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Pascal
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3,5
Publiée le 3 juin 2025
Membre du jury ( cannes 2025 ), Carlos Reygadas obtint le prix de la mise en scène ( cannes 2012 ) avec ce " post tenebras luz " qui ne fut pas bien accueilli ni par la critique, ni par par le public.
Relevant du slow cinéma, ( plan étiré, sans beaucoup de dialogues ), " post tenebras luz " pourra interloquer et susciter des réserves en raison de certains moments pouvant apparaître abscons.
Reygadas aborde ( selon moi ) l'opposition entre les classes sociales dans ces sociétés d'Amérique latine particulièrement clivées. Entre riches et pauvres les barrières sont infranchissables et les premiers abusant de leur position dominante maltraitent parfois les seconds. Ces derniers répondent à la violence de classe par la violence physique.
Mais le clivage se produit aussi au sein même des différentes classes sociales. Le couple aisé montre ce qui se cache derrière les apparences, tandis que le couple éclaté de l'ouvrier montre qu'il n'a pas été en reste avec sa femme et ses enfants.
" Post tenebras luz " montre que la violence est consubstantielle à la nature humaine et se cache même derrière des formes socialement admises ( ici le rugby et la dernière scène ) de son incarnation.
Pour rester sur des références latino américaine, on est pas éloigné au plan formel du cinéma de l'argentin Lisandro Alonso ou au plan thématique de celui de l'Argentine Lucrecia Martel.
Ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé de ne rien comprendre à un film. J'ai essayé, mais non, impossible d'en tirer le moindre sens. Ceci dit, ça me donne l'occasion de me rendre compte que j'aime toujours une ambiance qui m'emmène ailleurs, même si c'est n'importe comment.
Je serais bien en peine de défendre le scénario décousu et l'empilement d'effets visuels qui l'enveloppe, ainsi que de dire de quoi il s'agit. Mais je suis également incapable de détester : l'incompréhensible aussi fait ressentir des choses, et parfois c'est un moyen d'expression comme un autre. En un sens, c'est un peu courageux, mais je comprends les détracteurs.
Je reste donc neutre, quitte à me soumettre à la volonté du réalisateur de justement me rendre agnostique sur son œuvre (si c'était vraiment le but, bien joué). Post Tenebras Lux, c'est purement nawak, mais c'est cool.
Le cinéaste nous montre sa vision du monde des hommes. Le rôle de l'image, de notre perception permet d'accentuer nos émotions et donne de nouvelles perspectives et de nouvelles idée au cinéma, qui aujourd'hui s'affaiblit et se répète avec ces mêmes chaînes de blockbusters pour spectateur lambda.
Comme à son habitude, Carlos Reygadas ne facilite pas l’implication du spectateur en tournant une œuvre gigogne qui se joue de la temporalité et refuse finalement la narration classique, lui préférant un impressionnisme qui peut largement dérouter. Pourtant, il signe un nombre assez impressionnant de séquences jamais vues. On adore notamment l’entrée en matière crépusculaire qui met d’emblée mal à l’aise, puis quelques passages marquants comme celui du sauna échangiste, de la maltraitance envers les chiens. Bref, Carlos Reygadas ausculte une fois de plus les êtres humains dans leur dimension la moins reluisante, même s’il parvient à en tirer toutefois une certaine lumière, au-delà des ténèbres. Un cinéma d’auteur exigeant que certains trouvent prétentieux mais que nous préférons qualifier d’ambitieux et de novateur sur bien des points.
Alternant moments de grâce et ennuie profond le film de Carlos Reygadas laisse le spectateur sur sa faim.Si on ne peut nier un réel savoir faire de cinéaste amateur de belle s images, la volonté de couper court à toute dramaturgie enleve au film sa capacité à émouvoir.Difficile dés lors de s'accrocher à des bouts de scène difficilement reliables des lors qu'aucune explication n'est possible. Pour mieux connaître le réalisateur se reporter plutôt à ces films précédents "Japon" ou "Bataille dans le ciel".
Un coupeur d'arbres, des chiens, un club échangiste osé et des enfants qui ont 12 ans ou 4 ans selon le temps qui passe. Car le temps s'étire aussi pour le spectateur qui se retrouve face à l'expérience assez éprouvante d'une histoire confuse et floue (au sens figuré et au sens propre). La jaquette parle du "fils spirituel de Tarkovski"..... Moi je vois un Fellini qui aurait voulu faire du Malick. Je veux bien accepter le symbolisme mais avec plus de poésie et de beauté. Ici tout me manque.
je suis Carlos Reygadas depuis son premier film.....Force est de constater que son cinéma est à part, et possède quelque chose d'envoutant......Il a le don de l'extrême nuance, du sacrilège parfois (comme dans ce film la scène d'échangisme) mais parvient toujours à relier ses émotions au réel.....Là encore j'ai trouvé le film déconcertant et admirable, bref "Reygadien"..... l'histoire de deux famille en décalage, on n'est même pas sûr des époques, dans des paysages déconcertants et grandioses, où le silence pose toute chose et fait abonder les sentiments, cette lenteur de la caméra, des dialogues, des regards atteignent le majestueux, voire une certaine profanation de la mise en scène....Quel régal pour l'esprit et le spectateur.....Le film a des zones d'ombre qui sont lumineuses, rien n'est explicite sans être elliptique non plus.....Le réalisateur veut délivrer un message, ici clairement il s'agit d'accueillir la mort dans le quotidien, de cette soumission aux forces obscures qui hantent l'œuvre de Reygadas......le film possède sa part de stupre et d'ésotérisme, oscille entre Eros et Thanatos......C'est cru et puissant, c'est la nudité de l'âme que convoite encore une fois le réalisateur.....Le film dans ses sensation et son relatif hermétisme, est un bijou.....A voir toute affaire cessante.....
Prix de la mise en scène au Festival de Cannes en 2012, Post Tenebras Lux est une peinture d’une extrême beauté. Chaque plan a été travaillé avec profondeur dans ses couleurs, ses grains et lumières. L’histoire est prenante, mais les moments de violences ne sont pas souvent justifiés et on se demande où le réalisateur souhaitait nous emmener. Quoi qu’il en soit, profiter de Post Tenebras Lux c’est d’abord profiter une expérience visuelle hors du commun. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
"Post Tenebras Lux" fait partie de ces longs métrages dont ne comprend pas tous les ressorts et idées mais que l'on ne peut s'empêcher d'apprécier. La qualité de la mise en scène joue beaucoup sur cette appréciation positive. Le film est truffé de scènes oniriques et mystèrieuses, à l'interprétation mal aisée mais d'une forte puissance émotionnelle. L'ambiance pesante et sombre et accentué par la lenteur du rythme à travers lequel on ressent l'influence de Tarkovsky sur Carlos Reygadas. Film dur d'accès, atypique mais qui mérite le détour.
Plus les années passent, plus j’apprécie le travail exceptionnel de Carlos Reygadas. Il ne fait que s’améliorer film après film. J’ai trépigné d’impatience à l’attente de ce nouveau bijou et il ne m’a pas déçu. Il n’est jamais évident de parler de ses œuvres car il est certain qu’ils naviguent sur les flots tumultueux d’un scénario complexe et parfois vide de sens qui en trouble plus d’un. Carlos surfe sur le cinéma expressionniste quasi expérimentale qui n’est pas à la portée de tout le monde. Ici, il casse les conventions, choisissant un format d’image très surprenant, floutant tout son cadre. Il faut un petit temps d’adaptation mais ça passe. On se concentre sur le centre de l’image où encore une fois, la beauté, la qualité émerveille, les images restent gravées en mémoire et réapparaissent dès qu’on ferme les yeux. Son découpage est assez brutal, on passe d’une scène à l’autre sans le moindre raccord où les couleurs vives explosent littéralement à chaque changement de décor. La petite fille aux milieux des animaux, l’apparition du Diable, la scène du hammam, autant de séquences magnifiques qui font réfléchir sur le personnage de Juan qui représente manifestement le cauchemar de Carlos qu’il a voulu mettre en image. Il en profite pour nous montrer les superbes paysages mexicains qu’il connait si bien tout en dénonçant les difficultés que traverse son pays. Même si la trame de ses histoires restent assez similaires (onirisme, sexe, violence…etc…), il parvient toujours à trouver de l’originalité avec de nouveaux personnages, de nouvelles situations et je ne me lasse pas de voir et revoir ses films…
Waouh! quelle claque! Chapeau à Carlos Reygadas pour ce chef d'oeuvre acteurs sont excellents et le paysage est époustouflant à chaque prend un plaisir énorme a voir l’évolution des personnages.L'intrigue nous tient en haleine du début à la fin et on se laisse avoir par des fausses pistes pour finalement tomber sur le meilleur twist final de tous les temps (la scène est magnifique) Une violence jouissive qui nous montre une réalité dure. Carlos reygadas est un réalisateur séduisant qui me fait découvrir des beaux films mais celui ci est de loin le meilleur de phrase culte a 27m 34 s m'a marqué et presque traumatisé.Chef d'oeuvre film preferé!
Un couple et leurs deux jeunes enfants quittent la ville pour s'installer à la campagne. Leurs tourments intérieurs résonnent avec la violence menaçante de la nature luxuriante qui les entoure.
Je n'ai pas compris grand'chose au dernier film de Carlos Reygadas. Je n'ai pas été le seul. Il avait divisé Cannes l'an passé : sifflé en séance, il avait néanmoins obtenu le prix de la mise en scène. Quand je ne comprends pas un film, j'oscille toujours entre deux sentiments contradictoires : me dire qu'il n'y a rien à comprendre, ou au contraire que je suis trop bête pour l'avoir compris. Ces deux sentiments contradictoires en produisent à leur tour deux autres qui ne le sont pas moins : 1/ le désespoir de me sentir bête 2/ le soulagement de me dire qu'au moins j'en suis conscient !
« Post Tenabras Lux » fait partie de ces œuvres que l’on ressent davantage qu’on ne les comprend et qui par conséquent séduisent tout autant qu’elles peuvent irriter au plus haut degré. Le lien entre chaque séquence de ce récit éclaté n’est pas toujours d’une grande lisibilité et semble annihiler toute notion de logique mais ce choix narratif du cinéaste mexicain à vouloir hisser son film vers les cimes du mystère total suscite néanmoins un sentiment de fascination mêlé toutefois de frustration. Il n’empêche, la forme répond parfaitement au fond et l’utilisation permanente d’une image distordue (on songe au travail récemment effectué sur l’image par Alexander Sokurov dans son « Faust ») renforce cette dualité ressentie à la vision de ce film intrigant et expérimental.