L'Enfant d'en Haut
Note moyenne
3,2
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139 critiques spectateurs

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tuco-ramirez
tuco-ramirez

167 abonnés 1 788 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 mai 2012
Simon, 12 ans, vit avec sa sœur dans une tour d’une vallée Suisse. Il fait vivre le duo en montant tous les matins dans une station huppée pour dérober skis, lunettes,… et les revendre dans la vallée. Sa sœur Louise, beaucoup plus âgée que lui et sans emploi, profite de ses larcins. Lui attend en retour un peu d’affection, mais leur relation est complexe et ambigu : une énigme pour le spectateur. L’intérêt primordial du film réside dans le décodage de cette relation. A mi parcours, la réalisatrice décide de nous livrer un élément crucial sur cette relation : un très lourd secret de famille. Le spectateur doit alors revoir totalement sa grille de lecture des rapports humains entre ces 2 personnages. Cette révélation est un moment troublant et fort du film.
Ce film traite des rapports humains et de l’impact de l’argent sur les rapports humains. Nouvelle vague du cinéma social, le propos est parfois froid et hermétique. Les personnages et le sujet sont mis à distance. Ce choix permet, par contre, de ne jamais tomber dans le pathos d’une histoire qui pourrait maladroitement tournée au glauque. Ursula Meier reste observatrice de son sujet et le sordide est évité.
A mon goût, elle s’attarde trop longuement dans le début du film sur des scènes répétitives de vols successifs. Elle aurait pu plus vite passer à la véritable problématique du film et gagner en efficacité.
En terme de réalisation, c’est de la nouvelle « nouvelle vague » de film social et qui mieux pour parler de sa mise en scène que la réalisatrice : "[C'est] un film réaliste mais aussi une fable (il n’y a pas de services sociaux, pas de flics, etc…). Notre volonté était de garder une forme de naturalisme pour le « haut », la station, le terrain de chasse de Simon en le suivant en plans très serrés sans jamais saisir le grandiose du paysage. Par contre en bas, dans la plaine, nous avons voulu casser le côté naturaliste, social, en allant à l’encontre de ce que l’on pouvait attendre : des plans larges – révélant les friches industrielles, la tour isolée, les routes, etc."
NB : En cours de film, je me suis dit que le jeune et excellent Kacey Mottet Klein ressemblait fort à Elmosnino. Et qu’apprends-je : c’est lui qui jouait Gainsbourg jeune dans « Gainsbourg : vie héroïque »
Charles R
Charles R

60 abonnés 424 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mai 2012
Il y a l'En-Haut, une belle station de sports d'hiver suisse, resplendissant sous une neige immaculée et sentant bon l'argent frais, et puis il y a l'En-Bas, la vallée qui vit dans l'ombre des montagnes et dont le point culminant est une tour qui respire la pauvreté. L'enfant d'en haut est d'abord l'enfant d'en bas, mais il a tellement pris l'habitude de gagner les hauteurs pour y explorer les poches des anoraks qui traînent ou pour subtiliser les skis de marque qui feront la joie des petits infortunés moyennant contribution, qu'il a bien droit au titre d'enfant d'en haut. Bref Simon est un gamin habitué aux 400 coups et qui a déjà un beau passé d'Arsène Lupin malgré ses douze ans d'existence. En bas il vit avec sa soeur, une belle jeune femme - incarnée par Léa Seydoux - qui a bien des ennuis avec les hommes et qui finit par compter sur les trafics de son petit frère déluré pour pouvoir manger tous les jours. C'est beau, c'est lumineux malgré les zones d'ombre inévitables, c'est surtout très poignant même si à aucun moment le film ne verse dans le mélodrame larmoyant. Mais les regards furtifs et désemparés, les gestes nerveux qui traduisent le désarroi et la peur au ventre en disent plus que des rebondissements et des situations qui n'auraient pour fonction (malsaine) que de tirer des larmes au spectacle de la misère. Léa Seydoux incarne à la perfection cette jeune femme immature aux allures d'enfant. Quant à Kacey Mottet Klein, jeune gamin un peu maigrichon, il a la sveltesse et la nervosité d'un Thomas Doret, le jeune héros du film des frères Dardenne, "Le gamin au vélo". En somme, une distribution sans affèterie mais parfaitement adéquate au sujet du film. Ursula Meier réalise là son second film. C'est dire que nous suivrons attentivement le parcours de cette jeune cinéaste qui a sans doute encore de quoi nous étonner.
20centP
20centP

23 abonnés 235 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 mai 2012
Alors que son précédent film laissait une impression d'étrangeté savoureuse, la réalisatrice revient ici à une narration plus classique. Bien que servi par un interprète principal doué, le scénario est à la fois lent et un peu prévisible. Un film qui peut de voir en famille avec des enfants de 12-13 ans. Sympathique sans excès.
Patricia.Leb
Patricia.Leb

4 abonnés 12 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 mai 2012
au fil du temps qui passe on apprécie ce film et son ambiance ...particulière. très bons acteurs ......
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 7 mai 2012
Sans atteindre la grâce transcendante de la filmographie des Dardenne dont il semble être un cousin proche, l'Enfant d'en Haut ne manque pas moins de susciter l'émoi. C'est en quelque sorte la revanche d'une France d'en bas, littéralement ET figurativement, vouée à lever la tête et à ramasser les miettes de ceux qui en ont trop. Porté par une très belle b.o de John Parish et une prestation doublement convaincante -Léa Seydoux, définitivement à suivre depuis Les Adieux à La Reine-, le film s'élève par delà toute forme de pathos et entretien l’ambiguïté, relationnelle et morale, jusqu'à ce dénouement en forme de lueur d'espoir. Car au delà de la mise en avant originale de l'injustice sociale, ici représentée aussi bien concrètement que métaphoriquement par l'écart substantiel des locaux au pieds des monts et des touristes aux sommets, Meier n'oublie pas de dénouer petit à petit un drame psycho-familial qui évite cependant bien des écueils.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 6 mai 2012
pas super. pas crédible. un peu longue. ce n'est pas un filme grand publique, c'est une bonne chose. mais quand même, j'avait hâte que ça se termine. je m'enuyais.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 6 mai 2012
Superbe film avec des acteurs épatants surtout le jeune Simon que la réalisatrice a l'habitude de faire jouer. C'est d'une dureté glaciale comme lorsqu'il monnaie le câlin avec sa "sister", c'est d'une innocence extrême lorsqu'il est filmé dans son pyjama trop court pour lui, c'est d'une espoir -enfin- fou lorsque dans la dernière image elle part à sa recherche...Film rare qui montre qu'aussi en Suisse il y a des laissés pour compte, des paumés en manque de tout et surtout en manque d'amour...
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 4 mai 2012
du Ken Loach ??? certains critiques pousse le bouchon un peu loin. Certes c'est bien filmé, mais il n'y a pas d'histoire. Le seul rebondissement se situe au 2/3 du film. On se dit: ça va démarrer. eh bien non. De l'ennui, de l'ennui, de l'ennui. Et la station de ski suisse donne même pas envie d'y aller.
gimliamideselfes

3 443 abonnés 4 017 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 mai 2012
C'est un film qui ne m'a attiré que par une chose dans sa bande annonce : Léa Seydoux. Il faut dire qu'elle choisi bien ses films, et qu'une actrice française arrive à passer du blockbuster hollywoodien XXL (de qualité qui plus est) au film d'auteur et ceci en battement de cil, ça vaut déjà le détour.
Mais passons outre la jolie Léa.
Bon, il faut dire que cette bande annonce ne m'a pas donné super envie, et malheureusement le film en est l'exact reflet. C'est vraiment dommage. En fait ce qui me gène c'est cette impression de sous Dardenne mais sans la qualité d'écriture des personnages, sans la mise en scène nerveuse qui va avec. Alors certes là on a des beaux plans sur les Alpes. Mais bon, difficile vu les décors magnifiques de ne pas faire des beaux plans.
Il manque un souffle à cette histoire. Parce qu'à la fin, je me suis demandé : "mais en fait ça raconte quoi ? il se passe quoi ?" Il n'y a pas ce même message d'espoir qui peut conclure un Dardenne. La fin arrive, ok, c'est bien, mais elle dit quoi ? Alors le dernier plan est sympa, je veux bien, on peut accorder pleins de qualités à ce film.
Mais il manque un truc. Je pense que le film est beaucoup trop écrit par moments. Je pense à la scène où ils sont tous les deux dans le lit et que Léa Seydoux ouvre son coeur. Je n'y crois pas. C'est typiquement une scène cinéma, une scène fabriquée. Ce genre de chose n'arrive pas dans la vraie vie, pas comme ça. C'est le genre de trucs qui me sort du film, alors que l'idée est bonne.
Tout comme la révélation qui arrive vers le milieu du film, c'est une bonne idée, et ça rend le film assez glauque je trouve. Mais j'ai l'impression que la réalisatrice a du mal à en faire quelque chose de poignant.
J'ai beaucoup aimé la musique et son utilisation avec parcimonie, c'est l'une des qualités du film, tout comme l'interprétation des acteurs. Il faut dire que Seydoux arrive à passer de la révolution française à une jeune fille limite SDF quasiment naturellement, sans que ça choque.
Mais quelque part, je suis déçu, parce que ça aurait pu avoir le charme d'un Dardenne ce côté pauvreté dans lequel vit un gamin limite autiste qui travaille pour s'en sortir (qui a dit Rosetta ?), avec un tuteur incompétent (le gamin au vélo, la promesse, l'enfant). Mais ça ne prend pas.
Alors comme dit le film a des qualités, mais pas assez pour prétendre être un bon film.
SuperMadara
SuperMadara

109 abonnés 935 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 mai 2012
Une fable dramatique et familiale qui propose une histoire intéressante et un style particulier mais qui parfois parait trop distant , trop cliché même . Entre deux vies , entre deux mondes , le scénario raconte le quotidien de voleur d'un gamin qui alterne entre une vie de galère avec sa soeur très particulière et une vie de secret et de vol dans une station de ski, une intrigue très particulière et qui laisse parfois roder une ambiguité malsaine très déplaisante , mais le drame de l'enfant rejeté apporte une certaine tendresse au film . Alternant aussi entre l'Europe et les USA , Léa Seydoux reste dans un jeu très inexpressif et peu vivant , une espèce de violence familiale incarné dans l'inexistence et presque chiante , alors que le jeune Kacey Mottet Klein arrive aussi bien a émouvoir qu'a énerver le spectateur et c'est mieux que sa collègue ! Déjà remarqué dans un style très indépendant , Ursula Meier propose une mise en scène très particulière , très voire trop contemplative et qui surplombe cette ambiguité très agaçante...
Un drame montagnard très limite , parfois beau et intéressant mais aussi bien énervant et agaçant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 mai 2012
J'ai adoré le jeu de Léa Seydoux qui EST le personnage tellement elle donne l'impression d'une pauvre fille paumée personnage inverse de son rôle lumineux des "Adieux à la Reine " ou elle explosait; Très beau film ou se côtoient sans se voir deux mondes parallèles ... Une réussite
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 mai 2012
bon film !!! un autre grand rôle pour la jeune et jolie lea seydoux.
Laurent C.
Laurent C.

296 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 mai 2012
Voilà un film avec des personnages étranges, désinvoltes et profonds à la fois. On est tour à tour touché agacé révolté. Bref c'est un joli film un peu ovni dans un paysage triste et sobre.
papalou
papalou

18 abonnés 225 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mai 2012
Vraiment un enchantement ! Très belle histoire dramatique entre lea seydoux et ce jeune acteur ressemblant a poelvorde enfant!
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 1 mai 2012
l'histoire de Simon 12 ans qui vit avec sa soeur dans une tour dans la vallée au pied de la montagne , il va dans le monde des nantis en haut dans la stations de sports d'hivers , voler des skis et dans accessoires de sport , pour les revendre ,le film met parfois mal à l'aise par exemple dans la relation de simon et de sa soeur , mère , ou dans une scène où il se fait tabasser par un homme à qui il a volé du materiel . Très belle photo d'Agnes Godart , mise en scène soignée .
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