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Vinnie
95 abonnés
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4,0
Publiée le 22 juillet 2019
Dias de Gracia, premier long-métrage du mexicain Everardo Gout ne manque pas d'originalité. Bien que le film ne soit pas dénué de défauts, celui-ci se révèle suffisament percutant pour nous prendre aux tripes. Lorgnant du côté du Traffic de Soderbergh et d'Amours Chiennes d'Iñárritu , Dias de Gracia est une étude intéressante sur la criminalité régnante à Mexico.
Très ambitieuse, le mot est faible pour qualifier la première incursion d'Everardo Gout dans le cinéma. Celui-ci ne fait pas dans la facilité en choisissant de construire sa narration autour d'un événement, la coupe du monde de football à trois époques différentes (2002, 2006 et 2010) et d'articuler celle-ci autour de quelques personnages emblématiques dont un flic coriace, pugnace et incorruptible. Le réalisateur arrive dès le départ à nous plonger dans une superbe ambiance suffocante, Mexico baigné de lumière au coeur de l'été. Photographie surexposée à outrance et saturation de couleurs...le désert en cinémascope...une voiture de police arrive dans un nuage de poussière. Un flic à l'allure tenace fait descendre deux enfants et les fait entrer dans une petite cabane...Le ton est donné et la tension dramatique est à son comble dès les premières images du film.
En soi, choisir d'articuler sa narration sur trois époques différentes est une idée originale à condition de maîtriser son sujet et d'être extrêmement vigilant au montage. Force est de constater qu'Everardo Gout ne réussit le challenge qu'en partie. A trop basculer d'époque en époque avec seulement les commentaires de la coupe du monde à la radio où à la télé comme indication temporelle, le metteur en scène perd le spectateur qui aura parfois du mal à distinguer qui fait quoi et pourquoi. Cependant, c'est le seul principal défaut du film, qu'on peut aisément mettre sur le compte de l'ambition enthousiaste et démesurée d'un cinéaste qui réalise son premier long-métrage. En choisissant également de filmer à la manière d'un documentaire, caméra à l'épaule la plupart du temps, le metteur en scène nous plonge au milieu de l'action et il en ressort un aspect d'authenticité et de sincérité frappant, à l'image de cette scène où le personnage principal, le flic Lupe et son coéquipier arrivent sur les lieux d'une fusillade. On ressent réellement la peur et l'angoisse qui peuvent survenir à l'idée d'être pris dans une telle frénésie de violence. Le réalisateur choisit de montrer une violence brute et viscérale, une violence sale, pas celle qu'on croise dans tous les films hollywoodiens par exemple, qui la banalise et nous ferait presque croire qu'elle est glorieuse, fascinante et belle ; non, il s'agit là de montrer la violence dans ce qu'elle est vraiment, c'est à dire laide, incroyablement vicieuse et pernicieuse. Cette vision est aussi présente dans les scènes d'enlèvements et de séquestrations, sujet qui prime dans le film et qui est une plaie pour le Mexique comme la corruption insidieuse qui y règne et qui ronge le pays. En ce sens, Gout réussit son pari de réaliser un film qui sort des sentiers battus et prend le pari surprenant d'une narration originale, bien que bancale par moment.
Ce principal défaut narratif est toutefois comblé par une distribution hors-pair. De l'acteur principal aux plus petits des rôles de malfrat, chaque comédien respire la vérité. Tenoch Huerta, qui campe Lupe, le flic intègre et incorruptible, à la Serpico, livre une prestation puissante et remplie d'une énergie terrifiante. Le jeune Kristyan Ferrer qui joue Doroteo (une petite frappe qui participe au kidnapping qui sera le fil conducteur de l'histoire) est troublant d'ambiguité et de violence intériorisée qui finira par s'exprimer dans un déchainement de fulgurances stylisées qu'envieraient John Woo et Johnnie To eux-mêmes. Pas le temps de s'ennuyer tant les situations s'enchainent et ne laissent guère le temps à l'oisiveté. L'action est sans cesse présente, filmée au plus près des corps en sueur des protagonistes, la plupart du temps meurtris dans leurs chairs. Cependant, à trop vouloir faire de son film un exercice de style, le cinéaste mexicain finit par tomber dans une certaine surenchère d'effets, souvent époustouflants du reste (des ralentis sublimes et quelques plans-séquences splendides) mais qui finissent par devenir redondants. A noter la bande originale palpitante composée par plusieurs musiciens très différents comme Massive Attack ou Shigeru Umebayashi (In the mood for love).
Certes, ce n'est pas la meilleure des cartes postales possibles pour le tourisme mexicain mais il est nécessaire de se pencher sur le sujet de la criminalité afin de rendre compte de la situation de plus en plus venimeuse de Mexico. En guise de constat édifiant et glaçant illustrant de façon adéquat son propos, le réalisateur fera dire à ses personnages en ouverture et en fermeture du film : «Vivre à Mexico, c'est jouer sa vie chaque jour!»
Critique de "Días de gracia". Pour ceux qui n'aiment pas le football, ne vous inquiétez pas ce n'est pas un film sur le football comme pourrait laisser présager le synopsis. Une plongée dans l'univers mexicain à travers trois histoires différentes. Une réalisation assez correcte, même s'il y a quelques longueurs. Malgré un scénario un peu confus par moment mêlant la passion des mexicains pour le football et la violence, ce film a le mérite de tenir le spectateur en haleine. 3/5
Ustensile ostensible, la caméra devient un jouet et le gars fait clairement mumuse avec, imposant un style plus technique qu'éthique. Le positionnement du regard n'exprime plus rien, et l’outil se transmet de main en main, dans une lourdeur marquée, donnant lieu à des plans séquences qui n'en expriment pas davantage qu'un plan fixe. Le gars veut s'attribuer tant de références qu'il en oublie de faire son propre film, ou du moins de le raconter posément. Alors la technique est tellement présente qu'on y devient insensible.
Du très bon cinéma ! certains s'y perdront, pas toujours facile de comprendre où l'on se trouve. Moi qui n'avait pas lu le synopsis j'étais un peu perdu. Pour les amateurs de foot le parallèle est intéressant. On reprochera tout de même certaines scènes (surtout au début quand on veut rentrer dans le film) tourné d'une façon très et trop mouvementé.
Filmé de façon insupportable, j'ai arrêté le visionnage au bout d'un quart d'heure, des plans de camera à l'épaule qui n'apportent rien, à part rendre l'action tremblotante et confuse, des flous de focus qui doivent se vouloir artistiques, mais piquent les yeux. Un désastre. J'ai aimé The Blair Witch Project, Cloverfield Rec et End of Watch j’apprécie les effets camera embarquée ou caméra au poing, mais quand cela est bien fait et apporte quelque chose à l'histoire
Ce thriller mexicain raconte les destinées de trois personnes à Mexico et ce lors des coupes du monde de football qui se sont dérouler en 2002, 2006 et 2010. Et il est bien dommage que le scénario soit quelque peu confus, car cela empêche d'apprécier totalement ce film mexicain qui possède une mise en scène qui à la particularité d'être bien dynamique, percutante et sans concessions sur certaines séquences qui s'avèrent bien violentes . L'interprétation est également de qualité et la photographie très belle. A visionner donc car ce n'est pas tout les jours que l'on peut découvrir un film provenant du pays des aztèques.
Une tentative ratée de mêler diverses ambiances autour des quinzaines du Mundial, vues depuis le Mexique mafieux. Les changements d'époques sont difficiles à suivre, et n'apportent rien à l'histoire.
Dias de Gracia a des qualités, dont la principale est de nous faire découvrir le Mexique et la violence terrible qui règne dans ce pays, où des bandes s'affrontent sans qu'on réussisse à savoir qui manipule qui. La police apparait comme un gang parmi d'autres, ce qu'elle est en réalité. Les rares policiers qui prennent leur rôle au sérieux le paient très cher. Les acteurs sont plutôt bons. Mais le scénario est si compliqué et la mise en scène si tarabiscoté qu'on a du mal à comprendre exactement qui est qui, même à la fin du film. Cette mise en scène, héritée en partie des clips, spécialités du réalisateur, est véritablement boursouflée et souvent prétentieuse. Les ralentis, effets spéciaux et flash back contribuent à accentuer la confusion. Les références répétées à Zappata et Villa sont un peu trop appuyées. Notons enfin que la bande son est sympathique mais passe bizarrement du jazzy aux rancheras et aux mariachis. Attendons le film suivant de ce réalisateur qui, s'il se résigne à davantage de sobriété et de rigueur, pourra mettre son talent en valeur...
Un démarrage sur les chapeaux de roues, un rythme trépidant, une fin qui m'a surpris. En un mot : excellent film. Les acteurs jouent bien, les images sont belles. Vive le cinéma mexicain !!!
le fil rouge du film est la coupe du monde de foot ; cela aurait pu être une bonne idée, mais on s'y perd dans les sautes d'histoire ! Le film est relativement violent. L'acteur principal joue très bien (il me faisait penser à Sonny Anderson, pour rester dans le foot...) et sais bien rendre l'intensité dramatique de certaines scènes, jusqu'au coup de théâtre final. Mais bon cela reste un film moyen.
Ya du bon comme l'interprétation certains moments de mise en scène et le scénario biensûr mais paradoxalement c'est aussi sur ces points que ça pêche un peu. Le scénario est assez complexe et on a du mal à tout saisir en un seul visionnage, parfois la mise en scène est trop épileptique également et vous file un bon mal de crane parce que vous essayez de ne rien perdre, puisqu'il ne faut surtout pas lâcher une minute ce film pour le saisir convenablement et réussir à faire le lien entre toutes ces histoires différentes. A revoir
Malgre un scenario assez confus j'ai trouve ce film franchement tres bien meme si je n ai pas tout saisi , faut s accrocher , sans doute besoin d une seconde lecture pour le comprendre et saisir toutes suptilites de ce scenario
Des Personnages tous lié dans ce Film sur 3 CDM et pourtant c'est carrement le Bordel dans l histoire trop confus on a du mal a tout suivre De plus Une Réalisation trop Epileptique filmé camera a l épaule qui veut trop se la Raconter Néamoins tout n'est pas a jeter notament les Ralentis de fin facon John Woo pas trop mal Mais ce Dias de Gracia est comme un Ballon de Bodruche plus on avance et plus sa se degonfle Dommage donc mais N'est pas Troupe d'elite qui veut dans sa realisation
Mélanger des faits dramatiques sur fond de coupe du monde de foot, c'est original, les acteurs sont saisissant de vérité, la réalisation est fluide et les événements s'enchaînent bien, le mexique est cruel et dur et vivre en france est une chance de nos jours.