C'est dans une splendide version restaurée que j'ai découvert la fameuse « Gilda » dont j'avais si souvent entendu parler. Je connais mal les films noirs des années 1940 et je ne savais donc pas trop à quoi m'attendre. Le début m'a d'ailleurs un peu inquiété car il ne se passe pas grand chose d'intéressant au cours du premier quart d'heure. Et soudain, à la 17ème minute très exactement, Rita Hayworth fait son apparition à l'écran. Elle fait un mouvement de tête sublime et remonte la bretelle de son déshabillé et voilà, je suis définitivement amoureux d'elle. Sa présence est si lumineuse qu'elle explose littéralement à l'écran éclipsant tout autour d'elle. Il faut bien reconnaître que le scénario n'est pas un modèle du genre mais ça n'a pas la moindre importance... Seule la Star compte, le film est construit pour elle, autour d'elle et ses deux pauvres prétendants peuvent bien faire ce qu'ils veulent pour briller à ses côtés, ils sont définitivement éclipsés par l'aura de l'actrice. A 27 ans, elle joue le rôle de sa vie, une femme fatale, provocatrice et séduisante qui ne peut laisser personne insensible. Il paraît qu'une copie du film a été enterrée aux pieds de l'Himalaya pour la postérité. J'estime cet hommage amplement mérité et j'y adhère sans aucune retenue.
Très grand film noir américain, "Gilda" se doit d'être visionner que ce soit pour l'évidente qualité de la mise en scène de Charles Vidor ou encore pour les prestations remarquables de Glenn Ford et de Rita Hayworth. Cette dernière campe avec une grande émotion et beaucoup de détermination une femme qui a un incroyable pouvoir de séduction chez les hommes qu'elle côtoie. Le scénario est en plus bien écrit et la photographie en noir et blanc apporte une grande dose de beauté à ce long-métrage que l'on prend vraiment plaisir à visionner.
Un classique, pas un chef d'oeuvre mais pas réductible au "film qui a fait de Rita Hayworth un sex-symbol" bien qu'elle soit d'une sensualité hors du commun dans ce film. A part ça, c'est un film cash, très bien porté par Glenn Ford qui tient le premier rôle et la voix off. L'histoire du chat et de la souris entre Rita Hayworth et Glenn Flord est captivante et subtilement mis en (ombre et) lumière à mesure que l'on évolue dans ce monde du jeu. Les acteurs sont tous bon, la réalisation est assez belle (malgré quelques plans dont un travelling pendant le carnaval trop gros plan et pas assez audacieux) bien qu'elle paraisse un peu dépassée quand cet univers du Casino nous rappelle les grands films de Scorcese, mais c'est évidemment une autre époque (et peut-être un réalisateur d'une autre dimension artistique aussi)... En tout cas, c'est un film de qualité qu'on redécouvre aisément avec plaisir
La haine et l'amour sont si proches. Je t'aime et je te déteste avec une histoire d'argent et de profits comme thème principal. Presque ennuyeux malgré le noir et blanc très beau. Mais l'histoire est assez poussive.
Film en noir et blanc de 1947, "Gilda" est un film sur un triangle amoureux. "Gilda" c'est aussi une femme à la beauté envoûtante, manipulée et manipulatrice, mais surtout fragile. La belle Rita Hayworth, qui interprète ici la fameuse Gilda et dont le rôle lui va comme un... gant (petite référence à une scène du film), est accompagnée de Glenn Ford et George Mac Ready, tout aussi bons. Il y a bien sûr des hauts et des bas (la scène finale est un peu brouillonne, le fameux "strip-tease" qui est, à tort selon moi, considéré comme un moment culte) mais ça reste quand même un film intéressant et que l'on regarde volontiers.
Gilda est un excellent film de Charles Vidor, sur tous les points. Que ce soit dans un premier temps la mise en scène, inspirée et dynamique, dans un second temps l'intrigue et toutes ses ramifications et troisièmement ses personnages et les acteurs qui les interprètent. En effet, Gilda vaut par dessus tout pour son trio d'acteurs principaux. Rita Hayworth est décidément magnifique, on comprend aisément pourquoi ce rôle a été un tremplin dans sa carrière tant elle illumine l'écran par sa beauté mais surtout par son jeu, tout en subtilités. Glenn Ford est un acteur que j'adore, très attachant, il sait apporter à ses personnages une touche d'humanité qui peut parfois faire défaut aux archétypes du film noir; pour ce film en l'occurrence il propose une interprétation nuancée qui expose deux facettes très intéressantes de son personnage qui le rendent si charismatique. Enfin, George MacReady est lui aussi au top, en tant que richissime homme d'affaire trempé dans différentes sortes de businness. Malgré quelques longueurs aux alentours des 3/4 du film, Gilda reste une oeuvre extrêmement plaisante, grâce à une double intrigue homogénéisée par son héroïne et le développement psychologique des personnages et les relations qui les lient.
En devenant l’une des références du film noir, Gilda a su s’imposer grâce, notamment, à son actrice emblématique, Rita Hayworth, la femme fatale par excellence, faisant de l’ombre aux acteurs et au réalisateur Charles Vidor. Fabriquée grâce à son mari Orson Welles et peaufinée par le patron de la Columbia, Harry Cohn, ce rôle de Gilda la poursuivra jusqu’à sa mort. Confronté au Code Hays (la censure hollywoodienne de l’époque), Charles Vidor a dû user de tous les subterfuges pour faire passer certains sous-entendus comme la sexualité des deux hommes ou la sensualité de la femme. Grâce à une excellente photographie se mariant à merveille avec le noir et blanc, la réussite est totale, notamment dans la célèbre scène du « strip tease » de Gilda pour rendre jaloux Johnny Farrell (Glenn Ford). Un triangle amoureux, complété par le patron du casino, Ballin Mudson (George MacReady), se forme, à coup de haine et d’amour entre les protagonistes qui révèlent leur véritable personnalité. Tout cela est transcendé par une excellente mise en scène de Vidor, qui joue à merveille avec la lumière mais qui peine à éclairer un scénario peu convaincant et assez plat : un trafic de drogue, des combines dans un casino laissé de côté pour se concentrer sur l’amour entre les êtres, ça passe toujours mieux. Et même plus, si c’est Rita la femme ! Même si on lui reprochera un scénario un peu facile, c’est par la figure éclatante et sensuelle de Rita Hayworth que Gilda est rentrée dans l’histoire du cinéma par la force des choses.
Si "Gilda" séduit encore, ce n'est sans doute pas pour les mêmes raisons qu'en 1946. A l'époque, Rita Hayworth incarnait la femme fatale dans toute sa dimension érotique. Le film est largement construit autour d'elle, la célèbre scène du gant venant en point d'orgue. Pour le spectateur d'aujourd'hui, Rita a toujours énormément de classe, mais son style sophistiqué a beaucoup vieilli - même Marilyn, à côté, fait beaucoup plus moderne, parce que plus nature. Ce qui reste, en revanche, c'est l'atmosphère très spéciale du film. Un malaise et une ambiguité s'installent très vite dans la relation entre les deux personnages masculins (Glenn Ford et George MacReady), qui vire à la relation sado-masochiste franchement perverse dès que Ford et Hayworth commencent leur jeu de séduction-répulsion. Sous des dehors léchés (magnifique photo noir et blanc de Rudolph Maté), le feu couve! Si on croit difficilement à cette histoire de cartel du tungstène, à la mort bidon de MacReady et à la soi-disant "fuite" de Hayworth , on est en revanche souvent impressionné par l'efficacité des dialogues, qui transforment l'affrontement Ford-Hayworth en une succession de joutes verbales virtuoses. Un film daté, mais qui a encore de beaux atouts.
Bien entendu, Gilda doit surtout son culte à la belle Rita Hayworth (et vice versa) et son fameux "striptease gantier" même si ce ne serait pas faire justice à Glenn Ford, qui constitue le deuxième membre de ce duo mythique, que de réduire ce film à seulement ça. Car oui tout l'intérêt du film c'est bien ce jeu de chat et souris, ce "je t'aime -moi non plus" entre les deux protagonistes: leurs rapports d'une mesquinerie voire violence aussi peu habituelle que délectable eclipsent totalement le reste de l'intrigue, à savoir une obscure histoire de traffic et de cartel qui aurait mieux fait d'être laissée de côté, tant d'une part elle ne sert à rien et est traîtée par dessus la jambe, et d'autre part vient parasiter la fin d'une manière des plus inconvenantes avec un rebondissement de dernière minute (je crois que le terme "dernière minute" n'a jamais eu autant de sens ici) complètement ridicule. Cependant, les 1h49 premières minutes du film valent bien 3.5 étoiles.
"D’après les statistiques, il y a plus de femmes dans le monde que n’importe quoi d’autre" assène le héros cynique de "Gilda", avant d’ajouter "Sauf les insectes". Beaucoup ont un genre de prédilection, pour moi c'est surement le film noir, Gilda contient une partie des archétypes de ce genre et malgré qu'il soit un peu surfait il s'avère réussi. Avec une misogynie qui plane constamment au-dessus du film, "Gilda" vaut surtout pour la galerie de personnages qu'il dépeint, l'énigmatique Gilda bien évidemment, mais aussi une virtuose de l’ironie, qui apparait tard à l'écran dont chaque apparition envoutante (notamment avec ce célèbre strip-tease), ou bien Johnny Farrell, joueur, ambitieux, violent, gominé et possessifs. Le récit contient beaucoup de subtilités et de sous-entendus, autour de l'érotisme, la sexualité... mais malheureusement un scénario assez classique et parfois même tiré par les cheveux. Les interprétations sont convaincante et notamment la belle Rita Hayworth qui domine l'écran à chacune de ses apparitions. Un bon film, un tout petit peu surestimé, le film noir a donné de plus belles et grande œuvre, mais qui reste tout de même captivant et parfois même envoutant !
Le scénario est quand même tiré par les cheveux et pas trop évident (d'autant qu'on apprendra qu'il est basé sur une coïncidence assez farfelue). On se dit peu importe, le puzzle va bien finir par se reconstituer, et en attendant on est pris par le tourbillon crée par le personnage de Rita Hayworth, véritable phénomène dans ce film, qui pique (mais ce devait être prévu) la vedette à Glenn Ford et qui nous émerveille de son jeu et de sa beauté. On n'est pas sûr de bien suivre ce curieux mouvement d'aller et retour haine/amour entre Hayworth et Ford, mais qu'importe ! La fin fait un peu bisounours mais on ne peut s'empêcher de penser que ce couple-là n'est pas trop bien parti… Si ce film a des défauts, on finit par ne plus les voir tellement on est ébloui… et puis, avoir pris comme héros du film une fille facile et un tricheur professionnel, il fallait le faire quand même !
Pour la troisième fois, j'ai essayé d'aimer ce film considéré comme mythique dans les années 40. Troisième échec car je m'y suis ennuyé encore davantage. La mise en scène n'est pas en cause mais il s'agit surtout de gros plans et d’éclairages sur Rita Hayworth très réussis. Le déroulement de l'action est complètement invraisemblable, les personnages n'ont aucune consistance (excepté oncle Pio le seul humain du lot), rien ne se passe, il n'y a que Gilda à admirer. L'émotion, n'en parlons pas, le suspense ou un peu de comédie de même et un désert intellectuel. Qui peut raconter le film et intéresser son auditoire?Que vient faire le tungstène? Pourquoi le client complice se suicide t il? Que s'est il passé entre Johnny et Gilda? Quelle fût la durée de leur liaison? Comment peut on croire à la passion de George pour Gilda en le voyant la traiter de cette façon? Rien n'est cohérent sauf l'incohérence permanente de ce film du début à sa fin. Du cinéma comme cela, c'est trop facile à faire, il suffit d'une actrice exceptionnelle par sa présence physique, d'un cadre adapté et d'un super opérateur. Mes trois étoiles sont pour Rudolph Maté.
"Gilda", un grand classique du cinéma. Tout le monde connais la scène, où Rita chante et fait un strip-tease avec ces gangs. Mise à part ça, Gilda est une romance dramatique, avec un superbe jeux d'acteurs qui le film film qu’il faut voir tant pour sa prestation que pour sa réalisation ou son script ou peu importe, si vous aimez le cinéma, vous aimez ce film. GRANDIOSE !!!
Au cœur de ce triangle amoureux où les jeux de pouvoirs et de manipulation sont ambigus et assez bien écrits, la femme fatale qu’incarne la resplendissante Rita Hayworth est à juste titre devenue une référence. Autour d’elle, gravitent Glenn Ford et George MacReady, dans des rôles moins mémorables, et se construit une intrigue romanesque dont la banalité a largement de quoi décevoir. Le scénario, écrits au jour le jour (ce qui peut rendre pardonnable son essoufflement à mi-parcours), comme les cadrages, les beaux décors et costumes, la splendide photographie noir et blanche mais aussi la bande originale, ne semblent en fait tous n’être pensés que pour mettre plus encore en avant le charme érotisant de l’actrice-star que la Columbia était empressée de remettre sur le devant de l’affiche après deux ans d’absence. Le pari fut réussi, le personnage de Gilda est devenu une icône glamour incontournable qui rend, à elle seule, ce film noir incontournable.
Entièrement réalisé pour Rita Hayworth, "Gilda" est un film sensuel et rempli de charme, à l'image de son actrice principale. Se retrouvant associé au propriétaire d'un casino en Argentine, Johnny Farrell découvre que la femme de ce dernier est également celle qu'il avait laissé en Amérique. Le cœur de ces deux-là est rempli de haine l'un pour l'autre et Johnny va devoir faire avec les caprices de Gilda pour rester à flots. Le scénario est plutôt simple mais la réalisation de Charles Vidor suffit à nous plonger dans l'ambiance de l'Argentine d'après-guerre et à nous faire découvrir certaines de ces magouilles. Et puis quoi qu'on en dise, le réalisateur sait filmer Rita Hayworth et la met en valeur avec une admiration certaine. Elle est magnifique, insupportable, cinglante, amoureuse et passe par toutes les émotions. Car derrière sa beauté se cache un talent fou, capable d'exprimer plein de choses que ce soit sous-entendu ou non. Et face à elle, il y a Glenn Ford, parfait en homme capable du pire mépris comme du plus bel amour.