L'Apollonide - souvenirs de la maison close
Note moyenne
3,2
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326 critiques spectateurs

5
33 critiques
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59 critiques
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84 critiques
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65 critiques
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43 critiques
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JCOSCAR
JCOSCAR

131 abonnés 1 100 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 septembre 2011
L'Apollonide - souvenirs de la maison close est un drame ennuyeux et trop long. Dans un décor feutré mais terne comme le scénario sans rythme à part quelques dialogues ne donne pas envie d'une réouverture de ces lieux tant décris. Une déception...
Seemleo
Seemleo

80 abonnés 888 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 août 2012
Une oeuvre singulière mais parlante : la mise en scène et le montage souligne la misère morale et la vie quotidienne, vide et triste des pensionnaires de la maison close. En dehors du drame couvant les cinq premières minutes, le film est une suite de scènes sans chronologie distincte, reliées uniquement par l'unité de lieu. Le spectateur partage le malaise et le désespoir de cette vie répétitive, nocturne, fermée et aseptisée en apparence, accentué par une atmosphère, lorsque les clients débarquent, faussement joyeuses et fêtardes. Le contraste, entre ce monde ouaté et aseptisé en apparence, avec la dureté des conditions de vie (solitude, maladie, mésestime de soi, dépression) ressort brutalement de temps à autre. Un regard acéré, sans jugement et compassionnel. Intéressant.
Flying_Dutch
Flying_Dutch

78 abonnés 770 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 novembre 2011
Une photographie superbe et des actrices parfaites, c'est ce qu'on retient principalement de l'oeuvre de Bertrand Bonello qui cherche clairement à choquer son spectateur sans pour autant l'oppresser. Si on se perd souvent dans ses souvenirs, parfois désordonnés par une mise en scène qui peut s'avérer maladroite, on est fasciné par ces femmes et leur quotidien, à la fois beau et sinistre. Le film tourne clairement en rond, on ne sait pas où il veut aller ni pourquoi, on croit que Bonello veut nous perdre mais qu'il a aussi peur de nous perdre. Mais tout de même, il y a là une poésie indéniable.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 24 septembre 2011
Je n'ai vu qu'une grosse moitié de ce film dont la projection a été interrompue par une panne de courant de longue durée... Et tant mieux en fait, parce que ce film est hyper lent et passe à côté de ce qui pourrait nous intéresser : les relations entre les personnes dans ce milieu finalement peu connu. Il n'en est rien et on a droit à l'impression que tout le monde s'ennuie prodigieusement, les spectateurs en ce compris. Pas terrible, malgré des actrices qui font de leur mieux, mais faute de scénario... Je n'irai certainement pas voir la fin de ce film barbant.
seblecaribou
seblecaribou

43 abonnés 585 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 septembre 2011
Je suis assez peu friand de ce genre de films qui constituent plus une vignette représentative d'une époque ou d'un phénomène précis qu'une vraie histoire avec un début et une fin et des péripéties (pas besoins qu'elles soient palpitantes) entre les deux.

Par conséquent j'ai aimé les décors, la façon de cadrer, les actrices qui sont justes et plutôt belles ce qui ne gâche rien, ainsi que toute leurs parures. Par contre j'ai rapidement sombré dans une sorte de léthargie non pas due au rythme (si lent soit-il j'encaisse très bien) qu'à l'absence de réelle trame quelconque. On a vaguement un début de tension quand à savoir qui va se voir racheter sa dette, qui va choper quoi, qui va se sortir de la maison...mais au final rien de bien tangible.

Ah si fait notable (enfin en ce qui me concerne) c'est la première fois que j'ai trouvé l'utilisation de cases agréable à suivre; la plupart du temps je reste sur une parce que ça me soule d'en suivre plus, pour le coup j'ai trouvé ça bien utilisé...un peu maigre comme argument.

Donc bof...une demi-molle pour le côté tranche d'une époque sans histoire à raconter. J'aurais préféré que la maison close soit un décor, un cadre et non pas simplement le sujet du film.
Klem_Bauer
Klem_Bauer

43 abonnés 125 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 août 2012
J’ai essayé de rester objectif devant le film, de faire abstraction de son aspect ultra-élitiste pour essayer d’en apprécier les qualités, mais le problème, c’est que je n’en ai quasiment pas trouvé. Alors oui, le film a une qualité indéniable : son esthétique, pas parfaite mais réussie. Mais le problème, c’est que cette esthétique n’est au service de rien. J’ai essayé de chercher dans les moult critiques positives de ce film ce qu’il y avait de bon, je n’ai pas trouvé. J’ai du respect pour tous les défenseurs de cette œuvre, mais j’ai beau avoir lu toutes les critiques complètes élogieuses, je n’ai pas trouvé ce qu’ils apprécient. Oui donc apparemment Bonnello a ce don de filmer des chairs avec une grâce et une distance blablabla, ok, soit, mais au delà de cet aspect purement formel, qu’est ce qui a poussé ces individus à mettre ce film au niveau des meilleures productions de l’année ? Je n’ai pas trouvé. Bonnello semble apprécier la destructuration : dés la première scène, sympa mais qui tourne un peu à vide, réalité et rêves s’entremêlent, semant la confusion dans l’esprit du spectateur. Si cette confusion refera rarement surface par la suite, en revanche l’absence de réelle structure se verra dans une narration bien trop décousue qui engendre un rythme d’une terrible lenteur. Il n’y a pas vraiment d’histoire, et cela entraîne une conséquence extrêmement néfaste : aucun personnage (à l’exception de la femme qui rit et de celui de Céline Sallette) ne se démarque réellement, résultat l’empathie est inexistante. Peut-être que ca ne pose aucun problème a Bonnello, mais l’empathie (ou l’antipathie) pour les personnages est justement ce qui rend un film intéressant, ce qui capte le spectateur. Comment apprécier un film dans lequel le destin des personnages nous laisse indifférent ? Le problème posé par le traitement de Bonnello ne s’arrête pas là. J’ai beaucoup vu de remarques félicitant l’art de filmer les chairs de ces prostituées, mais justement, ce n’est pas le cas. La sensualité est totalement absente du film, ce qui est un comble dans un film sur la prostitution. Dans les scènes de salon, les prostituées en entreprise de séduction sont filmées avec bien trop de distance (et ce n’est pas le fait qu’elle fume dans un porte cigarette qui va y changer quoi que ce soit), et il en est exactement de même dans les scènes de passe. En outre, il y a également un parti-pris pour la pudeur dans ce film. Cette association d’absence de sensualité et de pudeur pose un souci car cela va globalement à l’encontre de certaines choses qu’aimerait montrer le réalisateur. Alors que celui-ci se complait dans l’étrangeté voire la violence sexuelle des hommes venant dans ces maisons, la pudeur rentre en totale contradiction avec ça. Shame justement savait extrêmement bien filmer les violentes scènes de sexe où le héros assouvissait des fantasmes (et des besoins) totalement formatés, et toute pudeur y était proscrite. Bref, ça ne fonctionne pas du tout. Autre touche esthétique singulière : le split-screen, tantôt inutile, tantôt bien utilisé dans la scène qui parle d’abêtissement des prostituées, avec l’association entre la décadence de certaines prostituées (Céline Sallette) et la répétition mécanique, a la manière des ouvriers dans Les Temps Modernes du métier de prostituée (Adèle Haenel qui couche avec un client de manière ultra répétitive, comme si la scène se tournait en boucle). En dehors de cette fulgurance, il n’y a plus vraiment de choses a sauver dans ce film, bien trop surestimé à mes yeux, affreusement chiant, et au néant thématique abyssal. Je finirai sur les actrices, inégales, avec la formidable Lvosky, les convainquantes Sallette et Barnole , mais hélas la terrible Hasfia Herzi, dont l’absence de grâce totale nous amène a nous demander ce qu’elle fait ici. Dommage qu’à trop vouloir faire un film bobo/élitiste, et donc déstructuré et dérangeant (trop d’effets dérangeants pour la provoc), Bonnello a livré une œuvre vide et vaine, qui n’a rien a dire.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 3 octobre 2011
C'est un "grand film raté" : plein d'ambition, très belle photo, bon jeu d'acteurs, mais l'auteur a voulu "rendre" l'ennui d'une maison close en faisant un film ennuyeux ! D'une part, pas sûr que l'ambiance des maisons closes ait été aussi tristes (pourquoi payer un bras pour aller voir des filles dépressives qui montent en râlant ?) Même si cette gaîté était artificielle (alcool, champagnes,; etc) elle était néanmoins réelle. Là, même les clients font la gueule, on se demande pourquoi ils fréquentaient ces établissements... ensuite il y a un pb avec le personnage de Pauline, présentée comme le personnage central (ou futur personnage central), qui, pfuittt, fait ses valises et disparaît en plein milieu du film, sans qu'on sache pourquoi... Sinon, très beaux décors, très belle photo encore une fois, mais personnages pas assez travaillés, quoiqu'intéressants et scénario flou et incertain. Dommage.
scrabble
scrabble

36 abonnés 467 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 octobre 2011
les images sont très belles, c'est filmé comme des tableaux, mais le film n'a aucune consistance. évidemment la vie des ces femmes est dure et triste.
Charles G
Charles G

35 abonnés 627 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 octobre 2011
La vie dans un bordel. On voudrait nous montrer que c'est dur, sale, usant, dangereux. On s'en doutait un peu... Et on nous montre quoi ? Rien. Enfin, rien, ou trop de choses. Mais rien ne reste, rien ne marque. Le film ne parvient pas à véhiculer la moindre émotion. Les scènes sont trop courtes, trop coupées, trop nombreuses. Les passages censés être choquants ont tous déjà été traités de bien meilleure façon. Au final, la seule chose de vraiment choquante dans ce film est le manque cruel d'inspiration, d'intensité, d'originalité. Les actrices ne sont pas excellentes non plus, et la réalisation est tout sauf remarquable.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 15 juin 2015
Il faut être prêt à s'engager dans une oeuvre totale, esthétisante, lente, oppressante, d'une mélancolie insondable. Sans doute, il faut être d'humeur un peu masochiste pour apprécier ce (très) beau film, à l'ambiance magistralement déprimante, mais sans épine dorsale scénaristique et aux ellipses parfois un brin déroutante. Qu'importe d'ailleurs cette absence d'intrigue solide, l'Apollonide se suffit à elle-même par ses actrices, ses décors, sa musique (anachronique mais judicieuse). Le générique du début est aussi simple que magnifique.
BURIDAN
BURIDAN

25 abonnés 201 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 mai 2014
Raffiné, décors sublimes, photographie parfaite, tout le monde semble s’accorder sur les qualités du film de Bertrand Bonello, réalisateur dont la filmographie tourne autour de la relation charnelle de façon quasi obsessionnelle (Tiresia, Le pornographe).

Corps alanguis, froideur des relations monnayées, vide abyssal, glacial de vies emprisonnées, sacrifiées, soumis à un voyeurisme de luxe!

L’esthétisme de pacotille, le truc pour faire « moderne » (les choix anachroniques de la BO, la scène finale), le ton presque idyllique de cet Apollonide biaisent ce FAUX DOCUMENTAIRE TOUT EN PAUSES, EN COURBES CHARNELLES, POUR SATISFAIRE L’INTELLO-BOBO ….

Sur la maladie, le fric, les contraintes physiques, les violences subies par ces esclaves dans ces bordels de luxe rien n’est dit ou presque…

Un film trop silencieux à l’image de cette Madeleine, plaie vivante, version féminine de «L’homme qui rit », émouvante, devenue proie et confidente…
Personnage magnifique...
Juste esquissé!

N’est pas Hugo qui veut !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 septembre 2011
Tres beau film, filmé à la perfection.
Souffre néanmoins de quelques longueurs.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 9 avril 2012
Un film vertigineux réservé aux amateurs de films profonds, dérangeants, percutants et qui mettent mal à l'aise de la 1ère à la dernière scène ! Ne plaira pas à tout le monde c'est certain...
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 septembre 2011
Esthétisant tendance baroque, quasi décadent (avec quelques coquetteries surréalisantes avant l'heure) : Bertrand Bonello nous livre ici une version fantasmée des bordels de luxe de la Belle Epoque représentés par son "Apollonide" de fiction. Dix filles publiques (dont une au sourire hugolien), une "Madame" (ancienne pensionnaire montée en graine, maintenant veuve de l'ancien tenancier et soutien de famille - Noémie Lvosky, excellente), des clients : tout y est pour promettre une reconstitution passionnante de ce monde clos si particulier. Mais si les décors, les images, sont bien au rendez-vous, on ne sait presque rien de la vie des pensionnaires et de leur cornac - et la forme, ultra soignée, l'emporte haut la main sur le fond, sur l'étude de moeurs espérée. Accablement et tristesse restent dominants chez le spectateur qui s'est (souvent) ennuyé pendant ces très longues deux heures et des poussières (et que dire de l'"épilogue", sur les "Maréchaux" de 2011 ?). Ces "Souvenirs de la maison close" ont donc tout de l'exercice de style vain et désincarné, un comble pour une histoire de chair !
Eric C.

301 abonnés 2 275 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 septembre 2018
Un film essentiellement d'ambiance à l'esthétisme très raffiné et pas du tout racoleur ou voyeur. Un érotisme très très soft filmé de manière très douce et respectueuse et qui montre la vie à l'intérieur d'une maison close bourgeoise de la fin 19 ème début 20 ème qui marque la fin d'une époque et de leur existence. Le film se concentre essentiellement sur la vie des filles de la maison ’chacune avec son histoire, ses petits événements, ses rires et ses pleurs, le tout filmé avec énormément de bienveillance et de tendresse. Un univers où dans ce film règne l'amitié mais surtout la solidarité et la fraternité de ces filles sans réel avenir et condamnée quasi volontaires à vivre dans ce milieu clos et entre elles, milieu finalement protecteur. Impossible de dégager vraiment une actrice tellement elles sont toutes formidables, attachantes, avec un vrai rôle et une vraie personnalité pour chacune. Un soin très précis apporté aux costumes, décors et photographie pour un beau film, assez mélancolique finalement même si k'histoire n'est pas primordiale et que c'est plutôt un film d'ambiance et de témoignage de moeurs d'une époque qui dénote totalement avec la scène finale du Paris d'aujourd'hui avec k'alignement des filles sur le périphérique.
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