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Un visiteur
3,0
Publiée le 11 décembre 2012
Si "Le Nom des Gens" était rafraîchissant et une vraie surprise, "Télé Gaucho" déçoit un peu. S'inspirant de l'histoire vraie de Télé Bocal, télé libre et indépendante des années 90, Michel Leclerc signe une comédie assez absurde. Son talent comique repose essentiellement dans la construction de ses cadres et la relation entre ses personnages et leur environnement (le coup des portes inutiles, le chameau en arrière plan, etc). Il y a également un vrai travail d'accessoirisation (que ce soit au niveau des costumes que des instruments de musique par exemple). Malheureusement, ça crie trop et ça gesticule trop. Maïwenn et Eric Elmonisno s'époumonent presque à chaque plan. C'est parfois drôle, parfois étouffant. Sara Forestier incarne avec talent, comme dans "Le Nom des Gens", une jeune femme lunaire, maladroite et attachante. Félix Moati aurait quant à lui gagné à être un peu plus impliqué dans son rôle. "Télé Gaucho" s'approche parfois dangereusement d'un "Télé Bobo", de par sa mise en scène (pastilles d'images en Super 8)et son récit quasi autobiographique (Leclerc faisait partie de Télé Bocal"). Le thème politique est assez bien travaillé. Leclerc pose une question et prend véritablement parti pour la cause politique qu'il défend (cela fait du bien, c'est assez rare dans un film français) : faut-il faire partie du système, le rejeter ou l'intégrer pour mieux le changer?
Source: Plog Magazine, les Critiques des Ours http://lescritiquesdesours.blogspot.fr/2012/12/tele-gaucho.html
ce qui m' a surtout amusé dans ce bon film au rythme soutenu et aux dialogues bien agréables et drôles ainsi que l'interprétation excellente de tout le monde ( sans en faire trop en cabotinage ) , c'est que j'ai moi-même vécu pas mal d'instants en ce lieu qu'était Goumen rue de Bagnolet entre 1998 et 2004) ou dans la cour intérieure nous avions donné les premières représentations des Gnun's , nous qui venions de la rue du dragon .C'est comme si on ouvrait un album de famille ou de copains et qu'on y retrouvait non sans nostalgie des êtres qui nous ont apporté et qui depuis ont disparu ou sont partis vers d'autres aventures ... alors rien que pour ça on y court , c'est culte !
Râté mais alors complètement. On ne peut pas s'empêcher de comparer ce film avec le précédent, Le nom des gens puisque Michel Leclerc a décidé de tirer sur la corde en restant dans le même état d'esprit. Et ouais mais ça marche pas. Fini la magie, l'originalité et la fraîcheur, y a plus rien. C'est pesant, mauvais, surjoué. Forestier et Le besco sont respectivement crispante et lourdingue. Elmosnino étant passable. C'est fatiguant ces singeries bref j'irai certainement pas voir le prochain film de monsieur Leclerc si toutefois prochain il y a...
Quelques - légers - sourires malgré son approche confuse et parfois lourdingue. Difficile de voir ou ce film veut en venir, une comédie bancal, un symptôme partagé avec les comédiens trop peu inspirée. Maïwenn et Eric Elmosnino parviennent à de rares instants à rehaussé le niveau, insuffisant dans l'ensemble. J'avais bien aimé le précédent long métrage de Michel Leclerc, dommage ...
Vraiment un excellent film. Rafraîchissant et d'actualité. Un réel moment de plaisir. Les acteurs sont bons et chaque personnage joue son rôle. Pas de surplus.
C'est bien dommage que Télé Gaucho soit aussi ennuyeux, et pour tout dire, parfois plat. La naïveté n'est pas toujours la bienvenue dans le cinéma, ou alors il faut qu'elle soit réellement soutenue de toute part, ce qui n'est pas le cas. Toutefois, Michel Leclerc a un regard lucide sur ce film qui traduit ses expériences de jeunesse. Des expériences désordonnées et effarantes, mais pleines de vie : c'est d'ailleurs le seul atout du film, qui parvient à transmettre la bonne humeur ambiante qui s'y dégage. Le reste du temps, on est loin de son précédent film, le Nom des gens, qui avait un vrai fond et surtout une direction dans le bordel généralisé et une folie réellement exubérante.
Le film met assez bien en scène les déboires auxquels ce groupe de gauchistes engagés fait face et déroule en parallèle plusieurs histoires plus personnelles qui rendent le film plutôt touchant par moments.
Beaucoup trop brouillon, ce long-métrage se caractérise surtout par son aspect étonnamment braillard et bordélique. Les acteurs en font tellement que ça devient plus agaçant qu’autre chose. Grosse déception.
J'y ai cru, vraiment j'y ai cru. Je suis allé voir ce film aujourd'hui à reculons, vu le nombre important d'avis négatifs laissés sur le site. Pour en rajouter une couche, je ne suis pas un grand fan d'Elmosnino et de Maïwenn et la B.A. présageait une énorme daube en perspective. Bref, rien ne m'emballait. Pourtant, une fois assis j'ai été accroché tout de suite par le charisme jeunet de Moati et l'ambiance délirante du film. J'ai adoré ce grand bordel chaotique et tous ces personnages guidés par la spontanéité, Elmosnino et Maïwenn inclus. Pendant une heure j'ai ri de leurs mésaventures, de leurs délires à deux centimes et j'ai trouvé très mimi le duo formé par Moati et Forestier. J'étais très agréablement surpris. Puis, est arrivé le démon de la comédie française : le final en forme de leçon de vie. Parce qu'en France on veut bien rire mais pas trop. Le plaisir doit faire place à la désillusion. Auguste doit tirer sa révérence et laisser entrer le clown blanc.... ça fait intelligent!!!!!Résultat 30 dernières minutes plombantes qui laissent un goût assez déplaisant et qui ont foutu en l'air le plaisir que j'avais eu pendant les deux tiers du film. Pourquoi tomber quasi systématiquement dans ce vice en France? Même en tant que récit initiatique, la fin de ce film n'en reste pas moins ennuyeuse et prout-prout. En plus, ce trop plein de sérieux génère un réel cataclysme! Ce qui était excessif chez ces personnages les rendait dans la première partie drôlement touchant mais dans ce passage de "pseudo prise de conscience de la dure réalité de la vie" qu'est l'épilogue, ils deviennent minables ou pathétiques. Klapisch avait réussi un truc pas mal au milieu des 90's avec le Péril Jeune. Drôle et dramatique, on devinait dès le début comment tout allait se finir. Son film annonçait de suite la fin d'une époque, un certain désenchantement. Il manque à Télé Gaucho la force métaphorique du Péril Jeune et les 90's ne sont pas aussi chargées symboliquement que les 60's ou les 70's dans l'inconscient collectif. Si le film avait gardé la même veine du début à la fin j'aurais mis 4 étoiles mais pour ce mauvais moment qui confond emmerdement et intelligence je n'en mets que 3.
Je m'attendais à un truc bobo genre LOL ou Les Petits Mouchoirs et finalement non ! Malgré des anachronismes difficiles à avaler qui marquent un manque de soin, de moyens ou d'idées dans la réalisation (voitures, tenues des flics...), le film est savoureux et le duo Elmosnino/Maiwenn y est pour beaucoup ! J'avoue j'ai ri !
Ce film est divisé. Une première partie de bonne qualité, un scénario fournit et concret, des personnages bien marqués, un certain humour qui reste bon enfant. Sans rentrée dans la démagogie ou autres clichés puérils, Télé Gaucho prend la direction du premier long-métrage de Michel Leclerc, Le nom des gens. Mais la comparaison s'arrête là. La deuxième partie est décevante. Le film traîne en longueur, il n'y a plus d'essence dans le moteur. Si l'idée du plan 4/3 était farouchement osé et jouissif, le fait de répéter les mêmes plan dans un même film l'ai un peu moins. La fin est décevante dans la mesure ou le film avait démarré sur une base dite "du n'importe quoi", dans le genre Kervern/Delépine, mais en imposant la patte Leclerc. La fin est plus "HT1", plus standardisé et l'audace fuit au réalisateur. C'est bien dommage.
C'est un film très drôle, avec des personnages truculents. Il n'y a que le rôle joué par Sara Forestier qui est un peu trop caricatural. Mais cette aventure est un peu tristounette au fond. Les combats gauchistes des années 70 sont perdus depuis longtemps dans les années 90, au moment où le film se passe. Et les militants gauchistes de ce film ne sont qu'une bande de rigolos caractériels, certes très drôles, mais sans talent, sans vision. Ce film raconte la fin du gauchisme, une fin en forme de pantalonnade. Les idéaux de la gauche sont devenus ridicules et anachroniques en cette époque ultra-libéraliste. Alors c'est drôle, mais tout de même, ça laisse un goût amer.
Le 3ème long-métrage de Michel Leclerc est sans aucun doute le moins réussi, après les excellents "J'invente rien", et "Le nom de gens". Ici, le réalisateur nous raconte sa vision autobiographique de l'émergence des "télés libres", en particulier son expérience active au sein de l'associative Télé-bocal. Comme souvent chez Leclerc, on retrouve une empathie teintée de dérision envers ses personnages, une galerie de gauchistes pétris de contradictions, sympathiques et déterminés. Mais "Télé Gaucho", sans doute volontairement, renvoie vraiment une image de bordel permanent, de film excessivement foutraque et brouillon. Si certaines scènes sont réussies (souvent dans le registre de l'émotion), l'humour est franchement inégal, voire lourd, avec des personnages sans intérêt (Adonis, Bébé...) et une Sara Forestier agaçante dans son auto-caricature du "Nom des gens". Néanmoins, il se dégage de "Télé Gaucho" une atmosphère sympathique, et on va dire qu'une telle aventure valait sans doute bien un film.
Typique du cinéma français: de très bons acteurs, mais le tout globalement lourd. Même si quelques passages sont amusants, on a du mal à accrocher à ce film assez anachronique, et assez plat au niveau de l'image et de la manière de filmer. Quel est le point de vue du réalisateur? Le message ne passe pas.
Fort de son succès avec Le Nom des gens, Michel Leclerc revient traiter de politique avec humour et bonne humeur, en parlant de sa propre expérience dans Télé Gaucho. Télévision locale, cette dernière a pour but de montrer les inégalités du pays et de défendre les causes qui leur semblent justes.
Télé Gaucho est un film qui se revendique sympathique (et il l'est), mais ne vise pas plus haut. Volontairement brouillon et sans réelle profondeur, on suit cette histoire ayant le désir de montrer le côté bordélique et insouciant du parti de gauche, où certains sont en désaccord sur leurs principes. Porté par des acteurs qui se font plaisir (Elmosnino, Maïwenn) ou des révélations (Moati), le récit arrive à trouver une certaine justesse.
Souvent très drôle par des situations cocasses ou des personnages hauts en couleur, on regrettera cependant le jeu de Forestier, calqué sur son interprétation dans Le Nom des gens. Totalement allumée, elle en fait un peu trop pour que la pilule puisse passer. Par ailleurs, nous avons l'impression que les relation familiale et amoureuse du héros n'ont pas forcément leurs places dans le film, car elles sont plutôt ennuyantes et parfois même un peu lourdes.
Mais au-delà de l'aspect politique, c'est bien évidemment la télévision qui est visée, à juste titre. Car vingt ans après cette période d'insouciance et cette volonté de changer l'image des médias, la télévision est toujours aussi désolante. Et c'est peut-être finalement vers ce point qu'il faut se tourner pour comprendre en quoi Télé Gaucho est judicieux.