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2,0
Publiée le 6 décembre 2012
C'est pas mauvais mais je pense que c'est réservé au fan du genre car bon l'ambiance est pas mal mais bon je trouve ça mou en plus il a quasiment pas de dialogue et les scènes clés auraient mérité plus d'énergie.
Peut-être une sorte d'hommage au giallo en tout cas Dernière séance avait des atouts avec son histoire de tueur bien campé par Pascal Cervo et son ambiance par moment inquiétante et lugubre pourtant cette tentative de thriller reste un peu plat à cause d'une mise en scène ne voulant jamais vraiment faire décoller son intrigue et manquant d'adrénaline du moins de tension. A voir par curiosité éventuellement.
Avec son style qui n'est pas sans rappeler celui du giallo italien (on peut d'ailleurs dire que l'ensemble est un hommage à Dario Argento), ce film français qui raconte l'histoire d'un employé de cinéma qui se trouve être un serial killer possède une mise en scène bien glaçante, ainsi qu'une photographie des plus soignée. Mais malheureusement son intrigue à bien du mal à nous tenir en haleine jusqu'au bout et l'interprétation de Pascal Cervo n'est pas vraiment à la hauteur. En effet, jamais son personnage ne s'avère vraiment flippant et sa prestation y est évidemment pour quelque chose. Bref, une demi déception en ce qui me concerne !
Un cinéphile à la fois fan d'Eric Rohmer et de "Psychose" s'est fait plaisir... Parti de là, rien de positif ne sort de ce film d'auteur indigeste, à psychologie de très bas étage et à interprétation trop molle et détachée du sujet. Le cinéma de quartier se meurt, en effet, appuyé par ce film qui n'apporte rien, ni dans le fond ni dans la forme. On peut le ranger dans la liste déjà trop longue des films de serial killers mal construits et malsains que des réalisateurs du monde entier imposent à nos regards effarés depuis une bonne quinzaine d'années. Justifier de références ne suffit pas à faire d'un film d'auteur un bon film, l'art et la manière du créateur font la différence... Sur ce, je me referais bien une séance de "French Cancan", histoire de me ressourcer. En espérant ne pas tomber sur un guichetier psychopathe qui viendrait gâcher mon amour pour la Vie et le 7ème Art...
avec peu de moyens laurent achard parvient à faire un très bon film,preuve qu'il n'est pas besoin d'effets spéciaux en veux-tu en voila pour tenir en haleine!.ici le décor se résume à une vieille salle de cinéma de province et à quelques scènes d'extérieur bien glauque.pascal cervo y est troublant,il est même génial,les autres acteurs(trices) parfaits aussi.bel hommage au cinéma tout au long du film, la dernière scène est magnifique! le rapport à la mère semble être le sujet qui passionne achard si j'en crois à sa filmographie précédente...une réussite!
Film d'auteur plus que de genre malgré certains ingrédients typiques comme le trauma infantile et les nombreux meurtres à l’arme blanche, « Dernière Séance » n’est pas à la portée de tout le monde. Certes, les plans sont bien construits, avec de beaux cadrages, une belle photographie et un jeu délié sur la lumière mais on a l’impression que cela se fait au détriment de l'histoire, qui, d'ennuyeuse avec sa psychologie de bas étage, vire carrément au grotesque à la fin du film. Ajoutez à cela que l’interprétation est trop molle et détachée du sujet, que les scènes sont monotones voire redondantes et vous aurez une idée de ce que l’on peut endurer pendant plus d’une heure.
Personnellement, j'ai trouvè Dernière séance extrèmement ennuyeux, aux longs plans séquences interminables et redondants et à l'intrigue assez convenue et prétentieusement référencée à des films dont aucunes critiques favorables ne font part tels Erasehead, La mouche (le jeune homme vit dans son lieu de travail et semble attaché à des morceaux de corps), Erasehead (voir l'utilisation du son), voire Blue Velvet (les oreilles coupées) et surtout, jusqu'au copiage raté de Psychose d'Hitchcock. Comme Norman Bates, notre cinéphile fétichiste se bat contre la fermeture de son cinéma (le motel pour Bates) et protège son antre comme celui de Psychose garde le corps momifié de sa mère et tue son patron de la mème manière que le héros d'Hitchcock trucidant à coup de couteau le détective Arbogast. Le film n'est quand même pas nul ; la jeune amie du projectionniste irradie d'un charme fou, la mise en image réussit quelques beaux plans (les graffitis sous la lumière des phares, la photo de la mère très mystèrieuse). La vision de la ville rend le cadre sinistre. Achard a le sens du cadrage, de la photographie mais le film reste glacant et peu personnel. Nous sommes loin du Voyeur (Michaêl Powell) ou de Fade to black (1980). L'attrait de ce film serait aux cinéphiles ce que les nerds ou geeks seraient à l'informatique.
Dernière Séance loupe complètement son sujet et n'offre pas un slasher à la française, mais un cliché de film français. Ennuyant, vide, gris et monotone, il constitue un excellent remède à l'insomnie. Le film n'a pas d'âme, tout comme l'interprétation de ses acteurs. La seule victime du tueur et du film est le plaisir du spectateur !
Les critiques étaient dithyrambiques. On a foncé .. Ben c'est pas l'enthousiasme. C'est un bel hommage cinéphilique, certes. Mais les scènes de violence sont vraiment laborieuses et le scénario bien peu convaincant. Les actrices ne donnent pas l'impression de croire à leur rôle. On est sorti dépités et déçus.
Film lourd et prétentieux. Laurent Achard se repose - comme à l'époque du Dernier des Fous - sur un scénario racoleur uniquement destiné à servir de succès publique : creux comme une coquille de noix, le récit de Dernière Séance souffre également d'une mise en scène très artificielle dont chaque concept esthétique nous est présenté dans l'appui le plus prononcé. Symbolique en diable, hyper-référencé, Dernière Séance aurait gagné à être beaucoup moins long et surtout moins figé dans ses effets. Certes Laurent Achard cherche davantage à suggérer qu'à montrer frontalement les instants de pure horreur ( on parle déjà de film d'auteur horrifique dans les salons mondains )... Cela n'est pas pour autant un gage systématique de réussite : il ne suffit pas de détourner la caméra de la couche de crasse pour développer l'imaginaire du spectateur. Par ailleurs le visionnage s'avère proprement exténuant à force de cadrages poseurs, de surcadrages digne d'un étudiant fayot de première année, d'effets sonores pesants surlignant l'esthétisation générale et d'une image glaciale sublimée dans l'effort. Pour faire plus court Dernière Séance est un film à la fois très antipathique, sans substance narrative, parfois proche du foutage de gueule et complètement sujet au syndrôme du remplissage. NB : mes amitiés profondes à l'acteur jouant le personnage du " déménageur gentil ", non visible à l'écran puisqu'abandonné au montage et non crédité au générique de fin... Shame on you Achard !
Comme le dirait Isabelle Regnier, critique cinéma au monde, "les cinéphiles sont des grands malades." Force est de constater qu'en la matière, Sylvain doit être un grand cinéphile. Dans Dernière Séance, Laurent Achard met en scène l'histoire du projectionniste d'une salle de cinéma sur le point de fermer, qui a également la particularité d'être un tueur sanguinaire. L'origine de sa psychopathie ? Ses relations avec sa mère. L'origine de sa cinéphilie ? Ses relations avec sa mère. CQFD.
Voilà donc le décor dans lequel se propose de nous emmener Laurent Achard. Et c'est réussi ! Entre un style épuré mais effrayant ; et une mise en scène impeccable et entreprenante, on trouve un acteur, Pascal Cervo (Sylvain), qui finit de porter le film.
En résumé, un long-métrage qui en mettra mal à l'aise plus d'un, mais qui a le mérite de nous prouver que qualité et gros budget ne riment pas toujours.
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1,0
Publiée le 7 mars 2021
Une fois de plus j'ai vu un petit film français qui hésite entre le drame et l'horreur. L'étrange histoire d'un petit directeur de salle de cinéma qui sombre dans la folie lorsque le propriétaire son patron lui annonce que le cinéma va définitivement fermer. Le jeu de tous les acteurs est théâtral. Tous les souvenirs cachés sont au sous-sol dans une petite pièce où il conserve de nombreuses photos de sa mère qui s'est suicidée lorsqu'il était enfant. Un voyage en enfer pour notre premier rôle qui devient un tueur en série juste parce qu'il est en état de choc traumatique profond a cause de tout cela. Les souvenirs de sa mère décédée qui seront perdus. Une véritable histoire triste étrange et très déprimante qui ne mérite pas d'être vue. Et malheureusement beaucoup de choses ne semblent pas réalistes du tout bien trop superficielles dans cette histoire et je ne peux pas vraiment les expliquer...