5609 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
347 critiques spectateurs
5
31 critiques
4
120 critiques
3
147 critiques
2
33 critiques
1
13 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Ramm-MeinLieberKritiker-Stein
148 abonnés
544 critiques
Suivre son activité
1,0
Publiée le 16 octobre 2016
Mark Wahlberg est sur un gros bateau. Il interprète le bon époux et le bon père de famille. Dès le départ, Berg nous assomme en mettant ses personnages dans des cases. Pas un n'est ni bon ni mauvais : chaque acteur joue (faux) de sa caricature, du patron inconscient du danger (Malkovitch, risible) au boss un peu bourru mais sympa car "il sait ce qu'il fait" et que "c'est un homme, un vrai, ce type" (Kurt Russell, plus ridicule qu'autre chose). Pire encore : les séquences s'empilent dans un schéma trop connu et bien assez balisé pour surprendre une seule seconde. Quarante-cinq premières minutes du film, présentation terne de personnages inintéressants et, l'heure restante, l'explosion et ses conséquences. L'originalité n'est pas la première chose qui frappe à la porte des studios américains lorsque ces derniers tentent d'adapter un biopic catastrophe à l'écran. C'est-à-dire une histoire vraie durant laquelle il y'a eu des victimes. Le réalisateur Peter Berg (qui nous avait déjà "offert" l'affreux colosse de billets "Battleship"), à force de prendre son histoire avec des baguettes, fabrique une usine moralisatrice bouffée par les effets spéciaux et les explosions (à souligner que celles-ci sont réussies), à mille pieds d'un film réussi, car vide d'émotion. Comme si, à force de vouloir rendre hommage aux vrais héros de la catastrophe, il ne trouvait pas d'idées ni le courage pour mettre en scène convenablement son long-métrage. Alors celui-ci sombre bien trop tôt dans le film de commande bas-de-gamme, triste et sans surprises. Car, aujourd'hui, les studios devraient tenter de comprendre que le bûcher d'effets spéciaux, impressionnant deux minutes, ne fait pas le poids face à une oeuvre de qualité qui, elle, peut rester longtemps dans nos esprits, bien plus que la durée de cette dernière. Mais l'honneur est sauf : le drapeau américain n'a pas cramé, et flotte bien du début jusqu'à la fin sous les yeux admiratifs des survivants calcinés. Ouf!
Après "Du sang et des larmes" et avant "Patriot's Day", P. Berg et M. Wahlberg poursuivent leur trilogie sur des histoires vraies récentes et dressent en creux le portrait d'une Amérique fragile mais forte à travers ses individualités. Ce récit des causes de la plus grosse marée noire de l'histoire des USA et véritable désastre écologique ne s'appesantit pas sur les conséquences ou les raisons profondes et on peut le lui reprocher. Sauf que Berg assume ce point de départ et préfère pointer du doigt (parfois de façon un peu trop véhémente) les redoutables costards-cravate de BP à l'origine des différentes failles ayant conduit certains hommes à prendre les mauvaises décisions, au nom du profit. C'est un peu facile certes mais néanmoins vrai dans la vie de tous les jours. Berg décide donc de remettre l'humain au centre de tout et dresse le portrait d'hommes (et de femmes) valeureux, qui ont survécu en dépit de l'enfer qui s'et littéralement déchaîné autour d'eux. Il nous immerge aussi dans ce monde proprement hallucinant (les moyens déployés pour l'exploitation d'une raffinerie offshore sont colossaux), détaillant le plus possible les relations entre les persos mais aussi le contexte de cette journée... noire. Les acteurs sont très impliqués et Berg signe quelques morceaux de bravoure ahurissants, ultra-spectaculaires mais toujours à hauteur d'homme. Des hommes que l'on sent souvent dépassés face à l'ampleur d'une telle catastrophe. Un film puissant, grave et très documenté, parfois un peu trop démonstratif mais qui se révèle nécessaire et assez digne dans son hommage aux victimes. D'autres critiques sur
Deepwater est un bon film sur une histoire vraie, comme un film hommage aux victimes de cette catastrophe du golfe du Mexique. Mark Wahlberg est comme toujours dans son élément. Les événements sont bien posés et amène doucement la catastrophe. L'action sans être hyper spectaculaire est réaliste et précise. Sans oublier Kurt Russel qui sort encore une superbe performance.
Peter Berg c’est un peu tout, et, rien, du brillant et de l’intime, de « Friday Night Lights » à l’infâme « Battleship » il invite plus souvent à un cinéma divertissant et emprunté, qu’à une réelle proposition artistique conjuguée à une vraie grammaire cinématographique. Mais comme ce dernier surprend de temps en temps…on s’autorise à suivre sa filmographie. Et pour une fois, dans le paradoxe d’un film vendu comme un blockbuster, il met en scène un film catastrophe (basé sur des faits réels), à hauteur d’hommes, où il prend le temps d’observer et dépeindre des personnages qui en disent long, métaphore d’une représentation large des divers classes sociales américaines, et, sur le néolibéralisme omniprésent. Après son précédent film « Du sang et des larmes », il semble se diriger vers un cinéma hyper réaliste, sinon documenté, dans lequel certes ne brille pas la patte d’un auteur, mais d’un metteur en scène, l’efficacité prenante d’un pragmatisme ordinaire, et donc captivant par instants. Alors oui le film a plus l’odeur du pétrole (Texan), quelques clichés donc d’une Amérique so white, et manque régulièrement de subtilité, mais il parle surtout de cet autre pays, cette Amérique où la classe moyenne est devenue prolétaire, celle qu’on envoie en première ligne sur le feu. Toutes les figures et archétypes des films sociaux des années 70 (par exemple) semblent réunis et servis avec un intérêt certain, un plaisir premier, et ne pas cibler purement le box-office. La générosité de l’ensemble du casting est là, Mark Wahlberg, Kurt Russell et John Malkovich en tête sont tous très convaincants et appuient encore plus sur l’aspect réaliste du film par l’excellente tenue de leur personnage. En voulant dépeindre la pire catastrophe pétrolière américaine et en sachant que le prochain Peter Berg est à nouveau tiré d’un fait réel, « Patriots Day » (sur l’attentat du marathon de Boston), il faut croire qu’il ait trouvé un espace de jeu bien plus intéressant que par le passé et dont l’efficacité semble passer par la mise en scène d’« histoires vraies ». Marqué du sceau US certes, autant spectaculaire qu’éco responsable cependant.
Il n'aura pas fallu bien longtemps pour que le cinéma s'empare de la catastrophe pétrolière de 2010. Eh oui, tout va de plus en plus vite ma brave dame... Mais qu'importe, le spectacle offert par ce "Deepwater" est excellent. En effet, de bout en bout, ce film est d'une incroyable intensité qui ne se dément jamais. C'est du divertissement comme on aime avec de l'action, du suspense, de l'émotion. On passe par tous les états et on reste scotché du début à la fin, avec une belle admiration pour ces héros ordinaires. Décidément, ces américains ont du pétrole, mais aussi des idées.
"Deepwater Horizon" est un film catastrophe globalement très réussi, et bien construit, en 2 chapitres. La première partie introductive est séduisante dans sa capacité à nous attacher aux protagonistes sympathiques spoiler: (employés de la même famille, un passionné de pêche, la famille de Mike, la solidarité entre les travailleurs) tout en multipliant les éléments prémonitoires spoiler: (l'oiseau dans l'hélice de l'hélicoptère) et précurseurs spoiler: (influence de la finance avec les actionnaires, méconnaissance du domaine par la hiérarchie, personnels pris de haut par les patrons, frilosité ambiante des décisionnaires) de l'une des plus grandes catastrophes écologiques des dernières années. La seconde moitié du film est quant à elle focalisée sur l'événement en question et nous plonge littéralement dans la fournaise étouffante et explosive de la plate-forme en feu. À ce niveau, il faut souligner le travail énorme de Peter Berg pour nous immerger au plus près de ce qui se passe spoiler: (destructions hallucinantes (avec des morceaux qui volent de partout, des jets de flammes, du gaz et du pétrole), scènes violentes (Mr Jimmy dans la douche, les blessures de certains), sacrifices (le grutier), manœuvres périlleuses de secours (les canots, sauter en dehors des flammes), énorme solidarité et esprit de groupe entre les ouvriers) avec une caméra immersive proche des événements et alternant avec des plans larges de grande ampleur. Bien sûr, dans ce genre cinématographique, il est difficile d'éviter pas les bons sentiments, néanmoins le film n'en abuse pas non plus, ne virant pas dans le larmoyant exagéré spoiler: (les coups de téléphones entre les compagnes des employés sont touchants) et choisissant le mode poignant du documentairespoiler: (la fin avec tous les noms des vraies victimes et les images d'archives) . Mon gros bémol dans cette reconstitution, c'est le manque global de fond et de recul. On a bien un court passage écologiquement significatif spoiler: (l'oiseau mazouté qui met le bordel dans le bateau avant de mourir) et un soupçon de militantisme spoiler: (avec la décision judiciaire sanctionnant BP annulée) mais ce n'est pas suffisant et la conclusion s'avère trop américainespoiler: (le drapeau américain qui flotte, la prière grotesque, la pensée pour les victimes, l'idée que l'Amérique s'en relèvera) au détriment de l'analyse des erreurs spoiler: (pas de remise en cause du choix pétrolier au lieu des énergies renouvelables, récit comme si une telle catastrophe était un accident unique qui ne se reproduira plus) . Enfin, le casting est remarquable, avec Mark Wahlberg au sommet, Kurt Russell très convaincant et John Malkovich parfait en vilain de BP.
Sans aller jusqu’à réinventer le film catastrophe, le réalisateur Peter Berg semble en avoir parfaitement saisi les codes et livre ce qui s’avère un efficace et plutôt intelligent divertissement racontant la terrible explosion de la plateforme pétrolière de DeepWater Horizon qui causa la plus terrible marée noire de l’histoire des Etats-Unis. Un film solide donc, aussi bien dans sa réalisation, qui se veut spectaculaire mais sans tomber dans les habituels excès que dans un récit où la bravoure se limite à des hommes tentant de sauver leurs vies et qui au passage égratigne sérieusement le comportement irresponsable des compagnies pétrolières qui accordent plus d’importance à leur marge bénéficiaire qu’à la sécurité.
Peter Berg est un touche-à-tout plutôt doué du cinéma américain. A part un gros écart (l’horrible « Battleship », mais en même temps adapter la bataille navale…), il se fraye à tous les genres en général avec brio, du film de super-héros (« Hancock ») au film de guerre (« Du sang et des larmes » ou « Le Royaume ») en passant par la comédie noire (« Very bad things »). Il se frotte ici au film catastrophe avec l’histoire vraie de la plate-forme pétrolière ayant explosée en 2010 dans le Golfe du Mexique. Il choisit donc de traiter le genre avec sérieux loin du fun et des excès d’un « 2012 » ou « San Andreas », aussi divertissants soient-ils.
Le problème du script est que le contexte de ce microcosme particulier qu’est le forage en mer n’est pas simple à faire comprendre au spectateur lamba et encore moins les causes de l’accident qui s’est déroulé sur Deepwater Horizon. Et le réalisateur ne parvient pas vraiment à vulgariser les raisons de tout cela. Durant presque une heure, on a droit à des explications et des dialogues trop techniques qui peuvent parfois ennuyer ou détourner l’attention de ce qui aurait du être une montée en tension progressive. Ensuite, il est dommage que tout l’aspect écologique soit éludé et juste cité durant le générique. L’impact de la marée noire qui a suivi le drame aurait du être davantage pris en compte à la fin de « Deepwater ». On a donc des causes complexes pas toujours simples à assimiler et des conséquences quelque peu mises de côté.
Heureusement, le côté spectaculaire est au rendez-vous durant le dernier tiers du film et on est scotchés au siège par le drame qui se joue devant nos yeux tout comme par la pyrotechnie mise en place. Quant aux aspects humain et émotionnel, ils se concentrent majoritairement en une seule scène à la fin du film parfaitement retranscrite par Mark Wahlberg. On parvient grâce à ces quelques minutes à prendre conscience du choc vécu par les survivants. Mais tous les personnages ne sont pas forcément bien fouillés et sombrent parfois dans le manichéisme (John Malkovich interprète un haut placé de chez BP sans grande nuance). On se demande si au final ce film n’aurait pas du durer plus longtemps pour creuser davantage certains points et protagonistes tout en simplifiant considérablement les faits techniques.
Peter Berg remonte peu à peu la pente suite à l’abominable Battleship.
Sa dernière réalisation ne s’assume pas à dénoncer directement le drame pétrolier (marée noire) qui s’en suit dans l’océan. Berge est un habitué du style « divertissement brut » et préfère nous réunir au cœur de l’action qui concerne les origines du phénomène de 2010. Accompagné de son fidèle Mark Walhberg (Mike Williams), on renoue avec l’homme face au désespoir. Cet homme qui dépense ses efforts, sans limite et surtout sans modération sur la nature qui ne demandera qu’à lui rend un gage en retour. La station de Deepwater Horizon en fait les frais, pour le malheur de ses occupants. A partir des données de l’enquête, on assiste à une reproduction s’attardant sur la station qui se personnifie peu à peu en monstre ardent et hostile. Les responsables techniques et administratifs sont respectivement incarnés par Kurt Russel (Jimmy Harrell) et Donald Vidrine (John Malkovich). On respecte le droit d’accorder à chacun la responsabilité sur cette plate-forme. Chacun apporte la tension inquiétante d’une fatalité pourtant inévitable malgré les soupçons « d’espoir ».
Cette matière réaliste est la patte qui donne du goût à ce récit globalement bien orchestré dans son enchainement. On sent que la cohérence est travaillée, ne filtrant que des détails que les protagonistes préservent. L’hommage est le mot d’ordre ici est en fait rapidement sa faiblesse, dès lors qu’il délaisse l’aspect de tension aspiré par les effets visuels probablement mal négociés. De plus, les figures de classes sociales ne sont pas très subtilement introduites. Les personnages inspirent cette classe moyenne que l’on néglige sous le feu de l’action.
Berg aura probablement trouvé son terrain de jeu de prédilection, la reconstitution, en attendant « Patriots Day ».
Magistralement interprété, le drame humain causé par le profit à l’excès des compagnies pétrolières est une aberration et le film retrace parfaitement la catastrophe maritime. Une réalisation parfaite qui donne le tournis, on vit le drame, le spectateur se trouve lui aussi sur la plateforme. Quand le drame se produit, on en prend plein les yeux mais sans artifices, loin des effets spéciaux exagérés, on est dans le vrai. J'aurai aimé que le film dure un peu plus longtemps, histoire de s’imprégner encore un peu plus des personnages de la plateforme avant l'accident mais c'est déjà suffisant. Un film catastrophe réussit sans effets spéciaux ridicules et ça, ça fait du bien.
Un film basé sur des faits réels. Une histoire assez dramatique est liée aux enjeux de l'argent. C'est un film de bonne facture grâce a des acteurs convaincant, charismatique est une mise en scène plus qu'efficace.
immersif, violent, spéctaculaire, choquant, la dernière réalisation de Peter Berg est encore une histoire vraie ( après l'excellent "du sang et des larmes" ). Le film se décompose en deux parties ( avant et pendant la catastrophe ) toutes aussi réussies l'une que l'autre. La première pour la qualité des acteurs, le charisme retrouvé de Kurt Russel, les dialogues très bien construits. Quand à la deuxième, venant un peu tard, s'illustre par une claque d'effets sonores et visuels. Le tout accompagné d'une bande son toujours soignée à la Peter Berg. Bref, Deepwater est un excellent film catastrophe, soigné et qui prend son temps d'installer un vrai suspense.
Deepwater est un excellent film catastrophe. Dans un film catastrophe, je pense qu'il faut déjà au minimum éprouver de la sympathie pour les protagonistes (on va dire dans ce cas la plupart des protagonistes), avoir envie qu"ils s'en sortent pour le cas échéant retrouver leur famille. Ici c'est bien le cas, on suit le quotidien d'une équipe d'une station de forage pétrolier, on voit qu'ils ont de la famille etc...ce qui fait qu'on a de l'empathie pour eux. Ensuite, la catastrophe elle-même: elle est ici impressionnante avec un véritable festival pyrotechnique, les jets de boue etc...Donc on a un spectacle assez impressionnant, face auquel on sent bien que les pauvres foreurs ne peuvent pas grand chose, ils ont comme déchaîné un monstre qui va les engloutir...Enfin, j'ai trouvé la gestion du suspense particulièrement bonne: l'ambiance de la première partie du film est celle d'une marche inévitable vers la catastrophe, en toute inconscience et en toute insouciance des protagonistes...ce qui fait de cette catastrophe une tragédie...Donc un excellent film sur la petitesse de l'Homme face aux forces de la nature (qu'ici il a bien involontairement déchaîné)...
Ayant des connaissances travaillant sur des plateformes pétrolières, c'était forcément un film que je voulais voir d'autant que les premières critiques étaient plutôt élogieuses. Et je dois dire que je n'ai pas été déçu : très réaliste (puisque s'appuyant sur les faits réels), le film retrace la plus grave catastrophe pétrolière que les Etats-Unis aient connue a ce jour et outre le fait d'avoir pris le temps d'installer les protagonistes, il montre bien les causes qui ont mené au désastre (sous traitance, rabotage des coûts, prises de risque aléatoires etc ...). Un film instructif et très spectaculaire ...
Deepwater est clairement LE film catastrophe de l'annee 2016! Le savoir-faire de Peter Berg nous en met encore une fois plein les mirettes. C'est impressionant, efficace et bien filmé. Seule la mise en place, un poil longuette et compliquée, constitue un léger point noir au milieu de cet excellent tableau. Amateurs de films d'action, n'hésitez pas une seconde!