L'Apollonide - souvenirs de la maison close
Note moyenne
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326 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 25 octobre 2011
La première partie du film est très intriguante et plutôt réussie : le quotidien d'une maison close au début du siècle, à mi-chemin entre onirisme (ambiance ouatée, déaclages narratifs, etc) et naturalisme (le quotidien des filles, l'irruption de la violence). A ce stade, le film pourrait se faire conte horrifique ou plongée dans l'intériorité mentale d'un groupe (à la manière de "Picnic at hanging Rock" de Peter Weir). Malheureusement, Bertrand Bonnello opte pour... rien. Il continue de dérouler son catalogue de belles images (transformant le beau mystère du début en un agaçant maniérisme - des filles qui dansent à moitié nues sur les Moody Blues, c'est tellement classe, n'est-ce pas), et passe d'un personnage à l'autre sans s'apesantir, malgré le talent indéniable de ses comédiennes (point de psychologie ici, nous sommes d'avantage dans l'installation). Bref, il se regarde filmer. Et le film de devenir un dispositif très joli mais finalement assez vain. Et ce n'est pas une fin de petit malin qui viendra changer la donne. L'Emotion esthétique finit par s'émousser et nous laisse face à un vide narratif.
fifnettes80
fifnettes80

12 abonnés 35 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 novembre 2011
Je me suis ennuyée ... je trouvais le sujet du film intéressant mais le film s'englue vite dans cette histoire de prostitué qui sourit ... j'attendais plus révolte peut-être ... les flash-back dans ce film sont pour moi inutiles voir même ils handicapes le mouvement.
Dommage.
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 septembre 2011
Ce film est un choc...On peut en sortir bouleversé....Effectivement il y a atteinte à la femme dans ses maisons closes qui sont clairement destinées au plaisir des hommes...Le film rend le propos sordide...Sous couvert d'esthétisme il invite à une réflexion profonde sur l'essence et le devenir de la prostitutionLa femme qui rit, victime d'un maniaque qui lui taille les joues avec un poignard revient comme un refrain hanté le spectateur et sa conscience..L'ambiance feutrée du bordel galvaude toute dignité humaine...Qui vient se réfugier ici ? des hommes seuls, des âmes en peine, une humanité veule souvent plus en quête d'affection que de plaisir..Le film dérange, ces jeunes filles qui se baignent dans du champagne narguent la décence et l'intelligence...Peut être faudrait il autre chose que des bordels pour soulager l'humanité, il y a du glauque, du désenchantement à chaque sourire, à chaque parole....Le dialogue est important reste un peu la morale de ce film convaincant qui se termine par un plan interrogateur sur la prostitution contemporaine, au grand air c'est la même misère...Je conseille malgré une certaine longueur...
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 septembre 2017
Un excellent film français sur la prostitution. De bonnes actrices talentueuses interprètent des femmes qui pratiquent le plus vieux métier du monde. Un bon huit clos sur la pratique du sexe au XIXe siècle et au XXe siècle.
willycopresto
willycopresto

150 abonnés 1 384 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 mai 2014
Un film très intéressant et non conventionnel : intrigant parce qu'il n'y a pas d'intrigue ou d'histoire sinon la vie d'une maison close comme il y en avait encore il n'y a pas si longtemps, avec ses joies, ses contraintes, ses malheurs, ses incertitudes, ses examens médicaux... Et la description d'un milieu carcéral finalement même si les prisons étaient dorées : on n'en sortait que de temps en temps pour aller prendre le frais à la campagne. Evidemment, un tel film eut pu donner lieu à une débauche d'érotisme et d'étalage de chair fraîche féminine : celui qui regarde ce film pour celà sera déçu car il y a de superbes nus féminins, avec tout ce qu'il y a de potelé comme on les aimait avant l'avènement des mannequins longilignes, mais ici, la nudité féminine même intégrale est traitée avec beaucoup de fraîcheur comme jadis les photos de David Hamilton : le flou n'est pas dans la photo mais dans l'espèce de spontanéité naïve des filles accumulant pourtant tous les vices : sexe, drogue, cigarettes, alcool, hantées par la crainte d'être enceintes ou atteintes de MST
A propos de photos, les prises de vues sont splendides, tout comme l'accompagnement musical. Et l'on passe plus de deux heures à être spectateur privilégié sans s'en rendre compte. On a eu beau fermer les maisons closes, la prostitution exercera toujours...
Willycopresto
zhurricane
zhurricane

96 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 mai 2012
Vraiment une très bonne surprise. Si il faut 45 minutes pour que le film soit plus que "pas mal" se film est très bon,voir plus après ces 45 premières minutes. Se qui est fort c'est que le film évite les clichés sur les prostitués,et rend les prostitués humaines,se sont des femmes très fragiles. Les décors sont vraiment splendides,le panel d'actrices est super(désolé je ne connais pas la plus part). Le film montre aussi les hommes qui sont fragiles. C'est donc un film remplis de tristesse,beaucoup d'émotions traverses ce film, un film tout en sensation. Et que dire de l'actrice qui joue la défiguré,grande classe. Bref très bon film un peux long, mais qui met du temps à vraiment démarrer.
Manu711
Manu711

79 abonnés 850 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 juin 2012
Sulfureux huis-clos, mais pourtant pas vulgaire, j’ai décidé de regarder ce film présenté à Cannes en 2011, qu’est l’Apollonide. Je n’en attendais pas grand-chose, je l’ai plutôt regardé par curiosité (on peut aussi penser par perversion, mais non, même pas). J’ai trouvé qu’au final il n’en ressort pas grand-chose, je veux dire qu’en ce sens le film est un peu vide. Mais c’est pourtant très intéressant à regarder, la mise en scène est délicieuse, les actrices parfaites, les décors sublimes. Mais ce qui m’a gêné c’est un peu cette absence de scénario, bon oui il y a bien l’histoire de la femme qui rit, et de la petite de 16 ans qui arrive, mais j’ai plus l’impression que le film s’efforce de décrire comment fonctionnait une maison close à l’aube du XXe siècle. Ca demeure donc assez contemplatif et il n’y a pas vraiment d’intrigue à suivre, ni même de dénouement à attendre. Mais bon c’est joli à voir, la musique est très belle, ça se laisse parfaitement regarder. Et c’est même légèrement émouvant.
The Claw
The Claw

71 abonnés 727 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 mai 2014
Un film assez curieux. Quelques scènes très intéressantes, car étranges avec un certain côté macabre et cauchemardesque. Mais dommage que la majeure partie du film soit constitué de dialogues inintéressants et chiants. Ce que j'ai beaucoup aimé en revanche, c'est la bande son, qu'elle soit soul, classique, blues... elle crée des anachronismes bien sympathiques dans le film. Et la fin énigmatique m'a bien plu également. Pour les curieux.
hpjvswzm5
hpjvswzm5

52 abonnés 459 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mars 2014
Avec la sortie prochaine de son Saint Laurent qui sera à coup sûr bien meilleur que le projet concurrent (pas dur), et après avoir vu son cours métrage Cindy the Doll is mine que j’ai beaucoup aimé, je me suis enfin décidé à voir un des longs métrages de Bonello et pas des moindres. Il faut dire que le court donnait envie, surtout grâce à sa fin qui montre que Bonello fait une putain d’utilisation de la musique dans ses films (mais ne vous inquiétez pas, là c’est pareil).
Que dire, si ce n’est que je suis venu, j’ai vu, et que j’ai adoré. Dès la première scène c’est un régal, putain voir ça et se dire « les mecs, on a là un putain de réalisateur, une putain de mise en scène, des putains d’actrices (et acteurs aussi tout de même) ! », ça fait drôlement plaisir. Parce que oui Bonello c’est vraiment un putain de réalisateur, ce mec a tout compris. Ça me fait doucement rire de voir tout le monde comparer le film à la série similaire sur Canal. Je veux dire je ne la connais pas, mais si elle a ne serait-ce qu’une once des qualités du film c’est un miracle. Alors lui être supérieure ! Qu’est-ce qu’il faut pas entendre. Bref, pour en revenir à la première scène elle est très belle, on a déjà là une magnifique ambiance qui ne nous quittera pas tout le long. C’est vraiment très prenant, hypnotisant, un peu comme le Lynch (le côté WTF en moins).
Le film raconte la vie d’une maison close, de ces filles qui s’aiment toutes, qui sont solidaires entre elles, qui éprouvent de la peine quand une est triste et de la joie quand elles sont toute joyeuses. Comme souvent lorsqu’on rentre dans un univers inconnu, une nouvelle recrue sert de vecteur pour nous le faire découvrir. Ici aussi on découvre la vie au ranch, les habitudes à prendre, on entre dans la communauté. Et malgré ce que j’ai entendu je ne trouve pas que les filles ne soient pas individualisées, au contraire, elles ont toutes leur caractère, les clients habituels, leurs anecdotes… Mais ce qui marque surtout, c’est la beauté infinie qui se dégage du film. Bordel, que c’est beau. Je parle ici autant formellement que sur le fond. On a des scènes géniales, comme ce champs/contrechamps tout bête entre Lvovsky et la nouvelle lors de son entretien, les plans sont longs, la scène magnifique et ce n’est pas la seule. Bonello filme magiquement toutes ces femmes, ces moments de sensualité triste, il film admirablement bien la tristesse, je pense qu’on a tous été marqués par la fin où la juive pleure des larmes de sperme. Et bien sûr il y a cette scène sublime avec Nights in White satin, un moment de grâce et de tristesse absolu. Clairement une des plus belles scènes qu'on ait vu en 2011. Quand je disais que le réalisateur utilisait la musique et les chansons à merveille (surtout que c’est lui qui s’en charge de a à z). La chanson est déjà magnifique en soi, alliée aux images c’est juste parfait.
Finalement, si le film est si beau c’est qu’il est vrai, du début à la fin. Comme je l’ai déjà dit, on sent l’amour réel existant entre les filles, le film est loin d’être glacé, il y a ce très beau moment où elles sont en sorties, rient beaucoup en se racontant des conneries, du genre Céline Sallette qui fait parler un tatouage sur sa cuisse, et se foutent à poil en sautant dans le lac toutes ensemble. C’est une très belle scène, très vraie justement. Et tous les personnages sont bien écrits, même les hommes sont humains, s’attachent à certaines putes, comme le mec qui écrit à Julie pour lui dire qu’il l’aime mais ne peut plus venir à cause de sa maladie. Et il y a bien sûr la juive, qui est presque le personnage principal, et qui transmet tout le long du film par son visage ce côté très humain et très triste, ce côté clown triste. La fin va dans ce sens.
C’est donc un film que je trouve magnifique, sensuel, d’une beauté infinie, réalisé par la main d’un dieu, et finalement très humain et très triste. Après avoir vu ça, on peut clairement se dire que Saint-Laurent risque d’être une bombe absolue ! (et tant mieux, vivement qu’on refasse le portait du film de Lespert).
Stephenballade

455 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 avril 2016
Bon eh bien, je dois l’admettre, je dois avouer que je me suis laissé berner par l’appréciation du programme télé du 25 novembre 2015 sur Arte. Au vu de ses nombreuses nominations et de ses trois récompenses, je ne comprenais pas bien pourquoi ce film ne semblait pas connu. Maintenant je sais ! Je sais, et pourtant je n’étais pas spécialement inspiré pour écrire une critique, ce qui explique mes quatre mois de retard. Bon, je ne suis guère plus inspiré aujourd’hui, mais je ne peux m’empêcher de faire le parallèle entre le vide de mon appréciation écrite et le vide du film. Lors du passage du XIXème au XXème siècle, "L’apollonide – Souvenirs d’une maison close" est un huis-clos en apparence froufroutant qui aurait pu amener des histoires croustillantes et dramatiques, mais qui s'avère n'être que le récit d'un cheminement des prostituées enfermées dans une cage luxueuse vers le même destin que celui des fleurs qui se fanent doucement. Loin, très loin des critères de beauté actuelle aux tendances anorexiques, on a beau avoir affaire à un groupe de filles aux différentes personnalités, l’ensemble est terne et manque cruellement de sensualité. Un comble pour un film sur une maison close. Certes l’intégration dans les années 1900 est bonne grâce aux costumes (césarisés en 2012) et aux décors (nominés à la même cérémonie des César), mais c’est tout ce que je retiens de vraiment positif, en plus de la prestation d’Iliana Zabeth, une jeune comédienne très agréable à regarder, aussi bien nue qu’habillée. Mais ça ne suffit pas pour faire un film, malgré un scénario jusque-là très peu exploité. Qu’avons-nous en dehors du déclin de ces femmes et des maisons closes dans un monde qui change ? Rien d’autre spoiler: , mis à part la scène choquante de l’exploitation de la fille défigurée par son perpétuel sourire tragique devant toute une assemblée
. Ce qui frappe d’entrée, c’est l’extrême lenteur, et on se demande très vite de quoi le réalisateur va nous parler. Désarçonnés par des flashbacks en tout début de film, et qui reviendront peu à peu complétés tout au long du film, nous attendons des réponses et un fil conducteur accrocheur. Une heure plus tard, à la moitié du film, nous ne savons toujours pas où Bertrand Bonello veut en venir, et le traitement est si mou que l’ennui qui nous a enveloppé très tôt ne nous quittera plus jusqu’à la fin. Personnellement, je garde plus de souvenirs de la photographie, dont les clichés ont été permis par une esthétique soignée de la mise en scène. C’est souvent théâtralisé, mais en phase avec les vraies fausses pudeurs de l’époque. Malgré cela, les filles de joie ne sont pas en joie du tout, évoluant dans un espace si glauque que le spectateur peut être pris d’envie d’aller prendre l’air en dépit d’une nudité quasiment omniprésente, une envie qui sera encore plus stimulée par une fin hors du temps. Déjà qu’une musique totalement anachronique interpelle fortement… Mais si vous avez deux heures devant vous pour contempler une peinture des années 1900, allez-y.
reggie miller
reggie miller

183 abonnés 69 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 octobre 2011
esthétiquement : 5/5 mais d'un chiant à peine soutenable !
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 septembre 2011
Un Film d'un rare esthétisme . Dune beauté tragique tant cet esthétisme poussé à son paroxysme est là pour servir le film et sa dramaturgie . Un film en guise d'hommage à l'un des plus vieux et plus difficile métier du monde . Un film émouvant tant il montre le côté obscur et glauque que devait être la vie dans les maisons closes aussi luxueuses soient elles . Sans oublier la scène finale pour nous ramener à la réalité guerre plus reluisante d'une autre prostitution .
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 24 septembre 2011
Avec L'Apollonide, Bertrand Bonello dresse le tableau d'un maison close à la fin du XIXe siècle. Au sens propre tout d'abord, tant chaque plan est soigné, de la recherche du cadre à sa structure, en passant bien sûr par un magnifique travail sur la lumière. Mais au sens figuré également, Bonello cherchant plus à retranscrire une ambiance, à travers des tranches de vies, des instants volés au sein de cet établissement. On pourrait presque parler de L'Apollonide comme d'un docu-fiction. Et de ce point de vue, le réalisateur réussi parfaitement son entreprise, retranscrivant parfaitement ce que devait être la vie à l'intérieur d'un bordel. Sans jamais prendre parti, ni verser dans l'érotisme, il décrit les difficultés et parfois les joies de ce milieu.

Oui mais voilà, au final ressort essentiellement la monotonie qui devait régner dans cette Apollonide. Certes le film retranscrit admirablement ce sentiment d'être coupé du monde, et d'éternel recommencement du métier de prostitué, cette impression (non sans fondement) qu'elles ne sortiront jamais de cette "prison", mais Bonello semble oublier qu'on est au cinéma. En délaissant toute trame dramatique et émotionnelle, le réalisateur finit par perdre son spectateur qui commence à trouver le temps long. C'est bien dommage car tout le reste de l'entreprise est particulièrement brillant.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 juillet 2012
Cette oeuvre nous entraine directement dans une maison close du XIXè à l'avenir incertain avec une aisance déconcertante. La reconstitution des décors de l'époque est formidablement réussie, donnant au film une dimension envoûtante, surréaliste. L'oeuvre nous fait vivre le quotidien d'un groupe de prostituées, toutes unies pour la même cause. Ce quotidien se divise en 2 grandes parties : la première, toute l'étape de préparation de chaque grand soir. Nous les voyons rire, pleurer, dans leur intimité, loin des regards des hommes. Nous les voyons mises à nu, leur personnalité dévoilée au grand jour, comme si ces femmes avaient une histoire "comme les autres". L'autre partie, à l'opposée, plus sombre, est celle de la métamorphose. Ces filles doivent faire leur boulot, se mettent dans la peau de quelqu'un d'autre, de quelqu'un qui doit être désirable à son client. Certaines y prennent du plaisir, d'autre moins, certaines se font violer, d'autres deviennent amoureuses de leur client et espère qu'un jour il rachètera les dettes, certaines se soumettent à la volonté du client aux idées malsaines, d'autres préfèrent imposer les leurs. Certaines attrapent des maladies, et en meurent. On constate qu'en présence de ces hommes (y compris le médecin), leur vie se réduit à ouvrir leur cuisse. C'est pour cela que la journée est une délivrance, car elles peuvent enfin être elles-mêmes.
Mais tout ce qui se passe dans ses chambres sombres, restera à l'intérieur de la maison, et ne s'échappera pas de ses portes. Voilà le quotidien tragique de ces femmes, qui pour la plupart ont choisi ce destin.
Ce qui est remarquable, c'est la solidarité que doivent faire preuves ces femmes. Comme rien ne sort de la maison, chacune possède l'état d'âme de l'autre (ça se dit ça ??? ).

Bonello nous transmet un message universel, et raconte sans juger. Tout est exposé avec une certaine neutralité. Tous les hommes ne sont pas méchants, non, les hommes sont des hommes, parfois cruels, parfois justes. Il n'y a aucune dénonciation de la prostitution, car c'est un métier immortel, il existe depuis toujours (cf dernière séquence). La volonté de caser des musiques des 60's dans un contexte plus ancien renforce cette intemporalité.

Pour la réalisation, je l'ai trouvé à la fois très sobre et très soignée. Les jeux de lumières sont assez fabuleux. Et quelques moments m'ont vraiment fait frémir, comme par exemple beaucoup de séquences (le rite après de la mort de la fille) qui sont magnifiées par la musique.

Pour les défauts, je reprocherai au réalisateur de n'avoir pas totalement réussi à nous attacher aux personnages, individuellement parlant. Du fait peut-être d'un trop grand nombre de femmes et d'une narration trop éclatée. Il y a à la fois trop de querelles, et aucun réel but. Mais cela ne m'a pas choqué non plus, car le sujet était surtout de suivre ce groupe dans leur quotidien et d'en faire une histoire à caractère universel. Y a aussi quelques flashback qui marchent assez moyen, des plans symboliques assez bof (la femme qui rit qui pleure du sperme ? Bof, j'ai trouvé un peu lourd)

Bon j'ai vu d'après les posts précédents qu'il y avait beaucoup de références au cinéma français, je suis un peu trop inculte pour les avoir remarquées. Mais ça ne m'a pas empêché d'avoir apprécié ce film, qui fait partie du top 3 des meilleurs films français de l'année. J'espère qu'il recevra au moins un prix aux césars, dont celui de meilleure photo.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 septembre 2011
Mise en scène très soignée, belles tenues et beaux intérieurs, actrices au sommet : ce film a beaucoup pour séduire. Le premier quart d'heure est d'une grande virtuosité cinématographique avec un effet de montage rarement vu au cinéma. La camaraderie et la solidarité entre femmes sont au cœur du film (ce qui explique le contraste final avec les trottoirs des prostituées solitaires d'aujourd'hui). Mais cela reste un X-ième film sur les maisons closes des années 1900. Bunuel avec "Belle de jour" et Godard avec "Vivre sa vie" en disent plus sur cet univers. Donc à vos DVD !
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