Post Tenebras Lux
Note moyenne
2,6
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33 critiques spectateurs

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Vincent P
Vincent P

29 abonnés 40 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 août 2013
Plus qu'un film, une expérience, où on éprouve le monde et le mal dans le monde, et bien plus encore.
Je suis surpris que les critiques de cannes aient été unanime dans la détestation. C'est un film brumeux, âpre, décousu où il faut s'abandonner, aussi bien émotionnellement qu'intellectuellement, et laisser agir ce que l'on reçoit, et qui s'avère d'un très grande force. Certaines images sont d'une beauté folle, avec une violence sourde, qui peut faire même peur, et je pense que ce sont ces images qui vont me rester.
C'est un film à la fois tendre et dur, merveilleux et cruel, qui évoque très bien la fragilité de la vie que l'on peut ressentir parfois. Cet aspect tenu entre ce que l'on fantasme et ce que l'on vit vraiment.
magnifique, à mon sens. un des films à qu'il faut avoir vu dans sa vie.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 mai 2013
Ce film de carlos Reygadas est un chef-d'oeuvre dans la veine de ses deux premiers films : Japon et Batalla en el Cielo.

Sans hésiter je dirais que ce film est le plus abouti de Carlos Reygadas, car le moins facile à saisir. Il faut se laisser aller, et tenter de saisir ce que dissimulent les images. Ceux qui connaissent et aprécient Apichatpong Weerasethakul retrouveront peut-être une façon d'aborder les choses, de faire se rencontrer des situations et des sensations. Une autre dimension, difficile à décrire est la tension sonore extrêmement travaillée entretenue tout au long du film.

Encore une fois, il ne faut pas chercher à comprendre, ou tenter de trouver une "histoire" (comme Hollywood nous a appris), mais se laisser aller à assembler ces morceaux d'images en mouvement chargées de sens et de sensations. L'Histoire avec un grand H est là, sous nos yeux. Cette Histoire est en nous.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 14 mai 2013
Pur, austère, poétique, beau, brut, froid, ténébreux, éclairant, jaillissant, direct, saturé, fort, spirituel, concret.
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 mars 2015
je suis Carlos Reygadas depuis son premier film.....Force est de constater que son cinéma est à part, et possède quelque chose d'envoutant......Il a le don de l'extrême nuance, du sacrilège parfois (comme dans ce film la scène d'échangisme) mais parvient toujours à relier ses émotions au réel.....Là encore j'ai trouvé le film déconcertant et admirable, bref "Reygadien"..... l'histoire de deux famille en décalage, on n'est même pas sûr des époques, dans des paysages déconcertants et grandioses, où le silence pose toute chose et fait abonder les sentiments, cette lenteur de la caméra, des dialogues, des regards atteignent le majestueux, voire une certaine profanation de la mise en scène....Quel régal pour l'esprit et le spectateur.....Le film a des zones d'ombre qui sont lumineuses, rien n'est explicite sans être elliptique non plus.....Le réalisateur veut délivrer un message, ici clairement il s'agit d'accueillir la mort dans le quotidien, de cette soumission aux forces obscures qui hantent l'œuvre de Reygadas......le film possède sa part de stupre et d'ésotérisme, oscille entre Eros et Thanatos......C'est cru et puissant, c'est la nudité de l'âme que convoite encore une fois le réalisateur.....Le film dans ses sensation et son relatif hermétisme, est un bijou.....A voir toute affaire cessante.....
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 mai 2013
Bel OCNI ayant reçu le prix de la mise en scène à Cannes l'an passé mais tant décrié par la critique.

Beaucoup se sont révulsés contre le fait que le film n'avance pas. Je crois, sans trop de prétention, qu'au bout d'une trentaine/quarantaine de minutes il était presque indiscutable que le film n'allait pas avancer.
Et comme pour confirmer ceux qui se plaignent de cette "avancée", Reygadas vient alors nous proposer deux scènes d'affilées qui rompt totalement avec la structure du temps, une sorte de plongée dans le futur - sur la plage (fantasme ?) - puis revenir encore plus loin en arrière, lorsque les enfants sont tout petits.

Non, le film n'avance pas. Mais le film n'a jamais eu cette prétention. Là où Reygadas est pertinent, c'est qu'il parvient à nous mêler dans le film plusieurs strates de son intrigue en apparence simple : en premier lieu la vie de famille, elle-même décomposée en simples moments de vie un peu à la Malick que j'ai trouvés formidables, et de la venue de ce "Sept" qui va bouleverser ce petit monde ; ensuite la strate "politique" du film qui, par les relations humaines, traduisent un mal présent partout, dans tous les personnages, alors certes cela peut paraître exagéré mais c'est assumé et bien fait ; il parvient également à sublimer son récit avec des passages annexes, je pense au sauna, étrangement ça m'a fait penser à EWS, qui sort du cadre de l'ordinaire pour glisser vers l'inconscience ; et sur la notion de famille même Reygadas s'amuse à voyager dans le temps, difficile d'avoir un avis dessus (notamment vu la fin), mais ce film, en contradiction avec la noirceur de la première scène, est une sorte d'hymne à l'enfance, le mari malade qui retrouve son bien-être en vivant, ressentant, comme lorsqu'il était enfant, avec en arrière-fond la musique de Neil Young au piano chantée par sa femme, un moment de grâce extraordinaire...

Bref ce film touche dans de multiples points, mais avant tout c'est une expérience du ressenti, ce très long début aussi beau que menaçant, la petite fille toute innocente marchant dans la boue, avec un ciel qui s'assombrit de plus en plus, cette ouverture est splendide, renforcée avec cet étrange effet de l'image dont les contours sont flous, et ce pendant quasiment tout le film. Certaines séquences sont stupéfiantes de beauté, je pense à celle-là, celle à la plage, celle à la réunion de Noël... La force de la mise en scène de Reygadas réside dans sa persistance, son obstination, dans chaque plan, alors au début on peut trouver ça presque pompeux, mais devant la démonstration qui s'impose on ne peut être que submergé par tant de talent.

Concernant la dernière scène, assez déconcertante, spoiler: je pense simplement que c'est une métaphore de la famille. "Agir ensemble, en équipe", c'est ça. Ce film est avant tout un film sur la famille, les deux enfants qui jouent sont les gosses du réalisateur, ils ont une importance primordiale pendant tout le film, et comme le titre du film sonne comme un message d'espoir, cette dernière scène c'est peut-être ça, un espoir de la famille, d'être ensemble, réunie, "en équipe". Voilà mon interprétation en tout cas.
Alice L
Alice L

180 abonnés 208 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 mai 2013
Du cinéma pur, unique et sincère. U
n chef d'oeuvre absolu, le film qui aurait du être la palme d'or!!!
gemini-hell
gemini-hell

31 abonnés 395 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 juin 2013
« Post Tenabras Lux » fait partie de ces œuvres que l’on ressent davantage qu’on ne les comprend et qui par conséquent séduisent tout autant qu’elles peuvent irriter au plus haut degré. Le lien entre chaque séquence de ce récit éclaté n’est pas toujours d’une grande lisibilité et semble annihiler toute notion de logique mais ce choix narratif du cinéaste mexicain à vouloir hisser son film vers les cimes du mystère total suscite néanmoins un sentiment de fascination mêlé toutefois de frustration. Il n’empêche, la forme répond parfaitement au fond et l’utilisation permanente d’une image distordue (on songe au travail récemment effectué sur l’image par Alexander Sokurov dans son « Faust ») renforce cette dualité ressentie à la vision de ce film intrigant et expérimental.
virgileblacksmann
virgileblacksmann

24 abonnés 58 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 10 mai 2013
Atroce. Atroce d'ennui. Après deux premières scènes trompeuses (va-t-on assister à la naissance d'un O.C(inématographique)N.I qui fera référence? Hélas, on comprend rapidement que le cadre flou, où l'image apparaît doublée, comme quand on regarde un film en 3D sans lunettes, n'est qu'un artifice aussi vain artistiquement qu'insuportable pour l'oeil. Quant aux scènes, elles se succèdent sans que quoi que ce soit n'arrive. Mais RIEN, pas même le sentiment d'avoir assisté à un moment de cinéma neutre en action soit, mais au moins, intense, profond, comme savent le faire certains asiatiques. Que des enfants babillent interminablement devant la caméra, soit! Mais qu'il en sorte au moins quelque chose!! Et pas cette impression horrible d'avoir perdu deux heures à regarder les vidéos de vacances de mon beau-frère alors que j'aurais été tellement mieux à prendre un verre en terrasse!! Ce film est une horreur, une véritable horreur.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 août 2013
VIOLENCE
Une petite fille marche maladroitement dans l’herbe d’un pré. Peu à peu, on la voit entourée d’animaux : buffles, chiens, chevaux même. Il y a des éclairs et des cris autour. La caméra en mouvement. C’est avec une certaine brutalité que s’ouvre le film de Reygadas. Son précédent long métrage finissait par une lente extinction de lumière, tandis que l’on planait dans l’espace tranquille, apaisé. Ici on touche terre, et on y reste. Pas de générique au début, pas de musique extérieure à l’action, pas de grue ni de grands travelings. Le nouveau film du mexicain ne s’envolera jamais dans une escapade contemplative, tout y est filmé de près, de trop près parfois, et tout y est sombre, ombragé, violacé ou verdi par le poison qui ronge un pays malade.
Et si finalement, c’était comme des enfants qu’il fallait voir le film, comme perdu dans le Mexique qu’on ne connait plus, on observe les choses se faire, les adultes parler, se disputer, se tirer dessus et on se concentre sur des détails, des frontalités. Et si finalement Post tenebras lux était un vrai film sur la vision des enfants, sur une sort de réalisme magique (cher aux mexicains), qui envahit les yeux étonnés des gamins ; ceux qui repèrent les choses que les parents ne voient pas ; ceux qui voient à travers des lentilles ; qui ne voient que le milieu, la frontalité des choses ; ceux qui regardent comme nous nous regardons le film : dans un verre avec des contours flous. Ceux qui observent le diable enter chez eux, le vrai diable, fantasmé, même érotisé qui apporte son attirail (à tous les niveaux).
C’est certainement dans ce regard de l’enfance que le film tire son plus grand avantage, sa particularité, et en fait un film aussi intriguant que risible par moment, finit par le tirer vers une douce abstraction, pour tout laisser retomber dans le silence. Carlos est encore un enfant qui joue son match, son film est un cauchemar d’enfance intime et souffreteux qui ne finira pas de nos hanter et qui n’a pas été bien regardé ; sans dote : avec des yeux de vieillards.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 juin 2013
film super bien filmé une brillante mise en scene carlos reygadas un trés bon réalisateur
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 mars 2016
Un coupeur d'arbres, des chiens, un club échangiste osé et des enfants qui ont 12 ans ou 4 ans selon le temps qui passe. Car le temps s'étire aussi pour le spectateur qui se retrouve face à l'expérience assez éprouvante d'une histoire confuse et floue (au sens figuré et au sens propre). La jaquette parle du "fils spirituel de Tarkovski"..... Moi je vois un Fellini qui aurait voulu faire du Malick. Je veux bien accepter le symbolisme mais avec plus de poésie et de beauté. Ici tout me manque.
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

184 abonnés 2 626 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 août 2021
Un film abstrait, une histoire vaporeuse, spoiler: une décapitation inédite
, un ennui assumé.
Yves G.

1 845 abonnés 4 018 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 juin 2013
Un couple et leurs deux jeunes enfants quittent la ville pour s'installer à la campagne.
Leurs tourments intérieurs résonnent avec la violence menaçante de la nature luxuriante qui les entoure.

Je n'ai pas compris grand'chose au dernier film de Carlos Reygadas. Je n'ai pas été le seul. Il avait divisé Cannes l'an passé : sifflé en séance, il avait néanmoins obtenu le prix de la mise en scène.
Quand je ne comprends pas un film, j'oscille toujours entre deux sentiments contradictoires : me dire qu'il n'y a rien à comprendre, ou au contraire que je suis trop bête pour l'avoir compris.
Ces deux sentiments contradictoires en produisent à leur tour deux autres qui ne le sont pas moins : 1/ le désespoir de me sentir bête 2/ le soulagement de me dire qu'au moins j'en suis conscient !
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 14 juillet 2013
Je voulais voir un film pas facile en allant voir Post Tenebras Lux. Et bien j'ai été servi.
ffred

1 987 abonnés 4 254 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mai 2013
...Le film est sombre, tellement qu'on n'y voit pas grand chose. Je dois reconnaître que je n'ai pas tout compris. On assiste à l'histoire d'une famille mexicaine aisée vivant à la campagne, sur plusieurs décennies. Peut être. On le croit et puis plus. Le récit fait des sauts dans le temps, enfin, c'est ce dont on a l'impression. La première scène est magnifique mais terrible...
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