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fabrice d.
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2,5
Publiée le 8 juin 2015
Après Mai 68 est un film sur le passage de l'âge ado à l'âge adulte de jeunes gens qui n'ont pas encore le permis mais qui ont déjà envie de s'engager dans la lutte sociale et politique. De bons acteurs mais un scénario un peu plat, il y a bien un film conducteur mais c'est difficile de suivre les personnages et les luttes qui passent d'un pays à l'autre. Moyen.
Un film sur l'art, l'engagement politique, et les incompatibilités qui surgissent de la collision de ces deux sphères. A priori un film qui aurait dû m'intéresser. Mais non, il m'a dégoûté. Un jeu d'acteur exécrable, couplé à une mise en scène terne et plate, m'ont rendu ce film antipathique au plus haut degré. Dès lors, tout m'a semblé sonner faux, et surtout pédant. On se rend bien compte que le propos du film est justement de souligner la fracture entre une classe bourgeoise totalement déconnectée des réalités, et dont les luttes n'atteignent que le néant le plus complet. Sauf que, à trop vouloir rendre ses personnages antipathiques, Hannelas plonge son film, et le spectacle avec, dans une torpeur irritante. D'autant plus irritante que, encore une fois, le propos du film est vraiment intéressant. Les bonnes questions sont abordées, et subtilement proposées. Mais le ton est définitivement trop guindé. Dommage.
Film très réussi et attachant (assez autobiographique, paraît-il) sur le passage à la vie d’adulte, ses doutes et ses désillusions d’après 68. Admirablement filmé, tant dans ses scènes intimistes que d’action ou manifestation, il est un parfait musée du monde culturel de l’époque. Pas une fausse note, pas un anachronisme. Pas de nombrilisme ou de complaisance non plus, mais une grande justesse et une belle humanité sur la jeunesse de l’époque (j’en sais quelque chose !). C’est frais, c’est charmant, ça tourbillonne ! Un reproche cependant, le manque d’émotion… mais il est vrai que l’époque n’était pas à l’égotisme façon Facebook ! Et une critique virulente : mais que foutait l’ingénieur du son ? Il manifestait à la Bastille ?
C'est vrai que c'est un film intello. Mais le sujet du film est justement très intellectuel: le jeune Gilles est-il un activiste ou un futur artiste. Tout au long du film, on s'interroge... la réponse est simplement Olivier Assayas...
Après avoir vu le film, j’ignore encore le fond de la pensée de ces jeunes anarchistes, ils se battent et semblent convaincus mais j’ignore totalement de quoi.
5 minutes de film et déjà je regarde ma montre,encore une heure et cinquante-sept minutes... Tout ça pour dire que la fresque intime d'Olivier Assayas,bien que partant d'un sujet fédérateur et mélancolique,est d'un ennui maximal. Et en cherchant les raisons,on les trouve. Interprétation fadasse,accentuée par la non-articulation des acteurs. Clichés bobo en pagaille. Montage incohérent. Message politique qui relève plus de l'anecdote que du cœur du récit. Illustration plan-plan sans la fougue que réclamait ce sujet,qui parle à la fois d'une jeunesse révoltée et instable. "Après mai" est donc fortement à déconseiller.
Après un début en grandes pompes auréolé de deux formidables scènes de saccage qui révèlent les tensions persistantes d'après Mai 68, le film a achevé de me convaincre avec sa photographie sublime (qui n'est pas un hasard quand on sait que le réalisateur a été dessinateur) tout du long, mais pas seulement. Si on peut reprocher au film un certain aspect caricatural sur l'anarchie et les hippies malgré son aspect autobiographique, on ne peut nier le talent des acteurs aussi débutants soient-ils. On ressent une nostalgie pour les années 70 à travers les disques qu'ils écoutent ou leur conviction de paix par le biais de courts-métrages documentaires. À noter que le film apporte parfois un vent de fraîcheur rempli de second degré dans les dialogues. Mais pas de quoi s'affoler, on est bien devant un drame, et un très bon. À voir pour toutes les qualités que j'ai citées!
J'avais bien aimé L'heure d'été d'Assayas et j'avais envie de voir Après mai lors de sa sortie ciné. Ce fut raté, je me suis rattrapé avec sa sortie DVD. Bon, je regrette pas de ne pas l'avoir vu au ciné, parce que franchement c'était décevant. Il y a quand même un problème dans l'écriture du film. C'est, je trouve, beaucoup trop de lieux communs mélangés à des trucs inappropriés. On suit les destinées de plusieurs jeunes, enfin surtout un, mais je trouve qu'on s'en fout complètement, c'est triste à dire mais les personnages sont complètement désincarnés, jamais ils ne prennent vie à l'écran, ce qui est un comble pour un film qui veut traiter de jeunes qui se sont battus pendant Mai 68, là on dirait des pantins. On ne croit pas du tout à leur histoire, à ce qui leur arrive, à leur voyage autour de l'Europe. On se croirait parfois dans une mauvaise série B. Assayas est pas un mauvais réal, donc le film est pas catastrophique, mais franchement décevant.
Non, non, et non. Olivier Assayas, vous m'avez mise en colère. Déjà, par ce que vous m'avez fait perdre deux heures et 10 euros devant un film qui ne raconte rien et ne m'a provoqué aucune émotion, si ce n'est l'ennui et l'agacement. Ensuite, par ce que votre vision idéalisée de la jeunesse des années 70 est grotesque. Sérieusement, qui sont ces "jeunes", soit-disant lycéens mais qui vivent seuls dans des ateliers d'artistes, soit-disant révolutionnaires de gauche mais manifestement issus des milieux les plus bourgeois de la capitale, qui s'embarquent dans des "voyages initatiques" à travers l'Europe de toute évidence financés par papa-maman... ? On ne sait si le poids de vos années a transformé vos souvenirs au point de leur faire perdre toute vraisemblance, mais le spectateur, lui, n'est pas dupe. Ce qui est étrange, c'est qu'on vous sent attachés à vos personnages, et en même temps ils sont antipathiques au possible. Pas un sourire de tout le film, un ton de voix systématiquement monocorde, l'air de s'ennuyer en permanence (et donc nous avec), et surtout ce côté faux-rebelle-vraie-tête-à-claque qui nous les rend rapidement insupportables. Bref, pour un hommage à la jeunesse, c'est bien raté.
Dans ce film semi-autobiographique Olivier Assayas raconte la fin de son adolescence et le début de l’âge adulte dans la fièvre contestataire de ce début des années 70 entre contre-culture et mouvement de gauche révolutionnaire. Il s’est pour cela entouré d’acteurs inconnus qui prêtent leurs traits à ces jeunes adultes plein d’idéal et révoltés dans cette société qu’ils considèrent bourgeoise et corsetée et dans le même temps qui cherchent leur voie entre lutte, épanouissement personnel et vie amoureuse. Si l’évocation de cette époque et la reconstitution s’avère vraiment réussie, le film n’arrive pourtant pas à entraîner le spectateur. La faute à une intrigue incroyablement plate pour ne pas dire inexistante. Le réalisateur suit Gilles et ces amis dans ces quelques mois de leurs vies sans rien amener de plus qu’une chronique papier glacé de la jeunesse de la classe moyenne de ce début des années soixante-dix. On les suit sans mal, mais également sans véritable intérêt pour ne pas dire parfois avec un certain ennui. Ce passage en revue des aspirations de cette jeunesse immédiatement post-soixante-huitarde, n’est non seulement pas vraiment inédite, mais leurs discours révolutionnaires et artistiques ne lasse pas d’irriter quand on connaît le devenir de tout cela au point d’en devenir d’un cliché risible. Les acteurs dont le non-professionnalisme saute parfois aux yeux débitent parfois leurs textes avec une absence d’émotion assez singulière, la palme revenant à Carole Combes qui joue avec un air blasé tout le long de ces deux uniques apparitions. Un film personnel qui portraiture une jeunesse de façon plate, parfois ennuyeuse et souvent clichée et qui finit par laisse le spectateur mi-moqueur mi-exaspéré. À voir pour ceux qui sont fans du cinéaste ou que la période passionne, pour les autres le film ne manquera pas de décevoir.
Le film ne tient pour moi que par la mise en scène d'Assayas. C'est un metteur en scène de génie. Chaque plan pour moi dit quelque chose , il ne laisse rien au hasard. Le film évoque ces années Post Mai 68 , sans nostalgie avec beaucoup de recul. Je regrette peut être le manque de profondeur des personnages et des acteurs tous , un peu trop faible dans leur jeu.
Quelque part près de Paris, trois ans après mai 68, certains adolescents continuent de se battre, lutter et vouloir faire avancer les choses. Il y a bien évidemment une part d'autobiographie dans ce film. Il résonne d'abord avec l'une des premières oeuvres du cinéaste, L'Eau froide. Mais il contient également des fragments de vie que le réalisateur a vécu. Trente ans après ces faits, quelle vision peut-il avoir de cette époque révolue ?
Si un mot devait qualifier le début d'Après Mai, cela serait le mouvement. Ces jeunes qui ne veulent pas rentrer dans des cases n'arrêtent pas de parler, courir, et se mobiliser pour échapper à ces conventions sociales et ces barrières que l'Etat dresse sur leur chemin. Mais à la place du dynamisme qui commençait à s'installer peu à peu, Assayas préfère poser son récit qui devient assez plat, où l'on comprend vite que Gilles hésite entre l'individualisme et la collectivité.
Il est louable de choisir des personnes dans la rue pour les faire jouer ce genre de rôle, car ces amateurs ont la fraîcheur et l'innocence que les professionnels n'ont plus. Il est cependant dommage de s'apercevoir que ces nouveaux comédiens sont moyens et sonnent faux pour certains. De même, ils interprètent des individus un peu pédants qui ne sourient jamais, et qui sont finalement assez antipathiques. Ce qui est tout à fait paradoxal vis à vis de la cause pour laquelle ils se battent.
Alors oui, l'intérêt pour la culture en général (peinture, musique, cinéma) est bien représenté et semble être omniprésent, à l'instar de cette liberté de moeurs. Mais le cinéaste veut-il seulement décrire une époque qu'il a vécu, ou son film fait-il aussi écho à l'actualité dans notre société ? Alors qu'on était entré dans la salle pour découvrir (pour certains) une période que nous ne connaissons pas mais que l'on a toujours présenté comme des années révolutionnaires, nous sortons assez déçus et ennuyés de ne pas avoir appris ni ressenti grand chose.
C'était un temps ou circuler en deux roues sans casque était encore possible, ou fumer dans les transports en commun n'était pas incongru, ou la liberté était la fille de l'union parfois dangereuse d Illusion et d'Espoir. Cette jeunesse aujourd'hui « retraitable » à ouverte portes et fenêtres sans nier les impasses et les excès qui ont aussi caractérisés l'époque. Un film mémoriel en somme à "consommer" avec modération ou sans modération si on l'a connu ou si l'on veut comprendre d'où l'on vient