Avec un speech de début relativement classique, "Colorful" dégage une forte puissance émotionnelle pour un sujet (le suicide) qui s'y prête parfaitement. Le film d'animation ne tombe jamais dans la niaiserie ou des raccourcis faciles et nous prend aux tripes d'un bout à l'autre.
Sur le sujet délicat du suicide des adolescents, Keiichi Hara nous offre avec son "Colorful" un périple patient à travers la vie de l'un de ces ados qui, un jour, sans que son entourage sache pourquoi, a préféré en finir en avalant les somnifères de sa mère. Comme souvent dans l'univers du manga, le thème est abordé sous un angle apparemment fantastique, qui peut également rappeler celui que Capra utilisait dans "la Vie est Belle" : c'est accompagné d'un ange un peu paradoxal qu'une âme perdue doit affronter les milles tourments de la vie d'un lycéen presque ordinaire, rejeté par ses compagnons et doté d'un réel talent artistique. Curieusement, "Colorful" prend son temps avant de vraiment nous intéresser, et choisit d'entretenir longtemps un sentiment maussade, certes pertinent par rapport à son thème, mais pas forcément aimable pour le spectateur. Puis, un à un, les éléments du film se mettent en place, et nous voilà soumis, comme le personnage principal, à une sorte de "révélation" sur la complexité de la vie et des êtres. Si c'est un peu "chargé" - une succession de scène superbes et émotionnellement fortes -, ce n'est pas - heureusement - aussi simpliste qu'on pourrait le craindre : la surprise finale et la conclusion, pour donner un sens à l'histoire, n'en restent pas moins douces-amères. On regrettera des dessins un peu irréguliers, une animation pas très fluides, et surtout une variation excessive de la technique utilisée pour les décors, ultra-réalistes et souvent magnifiques : ce petit bémol n'empêche pas "Colorful" d'être une belle expérience de cinéma intelligent.
Sympathique. Voilà le premier mot qui me viens à l'esprit pour qualifier ce "Colorful". Tout d'abord, j'ai été sur le cul (pardonnez moi l'expression) pour la qualité des dessins de l'environnement, on croierait carrément de l'image de synthèse tellement tout est bien fidelisé. Pour les personnages, c'est un peu moins le cas mais rien d'alarmant, ne vous iqnuiétez pas. L'histoire est intéressante et plutôt originale même si certains points ont déjà été abordés quelques fois dans l'histoire du cinéma. Certaines choses m'ont dérangées comme le personnage d'une des filles ou encore la longueur du long métrage d'animation. Ce qui est bien, c'est que dans la première partie, on ne s'ennuie pas, tout comme la deuxième, mais cette dernière possède quelques scènes de pleurnichages dont je me serai bien passé. La bande son est adéquaté quoique un peu farfelue par moment. En bref, j'ai passé un bon moment même si je pense que quelques détails auraient pu en faire un super film. 12/20.
Film à l'animation réussie avec de belles images et une belle musique qui touche véritablement le spectateur par les sujets abordés avec finesse (prostitution, mal-être de l'adolescence, suicide) et sans le côté pathos. La construction narrative est quant à elle sans faille.
Un excellent film d'animation!!! Une histoire émouvante et magnifique, des personnages singuliers et attachants, et le personnage principal nous dévoile ses souffrances et son côté sombre.
Un très beau dessin animé, digne, poétique et aux grandes qualités formelles, mais également à l'ambiance très lourde, pesante (ce n'est pas une critique). Des thèmes difficiles sont abordés, comme la prostitution et le suicide de jeunes adolescents, l'adultère et ses conséquences sur un enfant, le harcèlement moral et physique en milieu scolaire des souffre-douleurs, le mépris des enfants pour leurs parents, l'incommunicabilité... Ennoncé comme cela, on pourrait avoir peur du glauque. Pourtant le film ne verse jamais dans la morosité dépressive, au contraire, il est plein de vie, d'une vie qui triomphe, malgré tout. L'introduction est fascinante, le dernier repas de famille bouleversant, une éloge de la seconde chance pétrie d'humanité et de sensibilité... Seul petit défaut, le film est un peu longuet et semble parfois chercher sa direction. Pas trop grave, tant ce colorful a ravi le fan de Taniguchi que je suis ( l'intrique de Colorful est d'ailleurs une cousine lointaine d'Un Ciel radieux).
Sur le sujet délicat du suicide des adolescents, Keiichi Hara nous offre avec son "Colorful" un périple patient à travers la vie de l'un de ces ados qui, un jour, sans que son entourage sache pourquoi, a préféré en finir en avalant les somnifères de sa mère. C'est accompagné d'un ange un peu paradoxal qu'une âme perdue doit affronter les milles tourments de la vie d'un lycéen presque ordinaire, rejeté par ses compagnons et doté d'un réel talent artistique. Curieusement, "Colorful" prend son temps avant de vraiment nous intéresser, et choisit d'entretenir longtemps un sentiment maussade, certes pertinent par rapport à son thème, mais pas forcément aimable pour le spectateur. Puis, un à un, les éléments du film se mettent en place, et nous voilà soumis, comme le personnage principal, à une sorte de "révélation" sur la complexité de la vie et des êtres. Il est vraiment dommage que le rythme du film soit lent, on regrettera également des dessins un peu irréguliers et une animation pas très fluide. Le film m'a donné une impression mitigée, une petite déception en comparaison du 1er film de Hara, Un été avec Coo.
Vu le thème... je pensais voir un film lourd... dure rien de joyeux quoi... mais c'est pas tellement morbide ce film est en total opposition avec le thème à la fois léger et dramatique. J'ai vraiment aimé ce film. Graphiquement c'est magnifique et le scénario un peu moralisateur permet de voir le desespoir se transformer en espoir un vrai retour à la vie en fait. Très beau film
Une idée originale qui fonctionne parfaitement laissant flotter une magie troublante. Les problèmes du personnage appellent constamment le spectateur à la réflexion. Un scénario complet qui sert des dessins merveilleusement réalisés. D'une beauté rare.
Colorful fait partie de ces rares film d'animations japonais qui ont la chance de passer la frontière et qui ont droit à une distribution qui, malheureusement n'est jamais suffisante pour un tel film, mais ne nous plaignons pas, il est rare d'avoir droit à un excellent film japonais qui ne provienne pas du célèbre studio Ghibi et nous pouvons remercier Kaze pour distribuer le film dans notre pays.
C'est après avoir vue l'excellent "Un été avec coo" du même réalisateur que je me suis intéressé a Colorful que j'attendais donc avec impatience et que j'ai eu la chance de voir lors de l'avant première en présence du réalisateur Keiichi Hara.
Il s'agit en l’occurrence de l'adaptation d'un roman japonais, n'ayant pas lue le livre, je ne saurais évaluer la qualité de l'adaptation mais le film est cependant a mes yeux une vraie réussite.
Contrairement a ce qu'on pourrait s'attendre, le film n'est pas tourné vers le fantastique mais il s'agit avant tout d'un drame, le début et la renaissance de l'esprit dans le corps de Matoko n'est la que pour raconter l'histoire d'une manière originale et cela fonctionne a merveille, le film traite donc d'un sujet sensible : le suicide d'un collégien japonais. Le mal être de la jeunesse est un thème souvent abordé et dénoncé dans cette société et il est traité de façon plus ou moins réussies et parfois un peu trop manichéenne. Dans ce film il ne s'agit donc pas d'un simple constat mais d'un message d'espoir pour cette jeunesse perdue, un rappel que la vie est précieuse malgré tout.
C'est donc au travers de l'esprit qui prend possession du corps que l'on découvre en même temps que lui les raisons de ce suicide et on suit sa progression au travers de cette nouvelle vie. On ne peut que s'identifier a ce personnage, particulièrement si on a également connu des épreuves difficiles, il s'agit donc simplement de l'histoire de la vie, vie qui peut s’avérer parfois cruelle mais qui est également capable de nous offrir de beaux moments. C'est le principal message de ce film, l'espoir, la volonté de vivre malgré les épreuves et de savoir profiter des bons cotés de la vie, il s'agit donc d'un film humaniste qui tout en dénonçant certains aspect de la société nous donne de l'espoir et nous rappelle que la vie vaut le coup d’être vécu. Peut etre le message est il un peu naïf dans sa forme par moment mais il faut bien avouer que cela fait du bien !
Au niveau technique, l'animation est plutôt joli malgré certains passages maladroits, les personnages ont chacun leur identité et leur charme, de plus comme pour l'été avec coo, le film nous permet d'entrevoir un aperçu de la culture japonaise même pour les non initiés de cette dernière. Colorful est donc un film que je conseille a tous, petit ou grand, fan d'anime ou non, et j’espère vivement que ce réalisateur continuera a faire des films de cette qualité et je répondrais présente a coup sur !
Un récit ambitieux sur le suicide et la différence avec une perspective intéressante mais que j'ai trouvé malgré sa pertinence trop modelée dans des mouvements d'ensemble distincts et pas nécessairement juste dans l'évolution du personnage. Le principe étant celui de l'inconnu c'est bien fait dans un sens mais dans un autre je n'ai pas accroché à certaines parties de cette histoire qui est bien complexe sans en avoir l'air. Cependant toujours dans ces animations qui parle des adolescents beaucoup de sensibilité, de joli moments et dessins. Orienté sur l'art pictural mais en fait trop ambitieux ; le sujet central disparait un peu sous une multiplicité de problèmes et circonstances cohérente et en perd une bonne part de son réalisme. Aussi on finit par y voir ou en retenir que ce que l'on en ressent ou ce que l'on en comprend.
Colorful est l'un des plus beaux film d'animation que j'ai vu à ce jour. Le scénario est magistral, c'est émouvant à souhait. C'est simple, c'est un sans faute absolut.
Moraliste sans être moralisateur, interpellant sans être alarmiste, Keiichi Hara emploie avec Colorful un ton parfaitement juste pour faire état des difficultés qu'on peut éprouver à se sentir connecté au monde qui nous entoure et ainsi dépeindre la déprime, jusqu'à son basculement vers la dépression. Mais il ne s'arrête pas à cette facette, la plus sombre mais aussi la plus communément dépeinte, et s’attelle aussi à son pendant, plus rare mais aussi plus subtile et délicat à représenter, la façon dont quelqu'un de totalement désemparé reprend ses marques et retrouve goût à la vie. Colorful est profond et puissant dans la simplicité de ses propos et de la manière avec laquelle il retransmet les petits riens de la vie qui lui en donnent pourtant la couleur. Son approche si réaliste évince toute interprétation un tant soit peu poétique du sujet, qui aurait pourtant permis de transporter le spectateur vers l'onirique et l'engager à se bercer de cet animé plus volontiers à l'avenir. Car si celui-ci ne manque indéniablement de qualités compte tenu de ce parti pris, il se veut très terre à terre et, en n'offrant pas de bouffée d'air frais en contrepartie, étouffe quelque peu le public, qui ne s'y repenchera certainement pas une seconde fois de si tôt.
Colorful au delà d'une idée de base excellente, est une véritable expérience touchante sur les sentiments de la vie, la tristesse, l'amitié, l'amour, la haine ou encore l'ignorance ou l'incompréhension, et c'est tellement bien traité, le personnage passe de l'insupportable au touchant, certaines scènes sont bouleversantes, notamment celle avec hiroka sous ce pont qui est juste à pleurer, on passe de scènes dures à regarder comme celles avec sa famille, a des moments de bonheur avec ses amis, c'est un film sur la vie et même si les thèmes abordés sont très dures, on en ressort avec le sourire, si vous n'êtes pas bien, je pense que ce film vous remontera le moral. 18/20
Colorful est un trés beau dessins animé.Beaucoup d'arriere plan semblent etre de véritable photos ou evoluent les personnages.L"histoire est intriguante et la musique digne d'un film,ce qui donne un réel cachet à cette oeuvre.Dommage que le coup de crayon des personnage soit moyen,on est loin du presque parfait 'Ponyo sur la falaise"