thriller.....On pense à Bebel aussi dans " A bout de souffle" dans le gros plan de la cigarette allumée.....Malgré tout , j'ai regretté parfois l'abscence de tension et de violence dans un film de petit dealer parisien qui veut vivre en Israel et qui ne semble pas pret à tout pour assurer son objectif........Un film plutot propre donc et qui peut faire penser à James Gray comme l'insinuent certains cinéphiles, mais qui va quand même beaucoup moins loin qùe James Gray dans la forme comme dans le fond.....
Il est toujours passionnant d'assister à la "naissance" d'un nouveau réalisateur français quand, à la vision de son premier film, on subodore qu'il est très probablement à l'aube d'une grande carrière. C'est exactement ce qui s'est passé lors de la projection d'"Alyah" dans le cadre de la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes 2012. Son réalisateur, Elie Wajeman, en plaçant son film à la frontière de plusieurs genres, n'a pas cherché à faire dans la facilité. En effet, ce film se situe au carrefour du polar, du film sur le changement de vie et des films sur les liens familiaux, amicaux et sentimentaux. Preuve du talent d'Elie Wajeman : la réalisation arrivent à glisser sans effort d'un genre à l'autre et les transitions n'apparaissent jamais artificielles. Tout du long, les interprètes sonnent très justes : Pio Marmaï (Alex) en petit vendeur de shit, français d'origine juive, pas très porté sur la religion mais qui se met dans la tête d'aller s'établir en Israël après avoir passé son temps à se moquer de ses amis et de ses cousins l'ayant fait avant lui; Cedric Kahn en frère ainé (Isaac) n'arrêtant pas de taper son frère pour rembourser ses dettes; plus Adèle Haenel, Sarah Le Picard, Guillaume Gouix, ... de jeunes comédiens peu connus mais prometteurs. Quant à la musique, elle est peu présente, mais de qualité : Beethoven y rencontre le trop peu connu (Sixto Diaz) Rodriguez et sa chanson « Sugar Man » qui, en 1970, racontait l'histoire d'un dealer, l'histoire d'Alex, en quelque sorte. Rodriguez qu'on connaitra davantage à la sortie de "Sugar Man", le documentaire que Malik Bendjelloul lui a consacré. Voir critique complète sur www.critique-film.fr
Pourtant avec un début accrocheur, et des acteurs plutôt bons, la suite pourtant déçoit, piétine et sans rien dévoiler laisse une fin...qui laisse sur la faim. Le thème 'juif' n'est qu'un prétexte et n'apporte rien à l'histoire, qui reste ma foi assez commune, malgré quelques scènes réussies. Mention spéciale pour la prestation de Cédric Kahn tout de même !
Premier long métrage vraiment réussi avec une mise en scène peut-être un peu classique mais parfaitement maitrisé et qui sert totalement l'histoire. Pas de temps mort, on pense que l'on nous amène dans une direction et finalement non, c'est un autre chemin qui est pris. Mécanisme de scénario intéressant où les cartes posées sur la table ne révèlent pas le jeu attendu. Pio Marmaï en plus de son charme ravageur, joue formidablement bien cet homme rempli de fêlures, Cédric Kahn est surprenant de vérité dans le rôle du frère "boulet". A voir absolument..........