L'Enfant d'en Haut
Note moyenne
3,2
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138 critiques spectateurs

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framboise32
framboise32

183 abonnés 1 294 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 avril 2012
L’enfant d’en haut a reçu la mention spéciale du jury au festival de Berlin, la berlinale 2012. C’est le 2è long métrage de la réalisatrice Ursula Meier. Le film est bouleversant, entre fable et chronique sociale. L’histoire raconte les allers et retours entre le monde d’en haut et le monde d’en bas d’un jeune garçon solitaire et livré à lui même. Le jeune homme vit dans une tour avec sa “soeur” qui ne s’intéresse pas du tout à lui. Il monte à la station de skis pour voler les vacanciers. Il vole tout ce qu’il trouve, skis, gants, lunettes, bonnets, repas…. pour revendre et faire vivre “sa soeur” et lui. En fait, il le fait surtout pour garder sa soeur près de lui ou en tous cas la faire revenir. Le début du film met l’accent sur le rapport à l’argent. Et en dernière partie de film, on apprend la révélation du film qui en fait change le propos et bouleverse.

Le jeune garçon est interprété par un superbe jeune acteur Kacey Mottet Klein, entre fragilité et force, entre l’enfance et l’adolescente. La soeur est interprétée par Léa Seydoux, une actrice talentueuse. L’actrice est à fleur de peau dans ce rôle.

Pour le moins bon, Certaines scènes sont répétitives, les seconds rôles sont parfois inutiles et on a l’impression que cela sert juste à compléter le film.

Mais le choc est là. Difficile de s’en débarrasser. Un mélodrame difficile à oublier et à voir en urgence, poignant
http://framboisemood.wordpress.com/
willycopresto
willycopresto

150 abonnés 1 384 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 février 2019
"L'enfant d'en haut" (2012) France 4 le 13.01.2016
C'est l'histoire de deux marginaux, un gamin pas encore sorti de l'enfance et sa soeur guère plus mature... Mais sans flics, ni services sociaux, et qui rappelle si besoin était que malgré sa réputation de paradis financier, la Suisse a elle aussi son lot de malheureux et nécessiteux. Simon, le jeune héros du film, va partager son temps entre deux mondes opposés : "en bas" là où les gens sont pauvres et les décors tristes, et le haut, relié par téléphérique aux stations de sports d'hiver où les skieurs vont dépenser sans compter le fruit de leurs économies et où les restaurants font fortune. Ce film semble long, mais il paraît d'autant plus long qu'il ne s'y passe pas grand-chose sinon une étude de moeurs. et que la gestuelle a été préférée comme mode d'expression aux dialogues par la réalisatrice (celle-ci Ursula Meier a trois films à son actif en 2016) On supporte néanmoins cette longueur grâce au jeune Kacey Mottet-Klein, héros du film, qui a souffert pendant le tournage, devant parfois répéter jusqu'à 50 fois une scène. Au final, ce film ne laissera pas un grand souvenir dans ma mémoire ! De plus, je n'aime pas les sports d'hiver !
willycopresto
Min S
Min S

68 abonnés 473 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 avril 2018
Triste film social sur un enfant qui se bat pour survivre et aider ça sœur. Le contraste social
Le manque d’affection
Je le conseille ✔�
christelle2a
christelle2a

65 abonnés 217 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 décembre 2012
J'ai été portée par ce film du début à la fin et surtout par les deux personnages principaux campés par Léa Seydoux et Kacey Mottet Klein, frère et sœur dans le film, et jouant très justement l'un comme l'autre. La réalisatrice raconte leur difficile situation - un jeune adolescent plein d'imagination et de confiance en soi et une adulte irresponsable qui se fait entretenir par son frère - et leurs manières de s'en sortir, mais sans tomber dans le mélo. La grande moitié du film se passe en montagne, dans une station de ski, mais presque aucun paysage n'est véritablement montré, tout se concentrant sur les protagonistes. Ursula Meier nous offre même un petit retournement de situation vers le milieu du film, mais toujours en le faisant un peu passer au second point,ainsi qu'une surprise avec la présence de Gillian Anderson (que je me disais connaitre tout le long du film, mais sans réussir à me remettre qui elle était). J'ai également apprécié la scène finale sous entendant que le frère et la sœur reprennent leur véritable place dans la famille. A voir!
Thomas P
Thomas P

47 abonnés 529 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 avril 2012
Entre la vallée et les pistes, le jeune Simon a organisé un trafic de revente d’équipement de sport d’hiver volé aux vacanciers. On constate rapidement que la cause de cette délinquance fondée sur le vol et le recèle est du à une situation de pauvreté. Simon habite avec sa sœur dans un appartement de la vallée où les parents sont inexistants. Une précarité sociale que le jeune Simon va prendre en main pendant que sa sœur vaguera à ses occupations. Cette responsabilité du plus jeune et le manque de maturité de l’ainée offre un portrait de relation très intéressant et très bien réalisé du début à la fin. Kacey Mottet Klein apparaît comme une révélation dans le rôle de Simon et Léa Seydoux jouant la grande sœur affirme sa position d’actrice accomplie. Présentant ce contraste social vertical, la réalisatrice Ursula Meier nous dévoile un environnement sale, humide, pollué dans les coulisses du paradis des stations de sports d’hiver. Un regard original qui crée un cadre idéal pour l’intrigue et le secret du frère et de la sœur.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 24 avril 2012
Avec un titre pareil, on croirait avoir affaire à un film des frères Dardenne. Au final, on est en Suisse et la caméra se fait moins nerveuse, mais la parenté avec les deux réalisateurs belges est évidente. Kacey Mottet Klein est une sorte de Jérémie Renier des cimes, débrouillard et malin, ayant grandi trop vite, en conflit avec sa soeur. Le twist au milieu du film, bien que bien amené, change finalement assez peu la donne. La mise en scène vient intelligemment opposé le monde d'en bas au monde d'en haut, les acteurs sont bons, et la dernière scène, que certains trouvent peut-être trop symbolique, souligne très bien comment ces deux parents se sont simplement ratés l'un l'autre. Le film d'Ursula Meier me fait finalement le même effet que ceux des Dardenne : c'est bien écrit, c'est crédible, c'est bien joué, on s'ennuie beaucoup moins qu'on le dit... et pourtant, aussitôt vu, aussitôt oublié. Certains sont fans... et trouveront sans doute ce qu'ils cherchent avec "L'enfant d'en haut".
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 7 mai 2012
Sans atteindre la grâce transcendante de la filmographie des Dardenne dont il semble être un cousin proche, l'Enfant d'en Haut ne manque pas moins de susciter l'émoi. C'est en quelque sorte la revanche d'une France d'en bas, littéralement ET figurativement, vouée à lever la tête et à ramasser les miettes de ceux qui en ont trop. Porté par une très belle b.o de John Parish et une prestation doublement convaincante -Léa Seydoux, définitivement à suivre depuis Les Adieux à La Reine-, le film s'élève par delà toute forme de pathos et entretien l’ambiguïté, relationnelle et morale, jusqu'à ce dénouement en forme de lueur d'espoir. Car au delà de la mise en avant originale de l'injustice sociale, ici représentée aussi bien concrètement que métaphoriquement par l'écart substantiel des locaux au pieds des monts et des touristes aux sommets, Meier n'oublie pas de dénouer petit à petit un drame psycho-familial qui évite cependant bien des écueils.
Alejandro Almodoclint
Alejandro Almodoclint

21 abonnés 800 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 avril 2013
La vie d'un enfant paumé. C'est à la fois tendre et dramatique mais aussi totalement vrai ; en plus c'est tourné dans une station de ski, pour le fan de montagne que je suis, c'est un plus. Le petit Kacey Mottet Klein est époustouflant. Ca ressemble à du Dardaine's brother. Mais car il y a un mais : il manque quelque chose que je ne saurai dire, quelque chose qui empeche de décrocher trop souvent.....
marseyopolis
marseyopolis

19 abonnés 259 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 avril 2012
Remarquable… Quelle émotion, et quels comediens… et quel sujet!!!!… et enfin un film social bien fait qui prend pas le spectateur pour un gogo… Superbe
Pascal I

904 abonnés 4 256 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 septembre 2012
Même si la scénariste se défend d'avoir fait un film avec l'étiquette sociale, force est de constater que c'est un pur film social sur le désœuvrement. Vient se rajouter le regard des autres, les mensonges permanents confrontés à une vie que l'on rejette, en permanence dans le déni. les besoins de chacun sans tellement différents que les intérêts s'opposent, diffèrent. C'est là, toute la profondeur de ce drame. la relation. De très bonnes interprétations, justes. La lenteur du déroulé peut être déroutant mais pour marquer l'isolement en marge de ce qui gravite alentours, c'est nécessaire. Une fin sur le lien sans avenir précis, un peu inhabituel. A découvrir ! 3.5/5 !!!
Charles R
Charles R

59 abonnés 424 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mai 2012
Il y a l'En-Haut, une belle station de sports d'hiver suisse, resplendissant sous une neige immaculée et sentant bon l'argent frais, et puis il y a l'En-Bas, la vallée qui vit dans l'ombre des montagnes et dont le point culminant est une tour qui respire la pauvreté. L'enfant d'en haut est d'abord l'enfant d'en bas, mais il a tellement pris l'habitude de gagner les hauteurs pour y explorer les poches des anoraks qui traînent ou pour subtiliser les skis de marque qui feront la joie des petits infortunés moyennant contribution, qu'il a bien droit au titre d'enfant d'en haut. Bref Simon est un gamin habitué aux 400 coups et qui a déjà un beau passé d'Arsène Lupin malgré ses douze ans d'existence. En bas il vit avec sa soeur, une belle jeune femme - incarnée par Léa Seydoux - qui a bien des ennuis avec les hommes et qui finit par compter sur les trafics de son petit frère déluré pour pouvoir manger tous les jours. C'est beau, c'est lumineux malgré les zones d'ombre inévitables, c'est surtout très poignant même si à aucun moment le film ne verse dans le mélodrame larmoyant. Mais les regards furtifs et désemparés, les gestes nerveux qui traduisent le désarroi et la peur au ventre en disent plus que des rebondissements et des situations qui n'auraient pour fonction (malsaine) que de tirer des larmes au spectacle de la misère. Léa Seydoux incarne à la perfection cette jeune femme immature aux allures d'enfant. Quant à Kacey Mottet Klein, jeune gamin un peu maigrichon, il a la sveltesse et la nervosité d'un Thomas Doret, le jeune héros du film des frères Dardenne, "Le gamin au vélo". En somme, une distribution sans affèterie mais parfaitement adéquate au sujet du film. Ursula Meier réalise là son second film. C'est dire que nous suivrons attentivement le parcours de cette jeune cinéaste qui a sans doute encore de quoi nous étonner.
pierrepp
pierrepp

14 abonnés 301 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 avril 2012
5 etoiles pour l'interprétation du jeune garçon et de léa Seydoux. c'est apre, réaliste. Cette réalisatrice a fait un sans faute
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 avril 2012
c'est un jeune garçon de 12 ans qui est le héros de ce film...IL vole tout ce qu'il trouve sur les pistes de ski et revend ses larcins....Ainsi les skis sont une marchandise qui lui permette de subvenir au besoin de sa grande soeur (Léa Seydoux)...On est dans un film réaliste et relativement dénudé en scénario et personnages...Une anglaise, des travailleurs saisonniers, un cuisinier anglais, le film suit son cours sans ennui, avec une logique de couple frère soeur et des moments de silence judicieusement placé sur des remontées mécaniques ou des monts enneigés...Le film est plutot bien fait et avec un réalisme prenant nous conte une histoire à la montagne, une histoire de famille, un drame social tout à fait plausible et intéressant....Pas mal....
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 mai 2012
Simon, 12 ans, vit avec sa sœur dans une tour d’une vallée Suisse. Il fait vivre le duo en montant tous les matins dans une station huppée pour dérober skis, lunettes,… et les revendre dans la vallée. Sa sœur Louise, beaucoup plus âgée que lui et sans emploi, profite de ses larcins. Lui attend en retour un peu d’affection, mais leur relation est complexe et ambigu : une énigme pour le spectateur. L’intérêt primordial du film réside dans le décodage de cette relation. A mi parcours, la réalisatrice décide de nous livrer un élément crucial sur cette relation : un très lourd secret de famille. Le spectateur doit alors revoir totalement sa grille de lecture des rapports humains entre ces 2 personnages. Cette révélation est un moment troublant et fort du film.
Ce film traite des rapports humains et de l’impact de l’argent sur les rapports humains. Nouvelle vague du cinéma social, le propos est parfois froid et hermétique. Les personnages et le sujet sont mis à distance. Ce choix permet, par contre, de ne jamais tomber dans le pathos d’une histoire qui pourrait maladroitement tournée au glauque. Ursula Meier reste observatrice de son sujet et le sordide est évité.
A mon goût, elle s’attarde trop longuement dans le début du film sur des scènes répétitives de vols successifs. Elle aurait pu plus vite passer à la véritable problématique du film et gagner en efficacité.
En terme de réalisation, c’est de la nouvelle « nouvelle vague » de film social et qui mieux pour parler de sa mise en scène que la réalisatrice : "[C'est] un film réaliste mais aussi une fable (il n’y a pas de services sociaux, pas de flics, etc…). Notre volonté était de garder une forme de naturalisme pour le « haut », la station, le terrain de chasse de Simon en le suivant en plans très serrés sans jamais saisir le grandiose du paysage. Par contre en bas, dans la plaine, nous avons voulu casser le côté naturaliste, social, en allant à l’encontre de ce que l’on pouvait attendre : des plans larges – révélant les friches industrielles, la tour isolée, les routes, etc."
NB : En cours de film, je me suis dit que le jeune et excellent Kacey Mottet Klein ressemblait fort à Elmosnino. Et qu’apprends-je : c’est lui qui jouait Gainsbourg jeune dans « Gainsbourg : vie héroïque »
SuperMadara
SuperMadara

105 abonnés 935 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 mai 2012
Une fable dramatique et familiale qui propose une histoire intéressante et un style particulier mais qui parfois parait trop distant , trop cliché même . Entre deux vies , entre deux mondes , le scénario raconte le quotidien de voleur d'un gamin qui alterne entre une vie de galère avec sa soeur très particulière et une vie de secret et de vol dans une station de ski, une intrigue très particulière et qui laisse parfois roder une ambiguité malsaine très déplaisante , mais le drame de l'enfant rejeté apporte une certaine tendresse au film . Alternant aussi entre l'Europe et les USA , Léa Seydoux reste dans un jeu très inexpressif et peu vivant , une espèce de violence familiale incarné dans l'inexistence et presque chiante , alors que le jeune Kacey Mottet Klein arrive aussi bien a émouvoir qu'a énerver le spectateur et c'est mieux que sa collègue ! Déjà remarqué dans un style très indépendant , Ursula Meier propose une mise en scène très particulière , très voire trop contemplative et qui surplombe cette ambiguité très agaçante...
Un drame montagnard très limite , parfois beau et intéressant mais aussi bien énervant et agaçant.
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