Mon compte
    Faust
    note moyenne
    2,8
    400 notes dont 96 critiques En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
    répartition des 96 critiques par note
    15 critiques
    16 critiques
    12 critiques
    22 critiques
    16 critiques
    15 critiques
    Votre avis sur Faust ?

    96 critiques spectateurs

    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 11 janvier 2013
    Un film très exigeant qui vous prendra au plus profond si votre esprit sait lutter tout en se laissant emporter. L'un des chefs d'ouvre de l'année 2012.
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

    Suivre son activité 1971 abonnés Lire ses 3 824 critiques

    2,5
    Publiée le 18 décembre 2012
    Je sais pas trop, Sakourov m'emmerde comme réalisateur je crois. Je n'aime pas trop ses films, bien que les sujets m'intéressent, mais en plus il a vraiment un sens esthétique assez étrange. J'ai même cru que l'arche russe c'était du numérique tant l'image me dérangeait.
    Je ne sais pas quoi penser de ce Faust non plus, ça m'a fondamentalement emmerdé par moments, au début je devais lutter contre le sommeil. Seulement voilà je suis tenace.
    Sokourov a une esthétique qui me plaît et me déplaît en même temps. J'aime bien la radicalité mais là ça ne me parle pas forcément et ceci bien que je trouve quelques scènes vraiment belles.
    Bon pour commencer je dois dire que c'est très long 2h13, et que ça parle beaucoup, beaucoup trop. J'ai eu l'impression que ça n’avançait pas et que les dialogues n'étaient pas aussi utiles et subtiles qu'il n'y paraît.
    Pour moi c'est très décevant surtout que la mise en scène parfois arrive dans la même séquence à être vraiment bonne et lourdingue la seconde d'après.
    Je pense à Faust qui touche la main de Marguerite en maxi gros plan de la mort qui tue. Moins subtil, tu crèves.
    Sokourov tue dans l'oeuf alors toute possibilité de poésie. Par contre son méphisto a quelque chose, physiquement dégueulasse il se déplace de manière peu naturelle, il semble fourbe et vicieux, seulement il n'en fait pas forcément grand chose. Le tout est noyé dans son image baignée de lumière au rendu tout sauf naturelle et dans des dialogues qui me paraissent assez vides.
    Je préfère la version de Murnau que j'ai vu il y a peu (même si je n'ai que peu de souvenirs finalement) qui me semblait être plus universelle, plus concise.
    Et pourtant le film de Sokourov dans sa singularité possède quelque chose que je ne saurai expliquer.
    Mais je suis très déçu, j'espérai enfin trouver un film (enfin c'est que le 3° que je vois) qui me fasse apprécier ce réalisateur. Mais ça ne semble pas être celui-là.
    Après je peux comprendre qu'on puisse apprécier les partis pris du film, mais ce n'est pas forcément mon cas sur toute la durée du film, et je trouve que ça n'excuse pas le manque de finesse parfois.
    anonyme
    Un visiteur
    1,5
    Publiée le 5 décembre 2012
    On aime sokurov ou on déteste. Moi j'ai aimé (mais alors vraiment !) un film et détesté tous les autres. Ce Faust fait hélas parti de la deuxième catégorie.
    lamalama
    lamalama

    Suivre son activité 1 abonné Lire ses 5 critiques

    1,0
    Publiée le 4 décembre 2012
    Un film verbeux sans grand intérêt, à part la belle photo présente. C'est trop psychologique pour moi, à la limite du film intellectuel qui n'est fait que pour les connaisseurs, comme une grande oeuvre d'art. Si vous n'en faites pas parti, passez votre chemin et laissez les autres parler du film pour vous.
    Moi je préfère les films plus sympas, moins flippants et intello
    JeffPage
    JeffPage

    Suivre son activité 29 abonnés Lire ses 534 critiques

    4,0
    Publiée le 2 décembre 2012
    Sokurov conclut sa tétralogie sur le pouvoir avec une libre adaptation de Faust. Comme a son habitude, il signe un film visuellement magnifique (le fruit ici de la photographie de Bruno Delbonnel), rendant chaque image superbe. Mais le travail sur l'image ne s'arrête pas au couleur et au plan, il passe aussi par des effets sur l'image, rendant l'ensemble étrange et en accord parfait avec l'histoire. Les acteurs interprète leur rôle avec talent et on retiendra particulièrement l'interprète de méphistophélès qui semble véritablement vivre le rôle. Le scénario de son côté aborde cette histoire de façon étrange, ne faisant intervenir le pacte que dans les derniers minute laissant ainsi plus de place a la tentation de Faust. Au final, on a affaire à un film merveilleux, apogée du travail de Sokurov.
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

    Suivre son activité 609 abonnés Lire ses 3 619 critiques

    4,5
    Publiée le 28 octobre 2013
    Depuis 1926, toute adaptation cinématographique de la légende de Faust selon Goethe doit être vue à l'aune du chef d'œuvre de Murnau. Sokourov ne s'y est pas trompé qui par deux fois de manière explicite rend hommage à l'œuvre du maître de l'expressionnisme allemand. Tout d'abord à l'entame du film lors de l'approche aérienne du village de Faust inspirée des toiles d'Altdorfer et qui rappelle le voyage de Méphisto avec son disciple juchés sur le nuage qui les mène à la cité des plaisirs dans le film de Murnau. C'est ensuite une allusion à la fameuse scène allégorique où Emil Jannings enserre de ses larges ailes noires le village où il va répandre la peste retranscrite dans la scène qui suit l’enterrement de Valentin où la mère sermonnant sa fille pour s’être laissée aller au badinage avec Faust, déploie sa capeline menaçante au-dessus d’une Margarete renversée au sol. La géométrie des ruelles du village s’apparente aussi vaguement à celle tortueuse décrite dans l’oeuvre muette. Mais là où Murnau mettait en avant l’intervention divine utilisant les hommes comme des marionnettes pour dénouer les conflits entre les forces célestes, Sokourov ancre résolument son récit dans un concret qui ne permet plus à l’homme de se dédouaner à bon compte. A dessein, son Méphistophélès à l’influence davantage psychologique, prend l’apparence d’un usurier à la limite de l’infirmité qui se contentera le plus souvent d’orienter Faust dans les chausse-trappes destinées à faciliter la signature du pacte qui n’interviendra ici que dans la dernière partie du film. Chez Murnau la promesse de la jeunesse éternelle, absente chez Sokourov arrache très vite la signature de Faust interprété par un Gösta Ekman grimé en vieillard. Dès lors pas de doute possible, Sokourov décrète l’homme libre de mener seul son destin. C’est sans doute aussi pour suivre cette inclinaison que l’action a été transposée dans un XIXème siècle certes mal défini mais porteur du déclin accentué de l’influence de la religion sur les esprits . Reste le mystère des origines de l’âme humaine que Faust aidé de son assistant Wagner cherche en vain dans les entrailles des macchabées qu’il se fait livrer pour dissection par les fossoyeurs. Cette quête infructueuse doublée de l’obscurantisme qui l’entoure, matérialisé par les pratiques médicales barbares de son père médecin amènent Faust au bord du suicide. C’est l’usurier absorbant sans dommage la potion mortelle à sa place qui lui fera entrevoir la sortie des ténèbres par l’apparition dans un lavoir mi souterrain de la très cristalline et angélique Margarete jouée par une Isolda Dychauk filmée par Bruno Delbonnel (directeur de la photographie) le plus souvent dans des poses extatiques nimbées d’une lumière blanche saturée. Faust va comprendre au bout de son compagnonnage avec le disciple de Méphisto que c’est par l’action que l’homme doit se réaliser davantage que dans une vaine quête de sens comme il l’avait entrevue dans la lecture du prologue de l’évangile selon St Jean. Ayant rompu les chaînes qui l’entravaient, Faust dans un final tellurique gravit la montagne qui le mène à l’accomplissement de son destin après s’être délié du pacte en sacrifiant l’usurier qui voulait lui prendre son âme. L’armure qu’il enfile pour gravir la montagne est sans doute un hommage de Sokourov aux conquistadors du « Aguirre » d’Herzog qui escaladaient, Klaus Kinski à leur tête, la Cordillère des Andes à la conquête de l’Eldorado. Cette affirmation de la maîtrise de sa destinée par l’homme ouvre la voie à l’ère nouvelle du progrès scientifique et industriel pleine de promesses au XIXème siècle matérialisé dans le film par la création de l’homoncule par Wagner l’assistant de Faust .On comprend mieux dès lors pourquoi Sokourov a tenu à rattacher son « Faust » à sa trilogie sur les hommes de pouvoir. Si les interrogations qui parcourent son film diffèrent sensiblement de celles de Murnau, Sokourov comme le maître allemand a le même souci de l’esthétique et comme lui ses références inscrivent son œuvre dans le prolongement de celles des grands maîtres de l’art pictural. Le film présenté sur une image carrée s’inspire principalement pour les décors du village et des scènes en forêt du peintre Carl Sptizweg, un des principaux animateurs du courant Biedermeier. Sont aussi convoqués Altdorfer et Dürer (le lapin dans l’église) pour ce film qui 86 ans après Murnau offre une relecture très personnelle de l’œuvre de Goethe primée du Lion d’Or à Venise en 2011.
    Parkko
    Parkko

    Suivre son activité 109 abonnés Lire ses 2 020 critiques

    2,0
    Publiée le 26 novembre 2012
    Lion d'or à Venise, dans le classement des films de l'année des cahiers, ovationné par la critique... et si Faust n'était en fait qu'une grosse supercherie ? La première lecture, peut-être la plus intéressante, du film serait de voir qu'est-ce que Sokurov fait du mythe de Faust à travers ses différentes adaptations littéraires ou cinématographiques. Mais cette lecture m'échappe, faute de connaissances poussées sur ce sujet. En terme de cinéma, on a pas mal loué la beauté visuelle. Certes, il y a une réelle recherche artistique, les plans sont bien foutus mais c'est filtré à l'extrême à tel point que l'image trempée dans le café et oubliée sur le séchoir à linge est immonde sur 2h14, ce qui gache constamment le plaisir visuel qu'on pourrait avoir si c'était beaucoup moins trafiqué. surtout quand on est mitraillé de décors numérisés absolument dégueulasses qui nous font nous demander comment des trus aussi moches et grossiers peuvent se retrouver autant acclamer. Pour le reste, on ne peut qu'apprécier le talent de mise en scène de Sokurov, mais il aurait du calmer son chef op... Le film se suivrait par la force de sa mise en scène si c'était moins moche peut-être, mais du coup avec une histoire narrée de façon volontairement confuse, on en vient à se foutre complètement de ce film couleur vert pomme.
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 25 octobre 2012
    De Sokourov, j'aime un film sur deux, mais il faut bien avouer que son dernier film est un véritable chef-d'oeuvre. Revisitant le mythe de Faust, Sokourov ravive l’œuvre de Goethe en jettant, comme il le dit, un caillou pour qu’il roule le plus loin possible. Son caillou roule si loin que peu de films à venir ont de chance de le rattraper.
    stebbins
    stebbins

    Suivre son activité 392 abonnés Lire ses 1 747 critiques

    3,5
    Publiée le 24 octobre 2012
    Film éprouvant et imprévisible, le dernier Sokourov requiert même l'exigence de ses plus fervents admirateurs. Après une introduction déconcertante voire douteuse ( évoquant davantage les tapages d'un Terry Gilliam que les splendeurs méditatives du réalisateur des Voix Spirituelles...) l'intrigue faustienne se met lentement en place, étayée peu à peu par une esthétique des plus chiadées. Formidable magma sensitif - cadrages exigus, images distordues ou anamorphosées, format standard, couleurs laiteuses et direction artistique de rigueur - Faust selon Sokourov s'agit d'une étrange expérience visuelle qui s'affranchit d'une quelconque fidélité à l'égard du mythe original. Obvieusement le film affiche sa superbe au détour de plusieurs séquences ( les thermes, l'enterrement et surtout la scène du volcan aquatique ) sans totalement captiver sur le plan scénaristique. Ainsi le spectateur saisit par bribes le récit du métrage, forcément subjugué par la plastique d'un Sokourov en mal d'authenticité... Très beau, mais un peu décevant.
    Lapin-54
    Lapin-54

    Suivre son activité 7 abonnés Lire ses 137 critiques

    2,0
    Publiée le 15 octobre 2012
    Cette nouvelle version de Faust, est quand même bien déroutante et parfois dérangeante. La mise en scène mérite d'être regardée certes, mais que retenir d'un pareil film ? A se demander si ce n'est pas le réalisateur qui donne son âme au diable : céder aux appels de la mode.
    Jean-Luc Debord
    Jean-Luc Debord

    Suivre son activité Lire ses 9 critiques

    5,0
    Publiée le 27 août 2012
    Faust est l'un des films les plus aboutis que j'ai pu voir. Maîtrisé jusqu'à la nuance, au sons prés, ce film pourrait être l'application parfaite du Théâtre de la cruauté d'Artaud. On est englouti dans une même masse minérale et organique, saturée de sensations. L'émotion n'est pas pour autant négligée et elle surgit, inattendue, par exemple, simplement au détour d'un gros plan d'un visage, inoubliable. Faust, œuvre extrêmement ambitieuse et visionnaire (à la fois au sens de vision prophétique qu'au sens technique) est un monde en soi, dans lequel on peut vite perdre ses repères, aussi bien spatio-temporels que purement moraux. Cause à un montage qui surprend continuellement et la façon dont le réalisateur et son chef op' pétrissent littéralement l'image et le temps diégétique. On en sort épuisé mais avec la jouissance d'avoir assisté à un spectacle rare.
    xxTiGrOoUxx
    xxTiGrOoUxx

    Suivre son activité Lire ses 141 critiques

    0,5
    Publiée le 23 août 2012
    Un film qui : ennui, dégoûte, interroge, submerge de dialogues philosophiques, fascine par sa réalisation... Tout cela dans un même film! N'ayant pas lu l'œuvre, beaucoup de tableaux ont du m'échapper et si j'en reste à noter le film, le mécontentement gagne sur la fascination et la curiosité. J'ai difficilement supporter le verbiage permanent de ce film et ces scènes glauques. Très peu pour moi donc. Zéro pointé
    Julien T
    Julien T

    Suivre son activité 21 abonnés Lire ses 309 critiques

    1,0
    Publiée le 25 octobre 2012
    Je n'ai absolument pas accroché. Film vraiment original (pour ne pas dire bizarre). Trop étrange pour moi!
    anonyme
    Un visiteur
    0,5
    Publiée le 15 août 2012
    Je ne comprends pas l'engouement de la presse pour un tel film... L'ont-ils vraiment vu ? Est-ce chic de voir un film métaphysique ?!? C'est long, c'est verbeux, c'est moche, c'est glauque, le scénario est aléatoire... On ne retrouve que très peu l'histoire originale... Le réalisateur n'a gardé que les réflexions métaphysiques du livre... Le seul interêt du film a été de lire les critiques des spectateurs après le film (ceux qui n'ont pas aimé comme moi !) qui sont très fines et très drôles !!!! En tout cas, au moins je me souviendrai d'un tel film...!!!!!
    Ce film est pour un public très très averti...
    AlexTorrance
    AlexTorrance

    Suivre son activité 19 abonnés Lire ses 486 critiques

    3,0
    Publiée le 17 août 2012
    Mon grand regret concernant l’œuvre cinématographique dédiée à Faust, c’était de n’avoir pu voir la version de Murnau avant celle de Sokurov. Après visionnage, cet état d’esprit aura changé, faute d’avoir vu ce qu’il a été fait de l’œuvre de Goethe, qui a plus servi d’inspiration qu’autre chose. Sans avancer que cette nouvelle version du mythe de Faust soit plus ou moins bonne que l’histoire originale, il est nécessaire de voir ce long-métrage comme un renouveau de cette fameuse légende allemande. Par ailleurs, la première chose susceptible d’impressionner le spectateur demeure l’extrême minutie de Sokurov qui emplit chaque décor, chaque costume, chaque personnage d’une infinie grâce. En clair, les premières secondes suffisent amplement à instaurer l’atmosphère poussiéreuse dans laquelle semble baigner cette Allemagne du 19e siècle, parfaitement mise en valeur par le style pictural d’Alexandr Sokurov, unique en son genre. Ainsi, comme on avait pu le voir dans (le moyen) Mère et fils, l’image se trouve toute distordue, laissant place à une anamorphose peu banale qui ferait presque office de signature pour le réalisateur russe. Les couleurs jouent, elles aussi, un rôle fondamental dans le style visuel de ce Faust, s’adaptant à chaque climat, chaque décor ou même chaque matière. Cependant, si le style visuel du long-métrage serait presque exempt de défauts, l’authenticité du mythe même est apte à décevoir certains d’entre nous. En effet, malgré le charme certain de cette fable réinventée, il n’est pas exagéré de montrer du doigt le manque de risques pris par Sokurov. En déplaise aux fervents lecteurs du livre de Goethe, il n’y a ici point de Nuit de Walpurgis, qui emportait alors l’œuvre à des sommets de folie, parfois même jusqu’à l’incompréhension la plus totale. Voilà le grand problème de ce nouveau Faust. Ce manque de mystique certain. Cette rationalisation de l’essentiel qui conduit le Dr Faust non pas à recevoir la visite du démon dans son humble demeure, mais à aller chez ce dernier, dans une cave miteuse aux allures nettement louches. De fait, toute la difficulté qu’implique une adaptation de Faust semble ici annihilée, laissant place à une simplicité scénaristique décevante qui conduit parfois à l’ennui. De plus, on peut aussi reprocher au fameux pacte, unissant Faust et Méphisto, d’arriver bien trop tard dans le récit, laissant ainsi une impression de vide dans une certaine partie du long-métrage. Bien entendu, précédemment, j’ai dit que cette récente adaptation devait être prise comme un renouveau de la légende. Avancer tout cela concernant les lacunes du scénario relèverait alors du paradoxe. Pourtant non, car c’est plus par dépit que par choix qu’il faut voir cette œuvre sous un jour nouveau. Outre toutes ces qualités et défauts, il semble indispensable de parler du moindre acteur du film, ou plus globalement du moindre personnage, chacun étant plus ou moins fidèles à leur homonyme du livre original. Commençons par le commencement, c’est à Faust lui-même que revient une grande part du mérite. Ou plutôt Johannes Zeiler. Empli d’une mélancolie débordante, l’insatisfaction de sa vie de scientifique laisse au long-métrage une acide saveur de désespoir qui demeure jusqu’à très belle scène finale. Tous ces sentiments, on les doit essentiellement à la mine inflexible qu’arbore Zeiler tout au long du film, ainsi qu’à l’immense sang-froid dont celui semble faire preuve. Bien entendu, qui dit Faust dit le Diable. Et c’est à Anton Adasinsky d’occuper la peau de ce Méphistophélès en terre glaise. Monstruosité originelle ici subsistée par un pathétisme sans nom, qui pousse davantage à faire de lui l’incarnation de tous les vices qu’il est. Cette identité malsaine et lamentable est d’autant plus accentuée que le démon trouve refuge en la personne d’un usurier fort peu recommandable. Au-delà de ces deux protagonistes, il ne faut pas oublier la présence de Margarete, dont l’interprète – Isolda Dychauk – recèle l’immense beauté difficilement définissable d’une actrice de muet. Si la déception qui résulte de la réinvention scénaristique de ce Faust n’a d’égal que l’extravagante surprise de se trouver face à une telle beauté visuelle, on peut aisément constater que l’inspiration d’Alexandr Sokurov, issue des écrits de Goethe, n’a cependant rien d’un mauvais spectacle.
    Les meilleurs films de tous les temps
    • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
    • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
    Back to Top