Le Chien des Baskerville
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88 critiques spectateurs

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Julien D
Julien D

73 abonnés 696 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 septembre 2014
Le film de la Hammer le plus populaire et le plus grand public. Leurs productions sont de tout petits budgets mais, bien souvent, cela ne se voit pas à l'écran (les décors sont fabuleux par exemple). Leurs techniciens étaient de vrais artisans de grand talent qui débordaient d'idées pour tourner vite et à moindre coût. Pour peut que l'histoire tienne la route, ce qui n'était malheureusement pas toujours le cas... Pour ce film, le scénario adapté de Conan Doyle est une réussite, la mise en scène est assurée par le plus talentueux réalisateur de la firme et les acteurs principaux sont leurs deux plus grosses stars (Peter Cushing et Christopher Lee, excellents). Bref, tous les ingrédients sont réunis pour en faire un grand film. Mission accomplie.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 février 2008
un film qui a tres bien vieillit.bien fidele au roman d'origine( on retrouve 95 % du roman ) avec trois excellent acteur dont un peter cushing excellent en sherlock holmes .si on rajoute a cela une atmosphere baroque par moment terrifiant on obtient un excellent film a voir et a revoir
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 4 mars 2015
Cela sent bon les films de la Hammer des années 50, sans compter les pointures qui jouent les rôles principaux. Peter Cushing est un des meilleurs Scherlock Holmes que j'ai vu à l'écran avec Charlton Heston dans "Scherlock Holmes et la croix de sang". L'ambiance gothique est idéalement celle du roman et la perte de repère qu'on peut ressentir à certains points du film, sont soigneusement placés là où Conan Doyle les voulait. Les couleurs et la maîtrise technique de Richard Fleisher enfonceraient très profondément beaucoup de cinéastes d'aujourd'hui et son "œil" demeure inégalé derrière la caméra cinémascope de "20 000 lieux sous les mers", celle en Panavision de "Green Soylent", celle en panoramique 1.35 du "Chien des Baskerville".
Theo
Theo

35 abonnés 1 074 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 juin 2025
Terence Fisher, artisan du cinéma gothique britannique, orchestre ici une adaptation du Chien des Baskerville qui oscille avec audace entre tradition victorienne et esthétique Hammer. Ni triomphe absolu, ni déception véritable, le film offre une expérience à la fois raffinée, imparfaite et indéniablement atmosphérique — un curieux équilibre qui lui confère une personnalité bien à lui.

Dès les premières minutes, le cadre visuel impose son autorité. Dartmoor, reconstitué entre ombres épaisses et landes noyées de brume, devient un personnage à part entière, inquiétant, presque surnaturel. Le décor de Bernard Robinson, souligné par les jeux de lumière soigneusement maîtrisés, donne à chaque scène une intensité plastique qui compense largement les limites budgétaires visibles çà et là. Si l'on perçoit parfois les coutures du studio, elles participent paradoxalement à cette sensation d'artificialité théâtrale qui sert le ton gothique du film.

Peter Cushing incarne Sherlock Holmes avec une rigueur qui frôle l’ascèse. Tout en retenue, son jeu tranche avec les interprétations plus flamboyantes du détective. Il propose ici un Holmes froidement rationnel, presque spectral, mais intensément concentré. Une performance riche en gestes minutieux, en regards tranchants, qui fascine sans jamais véritablement émouvoir. André Morell, en Watson, se détache intelligemment des figures caricaturales qui l'ont précédé, proposant un compagnon compétent, actif, mais dont la chaleur humaine reste en retrait. Quant à Christopher Lee, il apporte à Sir Henry une stature tragique, bien que son rôle ne lui donne pas toujours la latitude nécessaire pour pleinement s’épanouir.

Là où le film surprend, c’est dans ses libertés scénaristiques. Le choix de renforcer les éléments horrifiques spoiler: — tarentule, rituel, dague, effondrement —
pourrait faire grincer les puristes, mais ces ajouts ont le mérite d’inscrire le récit dans la signature Hammer, entre horreur stylisée et drame psychologique. En revanche, certaines de ces modifications paraissent plus ornementales que véritablement nécessaires. Le personnage de Cécile Stapleton spoiler: , transformée en sirène noire et manipulatrice,
gagne en intensité ce qu’elle perd en complexité. Son arc narratif, puissant mais abrupt, laisse un léger goût d’inachevé.

Le rythme du film est fluide sans être haletant. Les moments de tension sont efficaces, bien que parfois téléphonés. L’intrigue conserve sa cohérence, mais les fils secondaires manquent d’épaisseur : la disparition du portrait, les Barrymore, Frankland… autant de pistes intéressantes survolées ou laissées en suspens. Cela crée une impression d’ensemble solide, mais par endroits vacillante, comme une architecture dont certains étages seraient restés à l’état d’esquisse.

La mise en scène de Fisher reste sobre. Parfois trop. On aurait souhaité que la caméra s’aventure davantage dans l’onirisme, dans l’angoisse, quitte à frôler l’excès. Le hurlement du chien, motif récurrent, fonctionne surtout par sa répétition, mais le canidé masqué, bien que conceptuellement brillant, souffre à l’image d’une certaine raideur. Un symbole fort, oui, mais pas toujours effrayant. C’est moins la bête que ce qu’elle incarne qui suscite l’inquiétude : la peur héréditaire, la damnation familiale, la noirceur nichée dans les généalogies.

Mais le vrai cœur du film réside dans sa dualité. À chaque instant, on sent la lutte entre la précision du détective et le chaos des landes, entre l’analyse et la légende, entre le classicisme d’un roman policier et l’exubérance d’un film d’épouvante. Ce tiraillement donne naissance à une œuvre riche de tensions, où chaque qualité semble venir avec son revers : la fidélité au texte se heurte à la volonté de moderniser, l’atmosphère travaillée freine parfois le développement des personnages, l’élégance visuelle cohabite avec des effets datés.

Il en résulte une expérience singulière, enveloppante, parfois frustrante mais jamais ennuyeuse. Le Chien des Baskerville version 1959 n’atteint peut-être pas les sommets du genre, mais il y plante avec soin ses crocs dans l’imaginaire du spectateur. Ce n’est ni un chef-d’œuvre ni une simple curiosité : c’est un film qui mérite d’être vu, débattu, redécouvert — un de ces objets cinématographiques un peu cabossés, un peu précieux, qu’on finit par aimer justement pour ce qu’ils sont et pour ce qu’ils ne sont pas.
yannick R.
yannick R.

119 abonnés 966 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 mai 2010
Peter Cushing et André Morell sont de bons Sherlock Holmes et Dr Watson! Christopher Lee en sir Henry nous offre une interprétation inhabituelle dans cet exercice de style bâti comme un film policier avec la musique syncopée de James Bernard! Une honorable version du chien des Baskerville...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Une des plus belles réussites de la Hammer, avec peut être « Dracula et les femmes ». L’esthétisme soigné des films de la firme anglaise fait ici merveille et transforme la lande en paysage gothique brumeux et inquiétant. Quant à Peter Cushing, il est tellement parfait dans le rôle de Sherlock Holmes qu’on pourrait penser que ce personnage à été inventé pour qu’il l’incarne un jour à l’écran.
Play it again, Sam
Play it again, Sam

13 abonnés 278 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 avril 2021
Sûrement le film le plus célèbre de la firme mais aussi, à mon sens, un de ses meilleurs, « Le Chien des Baskerville » réunit le trio magique de la Hammer, à savoir Peter Cushing, Christopher Lee et Terence Fisher. Le résultat est forcément éblouissant, Terence Fisher maîtrisant parfaitement l’ambiance gothique et le rythme de son récit, Peter Cushing interprétant un formidable Holmes puant de condescendance et Christopher Lee étant parfait en aristocrate victime d’une prétendue malédiction.
Certes, le récit verse davantage dans le policier que dans l’épouvante (ce qui conduira d’ailleurs la firme à ne pas adapter d’autres œuvres de Conan Doyle) et la nécessité de resserrer l’intrigue pour coller au format de la firme anglaise finit par le rendre par endroits exsangue mais le savoir-faire est tel que le résultat emporte l’adhésion. Interprétation au cordeau, décors envoûtants, personnages truculents, couleurs flamboyantes, sens de l’onirisme, le résultat se présente, pour ceux qui ne connaissent pas les films de la Hammer, comme une excellente clef d’entrée pour découvrir cette patte si particulière.
Certains pourront trouver l’ensemble forcément vieilli, artificiel, théâtral par moments, mais c’est aussi la marque de fabrique de la firme qui aime caresser dans le sens du poil l’aspect baroque mais aussi romantique de ses œuvres. D’où cette foisonnance de thèmes, de couleurs, de détails qui font la richesse visuelle de ce film comme de la majeure partie de ceux réalisés et aboutis de cette époque. Une véritable référence qui va au-delà d’un récit, par ailleurs, bien connu.
Fodscraft
Fodscraft

29 abonnés 62 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 décembre 2017
Bon, je suis très embêté.
Tout d'abord parce que c'est un film que je conseillerai et que j'ai conseillé. Ensuite parce que c'est une production de la Hammer, avec son cachet caractéristique, son ambiance fantastique de la fin des années 50, ses effets surannés mais ô combien plaisants. Et puis, c'est l'adaptation d'un roman policier des plus réussis sur l'infatigable Sherlock Holmes.
Oui... mais voilà, je l'ai revu récemment, et c'est une séance qui m'a été difficile. Tout simplement à cause du rythme, qui est bien différent de celui des films actuels. Ensuite, l'intrigue n'est pas assez mise en valeur par rapport au livre.
Mais ça reste un film intéressant, avec des légendes du cinéma (Peter Cushing, Christopher Lee) et l'un des films de la grande époque de la Hammer.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 février 2008
Un très bon films avec quelques petits passages bien effrayants! Que de bons acteurs! Musique présente tout au long du film. Du grand cinema comme on en voit plus...
Observator84
Observator84

9 abonnés 103 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 janvier 2019
Sherlock Holmes et son célèbre compagnon le docteur Watson propulsés dans une aventure terrifiante aux pièges subtils et nombreux. La dimension quasi fantastique du récit côtoie l'énigme criminelle, les personnages sont riches, les symboles puissants ! Pour moi c'est l'une des meilleures adaptations d'un roman de Conan Doyle au cinéma.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 février 2010
Excellent film, j'me rappel l'avoir vu ptit javais adoré. Du bon ciné a l'ancienne
Christophe L.
Christophe L.

5 abonnés 48 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 mars 2026
Un chef-d'œuvre des productions Hammer, fleuron du 7e Art britannique. Première adaptation du roman de Sir Arthur Conan Doyle en couleur. Peter Cushing campe un magnifique Sherlock Holmes, aide de Andre Morell (Watson) et Christopher Lee dans le rôle de Sir Baskerville... Une vraie réussite !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 juin 2015
Un des meilleurs films de la Hammer. De superbes acteurs ( peter cushing, christopher Lee ) nous régalent de leurs interprétations.....
VERTIGO
VERTIGO

7 abonnés 414 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 octobre 2024
Malgré la couleur et peut-être parce que le noir et blanc est plus efficace pour dépeindre l'ambiance de LOndes où des landes écossaises, je préfère de loin la version de la fin des années 30 aux années 40 avec des acteurs différents et beaucoup plus crédibles.
Bazouiye
Bazouiye

2 abonnés 174 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 juillet 2025
L’ambiance gothique typique de la production Hammer fonctionne plutôt bien dans cette adaptation de «The Hound of the Baskerville», avec une mise en scène soignée et des décors dans des landes brumeuses. Peter Cushing et Christopher Lee forment un duo solide et crédible, mais l'enquête manque un peu de dynamisme. On regrette surtout que le spectateur ne puisse pas réellement participer à la résolution de l’énigme : de nombreux indices nous échappent, et l’on se retrouve à suivre passivement les révélations. Cela rend le film parfois un peu ennuyeux, malgré un potentiel évident.
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