Post Tenebras Lux
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33 critiques spectateurs

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Julien D

1 342 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 mai 2013
S’il se défend d’avoir réalisé là une œuvre post-moderne, Carlos Reygadas a réussi à faire exploser les notions du temps, de la réalité et du fantasme pour faire de sa narration une expérience destinée à diviser son public tant son souci de déstructurer son scénario lui font perdre sa cohérence, et par là même son intensité dramatique. L'itinéraire de cette famille est effectivement une métaphore complexe et terriblement fataliste du Mexique moderne puisqu'elle place le Mal et le vice au centre des relations humaines. L’imagerie brumeuse et sauvage, les effets de caméra biscornus dans les scènes en extérieur et certaines scènes choc donnent à ce projet ambitieux un charme particulièrement à travers on peut aisément reconnaitre la pâte de Tarkovski dont s'inspire ouvertement ce réalisateur mexicain ingénieux.
Acidus

880 abonnés 3 963 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2015
"Post Tenebras Lux" fait partie de ces longs métrages dont ne comprend pas tous les ressorts et idées mais que l'on ne peut s'empêcher d'apprécier. La qualité de la mise en scène joue beaucoup sur cette appréciation positive. Le film est truffé de scènes oniriques et mystèrieuses, à l'interprétation mal aisée mais d'une forte puissance émotionnelle. L'ambiance pesante et sombre et accentué par la lenteur du rythme à travers lequel on ressent l'influence de Tarkovsky sur Carlos Reygadas. Film dur d'accès, atypique mais qui mérite le détour.
Uncertainregard
Uncertainregard

142 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 octobre 2013
Plus les années passent, plus j’apprécie le travail exceptionnel de Carlos Reygadas. Il ne fait que s’améliorer film après film. J’ai trépigné d’impatience à l’attente de ce nouveau bijou et il ne m’a pas déçu. Il n’est jamais évident de parler de ses œuvres car il est certain qu’ils naviguent sur les flots tumultueux d’un scénario complexe et parfois vide de sens qui en trouble plus d’un. Carlos surfe sur le cinéma expressionniste quasi expérimentale qui n’est pas à la portée de tout le monde. Ici, il casse les conventions, choisissant un format d’image très surprenant, floutant tout son cadre. Il faut un petit temps d’adaptation mais ça passe. On se concentre sur le centre de l’image où encore une fois, la beauté, la qualité émerveille, les images restent gravées en mémoire et réapparaissent dès qu’on ferme les yeux. Son découpage est assez brutal, on passe d’une scène à l’autre sans le moindre raccord où les couleurs vives explosent littéralement à chaque changement de décor. La petite fille aux milieux des animaux, l’apparition du Diable, la scène du hammam, autant de séquences magnifiques qui font réfléchir sur le personnage de Juan qui représente manifestement le cauchemar de Carlos qu’il a voulu mettre en image. Il en profite pour nous montrer les superbes paysages mexicains qu’il connait si bien tout en dénonçant les difficultés que traverse son pays. Même si la trame de ses histoires restent assez similaires (onirisme, sexe, violence…etc…), il parvient toujours à trouver de l’originalité avec de nouveaux personnages, de nouvelles situations et je ne me lasse pas de voir et revoir ses films…
traversay1

4 509 abonnés 5 406 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 mai 2013
Carlos Reygadas s'est longuement expliqué sur les tenants et aboutissants de Post Tenebras Lux. Une sorte de mode d'emploi pour les pharisiens, euh, spectateurs, qui n'auraient pas tout compris ou, pire, qui auraient jugé qu'il n'y avait rien à comprendre. Les éclaircissements du cinéaste sont fort intéressants, cependant, y compris dans leur prétention puisque l'on a bien assimilé qu'il s'agit d'une oeuvre d'art véhiculant une brassée de messages et de sensations et pas d'un film de consommation courante (euphémisme). Il y a des idées, une mise en scène impressionnante et des images très chiadées dans Post Tenebras Lux. Et une vision sociale, ontologique et diabolique, aussi. Des scènes vaines ? Oui, également (le rugby, la partouze), que Reygadas se fait un plaisir de justifier mais on a aussi le droit d'en rire ou de trouver l'argumentation fumeuse. Du cinéma pour Happy Few ? En tous cas, une certaine propension à pousser le cinéma auteuriste à son extrême jusqu'à en perdre littéralement la tête.
wesleybodin

1 257 abonnés 3 864 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mai 2013
(...) Maîtrisant parfaitement le fond avec une technique totalement maîtrisée mais laissant de côté la réflexion morale au profit d’images imprégnant les esprits, Post Tenebras Lux apparaît dès lors comme un excellent exercice de style ayant oublié son récit en cours de route. La beauté des images restera néanmoins longtemps gravée dans les mémoires. Une œuvre âpre, dure à dompter, hypnotique. L’envoûtement est total.
Cinéphiles 44

1 683 abonnés 4 674 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 février 2015
Prix de la mise en scène au Festival de Cannes en 2012, Post Tenebras Lux est une peinture d’une extrême beauté. Chaque plan a été travaillé avec profondeur dans ses couleurs, ses grains et lumières. L’histoire est prenante, mais les moments de violences ne sont pas souvent justifiés et on se demande où le réalisateur souhaitait nous emmener. Quoi qu’il en soit, profiter de Post Tenebras Lux c’est d’abord profiter une expérience visuelle hors du commun.
D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
rogerwaters
rogerwaters

170 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2018
Comme à son habitude, Carlos Reygadas ne facilite pas l’implication du spectateur en tournant une œuvre gigogne qui se joue de la temporalité et refuse finalement la narration classique, lui préférant un impressionnisme qui peut largement dérouter. Pourtant, il signe un nombre assez impressionnant de séquences jamais vues. On adore notamment l’entrée en matière crépusculaire qui met d’emblée mal à l’aise, puis quelques passages marquants comme celui du sauna échangiste, de la maltraitance envers les chiens. Bref, Carlos Reygadas ausculte une fois de plus les êtres humains dans leur dimension la moins reluisante, même s’il parvient à en tirer toutefois une certaine lumière, au-delà des ténèbres. Un cinéma d’auteur exigeant que certains trouvent prétentieux mais que nous préférons qualifier d’ambitieux et de novateur sur bien des points.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 14 mai 2013
Loin d’être un film narratif pur et dur (le film ne raconte presque aucune histoire), "Post Tenebras Lux" est un film à sensations pures. Dès les premières minutes (avec ces plans d’une fillette perdue dans un champ entre des chiens et des vaches, sous un ciel orageux), on ressent une vraie angoisse, et cette angoisse tient tout au long du film. Jouant en permanence avec l’imaginaire du spectateur, le film l’amène à redouter le pire à chaque plan. Menace perpétuelle. Carlos Reygadas parvient à transformer des instants anodins en spoiler: la suite sur Plog Magazine, les Critiques des Ours (lien ci-dessous)
Christianm75
Christianm75

9 abonnés 229 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 mars 2016
Alternant moments de grâce et ennuie profond le film de Carlos Reygadas laisse le spectateur sur sa faim.Si on ne peut nier un réel savoir faire de cinéaste amateur de belle s images, la volonté de couper court à toute dramaturgie enleve au film sa capacité à émouvoir.Difficile dés lors de s'accrocher à des bouts de scène difficilement reliables des lors qu'aucune explication n'est possible. Pour mieux connaître le réalisateur se reporter plutôt à ces films précédents "Japon" ou "Bataille dans le ciel".
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 19 mai 2013
Je crois que je me suis jamais autant ennuyé au cinéma. Un film totalement incompréhensible. Des jeunes qui jouent au rugby, ensuite le type qui emmène sa femme se faire niquer dans un sauna, une sorte de diable rouge....

rien à retenir de ce film, sinon l'ennui.
-Vinz-
-Vinz-

44 abonnés 240 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 mai 2012
Quel ennui! mise en scène atroce (dire qu'il a eu le prix à Cannes, je ne comprend pas...) qui m'a enfermé dans cette histoire bien mollassone...
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

166 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 décembre 2021
Ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé de ne rien comprendre à un film. J'ai essayé, mais non, impossible d'en tirer le moindre sens. Ceci dit, ça me donne l'occasion de me rendre compte que j'aime toujours une ambiance qui m'emmène ailleurs, même si c'est n'importe comment.

Je serais bien en peine de défendre le scénario décousu et l'empilement d'effets visuels qui l'enveloppe, ainsi que de dire de quoi il s'agit. Mais je suis également incapable de détester : l'incompréhensible aussi fait ressentir des choses, et parfois c'est un moyen d'expression comme un autre. En un sens, c'est un peu courageux, mais je comprends les détracteurs.

Je reste donc neutre, quitte à me soumettre à la volonté du réalisateur de justement me rendre agnostique sur son œuvre (si c'était vraiment le but, bien joué). Post Tenebras Lux, c'est purement nawak, mais c'est cool.
Pascal
Pascal

262 abonnés 2 497 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 juin 2025
Membre du jury ( cannes 2025 ), Carlos Reygadas obtint le prix de la mise en scène ( cannes 2012 ) avec ce " post tenebras luz " qui ne fut pas bien accueilli ni par la critique, ni par par le public.

Relevant du slow cinéma, ( plan étiré, sans beaucoup de dialogues ), " post tenebras luz " pourra interloquer et susciter des réserves en raison de certains moments pouvant apparaître abscons.

Reygadas aborde ( selon moi ) l'opposition entre les classes sociales dans ces sociétés d'Amérique latine particulièrement clivées. Entre riches et pauvres les barrières sont infranchissables et les premiers abusant de leur position dominante maltraitent parfois les seconds. Ces derniers répondent à la violence de classe par la violence physique.

Mais le clivage se produit aussi au sein même des différentes classes sociales. Le couple aisé montre ce qui se cache derrière les apparences, tandis que le couple éclaté de l'ouvrier montre qu'il n'a pas été en reste avec sa femme et ses enfants.

" Post tenebras luz " montre que la violence est consubstantielle à la nature humaine et se cache même derrière des formes socialement admises ( ici le rugby et la dernière scène ) de son incarnation.

Pour rester sur des références latino américaine, on est pas éloigné au plan formel du cinéma de l'argentin Lisandro Alonso ou au plan thématique de celui de l'Argentine Lucrecia Martel.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 mai 2013
Libérez-vous ! Prenez votre temps ! Oubliez vos références ! Il n'y a pas d'explication à donner après "Post Tenebras Lux", il y a juste de nouvelles questions, qui s'ouvrent, qui s'allument, qui scintillent et amplifient le monde d'une lumière nouvelle. Reygadas est un ouvreur de boîtes.
À voir tout seul, à voir avec du temps pour soi et devant soi. Film d'inquiétude "zen".
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 septembre 2013
Waouh! quelle claque! Chapeau à Carlos Reygadas pour ce chef d'oeuvre acteurs sont excellents et le paysage est époustouflant à chaque prend un plaisir énorme a voir l’évolution des personnages.L'intrigue nous tient en haleine du début à la fin et on se laisse avoir par des fausses pistes pour finalement tomber sur le meilleur twist final de tous les temps (la scène est magnifique) Une violence jouissive qui nous montre une réalité dure. Carlos reygadas est un réalisateur séduisant qui me fait découvrir des beaux films mais celui ci est de loin le meilleur de phrase culte a 27m 34 s m'a marqué et presque traumatisé.Chef d'oeuvre film preferé!

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