Le Dernier pub avant la fin du monde
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Piwi47
Piwi47

63 abonnés 246 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 septembre 2013
« The World's End », traduit bêtement « Le Dernier pub avant la fin du monde » en version française, conclut la « Trilogie Cornetto », instaurée par le génialissime« Shaun of the Dead » et poursuivie avec l'excellent buddy cop movie « Hot Fuzz ». Edgar Wright reprend les rênes de la réalisation, et signe également le scénario avec Simon Pegg. De l'autre côté de la caméra, le comédien anglais précédemment cité forme de nouveau le duo mythique avec son compère Nick Frost. Le trio, lancé grâce à la série anglaise « Spaced », parachève donc son aventure aujourd'hui même.

Synopsis Allociné : L'histoire débute le 22 juin 1990 dans la petite ville anglaise de Newton Haven : cinq adolescents au comble de l'âge ingrat fêtent la fin des cours en se lançant dans une tournée épique des pubs de la ville. Malgré leur enthousiasme, et avec l'absorption d'un nombre impressionnant de pintes de bière, ils ne parviennent pas à leur but, le dernier pub sur leur liste : The World's End (La Fin du Monde). Une vingtaine d'années plus tard, nos cinq mousquetaires ont tous quitté leur ville natale et sont devenus des hommes avec femme, enfants et responsabilités, à l'alarmante exception de celui qui fut un temps leur meneur, Gary King, un quarantenaire tirant exagérément sur la corde de son adolescence attardée. L'incorrigible Gary, tristement conscient du décalage qui le sépare aujourd'hui de son meilleur ami d'antan Andy, souhaite coûte que coûte réitérer l'épreuve de leur marathon alcoolisé. Il convainc Andy, Steven, Oliver et Peter de se réunir un vendredi après-midi. Gary est comme un poisson dans l'eau. Le défi : une nuit, cinq potes, douze pubs, avec un minimum d'une pinte chacun par pub. À leur arrivée à Newton Haven, le club des cinq retrouve Sam, la sœur d'Oliver pour qui Gary et Steven en pincent toujours. Alors que la fine équipe tente, tant bien que mal, d'accorder le passé avec le présent, une série de retrouvailles avec de vieilles connaissances et des lieux familiers les font soudain prendre conscience que le véritable enjeu, c'est l'avenir, non seulement le leur, mais celui de l'humanité entière, et arriver à « La Fin du Monde » devient le dernier de leurs soucis …

Qui l'eût cru ? « The World's End » est probablement la meilleure comédie dramatique de science-fiction sociale d'action de l'année. Un pastiche déjanté, drôle et émouvant de « L'Invasion des profanateurs de sépultures », qui marinerait dans la sauce « The Thing », assaisonné au piment british. Une poilade générale, orchestrée de main de maître par un metteur en scène brillant, biberonné depuis sa plus tendre enfance à la pop-culture.

Histoire simple au départ : des quadras prêts à s'enfiler des pintes jusqu'au douzième et dernier pub de la ville, à l'occasion d'un barathon disjoncté.

Toutes les vannes font mouche, l'écriture comique hyper dense et les gags graphiques sont parfaitement maîtrisés – la confrontation dialogues truffés de second degré / situations burlesques premier degré au premier plan est absolument divine – la profusion de détails geeks complètement jouissive. Les répliques délirantes à l'anglaise, ambiance « Monthy Pithon » en tête, fusent (« King Gay ») et débordent d'amusements en tout genre : plusieurs contrepètries barrées, humour pince-sans-rire, ou encore running-gag hilarant sur « Gary's Mum ».

Mais « The World's End » n'est pas seulement un rafraîchissant moment de franche rigolade, c'est aussi le déguisement de quelque chose nettement plus viscéral et construit, l'occasion pour les trois comparses de visiter des thématiques plus adultes et plus sombres. Au programme : exploration des conséquences du passage de l'adolescence à l'âge adulte, de la dépendance à l'alcool, de ce qui forge la vie (l'amitié, les amours, les responsabilités...) et ce qu'on choisit d'être. Certains propos déjà abordés en toile de fond dans « Shaun of the Dead » et « Hot Fuzz » – la peur du changement, le refus de l'homogénéisation et la lutte contre le conformisme – sont ici creusés davantage et toujours on ne peut plus d'actualité.

Le jeune prodige trentenaire Edgar Wright, également auteur du chef d'œuvre pop musical « Scott Pilgrim » en aparté, fonctionne à plein régime dans sa mise en scène, par ailleurs ahurissante : effets de montage façon Guy Ritchie, rythme endiablé, narration fluide et transitions variées, scènes d'action spectaculaires (le climax notamment) …

Côté interprétations, on assiste à une admirable réunification de tous ceux qui avaient participé aux précédents volets, les vieux potes Simon Pegg & Nick Frost bien évidemment (parfaits as usual, voire mieux encore, les deux loustics parviennent à nous surprendre en réinventant totalement la bromance, la relation entre leurs personnages changeant en fait du tout au tout entre chaque épisode), mais aussi Martin Freeman (starisé entre temps grâce à la série « Sherlock » et la trilogie « Hobbit »), Rafe Spall, Paddy Considine, Julia Deakin, Patricia Franklin, ainsi que les jumeaux Kevin et Nicholas Wilson. Seul Bill Nighy manque à l'appel, dommage ! Les petits nouveaux s'appellent Eddie Marsan, Rosamund Pike, ou encore l'ex-James Bond Pierce Brosnan (clin d'œil volontaire à « Hot Fuzz », rappelez-vous en effet la présence de Timothy Dalton au générique). Autrement dit, une pléthore de comédiens talentueux et tous plus vivants les uns que les autres.

Une BO aux petits oignons (The Doors, Pulp, Stone Roses, Kylie Minogue …) constituant un personnage à part entière et faisant progresser le récit tel un jukebox, des références à gogo (« les fameuses palissades, récurrentes dans les trois films, qui sans être un simple élément du décor, servent toujours à la narration et surtout à l'insertion d'un gag culte »), des influences venues d'ailleurs (John Carpenter pour le cinéma, les auteurs John Wyndham et John Christopher côté littérature), des combats « Drunken Master » en forme d'hommage au zui quan (la boxe de l'homme ivre) de Jackie Chan (présent dans les remerciements au générique, CQFD) sont indéniablement de précieux atouts, et permettent à « The World's End » d'atteindre les sommets.

Bilan : Edgar Wright, Simon Pegg et Nick Frost enrichissent encore un peu plus le patrimoine du cinéma anglais avec « The World's End », niche SF sociale intelligente et bouleversante, véritable maillon manquant à la chaîne filmique initiée par le film zombie « Shaun of the Dead » et la comédie d'action « Hot Fuzz ».

Anecdote : De nombreuses personnalités du 7è art ont complimenté le film et son réalisateur Edgar Wright, via leur compte Twitter personnel ou en interviews. Parmi les célébrités totalement emballées, on recense : Joss Whedon, Robert Downey Jr, Greg Mottola, Duncan Jones, Rian Johnson, Joe Carnahan, Chris Evans, Ben Stiller, John Landis, Joe Dante, Adam McKay, Alison Brie, Dwayne Johnson, Peter Jackson, Seth Green, Patton Oswalt, Judd Apatow, Patrick Wilson, Damon Lindelof, Alfonso Cuaron, Brad Bird, Joel McHale, Gillian Jacobs, Jamie Bell et James Gunn.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 25 septembre 2013
Edgar Wright est décidément un excellent réalisateur. Ces films sont péchus, rythmés et vraiment drôles.
Le Dernier Pub n'échappe pas à la règle, avec des acteurs au sommet (Nick Frost!!!!) et un film qui nous donne à réfléchir quant à notre espèce.
Un peu long au démarrage, le film devient jubilatoire par la suite et on ressort avec la patate. Et même si le film ne dépasse pas l'excellent Shaun of the Dead, il n'en reste pas moins un super divertissement.
Yetcha

1 088 abonnés 4 771 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 septembre 2013
Bon et bien je reste une fois de plus sur l'excellent "Shaun of the dead", "Hot fuzz" m'ayant beaucoup déçu, je n'attendais pas grand chose de ce dernier volet de la trilogie. Et bien j'ai été servi puisque déjà le sujet de la beuverie entre potes n'est pas quelque chose qui me fasse beaucoup rire, loin de là, ça me fait plutôt pitié. Mais bon, je me dis qu'il faut tout de même essayer et......BOF, peu de choses drôle et le petit truc de SF tombe vraiment comme un cheveux sur la soupe et n'apporte rien à l'ensemble bien mièvre. A éviter.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 27 octobre 2013
Je m'attendais a un film bien plus drole que cela le 1er opus était très bien celui-ci est plat sans saveur. De plus le look de Simon Pegg n'es pas en rapport avec le role qu'il incarne dommage de n'avoir pas retrouvé le coté dejanté de Shaun of the Dead qui reste pour moi le meilleur film de Pegg dans ce genre de role.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 23 septembre 2013
Une virée entre potes qui devait être une beuverie monumentale tourne à l'invasion intergalactique. Ce "barathon" vous donne la "gueule de bois" tellement c'est imbuvable. Rien n'est crédible et ces mousquetaires du houblon en deviennent rapidement
ridicules. A aucun moment on ne croit à ces robots au sang bleu qui se dévissent comme une bouteille de bière.
Le tournant fantastique vient soutenir un scénario d'une très grande faiblesse. Les dialogues sont creux et n'arrivent pas à vous décrocher le moindre sourire. Un très gros navet qui ne restera sans doute pas longtemps dans les mémoires.
brqui-gonjinn
brqui-gonjinn

111 abonnés 955 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 novembre 2013
Allant vite être occupé avec l’aventure "Ant-Man", le réalisateur Edgar Wright se devait de mettre un point final à sa trilogie "Blood and Ice Cream" initiée en 2005 avec "Shaun of the Dead". Au scénario le cinéaste est une nouvelle fois secondé par Simon Pegg et les deux compères nous emmènent dans la petite bourgade bien anglaise de Newton Heaven où une bande de copains, à l’époque du lycée, avaient commencé un barathon qu’ils n’avaient jamais achevé. Le programme est simple 12 pubs, 12 bières. Gary King l’adulescent reforme le groupe dans le but de revivre ce moment unique, ses plans vont néanmoins être contrecarrés par de vieilles querelles, des membres pas franchement motivés et, accessoirement, des robots extraterrestres venus coloniser notre chère planète Terre. Le duo continu donc son petit tour des genres après le film policier et le film de zombie, ils se frottent désormais à l’apocalypse par le biais d’une forme de vie robotique. Le résultat est à la hauteur des deux autres films, ni plus, ni moins. L’humour y est très présent mais les références sont parfois trop timides et cela se ressent dans un rythme en dent de scie tout au long de cette heure cinquante de film. Quoi qu’il soit "Le Dernier pub avant la fin du monde" peut jouir de dialogues millimétrés et d’acteurs au sommet car Simon Pegg et Nick Frost sont ici rejoints par un casting de grande qualité. Une comédie (qui donne soif, très soif) sympathique bien qu’elle ne donne pas entière satisfaction.
kibruk
kibruk

197 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 septembre 2013
Autant je m'étais amusé en regardant "Shaun of the dead", autant je me suis ennuyé en voyant "Le dernier pub avant la fin du monde". Premier reproche, ce n'est jamais drôle. Toute la première partie du film est scénarisée de façon répétitive : le personnage principal va voir A puis B, C et D. Ils vont dans un pub A puis B, C etc... Voyant la limite et la pauvreté du sujet, des scènes de baston arrivent assez vite pour donner un peu de piquant. Sauf que comme film d'action il y a quand même mieux. Quant à la partie fantastique directement inspirée de "Body snatchers", elle est complètement loupée car complètement nulle dans sa narration (c'est bête... mais ça m'a fait penser au "Gendarme et aux extraterrestres"...). Et c'est le deuxième reproche. "Shaun of the dead" fusionnait finalement avec les films qu'il tournait en dérision. Il devenait dans sa dernière partie un véritable film de zombies (jusqu'à en perdre son humour ravageur) aussi gore et stressant que la plupart de ses modèles. Dans "Le dernier pub avant la fin du monde" ce n'est pas le cas, la paranoïa, principal moteur de stress des "Body snatchers", n'est jamais exploitée (à l'exception de la scène de boîte de nuit plutôt réussie). Et que dire de la fin sinon qu'elle ne semble être que le résultat d'une panne de scénario ?
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 septembre 2013
J'ai ri du début à la fin, quel bon moment ! Les échanges d'amis ivres sont très drôles et tristement justes... Vivement ma prochaine tournée des bars !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 septembre 2013
Sans conteste LA comédie de l'année! Tout est parfait dans ce film, des acteurs à la musique en passant par la réalisation. Le scénario est sympa et bien trouvé, les dialogues sont hilarants, les scènes d'action très réussies (aussi bien en terme de cadrage que de montage), les acteurs sont tous parfaits... Bref: À voir d'urgence!
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 22 septembre 2013
Ce trio so british capte à nouveau notre intérêt, cette fois-ci à litres de bière et autres délires où s'affrontent humanoïdes et losers magnifiques. La fin un poil grotesque vient gâcher l'ensemble. Dommage, car l'on assistait à un grand film.
bolt
bolt

160 abonnés 833 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 septembre 2013
Le Dernier pub avant la fin du monde est une comédie totalement déganté et débridé. Mais ! L'humour n'est pas "lourd", et c'est là tout l'exploit du film. C'est drôle, stupide, mais jamais lourd. Et rien que pour ça le film mérite ses 5 étoiles.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 septembre 2013
Edgar Wright a déjà trouvé sa petite place dans la production cinématographique : dernier opus d’une trilogie, qui n’en est pas vraiment une, The World’s End poursuit les thématiques abordées dans Shaun Of The Dead et Hot Fuzz avec les mêmes armes et surtout les mêmes acteurs. Entre références et parodie, le film s’inscrit clairement dans la lignée des deux précédents.

Gary King (Simon Pegg), alcoolique en quête de sevrage, cherche à réunir sa petite clique d’amis du lycée (dont Nick Frost et Martin Freeman) pour accomplir l’épreuve qui fera de lui un homme : enchaîner les boissons dans les 12 pubs de sa petite ville natale. Mais quelque chose à changer. Sur fond d’invasion robotique extra-terrestre, le film enchaîne les gags mais pas toujours avec succès. On y retrouve surtout le goût de l’absurde dans le personnage de Simon Pegg.

Parsemé de références geeks, le film contribue à renouveler le genre comique qui se nécrose dernièrement en assumant la part vulgaire et insensée d’un rire surtout lié à l’adolescence prolongée, tout en gimmicks et répétitions. Un long-métrage entièrement ancré dans le buddy movie qui sait, en plus, jouer de son ridicule.

On regrette peut-être un message global somme toute assez conformiste concernant les méfaits de la modernité et des appareils électroniques. La bêtise essaie de se faire passer pour une intelligence masquée. Et c’est peut-être là que réside le plus gros défaut du film et de son réalisateur : à trop vouloir jouer au malin, on y perd en naïveté et en conviction.

Cela reste assurément une belle réussite, qui sans égaler les opus précédents, tire son épingle du jeu en proposant une nouvelle veine dans laquelle certains cinéastes ne devraient pas tarder à s’engouffrer.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 20 septembre 2013
Un film complètement fou dans lequel des anciens potes décident plusieurs années après de refaire leur challenge, prendre une bière dans les 12 bars de leur village la même soirée... Mais les gens du village ont été remplacé par des extraterrestre chelou...

Idée bizarre, je n'ai pas du tout accroché... Pas assez drôle....
vpy91
vpy91

11 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 septembre 2013
De bons moments. Moins puissant que Shaun of the Dead mais mieux que Hot Fuzz.
A voir uniquement pas les inconditionnels.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 18 septembre 2013
Sentiment partagé
Drole mais un rythme trop lent, une très bonne idée de départ mais complètement sous exploitée dans la 2nde partie du film
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