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Un visiteur
4,5
Publiée le 30 août 2012
L'enfant d'en haut est un film très dur, tout doux. Plein de je t'aime moi non plus, plein de drame qui nous rend fou de haine - parfois, et fou d'amour pour de vrai. Un chef d'oeuvre de drame social, comme un chef d'oeuvre de compte de faits - dit vers durs. Kacey Mottet Klein joue bien mieux qu'un adulte, et Léa Seydoux, quant à elle, joue parfaitement bien l'enfant. La bête noire des drames sociaux, c'est parfois d'être trop dans le cru commun, pour être au plus proche de la vérité. Ursula Meier ose aller bien plus loin, jusque dans un tragique romanesque, hors d'une réalité vraie, et contre toute attente, tout reste vrai, et tout reste cru. Et tout reste crudible. Quatre étoiles et demie, juste pour ça. Parce qu'on va plus loin que dans le cru dont on a l'habitude, tout en restant dans le drame social, sans passer dans le monde de la fiction. L'enfant d'en haut, où comment croire au père noël, sans plus d'effets spéciaux.
Vu en séance de rattrapage au Palace a Mulhouse, un bon film sur une situation mère - fils qui attriste le parent que je suis. Kacey joue parfaitement le rôle du petit garçon devenu grand avant l'âge et Lea Seydoux, dans un rôle moins valorisant est crédible
Encore un film affligeant, je n'ai toujours pas compris si c'était sa mère ou sa sœur, on s'ennuie à attendre le début de l'histoire et fin de la saison de ski, fin du film, la réalisatrice ne s'est pas fatiguée...
Il s'agit d'un petit film français sans prétention. Le scénario est convenu au premier abord mais présente des rebondissements assez intéressants pour malheureusement retomber. La seconde moitié du film est même un peu longuette. Le casting est vraiment top, les acteurs principaux sont crédible surtout le jeune Simon. L'actrice culte Gillian Anderson y fait une apparition remarquée. La mise en scène est posée mais tombe dans les torts du patos. Heureusement il permet de contempler des paysages magnifiques. Bref : un film sans grandes qualités ni gros défaut qui ne marquera pas l'histoire du cinéma mais a le mérite d'avoir un casting qui tient la route.
Dans ce film, la réalisatrice alterne comte et naturalisme sans jamais tomber dans la psychologie, qui pourrait le rendre empathique vis avis des personnages mais ce n'est pas le cas.Elle nous raconte juste hansel et gretel au temps moderne sans jamais se demander pourquoi les personnages sont comme ça mais en se demandant comment leur comportement influe sur leur vie et celle des autres.Ursula Meier livre un comte social tout a fait admirable avec la présence de Léa Seydoux et du petit Kacey Mottet Klein,tous les deux exceptionnelles.Un grand film.
Une belle surprise, un beau film, des acteurs justes et touchants, sans bons sentiments bien au contraires. Ursula Meier maitrise les dialogues et les rapports rudes, et séduit petit à petit avec les détails, les trouvailles. Vivement le prochain.
j'ai du m'endormir...enfin vue le tps que j'ai passé a attendre la fin en fait non, je ne me suis pas endormie. tres belle histoire, des personnages merveilleux et attachant en effet mais qqe l'histoire a du mal a demarrer, je veux bien qu'il faut que l'on comprenne tt mais il y a des limites, beau sujet mal traité
Un très bon film. Deux acteurs principaux (Léa Seydoux Kacey Mottet Klein) vraiment doués, qui arrivent à nous faire ressentir ce que la réalisatrice voulait transmettre. Un très bon scénario, film plutôt bien filmé. Je le conseil.
j ai bien ainé le filme en plus c est tourné dans ma régin en Valais et le pire c est que je passe presque une fois par semaine dans devant la tour où le gosse habite ( dans le filme). c eque j ai aimée, c est ce coté les riches dans les stations et les pauvres en plaine, j habite à Sion pas loin du tournage de ce filme et c est vrai que meme les habitants de ma région n ont plus les moyen pour habiter en montagne, vive le tourisme de masse et son capitalisme destruicteur....bref beau filme , un peu mou parfois mais realiste...
Il y a des films tous simples qui vous bouleversent ...
Simon gravit les montagnes, seul, dans un téléphérique, il s'envole vers la station où se pressent les riches touristes venus profiter des joies de la neige, du ski et du luxe de la montagne aménagée par l'homme. Il a seulement 12 ans mais déjà il tente de subvenir à ses besoins en volant les vêtements sportifs et les skis des pensionnaires de la station puis il les revend à ses copains, en bas. Ce sont deux mondes qu'opposent ici Ursula Meier pour son deuxième film. Deux mondes que l'on pourrait résumer ainsi : le monde d'en bas, les oubliés et le monde d'en haut, ceux que servent, dans l'ombre et pour la plupart , ceux du monde d'en bas.
Une ligne de téléphérique, un col de montage seulement suffit à les séparer. Quittant, dans les 10 premières minutes du film (on est centré sur Simon, en plans serrés) la station d'hiver, Simon redescend vers le bas, dans un rituel bien rodé, il range ses nouvelles affaires fraichement acquises dans un casier et dépose ses skis sur une luge, avant de rentrer chez lui, là où la neige se fait plus rare, là où le monde est plus étouffant mais où, choix esthétique intéressant, les plans s'élargissent pour laisser nos yeux observer les grands espaces enneigés.
Au milieu de ce vide se dresse, presque irréelle, une tour HLM où Simon vit avec sa sœur (Léa Seydoux, étonnante et juste). Une sœur qui devient dépendante des larcins de son frère d'à peine 12 ans.
Ursula Meier construit leur histoire entre complicités (ils vont découper un sapin pour noël en plein milieu de la nuit et de nulle part avec un couteau), haine (chacun est le « boulet » de l'autre à les entendre) et mensonge presque hallucinant, laissant sommeillé sa surprise et la révélant dans le dernier tiers du film.
Dès lors, le film prend l'aspect d'un conte où Simon croise des personnages atypiques, à l'image de cette mère de famille anglaise auprès de laquelle il cherche de l'affection ou encore de cet hôtelier anglais, sorte d'ami burlesque venu de nulle part.
Sans jamais porter de jugement sur ses personnages, ni livrer un discours moralisateur, la réalisatrice, fort prometteuse, nous livre un film à la fois beau esthétiquement (en particulier le plan des deux frères et sœurs, presque nus, en plan rapproché, avec les larmes douces et amères de Seydoux), bien écrit et servit par de très bons acteurs à l'image du petit Gainsbourg d'autrefois qu'interprétait Kacey Mott Klein et qui livre ici une grande performance, juste et mature.
Le film fait réfléchir mais surtout bouleverse parce qu'il est simplement humain, sans pathos, simple et grand, il fait de petits êtres des grands sujets, ceux qu'on voudraient voir s'épanouir. Et quand on quitte ces deux là pour qui la relation se solde comme un rendez vous manqué (dernier magnifique plan du film), on se détache difficilement de l'écran et l'on se pose la même question éternelle, qu'arrivera-t-il quand aura fondue la neige, quand l'enfance sera passée ? Un beau film, grand par le cœur et le regard et éternel par le sujet, qui persistera tant que grandira ce monde coupé en deux.
Bon, je viens de voir le film, autant le thème paraissait original, je dois avouer que le scénario m'a paru un peu léger et surtout tournant un peu en rond, j'ai attendu et j'avoue que je me suis un peu ennuyé, la fin BOF!
Filme étonnant avec deux acteurs super. Choc de découvrir Lea Seydoux en pétasse boudinée, plus banlieue que nature. Kacey Mottet est troublant en mix d'enfant et d'adulte. Je n'ai pas adhéré complètement à l'histoire, suis sorti un peu frustré mais bizarrement, quelques jours après, plein d'images et de séquences restent et reviennent... J'irai surement voir le prochain Ursula Meier !