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    Faust
    note moyenne
    2,8
    398 notes dont 96 critiques
    répartition des 96 critiques par note
    15 critiques
    16 critiques
    12 critiques
    22 critiques
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    15 critiques
    Votre avis sur Faust ?

    96 critiques spectateurs

    QuelquesFilms.fr
    QuelquesFilms.fr

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    3,0
    Publiée le 26 novembre 2013
    C'est un film horriblement beau. Paradoxal et protéiforme. Cette variation sur le mythe de Faust, librement inspirée de l'oeuvre de Goethe, est à la fois raffinée et monstrueuse. Sur le plan visuel, Sokourov s'adonne à un expressionnisme forcené, filmant avec un filtre verdâtre et n'hésitant pas à déformer ses images pour créer une esthétique glauque et déstabilisante. Les images sont lourdes et nerveuses, captant dans un cadre souvent étroit les contorsions des corps rapprochés, corps caressés, heurtés, transpercés, éventrés... Quand le cadre est plus large, les plans sont composés comme des tableaux. Avec toujours quelque chose de plombé et d'étouffant. C'est une esthétique du malaise. En matière de dialogues (dont la langue est l'allemand, par fidélité au mythe de Faust), on trouve une autre dualité, un mix de propos vulgaires et philosophiques, bouffons et profonds. Parfois abscons. Il est question de matérialisme et de spiritualité, d'âme et de chair. De pouvoir et de corruption aussi.
    Fond et forme associés donnent ainsi un genre hybride. Entre réalisme (souci du détail dans les décors, les costumes) et dimension fantastique (ambiance étrange, intrusion d'éléments troublants dans le quotidien). Entre drame intime (questionnements existentiels) et visions spectaculaires (apparition de morts-vivants à la fin, tournage des dernières scènes en Islande, dans un paysage sinistre et chaotique). Entre comédie (accents grotesques véhiculés par le personnage de l'usurier, nouveau Mephisto) et tragédie (mort et damnation).
    Au final, cette adaptation de Faust apparaît comme un objet unique, fascinant par sa beauté bizarre, son ambition narrative, le jeu étonnant des acteurs, mais assommant par sa longueur et ses mélanges de tons qui laissent dans une certaine confusion.
    Jean-françois Passé
    Jean-françois Passé

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    3,0
    Publiée le 5 juillet 2012
    une variation poétique sur Faust par un grand cinéaste russe , qui utilise ici les gris , et les bleus de manière magistrale pour un film très peu facile d'accès mais qui à la sortie nous met une bonne claque sur un sujet somme toute éternel !
    Franny Glass
    Franny Glass

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    3,5
    Publiée le 6 juillet 2012
    Baroque, enivrant, dérangeant, ennuyant... le tout à la fois! Et au final, on se dit que le cinéma c'est aussi fait pour ça.. sortir des sentiers battus... offrir une vision du monde pas forcément plaisante, nous embarquer dans un univers qui bouscule nos repères... Alors pour ça, un voyage incomparable, "Faust" est vraiment un grand film !
    Jérome D
    Jérome D

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    1,0
    Publiée le 16 août 2013
    Un film incompréhensible et trop long, mon meilleur souvenir est le générique de fin... j'étais intéressé par comprendre qui était Faust et je n'ai toujours pas compris en quoi il est important dans la littérature
    Gérard Delteil
    Gérard Delteil

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    2,0
    Publiée le 21 juin 2012
    Très décevant. Un film bavard, prétentieux et longuet. Le personnage principal manque singulièrement de charisme, seul celui de Margueritte est intéressant, en raison de la beauté très singulière de la jeune comédienne et de son jeu parfois assez subtil. Le diable est un des plus mauvais Satan de cinéma jamais vu. On regrette le Jules Berry des Visiteurs du soir.

    Ajoutons que l'image est souvent confuse et que ertaines séquences sont tournées de telle façon que celle-ci est déformée, comme si le film avait été tourné en 16/9 et projeté en 4/3.

    Globalement, on s'ennuie ferme et mieux vaut revoir la beauté du diable de René Clair avec Gérard Philippe...
    Tamino75
    Tamino75

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    5,0
    Publiée le 25 juin 2012
    Ce n'est peut-être pas le film de Sokourov le plus audacieux, ni le plus dépaysant, mais c'est celui où il se révèle un immense poète, où l'espérance et la beauté sourdent sous le désenchantement dont est généralement empreint son oeuvre. A voir et à revoir, pour se nettoyer les yeux et le coeur.
    shimizu
    shimizu

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    3,0
    Publiée le 7 août 2012
    Difficile de juger ce film, difficile de l'aimer aussi. Si les images sont juste fabuleuses, beaucoup de personnages agissent de manière incohérente (la palme revient à Hannah Schygullah qui passe son temps à tourner autour de l'acteur principal sans rien dire), et les dialogues pseudo-philosophiques sont souvent abscons. On s'ennuie ferme pendant une bonne partie de la projection, mais il y a aussi certains passages qui touchent au sublime. Ce film est la démonstration que la différence est fine entre le ridicule et le génie, puisqu'on y passe de l'un à l'autre sans arrêt. Le final est tout de même impressionnant, même s'il s'éternise.
    stebbins
    stebbins

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    3,5
    Publiée le 24 octobre 2012
    Film éprouvant et imprévisible, le dernier Sokourov requiert même l'exigence de ses plus fervents admirateurs. Après une introduction déconcertante voire douteuse ( évoquant davantage les tapages d'un Terry Gilliam que les splendeurs méditatives du réalisateur des Voix Spirituelles...) l'intrigue faustienne se met lentement en place, étayée peu à peu par une esthétique des plus chiadées. Formidable magma sensitif - cadrages exigus, images distordues ou anamorphosées, format standard, couleurs laiteuses et direction artistique de rigueur - Faust selon Sokourov s'agit d'une étrange expérience visuelle qui s'affranchit d'une quelconque fidélité à l'égard du mythe original. Obvieusement le film affiche sa superbe au détour de plusieurs séquences ( les thermes, l'enterrement et surtout la scène du volcan aquatique ) sans totalement captiver sur le plan scénaristique. Ainsi le spectateur saisit par bribes le récit du métrage, forcément subjugué par la plastique d'un Sokourov en mal d'authenticité... Très beau, mais un peu décevant.
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    4,5
    Publiée le 28 octobre 2013
    Depuis 1926, toute adaptation cinématographique de la légende de Faust selon Goethe doit être vue à l'aune du chef d'œuvre de Murnau. Sokourov ne s'y est pas trompé qui par deux fois de manière explicite rend hommage à l'œuvre du maître de l'expressionnisme allemand. Tout d'abord à l'entame du film lors de l'approche aérienne du village de Faust inspirée des toiles d'Altdorfer et qui rappelle le voyage de Méphisto avec son disciple juchés sur le nuage qui les mène à la cité des plaisirs dans le film de Murnau. C'est ensuite une allusion à la fameuse scène allégorique où Emil Jannings enserre de ses larges ailes noires le village où il va répandre la peste retranscrite dans la scène qui suit l’enterrement de Valentin où la mère sermonnant sa fille pour s’être laissée aller au badinage avec Faust, déploie sa capeline menaçante au-dessus d’une Margarete renversée au sol. La géométrie des ruelles du village s’apparente aussi vaguement à celle tortueuse décrite dans l’oeuvre muette. Mais là où Murnau mettait en avant l’intervention divine utilisant les hommes comme des marionnettes pour dénouer les conflits entre les forces célestes, Sokourov ancre résolument son récit dans un concret qui ne permet plus à l’homme de se dédouaner à bon compte. A dessein, son Méphistophélès à l’influence davantage psychologique, prend l’apparence d’un usurier à la limite de l’infirmité qui se contentera le plus souvent d’orienter Faust dans les chausse-trappes destinées à faciliter la signature du pacte qui n’interviendra ici que dans la dernière partie du film. Chez Murnau la promesse de la jeunesse éternelle, absente chez Sokourov arrache très vite la signature de Faust interprété par un Gösta Ekman grimé en vieillard. Dès lors pas de doute possible, Sokourov décrète l’homme libre de mener seul son destin. C’est sans doute aussi pour suivre cette inclinaison que l’action a été transposée dans un XIXème siècle certes mal défini mais porteur du déclin accentué de l’influence de la religion sur les esprits . Reste le mystère des origines de l’âme humaine que Faust aidé de son assistant Wagner cherche en vain dans les entrailles des macchabées qu’il se fait livrer pour dissection par les fossoyeurs. Cette quête infructueuse doublée de l’obscurantisme qui l’entoure, matérialisé par les pratiques médicales barbares de son père médecin amènent Faust au bord du suicide. C’est l’usurier absorbant sans dommage la potion mortelle à sa place qui lui fera entrevoir la sortie des ténèbres par l’apparition dans un lavoir mi souterrain de la très cristalline et angélique Margarete jouée par une Isolda Dychauk filmée par Bruno Delbonnel (directeur de la photographie) le plus souvent dans des poses extatiques nimbées d’une lumière blanche saturée. Faust va comprendre au bout de son compagnonnage avec le disciple de Méphisto que c’est par l’action que l’homme doit se réaliser davantage que dans une vaine quête de sens comme il l’avait entrevue dans la lecture du prologue de l’évangile selon St Jean. Ayant rompu les chaînes qui l’entravaient, Faust dans un final tellurique gravit la montagne qui le mène à l’accomplissement de son destin après s’être délié du pacte en sacrifiant l’usurier qui voulait lui prendre son âme. L’armure qu’il enfile pour gravir la montagne est sans doute un hommage de Sokourov aux conquistadors du « Aguirre » d’Herzog qui escaladaient, Klaus Kinski à leur tête, la Cordillère des Andes à la conquête de l’Eldorado. Cette affirmation de la maîtrise de sa destinée par l’homme ouvre la voie à l’ère nouvelle du progrès scientifique et industriel pleine de promesses au XIXème siècle matérialisé dans le film par la création de l’homoncule par Wagner l’assistant de Faust .On comprend mieux dès lors pourquoi Sokourov a tenu à rattacher son « Faust » à sa trilogie sur les hommes de pouvoir. Si les interrogations qui parcourent son film diffèrent sensiblement de celles de Murnau, Sokourov comme le maître allemand a le même souci de l’esthétique et comme lui ses références inscrivent son œuvre dans le prolongement de celles des grands maîtres de l’art pictural. Le film présenté sur une image carrée s’inspire principalement pour les décors du village et des scènes en forêt du peintre Carl Sptizweg, un des principaux animateurs du courant Biedermeier. Sont aussi convoqués Altdorfer et Dürer (le lapin dans l’église) pour ce film qui 86 ans après Murnau offre une relecture très personnelle de l’œuvre de Goethe primée du Lion d’Or à Venise en 2011.
    Yann C
    Yann C

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    0,5
    Publiée le 8 mai 2020
    Non mais sérieux,je comprends pas ce film,digne de Benny Hill,les gens bougent bizarrement,se touchent pour rien,on s'ennuie pendant un moment, ça parle pour rien souvent accompagné d'une voix off,celle de Faust qui nous fait perdre dans le sous titrage.il ya beaucoup de scènes comiques oui comiques voulu ou non?j'en sais rien mais c'est accentuer avec l'amateurisme des acteurs et ça devient nul.certains blabla les 3/4 n'ont rien à faire dans ce film qui nous perdre le fil car tu t'ennuie et tu manque certaines discussion importantes intéressante.le film dure 2h15 qui en faite aurait pu être tourner en 1h30.dommage les costumes sont pas mais mais il ya un manque de sérieux.ce qui est ennuyeux Faust et Méphistophélès se promènent marchent pendant des kms,et ça avance pas, blabla.il faut attendre longtemps pour avoir quelque chose et des fois des scènes de combat si on appelé ça des combats car c'est digne de Benny Hill,pour moi j'ai perdu mon temps,un film d'horreur ?non sûrement pas, parfois dramatique mais surtout comique
    ardeo
    ardeo

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    3,5
    Publiée le 31 mars 2015
    Aucun film ne ressemble à cette oeuvre du cinéaste russe ! Le film est tout à fait extra-ordinaire : format de l'image, traitement de la couleur, utilisation du son et de la musique, contenu par rapport à l'oeuvre de Goethe, déformation et distorsion de l'image, décors tout à fait inédits, scènes aberrantes et parfois écoeurantes ... Le film est assez difficile à suivre mais la maîtrise de tous ses éléments en font une version tellement originale du mythe qu'on ne peut que rester accroché aux aventures de Faust et de "son" diable !
    alexbiz
    alexbiz

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    3,5
    Publiée le 24 juin 2012
    une interpretation tres libre, trop peut-etre... chacun se fera son opinion sur l adaptation goethienne...
    Sildenafil
    Sildenafil

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    1,5
    Publiée le 9 mai 2012
    Si le film m'a laissé franchement indifférent - pour ne pas dire endormi - par ses dialogues hermétiques et son intrigue alambiquée, il aura au moins eu le mérite de me plonger a posteriori dans cette immense oeuvre de Goethe qui regorge d'esprit et d'enseignement.
    anonyme
    Un visiteur
    1,5
    Publiée le 20 juin 2012
    Après un très esthétique plan d'introduction nous menant jusqu'à la petite ville où se déroule l'action, se trouve un plan qui résume très bien tout le film : un insert sur le pénis et le scrotum d'un cadavre en train d'être disséqué. On est prévenu d'avance : en filmant des couilles d'entrée de jeu, Sokurov veut nous montrer qu'il en a. Ne se préoccupant pas de rendre à peu près incompréhensible l'oeuvre de Goethe, le réalisateur russe fait l'étalage, pendant 2h14, de se maîtrise technique indéniable. Visuellement, le film est, sinon magnifique, plutôt constamment surprenant, proposant des images comme on n'en a jamais vu ailleurs : le travail du chef-of français Bruno Delbonnel (à qui l'on doit aussi bien du Jeunet, du Burton et du Harry Potter...) est remarquable. Trop, même. On cherche délibérément à nous en mettre plein la vue ; presque littéralement lors de la scène des geysers. "Faust" est une démonstration de style, de technique, de savoir-faire. Mais tout motivé qu'on puisse l'être (et je l'étais, attendant le film avec impatience), il est difficile de ne pas lâcher le fil de l'intrigue. Peut-être faut-il connaître son Faust par coeur pour s'y retrouver... On ne peut que hocher la tête lorsque l'on entend à plusieurs reprises "Wie langweilig" : on s'ennuie effectivement mortellement.
    Julien T
    Julien T

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    1,0
    Publiée le 25 octobre 2012
    Je n'ai absolument pas accroché. Film vraiment original (pour ne pas dire bizarre). Trop étrange pour moi!
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