L'Apollonide - souvenirs de la maison close
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326 critiques spectateurs

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tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 août 2012
Une maison close parisienne en 1900 ; la vie des prostituées est rythmé par l’espoir, les craintes, les joies, les humiliations voire la violence. Emprisonnées, à cette époque, sortir de la maison sans être accompagnée d’un homme pouvait vous conduire en prison pour racolage passif. Donc du monde extérieur, on ne connait rien et elles non plus.
Personnages pléthoriques pour assurer la représentativité complète de toutes les réalités et trajets de vie d’une pute de maison close de l’époque ; la fonction documentaire et historique de ce film est remplie avec succès. Cette palette de personnages nous permet d’appréhender avec justesse la réalité de ces femmes à cette époque et de rompre avec les clichés idylliques ou dramatiques souvent véhiculés lorsque l’on parle de maison close ; la réalité est plus complexe et multiple que nos préjugés.
Par contre, le côté romanesque de cette fiction est quasi absent. Trop de personnages peut être pour mettre en place une quelconque progression dramatique. Beaucoup de difficultés dans ce bouillon d’histiores de vie de s’investir pleinement.
A voir plus pour la reconstitution historique documentée que pour l’aspect romanesque.
Notons un épilogue facile et même lourdaud sur le parallèle entre la prostitution d’époque et celle d’aujourd’hui.
kevinsolstice
kevinsolstice

83 abonnés 1 931 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 octobre 2012
pas transcendant, le film manque de vigueur
Zbrah
Zbrah

60 abonnés 365 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 mai 2014
Certains projets suscitent la curiosité sans que l’on ait spécialement envie de sortir le porte-monnaie pour s’en faire un avis. Alors tout d’abord, merci à Arte de diffuser ce genre de film différent sur une grande chaîne, qui plus est à une heure décente. Que l’on ait apprécié ou non le film de Bonello, l’initiative reste à saluer. Pour ma part, je ne peux pas vraiment dire que je l’ai apprécié. Le film possède des qualités indéniables, mais m’a profondément ennuyé. Seule l’attente d’un élément déclencheur force l’attention. On ne peut pas dire qu’il y a vraiment une histoire, alors souvent, les minutes sont longues. On se demande où tout cela va-t-il conduire ; quand est-ce que la situation des filles de joie va-t-elle évoluer... Finalement, Bertrand Bonello semble avoir eu pour seule ambition de décrire simplement, sans jugement ni morale, à quoi pouvait ressembler la vie d’une vingtaine de femmes, coincées dans une maison close. Selon le résumé officiel, il est question d’une « femme qui rit », or celle-ci n’est ni plus importante, ni moins bien lotie que les autres. Chacune des filles est traitée de la même manière, qu’elle soit très jeune, très belle ou défigurée. Forcément, ce genre de projet repose davantage sur son casting que sur son histoire, alors la troupe d’actrices est magnifique, en particulier Hafsia Herzi ou Jasmine Trinca. De ce beau casting, Iliana Zabeth donne l’impression d’être le maillon faible. La jeune fille semble peu à l’aise. Sa petite voix traînante atténue d’un cran sa crédibilité et son charisme à l’écran. La récemment césarisée Adèle Haenel est superbe, mais toujours dotée de cette espèce de froideur, de distance qui semble si bien la caractériser. À un moment du film, son interprétation de poupée pour assouvir les fantasmes d’un des clients est une scène purement effrayante, qui laisse entrevoir l’enfer que pouvaient vivre ces femmes. Cet enfer est d’ailleurs exposé sans jamais être édulcoré. Le tout est filmé de façon très crue, mais pudique malgré tout. Les scènes de sexe ne sont pas abondantes, ne regorgent heureusement pas de plans visant à assouvir une curiosité malsaine. Chaque image est forte de sens. Malgré tous les défauts que je viens de citer, certaines scènes ont du charme, et l’on s’attache peu à peu à ces tristes femmes. Tristes mais fortes pour tenir le coup face aux misères quotidiennes. Le tout, bien qu’assez conventionnel dans la mise en scène, propose tout de même quelques rares touches d’audace (maladroites si vous voulez mon avis). Le spectateur est mis dans l’ambiance hors normes du projet dès le début avec un générique pop décalé. Durant quelques scènes, la musique est ainsi en parfait décalage avec ce qui nous est montré. Le malaise est accentué, le spectateur perdu. De la même façon, parfois, l’écran se scinde en 3 ou 4 parties alors qu’une voix-off se fait entendre. Ces procédés tranchent avec la grâce et le classicisme que cherche à insuffler Bertrand Bonello, c’est dommage.
NarnoNarno
NarnoNarno

49 abonnés 718 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 novembre 2015
"L'Apollonide - Souvenirs de la maison close" a des qualités formelles (images, costumes, décors) étonnantes pour son maigre budget: il en dégage une atmosphère feutrée, voluptueuse, un huis-clos dans une maison close de luxe comme une prison dorée ou s'exercent des femmes recluses mais solidaires entre elles. Mis à part ce postulat intéressant, le film ne présente que peu d'intérêt tant la longueur et l'ennui gagnent sur l'émotion que peuvent susciter la dure réalité de certains destins de ces femmes. Face à tant de plaisirs charnels, "Apollonide..." ne suscite aucune excitation sauf celle d'aller vite se coucher. Dommage, on sent dans ce film un réel potentiel malheureusement et paresseusement exploité.
Thomas P
Thomas P

47 abonnés 529 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 septembre 2011
Un grand film par son esthétisme, son côté poétique, son ambiance feutrée, ses actrices et sa musique. On se rapproche davantage d’une œuvre esthétique que d’une véritable histoire. L’histoire du film c’est l’histoire de ses femmes et de leur vie entre quatre murs. Les clients passent, repassent ou ne reviennent jamais mais elles, elles sont toujours là. Pourquoi venir ici ? « Pour se sentir libre » dit la jeune nouvelle. Se film montre au contraire que la liberté est au dehors de leur maison. Une fenêtre s’ouvre l’espace d’une journée sur l’extérieur pendant un jour de « congé » au parc, une scène qui se démarque des autres. Entre des scènes pénibles à regarder et d’autres plus plaisantes, l’Apollonide est une prison dorée où coule le sang et les larmes.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 janvier 2018
Ce film est mou, l'histoire est plate et les petites scènes de la vie quotidienne de jeunes prostituées s'enchaînent sans grand plaisir. Même si c'est bien filmé, les décors somptueux et une reconstitution du quotidien de ces filles surement très réaliste, ce film reste un peu triste. Les passages musicaux sont aussi sujets à débats je trouve et n'apporte rien au film en lui-même, ne serait-ce qu niveau du rythme. A noter quelques scènes touchantes dans la 2nde partie du film qui ne suffisent pas à la sauver entièrement.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 21 septembre 2011
Il y a de tout dans "L'Apollonide", du bon et du mauvais. Commençons par le mauvais : c'est extrêmement bobo, ça se veut branché, ça trouve classe de faire pleurer des larmes de sperme, ça utilise pour une énième fois le thème de la prostituée défigurée (ayant vu récemment "Impitoyable" d'Eastwood et la série "Boardwalk Empire", je commence à saturer un peu). Heureusement, Bonello parvient à faire un portrait de groupe intéressant, plutôt réaliste sans tomber dans la reconstitution plate et classique (avec de la musique soul sur certaines scènes), sans se montrer non plus particulièrement original dans sa mise en scène. La scène où la maquerelle emmène ses putains à la campagne a quelque chose d'impressionniste. Les actrices incarnant les prostituées sont justes, et Noémie Lvovsky (qu'on voit décidément de plus en plus devant la caméra et de moins en moins derrière) est très convaincante en mère maquerelle. Les acteurs masculins (Lencquesaing, Beauvois...) n'apparaissent pas au générique de début malgré quelques scènes intéressantes, sans doute car le film se veut, et est, ouvertement féministe. La fin est à ce sens très juste, abrupte et réaliste : maisons closes ou tapin sur le trottoir, sachant que l'abolition de la prostitution est une utopie stupide, qu'est-ce qui est vraiment le mieux ? Il est temps d'y réfléchir sérieusement.
vincent c
vincent c

13 abonnés 64 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 septembre 2011
Celle ci on a bien fait de la fermer : c'est sinistre, sombre, les filles sont tristes, les mecs sont tristes, la chair est triste, la musique aussi...je suis parti avant la fin.
Pascal I

904 abonnés 4 256 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 février 2012
Une immersion dans les maisons closes de l'époque avec ses devoirs et très peu de droit. Un luxe dans la luxure réservée aux notables avec ses accès et ses excès ! Un doux et brutal mélange souvent dérangeant, jamais obscène, quelquefois osé mais "respectable" et "encadré". Ce qui en ressort, c'est la cohésion, les doutes, les humeurs et malheureusement la ... fatalité. Des longueurs jalonnent trop le film où il ne se passe pas vraiment grand chose et souvent répétitif. 1h30 aurait largement suffit à montrer ces "codes" de l'époque mélangeant respect et autorité. De très bonnes interprétations avec quelques caractères bien trempés (heureusement) qui relèvent l'atmosphère. Moyen dans sa réalisation et sa mise en scène sur un sujet assez difficile à traité. 2.5/5 !!!
Gérard Delteil
Gérard Delteil

256 abonnés 2 058 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 août 2014
Certes le film est bien fait, les images sont belles, les comédiennes impeccables. Les intentions sont bonnes aussi : dénoncer le caractère sordide de la prostitution, proche de l'esclavage, à l'inverse de tous ces films qui nous montrent les bordels de la "belle époque" comme des lieux pittoresques et sympathiques. Le cynisme et l'inconscience des riches clients nous donne un aperçu de cette société bourgeoises du début du 20ème siècle. Mais l'absence de scénario et de progression dramatique, le caractère répétitif des scènes de sexe rend ce film très ennuyeux, d'autant qu'on ne parvient à s'attacher vraiment à aucun personnage. La bande sonore, curieusement anachronique, n'ajoute rien et nuit plutôt à la crédibilité. Quant à la scène finale, on n'en comprend pas très bien le sens. S'agit-il de nous montrer que le fléau de la prostitution sévit toujours ou de nous dire que, tous comptes faits, il valait mieux travailler dans une maison close que de tapiner dans la rue ?
BeatJunky
BeatJunky

192 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 septembre 2012
Que ce fût long!!!! je me suis drôlement emmerdé, faut le dire! je n'ai absolument pas accroché d'un: au scénario qui ne nous amène pas vraiment quelque part, à l'ambiance sombre, triste et très lente, ni au jeu des acteurs qui ne les rend pas spécialement attachantes.... La photo, rien de spécial, la mise en scène sauve les meubles mais c'est bien peu pour me le rendre intéressant.... Bref, j'étais pas d'dans! à chacun son point de vue, personnellement: beaucoup trop long et lent pour pas grand chose....
Ciné2909
Ciné2909

93 abonnés 1 668 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 mai 2014
Et si les maisons closes faisaient leur retour dans notre société ? L’idée avait été évoquée il n’y a encore pas si longtemps au sein de notre précieux gouvernement et au vu de la conclusion de film de Bertrand Bonello, il semble que cette proposition continue de faire son chemin. Que dire de L’Apollonide - Souvenirs de la maison close si ce n’est qu’on a droit à un emballage vraiment séduisant mais que son contenu est bien creux ! Le seul intérêt du film réside dans le personnage de Madeleine (soit 20% du film) pour le reste ça n’est qu’artifices malgré les charmes conjugués de toutes ces demoiselles. A vouloir décrire cet univers suffocant dont ces femmes sont prisonnières, il étouffe le spectateur par l’ennui.
Charles R
Charles R

59 abonnés 424 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 octobre 2011
Vous pensez découvrir un film joyeux plein de scènes graveleuses et d'anecdotes croustillantes. Erreur: voici un film sur l'esclavage, mode d'emploi... L'évocation d'une maison close au tournant du XIXe et du XXe siècle, un bordel cossu tenu par une mère maquerelle autoritaire et soucieuse du bon respect du règlement. Les filles évoluent dans un monde de velours et de satin, mais aussi dans la menace perpétuelle de multiples dangers (la syphilis ou bien les étranges manies de certains clients). Car la bonne bourgeoisie - puante à souhait - est là pour pointer son sexe et donner libre cours à ses fantasmes les plus avilissants. Le film ne manque pas de qualités, en particulier esthétiques. On peut regretter cependant d'une part le vide de trop nombreuses scènes (on nous dira qu'il s'agit de faire sentir l'ennui qui règne dans ces maisons) et d'autre part les scènes chocs qui relèvent plus du grand-guignol que d'une réelle inspiration. Mais les actrices sont épatantes et puis il y a la panthère noire dont on peut soupçonner qu'elle représente un clin d'oeil à "La Féline" de Jacques Tourneur.
Stéphane R
Stéphane R

39 abonnés 459 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 août 2012
Belle oeuvre lente et répétitive qui doit en partie son charme, pour l'aspect le plus superficiel, aux jeunes femmes qui jouent à merveille leur rôle de prostituées mais surtout à la qualité de restitution d'un univers feutré et terrifiant à la fois, de l'usure des âmes dans un vase clos et dans la confrontation aux pulsions les plus sordides.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 mars 2012
Incroyable je viens seulement de me rendre compte que après tout ce temps je n'ai pas encore fait de critique pour ce film ô combien magnifique !
Véritable ofni, Bonello signe de sa patte toute particulière un film d'une grande sensibilité et d'une grande humanité...
Je ne sais que dire pour décrire une si singulière sensation ! Aussi bien sur le fond que sur la forme, L'Apollonide parvient à séduire avec une brutalité toute douce.
Finalement avec le parallèle de la fin, on se rend compte que la société a beau évoluer, les mœurs ne changent pas tellement !
Un film qui raconte la vie âpre de ces femmes, leurs rires, leurs larmes et leurs peurs, leurs peines et leurs agonies quotidiennes. On les voit prisonnières de leurs conditions... Tout cela sans jamais tomber dans quelque chose de mélodramatiquement insupportable. Simplement un film juste et précis pour nous faire ouvrir les yeux sur ce qu'on aurait tendance à ne pas vouloir voir !
Mention spéciale pour la BO, transcendante et malgré ce que l'on pourrait croire de prime abord, parfaitement adéquate avec l'intemporalité du récit
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