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Parkko
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3,0
Publiée le 18 novembre 2012
Le film était vraiment casse gueule sur son papier et pourra peut-être en désabusé certains par le recours continu de Bonnaire à une symbolique, souvent spatiale, dans son film. On voit bien la façon qu'elle a d'opposer deux mondes, celui d'en haut, rayonnant, où la vie a repris tant bien que mal, ou elle a continué, et celui d'en bas, caché, triste, sombre. Sa mise en scène ne cessera de souligner ce contraste entre les deux personnages de Hurt et de Lamy, l'un étant toujours désaxé dans le champs, toujours filmé derrière des grilles, des fenêtres, des grillages, pour montrer son isolement complet (on est du côté de Hurt), l'autre au contraire beaucoup plus centrée, lumineuse et dans l'action (Lamy). Le film est troublant, le jeune garçon s'aventure dans un autre monde, celui de Hurt, sans que Bonnaire ne tranche réellement sur est-ce que ces visites masquées sont une bonne chose pour Hurt, pour l'enfant ? Elle ne cherche pas à apporter son avis, Hurt n'est pas filmé comme un fou mais comme un personnage à la dérive. Qui entraîne dans son sillon Lamy et Legrand. Un film étrange et plutôt intéressant où on sent le réel désir de proposer quelque chose. C'est parfois un peu lourd, un peu maladroit, mais cela reste intriguant.
J'enrage de son absence est drame douloureux sur le chagrin d'un père qui a perdu son enfant. Un film dur sans artifice pour bon scénario fort bien réalisé,
Pour son premier essai de fiction Sandrine Bonnaire révèle un vrai talent de réalisateur, largement influencé par les metteurs en scène qu’elle a côtoyé au cours de sa carrière d’actrice. Elle filme le chagrin et la difficulté du deuil d’un enfant avec maîtrise, jouant de sa caméra indiscrète pour mieux fouiller la psychologie de son personnage principal. William Hurst, en père inconsolable qui s’attache jusqu’à la folie au jeune fils de son ancienne compagne, est exemplaire de justesse dans son désespoir mortifère. Chaque scène est conçue sans surcharge et ménage une inéluctable gradation dans la descente aux enfers de cet homme fragilisé. Son refuge dans une cave est un symbole très fort. On notera également l’apport d’une très convaincante Alexandra Lamy, définitivement débarrassée de son étiquette “Chouchou et Loulou”. L’extrême sensibilité de Sandrine Bonnaire nous laisse espérer encore d’autres réussites. À suivre …
Ce film de Sandrine Bonnaire est original, maitrisé. William Hurt y déploie l'étendue de son talent. Seul problème: on a assez vite compris là où elle voulait en venir, et la métaphore Hurt "enterré" comme son fils traine un peu. La fin est seulement narrative, symbolique au bout, alors qu'il aurait fallu la pousser dans un voyage intérieur façon Polanski. J'enrage de son absence.
J ai beaucoup aimé cet homme, totalement perdu dans sa tête! L interprétation est tout en nuance de William Hurt retenant sa tristesse .... Au final je ne l'ai pas trouvé inquiétant ce personnage mais tout simplement perdu! Excellente Alexandra Lamy .....mais alors la musique trop trop trop..... Vraiment trop présente. Dommage pour cela . Sandrine Bonaire n arrive pas a finir, malgré de très bonne idée de mise en scène dans la cave.
Il y a plus que de bonnes intentions dans le premier long-métrage de Sandrine Bonnaire, J'enrage de son absence, et une première heure bien tenue. Sensibilité, acuité des sentiments, douleurs rentrées, ce film sur les retrouvailles d'un ancien couple 8 ans après la mort de leur petite fille, aurait pu être une vraie réussite. Malheureusement, la suite est une succession de scènes à la lourde psychologie qui gâche la bonne impression initiale et où le grand William Hurt semble tétanisé. Quant à Alexandra Lamy, méritante, il lui manque un petit quelque chose pour être à la hauteur d'un rôle dans lequel aurait excellé une ... Sandrine Bonnaire.
"J'enrage de son absence (2012) France 3 le 12 mai 2016
Il y a beaucoup de la vie de Sandrine Bonnaire qui est aussi co-scénariste dans ce film très émouvant mais qui peut déranger. Elle aussi a rencontré beaucoup plus tard un "ex" de sa mère et les retrouvailles d'avec ce père nourricier ont été fort émouvantes Dans ce drame, le choix de William Hurt n'est pas le fruit du hasard : elle le connaît bien puisqu'il a été son mari. L'acteur américain joue ici dans un français hésitant, ce qui donne une touche d'autant plus inquiétante à son personnage qui transfère son trop plein d'amour filial d'un enfant décédé sur celui de son ex. Pathétique car il se sent toujours responsable de la mort de son enfant. L'intrigue est d'autant plus dramatique qu'il n'y a pas de flash-back qui viendrait casser une atmosphère de plus en plus lourde, et qu'on se demande en permanence où va nous mener ce récit qui confine au suspense. Une mention spéciale à l'enfant, Jalil Mehenni pour laquelle Bonnaire a craqué lors du choix du casting, et on la comprend ! Elle explique : "les enfants sont naturellement aimants" C'est le deuxième des trois film qu'elle a réalisés à ce jour et c'est une incontestable réussite. willycopresto
Très bien joué , mais déroutant car si personne n'est à sa place alors les secrets de famille font que les lignes de conduite de vie s'effacent? De la douleur qui éloigne à la douleur qui rapproche , l'histoire d'un deuil impossible et d'une projection saine ? malsaine ? à vous de voir ...
Film touchant et dérangeant par ce sujet sensible pouvant toucher chacun de nous et on ne sait pas comment on réagirait... William Hurt tient son role à merveille, les scenes de la cave sont tout de meme un peu longue, mais d'un autre coté il faut que le personnage s'installe, l'enfant est aussi bouleversant, on ne comprend pas toujours les réactions d' A Lamy, mais on sort secoué de la salle avec cette scene finale qui nous prend aux tripes!
drame intimiste réussi, il faut saluer le talent de sandrine bonnaire qui a osé faire un film ! Alexandra Lamy est une actrice géniale, et le gamin qui joue son fils est troublant de vérité.
je ne sais trop que penser, le film est plein de bonnes intentions, peut être trop....J'ai pour ma part trouvé la musique grandiloquente ( Sandrine Bonnaire nous mettrait presque du Malher ou du Wagner sur un dialogue ou une confrontation,.....l'accuentation est emphatique et crée un certain déséquilibre.....Le style de la caméra, prise de vues, décors, plans fixes se rapproche plutot du téléfilm....par contre le scénario et les personnages tiennent la route et l'on se prend d'affection pour cet homme et ce petit garçon (qui ose déclarer à son père, je préfère l'autre monsieur parce qu'il a besoin de moi.....).....J'aurais aimé aussi une caméra moins nerveuse et une Alexandra Lamy avec un rôle plus appuyé.....Globalement c'est donc une histoire en demie teinte, je comprend qu'on puisse rentrer dans le film mais aussi en sortir tout aussi rapidement, la technique n'étant pas particulierement attrayante......
Pour sa première fiction, Sandrine Bonnaire a fait appel à son ex-mari, le très talentueux William Hurt. De quoi accentuer la touche personnelle de la réalisatrice puisque l’histoire de J’enrage de son absence s’inspire d’un épisode de sa vie. Le thème de la mort est ici étroitement lié à celui de la famille et impose une certaine tension dès l’annonce du titre à l’écran. Le personnage de William Hurt apparait, dans une voiture : il jette un regard empli de mélancolie sur ce qui semble être une vieille connaissance. Il s’agit de Mado – interprétée par une Alexandra Lamy bouleversante dans un registre qui lui va comme un gant –, ex-femme de l’homme en question. Ensemble, ils ont vécu la naissance d’un enfant et, quatre ans plus tard, son décès. Bien qu’elle y pense toujours, Mado est parvenue à se reconstruire contrairement à Jacques qui, lui, vit une existence monotone pleine de regrets. Elle a un enfant, lui va tenter de se rapprocher de ce dernier… S’il y a bien quelque chose que l’on peut décerner à ce J’enrage de son absence, il s’agit indéniablement de sa sincérité. Bonnaire y met sa rage, ses tripes, ses angoisses pour donner naissance à cette œuvre assez tourmentée et pleine d’émotion. C’est notamment que ce qui donne au long-métrage toute sa puissance, particulièrement lors d’une scène finale bluffante qui nous fait mal au cœur et nous noue l’estomac pendant quelques minutes pleines d’une violence méchamment accentuée par une musique tonitruante et un cadrage vif et brusque à la fois. Par ailleurs, on remarquera que chaque choix de mise en scène effectué par Sandrine Bonnaire entraine souvent un certain effet sur le spectateur. Malgré tout, le long-métrage possède les défauts d’un premier film – d’une première fiction, en l’occurrence – et l’un d’entre eux porte sur la fluidité. J’enrage de son absence aurait pu nous scotcher à notre siège comme il se doit mais ce n’est pas le cas, à cause d’un manque de rythme certain qui tend à rendre le film assez inégal. Il y a quelques longueurs et cela empêche par conséquent l’adéquation totale et véritable du spectateur aux émotions qui se dégagent. Toutefois, ces mauvais aspects demeurent assez moindres à l’échelle de tout ce film aux qualités plus présentes. Il y a tout d’abord cette utilisation on ne peut plus justifiée d’une musique intégrée de bout en bout au récit. De superbes morceaux de Classique qui apportent au film diverses atmosphères plus ou moins paisibles, plus ou moins agressives… Aussi, l’un des points culminants du film réside dans les acteurs. À l’intérieur des acteurs. Ils donnent tout ce qu’ils ont dans le ventre et cela se perçoit à l’écran. William Hurt est cet homme, initialement assez malsain, auquel on s’attache très rapidement par compassion et compréhension. On le voit hors de ces rôles – tout aussi bluffants si ce n’est plus encore – de grosses figures de cruauté à la History of Violence. On le voit dans le drame, dans le mélodrame – car la tonalité tragique du film repose entièrement sur ses épaules et on ne s’en plaint pas à la vue du résultat. Alexandra Lamy, que l’on n’a vu que trop souvent dans des comédies à deux euros, continue sa plongée dans un nouveau registre – furtivement entamé avec un sketch des Infidèles en début d’année. Elle y brille plus qu’elle n’y pleure, c’est dire… Enfin, une part non-négligeable du mérite revient au petit garçon de J’enrage de son absence : Jalil Mehenni. La naissance d’une carrière grâce à une prestation pleine de justesse et d’innocence… En conclusion, J’enrage de son absence est le passage réussi de Sandrine Bonnaire à la fiction. Malgré les indéniables défauts que l’on peut reprocher au long-métrage, il y a quelque chose qui y vibre… L’amour, la mélancolie. Bref, l’émotion. J’enrage de son absence est un moment d’émotion.
Sandrine Bonnaire signe avec ce « J’Enrage de son Absence » une oeuvre dont le thème central est un deuil insurmontable. Triste et sombre dans son propos, implacable dans son traitement, évoquant la claustromanie, la réalisatrice n’a pas choisi les chemins de la facilité ni celui de la séduction pour sa première fiction. Au-delà de cette volonté artistique et créative qui pourra en rebuter plus d’un, force est de reconnaître que du début à la fin Sandrine Bonnaire maîtrise son sujet, sa mise en scène et ne lâche à aucun moment ses personnages. Comme chez la plupart des acteurs qui passent derrière la caméra, la qualité de jeu qu’elle réussit à tirer de ses comédiens est vraiment remarquable, notamment de la part de William Hurt dans son rôle de père en état permanent de survie, une performance d’autant plus appréciable sachant que le français n’est pas la langue maternelle du comédien. Si l’ombre et l’influence de Pialat planaient dans le documentaire que Sandrine Bonnaire avait consacré à sa sœur, ici ce serait plutôt vers l’univers torturé du cinéma de Téchiné que l'on trouverait une connexion.
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1,0
Publiée le 18 octobre 2021
Malgré des acteurs faisant un excellent travail la sensibilité et la douleur de l'émotion retranscrites par une Sandrine Bonnaire toute de tendresse et de douceur on n'arrive pas à entrer pleinement dans l'acceptation de ses personnages. La naissance et l'évolution de la relation entre l'enfant et William Hurt est des plus improbables ainsi que l'attitude de William Hurt qui en fait le maximum dans les regards avec les yeux rougis par l'émotion pour nous faire pleurer ainsi qu'une musique tragique tout au long du film qui finit par être pesante. Malgré de très bonnes intentions avec un sujet douloureux je n'ai pas vraiment réussi à entrer dans ce film dommage...