Post Tenebras Lux
Note moyenne
2,6
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33 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 19 mai 2013
Je crois que je me suis jamais autant ennuyé au cinéma. Un film totalement incompréhensible. Des jeunes qui jouent au rugby, ensuite le type qui emmène sa femme se faire niquer dans un sauna, une sorte de diable rouge....

rien à retenir de ce film, sinon l'ennui.
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 mai 2013
Carlos Reygadas s'est longuement expliqué sur les tenants et aboutissants de Post Tenebras Lux. Une sorte de mode d'emploi pour les pharisiens, euh, spectateurs, qui n'auraient pas tout compris ou, pire, qui auraient jugé qu'il n'y avait rien à comprendre. Les éclaircissements du cinéaste sont fort intéressants, cependant, y compris dans leur prétention puisque l'on a bien assimilé qu'il s'agit d'une oeuvre d'art véhiculant une brassée de messages et de sensations et pas d'un film de consommation courante (euphémisme). Il y a des idées, une mise en scène impressionnante et des images très chiadées dans Post Tenebras Lux. Et une vision sociale, ontologique et diabolique, aussi. Des scènes vaines ? Oui, également (le rugby, la partouze), que Reygadas se fait un plaisir de justifier mais on a aussi le droit d'en rire ou de trouver l'argumentation fumeuse. Du cinéma pour Happy Few ? En tous cas, une certaine propension à pousser le cinéma auteuriste à son extrême jusqu'à en perdre littéralement la tête.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 mai 2013
Bel OCNI ayant reçu le prix de la mise en scène à Cannes l'an passé mais tant décrié par la critique.

Beaucoup se sont révulsés contre le fait que le film n'avance pas. Je crois, sans trop de prétention, qu'au bout d'une trentaine/quarantaine de minutes il était presque indiscutable que le film n'allait pas avancer.
Et comme pour confirmer ceux qui se plaignent de cette "avancée", Reygadas vient alors nous proposer deux scènes d'affilées qui rompt totalement avec la structure du temps, une sorte de plongée dans le futur - sur la plage (fantasme ?) - puis revenir encore plus loin en arrière, lorsque les enfants sont tout petits.

Non, le film n'avance pas. Mais le film n'a jamais eu cette prétention. Là où Reygadas est pertinent, c'est qu'il parvient à nous mêler dans le film plusieurs strates de son intrigue en apparence simple : en premier lieu la vie de famille, elle-même décomposée en simples moments de vie un peu à la Malick que j'ai trouvés formidables, et de la venue de ce "Sept" qui va bouleverser ce petit monde ; ensuite la strate "politique" du film qui, par les relations humaines, traduisent un mal présent partout, dans tous les personnages, alors certes cela peut paraître exagéré mais c'est assumé et bien fait ; il parvient également à sublimer son récit avec des passages annexes, je pense au sauna, étrangement ça m'a fait penser à EWS, qui sort du cadre de l'ordinaire pour glisser vers l'inconscience ; et sur la notion de famille même Reygadas s'amuse à voyager dans le temps, difficile d'avoir un avis dessus (notamment vu la fin), mais ce film, en contradiction avec la noirceur de la première scène, est une sorte d'hymne à l'enfance, le mari malade qui retrouve son bien-être en vivant, ressentant, comme lorsqu'il était enfant, avec en arrière-fond la musique de Neil Young au piano chantée par sa femme, un moment de grâce extraordinaire...

Bref ce film touche dans de multiples points, mais avant tout c'est une expérience du ressenti, ce très long début aussi beau que menaçant, la petite fille toute innocente marchant dans la boue, avec un ciel qui s'assombrit de plus en plus, cette ouverture est splendide, renforcée avec cet étrange effet de l'image dont les contours sont flous, et ce pendant quasiment tout le film. Certaines séquences sont stupéfiantes de beauté, je pense à celle-là, celle à la plage, celle à la réunion de Noël... La force de la mise en scène de Reygadas réside dans sa persistance, son obstination, dans chaque plan, alors au début on peut trouver ça presque pompeux, mais devant la démonstration qui s'impose on ne peut être que submergé par tant de talent.

Concernant la dernière scène, assez déconcertante, spoiler: je pense simplement que c'est une métaphore de la famille. "Agir ensemble, en équipe", c'est ça. Ce film est avant tout un film sur la famille, les deux enfants qui jouent sont les gosses du réalisateur, ils ont une importance primordiale pendant tout le film, et comme le titre du film sonne comme un message d'espoir, cette dernière scène c'est peut-être ça, un espoir de la famille, d'être ensemble, réunie, "en équipe". Voilà mon interprétation en tout cas.
ffred

1 989 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mai 2013
...Le film est sombre, tellement qu'on n'y voit pas grand chose. Je dois reconnaître que je n'ai pas tout compris. On assiste à l'histoire d'une famille mexicaine aisée vivant à la campagne, sur plusieurs décennies. Peut être. On le croit et puis plus. Le récit fait des sauts dans le temps, enfin, c'est ce dont on a l'impression. La première scène est magnifique mais terrible...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 14 mai 2013
Pur, austère, poétique, beau, brut, froid, ténébreux, éclairant, jaillissant, direct, saturé, fort, spirituel, concret.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 14 mai 2013
Loin d’être un film narratif pur et dur (le film ne raconte presque aucune histoire), "Post Tenebras Lux" est un film à sensations pures. Dès les premières minutes (avec ces plans d’une fillette perdue dans un champ entre des chiens et des vaches, sous un ciel orageux), on ressent une vraie angoisse, et cette angoisse tient tout au long du film. Jouant en permanence avec l’imaginaire du spectateur, le film l’amène à redouter le pire à chaque plan. Menace perpétuelle. Carlos Reygadas parvient à transformer des instants anodins en spoiler: la suite sur Plog Magazine, les Critiques des Ours (lien ci-dessous)
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 mai 2013
Libérez-vous ! Prenez votre temps ! Oubliez vos références ! Il n'y a pas d'explication à donner après "Post Tenebras Lux", il y a juste de nouvelles questions, qui s'ouvrent, qui s'allument, qui scintillent et amplifient le monde d'une lumière nouvelle. Reygadas est un ouvreur de boîtes.
À voir tout seul, à voir avec du temps pour soi et devant soi. Film d'inquiétude "zen".
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 13 mai 2013
Ces bobos finissent par nous brouter, mais quelques séquences réussies comme quand El Siete se décapsule la tête. Et surtout celle illuminée par le charisme et la présence physique extraordinaires de Ian Xul Lebáustegui (Eleazar sur la plage).
wesleybodin

1 255 abonnés 3 864 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mai 2013
(...) Maîtrisant parfaitement le fond avec une technique totalement maîtrisée mais laissant de côté la réflexion morale au profit d’images imprégnant les esprits, Post Tenebras Lux apparaît dès lors comme un excellent exercice de style ayant oublié son récit en cours de route. La beauté des images restera néanmoins longtemps gravée dans les mémoires. Une œuvre âpre, dure à dompter, hypnotique. L’envoûtement est total.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 mai 2013
Ce film de carlos Reygadas est un chef-d'oeuvre dans la veine de ses deux premiers films : Japon et Batalla en el Cielo.

Sans hésiter je dirais que ce film est le plus abouti de Carlos Reygadas, car le moins facile à saisir. Il faut se laisser aller, et tenter de saisir ce que dissimulent les images. Ceux qui connaissent et aprécient Apichatpong Weerasethakul retrouveront peut-être une façon d'aborder les choses, de faire se rencontrer des situations et des sensations. Une autre dimension, difficile à décrire est la tension sonore extrêmement travaillée entretenue tout au long du film.

Encore une fois, il ne faut pas chercher à comprendre, ou tenter de trouver une "histoire" (comme Hollywood nous a appris), mais se laisser aller à assembler ces morceaux d'images en mouvement chargées de sens et de sensations. L'Histoire avec un grand H est là, sous nos yeux. Cette Histoire est en nous.
virgileblacksmann
virgileblacksmann

24 abonnés 58 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 10 mai 2013
Atroce. Atroce d'ennui. Après deux premières scènes trompeuses (va-t-on assister à la naissance d'un O.C(inématographique)N.I qui fera référence? Hélas, on comprend rapidement que le cadre flou, où l'image apparaît doublée, comme quand on regarde un film en 3D sans lunettes, n'est qu'un artifice aussi vain artistiquement qu'insuportable pour l'oeil. Quant aux scènes, elles se succèdent sans que quoi que ce soit n'arrive. Mais RIEN, pas même le sentiment d'avoir assisté à un moment de cinéma neutre en action soit, mais au moins, intense, profond, comme savent le faire certains asiatiques. Que des enfants babillent interminablement devant la caméra, soit! Mais qu'il en sorte au moins quelque chose!! Et pas cette impression horrible d'avoir perdu deux heures à regarder les vidéos de vacances de mon beau-frère alors que j'aurais été tellement mieux à prendre un verre en terrasse!! Ce film est une horreur, une véritable horreur.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 mai 2013
S’il se défend d’avoir réalisé là une œuvre post-moderne, Carlos Reygadas a réussi à faire exploser les notions du temps, de la réalité et du fantasme pour faire de sa narration une expérience destinée à diviser son public tant son souci de déstructurer son scénario lui font perdre sa cohérence, et par là même son intensité dramatique. L'itinéraire de cette famille est effectivement une métaphore complexe et terriblement fataliste du Mexique moderne puisqu'elle place le Mal et le vice au centre des relations humaines. L’imagerie brumeuse et sauvage, les effets de caméra biscornus dans les scènes en extérieur et certaines scènes choc donnent à ce projet ambitieux un charme particulièrement à travers on peut aisément reconnaitre la pâte de Tarkovski dont s'inspire ouvertement ce réalisateur mexicain ingénieux.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 août 2013
VIOLENCE
Une petite fille marche maladroitement dans l’herbe d’un pré. Peu à peu, on la voit entourée d’animaux : buffles, chiens, chevaux même. Il y a des éclairs et des cris autour. La caméra en mouvement. C’est avec une certaine brutalité que s’ouvre le film de Reygadas. Son précédent long métrage finissait par une lente extinction de lumière, tandis que l’on planait dans l’espace tranquille, apaisé. Ici on touche terre, et on y reste. Pas de générique au début, pas de musique extérieure à l’action, pas de grue ni de grands travelings. Le nouveau film du mexicain ne s’envolera jamais dans une escapade contemplative, tout y est filmé de près, de trop près parfois, et tout y est sombre, ombragé, violacé ou verdi par le poison qui ronge un pays malade.
Et si finalement, c’était comme des enfants qu’il fallait voir le film, comme perdu dans le Mexique qu’on ne connait plus, on observe les choses se faire, les adultes parler, se disputer, se tirer dessus et on se concentre sur des détails, des frontalités. Et si finalement Post tenebras lux était un vrai film sur la vision des enfants, sur une sort de réalisme magique (cher aux mexicains), qui envahit les yeux étonnés des gamins ; ceux qui repèrent les choses que les parents ne voient pas ; ceux qui voient à travers des lentilles ; qui ne voient que le milieu, la frontalité des choses ; ceux qui regardent comme nous nous regardons le film : dans un verre avec des contours flous. Ceux qui observent le diable enter chez eux, le vrai diable, fantasmé, même érotisé qui apporte son attirail (à tous les niveaux).
C’est certainement dans ce regard de l’enfance que le film tire son plus grand avantage, sa particularité, et en fait un film aussi intriguant que risible par moment, finit par le tirer vers une douce abstraction, pour tout laisser retomber dans le silence. Carlos est encore un enfant qui joue son match, son film est un cauchemar d’enfance intime et souffreteux qui ne finira pas de nos hanter et qui n’a pas été bien regardé ; sans dote : avec des yeux de vieillards.
Alice L
Alice L

180 abonnés 208 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 mai 2013
Du cinéma pur, unique et sincère. U
n chef d'oeuvre absolu, le film qui aurait du être la palme d'or!!!
Vincent P
Vincent P

29 abonnés 40 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 août 2013
Plus qu'un film, une expérience, où on éprouve le monde et le mal dans le monde, et bien plus encore.
Je suis surpris que les critiques de cannes aient été unanime dans la détestation. C'est un film brumeux, âpre, décousu où il faut s'abandonner, aussi bien émotionnellement qu'intellectuellement, et laisser agir ce que l'on reçoit, et qui s'avère d'un très grande force. Certaines images sont d'une beauté folle, avec une violence sourde, qui peut faire même peur, et je pense que ce sont ces images qui vont me rester.
C'est un film à la fois tendre et dur, merveilleux et cruel, qui évoque très bien la fragilité de la vie que l'on peut ressentir parfois. Cet aspect tenu entre ce que l'on fantasme et ce que l'on vit vraiment.
magnifique, à mon sens. un des films à qu'il faut avoir vu dans sa vie.
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