Bobcat Goldthwait a déclaré aimer son pays. Et c'est bien pour ça qu'il lui en fout plein la gueule et dit ouvertement par le biais de son personnage tout ce qu'il pense. Les gens stupides, les émissions stupides, le conditionnement de la société par des médias stupides, tout le monde (même Woody Allen) en prend pour son grade. Plus que politiquement incorrect, ''God Bless America'' s'attaque ouvertement à tout ce qui ronge le pays et c'est avec plaisir que l'on voit le personnage principal (Joel Murray, très surprenant) prendre les armes et se lancer dans sa campagne pour tuer les gens qui méritent de mourir. Son premier acte de violence dans le film est d'ailleurs jouissif et la suite ne déçoit pas, s'attachant autant à sa relation avec la jeune lycéenne qui l'accompagne (Tara Lynne Barr, pétillante d'énergie et de naturel) qu'à sa guerre contre la stupidité. Mais conscient de l'énormité de son sujet, le réalisateur sait désamorcer certaines situations à grand renfort d'humour, faisant de son film quelque chose qui risque de devenir culte. Le tout avec une excellente bande-originale.
(...) Ne découlera de ce film qu’une énorme déception. Un Chute Libre du pauvre alors que lui-même n’était qu’une simple série b. Une dénonciation fortuite de la médiocrité intellectuelle américaine. Le plus intéressant sera encore de s’apercevoir que ce cher justicier ne vaut pas mieux que ceux qu’il répugne. Mais même ça, il y a des doutes que ce soit volontaire. Pour dénoncer la trop grande importance donnée aux médias de nos jours, on préférera revoir des classiques indémodables et beaucoup plus percutants comme Tueurs-Nés, C’est Arrivé Près de Chez Vous ou encore Network. Des films avec un vrai fond derrière. God Bless America : un cadeau esquinté et emballé dans du papier journal froissé.
Un americain qui realise un tel film , lucide sur la decadence de son propre pays , de la stupidite de la tele americaine et des comportement infantile qui en decoule , de la futilite , de la mechancete , de la grossierete ou de l'incivisme de sa population est impensable.Pourtant ce film existe et c'est un ovni pour ce pays.Mais attention , en France , nous n'en sommes vraiment pas tres loin...
Le politiquement incorrect, une parole libéré c'est bien...le faire avec un film moralisateur et pas drôle, c'est moins bien. D'autant plus que le film a les idées courtes, vomit son fiel sur la téléréalité tout au long du métrage (cible facile, au passage, les peuples ont toujours eu besoin d'exutoire et qu'est ce que les blockbusters hyperviolents ?). Les personnages, bien que plutot bien interprétés, n'évoluent pas. Une bonne charge mais qui finit par louper sa cible
Excellent!!! que c'est bon de voir une si belle critique de la stupidité de ce qu'est devenue son pays! Evidemment, c'est poussé à l'extr^me mais au moins il fait réagir! Ce film vous donne l'occasion de rire sur vos envies de descendre tout ce qui tourne au ridicule et qui malheureusement plaît à bon nombre de zombies de la tv avec toutes ces émissions qui ne font qu'accentuer leur abrutissement.... Personnellement, j'ai pris un pied monumental!!! A prendre au 15° degré évidemment!:!! certains zombies pourraient prendre ça comme une façon de rigoler passer à la télé et trouver ça cool!
J'aime beaucoup le cinéma américain indépendant, sa diversité, sa créativité. On peut citer l'exemple récent de Bellflower dont on a peu entendu parler et qui s'est avéré être une très bonne surprise. God bless America raconte sur le papier l'histoire d'un homme qui se sait condamné par une tumeur et qui veut profiter de ses derniers instants pour massacrer tout ce qui avilit l'Amérique par le biais de la télévision notamment: les stars de la télé-réalité, les présentateurs débiles, etc... Autant dire que dans cette ère où règnent MTV aux USA et Secret Story en France, le nouveau film de Bobcat Goldthwait avait tout pour me réjouir! Finalement God bless America se révèle-t-il être aussi subversif que prévu? Verdict.
En entrant dans la salle, je ne savais pas à quoi m'attendre. Comédie satirique? Serial killer movie? Film violent ou non? Bref, pas mal d'interrogations et d'attentes diverses. Tout ce que j'espérais c'est que le traitement du sujet soit bon car avec une base en or comme celle-là, j'aurais été bien déçu si le résultat était raté. God bless America c'est un peu tout à la fois, le film brasse aussi bien dans la satire que dans le défouloir jouissif. Mais cet équilibre ne sert pas totalement le film, on ne saura jamais où est-ce que l'auteur tente de le situer, même si cela ne nuit pas aux quelques qualités qui sont heureusement bien présentes. La séquence d'introduction est excellente, d'emblée on nous balance une bonne dose d'humour noir dont je suis particulièrement friand. Ca m'a un peu fait penser à Killer Joe d'ailleurs. Si le film restait sur cette dynamique, je pense que j'aurais hurlé au chef d'oeuvre. Disons que la suite est plutôt sage (pas trop quand même, ouf)
Effaré par la bêtise des émissions "culturelles" et de l'impact que celles-ci ont sur la société qui l'entoure, Frank va se muer en tueur plein de sang-froid pour éliminer ce qui caractérise pour lui le cancer de l'Amérique. Il rencontrera sur sa route une ado barge qui l'accompagnera dans cette folle épopée, formant ainsi une sorte de duo à la Bonnie and Clyde mais sans amour. Juste une volonté commune de massacrer joyeusement toute cette belle bande d'abrutis que la télévision a tendance à trop exposer. Scénario un peu cruel à la base, et pourtant on le comprend ce bonhomme. Du moins je le comprends. C'est vrai qu'aujourd'hui la culture se perd au profit d'une forme de divertissement qui frôle la débilité complète quand elle ne tombe pas carrément dedans. Enfin bien sûr le fait de tuer tout ce petit monde n'est pas une intention louable, mais voir ça à l'écran c'est quand même un petit bonheur coupable non dissimulé pour ma part!
Globalement le film ne m'a pas paru trop maîtrisé, on a l'impression que le cinéaste a le cul entre deux chaises et qu'il n'arrive pas à aller au bout de son concept. On pourrait lui reprocher le caractère caricatural des personnes "à abattre" mais d'un côté pour être tombé sur MTV plusieurs fois, c'est exactement ça. Assez navrant d'ailleurs... Dans l'ensemble les bonnes idées fleurissent quand même. Rien que l'introduction en est une, même si volontairement je ne rentre pas trop dans le détail pour ne pas gâcher l'effet de surprise. Mais quelques séquences de croisade contre des manifestations anti-sémites ou contre American Superstarz sont assez jouissives. Je regrette d'ailleurs qu'il n'y en ait pas plus, car on prend du plaisir à voir des têtes à claque prendre leur tarif.
Techniquement le film tient la route. C'est pas l'extase mais c'est très propre et assez bien foutu, malgré quelques giclées de sang numérique pas très belles à voir. Enfin de la part d'un réalisateur que je connaissais seulement en tant que Zed de la saga Police Academy je suis agréablement surpris. Faut dire que quand on a cabotiné l'espace de trois films dans le rôle d'un détraqué dans une saga minable généralement on ne fait pas une grande carrière au cinéma. Quelque part l'ami Bobcat s'en est plutôt bien tiré. Dans le rôle principal on retrouve Joel Murray, un frère cadet du grand Bill Murray. Ayant une filmographie bien plus maigre et inaperçue que son mythique frère aîné, je trouve qu'il se débrouille très bien dans God Bless America. L'ado est également convaincante, son personnage est rafraîchissant d'ailleurs.
Une petite perle. Un mélange de critique de notre société en pleine décadence à un violent humour cynique et piquant. Un duo d'acteur détonnant. On rit, on pleur, on réfléchît, bref un régal.
Ok, le message du film est bien passé. Ok, le message du film s'avère peut-être pertinent... mais le film en tant que tel manque un peu second degré. Car oui, c'est du second degré mais le scénariste et réalisateur aurait dû tout miser sur cette carte et en faire encore plus...
Un bon défouloir comme on les aime. Le zapping télé du début est à la fois hilarant et déconcertant vu qu’il s’inspire de véritables émissions. Le scénario nous convainc d’accompagner Frank dans sa vengeance sanglante. La jeune Roxy agrémentera ce duo par son caractère rebelle et quelque peu déjantée. A eux deux et avec notre soutient honteux, ils se défouleront sur ceux qu’ils jugent infâmes à la société américaine. Or, si on veut prôner une société civilisée, il faut aussi savoir se retenir.
Mauvais, oui, ce film aux aspects pseudo-intellectuels invoqués çà et là de manière abusive pour prétendument justifier des actes injustifiables. Les personnages se plaignent des émissions de télévision abêtissantes, des émissions de radio haineuses, des comportements consuméristes de leurs concitoyens et décident de les abattre froidement pour éveiller les consciences et revendiquer un nouvel ordre des choses, pourrait-on croire. Mais non, il ne s'agit là que de vengeance haineuse et stérile, d'un caprice d'enfants gâtés incapables de simplement presser le bouton off de leurs précieux téléviseur, radio, flux RSS ou autre pour profiter du silence pour enfin se poser de vraies questions et s'engager dans la réelle construction d'un monde meilleur. Le pire, dans tout ça, n'est pas la nullité de ce raisonnement, c'est qu'il plaise à certains spectateurs, qui aimeraient bien transposer cette affreuse fiction dans la réalité et entretenir ce genre de positionnement bas de gamme.
Un petit film indépendant porté Joel Murray, qui nous raconte la chevauchée sanglante d'un quarantenaire agacé par le monde tel qu'il est maintenant. Ne se donnant aucune limite ni censure, nous film crache sur tout : USA, conservateur, TV réalité, religion, arme, radio, musique,... Pour ce faire, celui-ci n’hésite pas a faire preuve de violence le tout dans une ambiance rock où Alice Cooper est le messie. Du fait de tout ces éléments, on a affaire à un film jouissif et libérateur dans sa façon de traité la société pourrie dans laquelle nous vivons !
Portrait au vitriol et critique acerbe, God Bless America atypique est un vrai bonheur, comporte plusieurs moments extatiques, mais refuse de sortir de la facilité scénaristique: on aurait aimé davantage que de la boucherie, une évolution de personnages face à leur propre atrocité.
Peut-être un peu trop de blabla par moment, et que ça ne pousse pas l'idée assez loin... Mais l'idée est très bonne, c'est bien joué, ça sort de ce qu'on voit habituellement, et ça propose une critique de la société actuelle: un très bon film!