Avis : L'Apollonide - souvenirs de la maison close - Page 4
L'Apollonide - souvenirs de la maison close
Note moyenne
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Un visiteur
4,0
Publiée le 10 avril 2012
Très bon film , l'ambiance est parfaite , Les actrices sublimes de talent , à n'en pas douter l'un des meilleurs films de 2011 . Choix osé de musique mais tout à fait dans l'air de ce temps .
Mais qu'est-ce qui peut plaire à un public cinéphile dans ce film ? Le sujet genre porno-soft ? L'atmosphère bourgeois-de-province en mal de sensation nouvelle ? Le son est mauvais voire très mauvais, la musique des années 70 est à contre courant de scènes sensées se passer au début du 20ème siècle, une fausse intrigue, un scénario indigent, un montage approximatif, une réalisation lente, lourde. Passant, passe ton chemin, il n'y a pas grand chose à voir dans cette maison close. Heureusement que je suis un inconditionnel de Céline Sellette : c'est elle qui m'a fait rester jusqu'au bout de la projection...
La singularité du film réside à la fois dans le refus du cinéaste de porter un regard sommairement moralisateur sur la prostitution et dans celui de verser dans la célébration nostalgique et pittoresque des-maisons-closes- d'antan- avec tout ce que cette vision charrie de relents nauséabonds. Le regard de Bonnelo s'attache - et c'est l'extraordinaire puissance du film - à mettre en scène dans le même mouvement,le ballet des rituels raffinés et feutrés qui masquent à peine la violence des rapports de classes et de genres . Comme en echo à cette circulation unilatérale du désir Le film saisit également très bien les liens de solidarité et d'amour que cette communauté de femmes tisse à l'intérieur d'elle meme. l'Appolonide est un eblouissant poème léthargique et funèbre
Je sais pas bien quoi dire sur ce film, l'histoire est intéressante et prenante, l'univers est envoûtant et captivant, la vie dans une maison close, jamais dans le film on ne verra le monde extérieur, on est concentré sur les drames, joies, peines, malheurs de ces prostitués, prostitués toutes incarnés par des actrices impeccables, aucun reproche à leur faire, les décors et surtout costumes sont eux aussi irréprochables, la réalisation est soigné, la mise en scène maîtrisé et la bande son bah pas mieux, maîtrisé aussi. Je vais pas épiloguer, l'histoire est intéressante, les personnages sont bien travaillés et esthétiquement c'est très bon donc pourquoi se priver.
Le sujet de "L’Apollonide : Souvenirs de la maison close" a beau être très glauque, le film ne l’est jamais et cherche au contraire à dénicher la vérité et la beauté dissimulées dans un tel endroit. Bertrand Bonello refuse ainsi tout misérabilisme sans pour autant éluder les bas de l’existence. Il y a en effet beaucoup de tristesse entre les murs de l’Apollonide, mais aussi des moments de joie qui surviennent grâce à l’entraide sincère entre les prostituées. Ce monde cloisonné devient de ce fait presque agréable alors même qu’il constitue en vérité une prison : la magnificence des lieux et la beauté des costumes feraient presque oublier la terrible condition des femmes y logeant, mais la mélancolie résidant dans leurs regards et leurs sourires se charge de la rappeler. Les cicatrices de Madeleine forment d’ailleurs un sourire ironique et terrifiant faisant de cette femme l’allégorie même de la prostitution, cette pratique consistant à simuler l’amabilité et le plaisir alors que tristesse et fatalisme sont les seuls vrais sentiments éprouvés. Malgré tout, la sympathie entre putes et clients émerge de temps à autres, mais on s’aperçoit finalement que seule l’amitié entre prostituées compte, lors d’une scène bouleversante les montrant entourer de leurs bras l’une d’entre elles, spoiler: vaincue par la syphilis . La musique, utilisée avec parcimonie mais judicieusement, prolonge le regard du cinéaste en accompagnant ces âmes dans leurs moments de détresse. Quant à la fin, elle est aussi inattendue que parfaite.
Un très beau film, admirablement mis en scène et joué avec beaucoup de sensibilité par l'ensemble des actrices, mais aussi par des comédiens remarquables (Nolot en tête). La vie comme elle pouvait être à cette époque, avec ses joies et sa cruauté. L'utilisation d'une musique moderne, loin de rebuter le spectateur, permet de créer une proximité émouvante entre les personnages (la chanson-phare de Mighty Hannibal est sublime).
Accusé (souvent à raison) de pratiquer un art cérébral qui peine à s’incarner, Bertrand Bonello franchit une étape décisive avec cette Apollonide qui parle bien moins à l’intellect qu’aux sens du spectateur. En nous plongeant au cœur de ce véritable gynécée, le cinéaste rend à la fois hommage à toutes ces femmes, sans oublier la dimension puissamment érotique d'un tel lieu, ni son corollaire, à savoir des destins souvent tragiques, et accessoirement sordides. Dans des décors superbes, nimbés d’une lumière travaillée qui fait ressembler chaque plan à une toile de maître, le film parvient à étonner et même à se renouveler, alors même que le scénario tient en peu de choses. Tout ceci est soutenu par un casting exceptionnel mené par l’excellente Noémie Lvovsky. On a ici tout le gratin des jeunes espoirs de demain en matière d’interprétation féminine. Et puis, tout en s’éloignant d’un certain réalisme, Bonello n’en décrit pas moins parfaitement les maisons de tolérance de cette époque. Un bien beau film, parfois dur, mais fort.
De très beaux personnages, très belles nudité mais à part ça beaucoup d'anachronismes!! On s'ennuie beaucoup, les scènes de la "femmes qui rit"sont horribles!!!!
Une fenêtre ouverte sur cet univers des maisons closes de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, c'est presque baudelairien ! Les actrices sont justes, la mise en scène bouleversante et hypnotique, qui laisse parfois deviner comme une atmosphère exotique nichée au coeur d'un monde pourtant proche de la société de l'époque. C'est secret et simultanément dévoilé, les actrices sont remarquables, et la mise en scène exceptionnelle. Un excellent film qui restitue bien une certaine image des maisons closes et des conditions des jeunes femmes qui y vivaient. Chaque personnage est riche, complexe, l'univers ainsi créé fascine et repousse, la subtilité du récit se niche dans ces personnages, qui apporte tous quelque chose de bien particulier. Un regard intelligent sur un contexte et une époque qui donne à réfléchir...
La vie de 12 prostituées dans un bordel de luxe fin 19e siècle. Si le film est esthétiquement parfait, le film tourne en rond et manque d'émotion et de progression dramatique.
L'empire des sens s'enflamme et se dévoile. La beauté des femmes est montrée comme une innocente , une adolescente qui se perd dans les désirs fous des hommes. L'homme n'a qu'un seul désir : assouvir son plaisir. La femme lui ouvre sa fleur. Mais il veut en plus. Il en demande trop. La femme est une prostituée sans foi ni loi. Sauf celle du plaisir , de la jouissance de l'instant présent.
Un film ennuyeux, mortifère, oui. Esthétisant, un brin. Mais quelque chose bouge là-dedans, dans ce paysage désolé. Mérite un détour, comme dit le guide Michelin.
Le rythme extrêmement lent. Il donne l'impression de jamais commencer. Il n'y a pas d'actions et le film ne s'attarde pas non plus sur les différents personnages. Au final, on ne reconnaît à peine quelques filles. En plus d'être assez répétitif, le film revient plusieurs fois sur les mêmes scènes. Le scénario mise beaucoup sur l'ambiance mais sans substance.