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Hastur64
269 abonnés
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3,5
Publiée le 27 septembre 2013
Faire un film en Israël et dans les territoires occupés (Bref la Palestine !), c’est rarement l’occasion de faire un film où l’on va se poiler, en général on convoque tous les vieux fantômes de l’histoire et toutes les cicatrices qui vont avec. Résultat on se retrouve devant un film plombant qu’on regrette d’être venu voir tant il nous rappelle le journal de 20 heures. « Le fils de l’autre » n’évacue pas les problèmes liés à ce bout de monde où le conflit dure depuis plus de 60 ans, mais il présente – certains qualifieront ça d’angélisme béat – une histoire où la scénariste et réalisatrice essaie à travers ces personnages de montrer qu’une forme de réconciliation est possible. Elle a recours à cet artifice scénaristique que constitue l’échange d’enfants à la naissance pour confronter deux mondes qui ne se fréquenteraient pas, d’autant plus qu’ils ont chacun une vision bien arrêtée de l’autre. On n’est pas dupe de cette fable idéaliste et l’on perçoit bien l’artificialité des péripéties, notamment la relative bonne acceptation de la situation par les deux jeunes garçons qui paraîtrait bien fausse même s’ils appartenaient à la même ethnie ; malgré tout, peut-être est-ce mon côté idéaliste, on veut croire que l’entente est possible et que ces deux familles peuvent se comprendre. Je pense que c’est la principale qualité et, probablement, le principal défaut du film que de vouloir nous faire assister à un évènement difficilement envisageable dans la réalité en faisant vibrer la corde sensible. On peut trouver le film insupportablement mielleux ou se laisser entraîner par cette fable idéaliste, cela dépendra de chacun. Pour ma part j’ai passé un bon moment devant ce film et je le recommande au moins pour ce faire sa propre opinion.
Quel surprise que ce film magnifique, à la fois simple, beau, juste et émouvant. Aucune fioritures, des acteurs au diapason, des dialogues retenus et une mise en scène simple, qui nous vaut un des très beau film de ce début d'année. A voir sans hésitation.
.Le fils de l'autre est un drame sensible sur fond de conflit entre Israéliens et Palestiniens. Ce film est un conte moderne et pourquoi pas un message d'espoir, sensible et touchant qui pose un regard sur une région difficile à appréhender. Intéressant...
Un film français qui aurait pu me plaire. Mais on tombe vite vers un conflit politique qui n'aurait pas du avoir sa place dans le film . Un film conscient , où les deux pays font la paix , d'accord. Mais qu'en est-il du reste du film. C'est assez ennuyeux , les deux cultures sont montrés avec des banalités énormes. Aucun acteur sort du lot , malgré Emmanuelle Devos. Les émotions sont effacés , le film est réellement sans âme . Un film qui se voudra moraliste , mais beaucoup trop superficielle pour faire changer quelque chose
Un film d'une intensité émotionnelle rarissime... le sujet est pourtant casse-gueule, mais c'est traité avec une élégance et une subtilité infinies... nombre de critiques trop sclérosés sont passés à côté de ce chef d'oeuvre et c'est bien dommage...
J'ai trouvé ce film excellent . L'idée de coupler la problèmatique d'enfants échangés accidentellement à celle du problème israélo- palestinien en fait un film très profond dont on ressort avec la gamberge . Je n'ai pensé à aucun moment à "la vie est un long fleuve tranquille " avant de lire le commentaire d'un allocinéen . Ce n'est pas une comédie, c'est intelligent , sensible, bien joué et utile dans un contexte actuel "haineux" . P.... ce que les gens peuvent être cons c'est ce qu'on a envie de se dire en sortant du film. Si chacun pouvait ouvrir son coeur au lieu de se gargariser de haine ça ferait avancer le schmilblick ...
Tout le monde se souvient des turpitudes des familles GROSEILLE et LE QUESNOY pour lesquelles deux nouveau-nés avaient été échangés à la maternité. Là, c’est pareil ! Sauf que l’on n’est pas dans le registre de la gaudriole. Le film se déroule au Moyen-Orient, en Israël et Cisjordanie. Le spectateur se laisse porter par un scénario bien monté et des personnages attachants et bien interprétés. Le tout permet de mieux comprendre les troubles dont cette région du monde est victime : je ne me suis pas ennuyé et me trouve intellectuellement plus riche ! Bravo à ce film très pudique : les susceptibilités me semblent épargnées.
C'est un beau film humaniste, très bien servi par ses acteurs. J'ai aimé cette vision sensible et concrète du poids des haines. Il en faudrait des femmes & des hommes de bonne volonté pour résoudre, vaincre la situation de ce terrible conflit. Il demeure que chacun à hauteur de sa vie peut faire des choix, et ce film dit sa foi dans l'homme...
L'humour (Le cochon de Gaza), l'idéalisme (Une bouteille à la mer) : quand les cinéastes étrangers abordent le conflit israélo-palestinien, ils adoptent un profil différent des réalisateurs locaux (Gitaï, Fox, Riklis, Suleiman, Abu-Assad, ...), un regard en décalage qui compense le manque de profondeur par une certaine originalité. Le fils de l'autre, avec son point de départ à la Chatiliez, part sur de bonnes bases et s'enlise assez vite dans des figures imposées successives : stupéfaction, incompréhension, conciliation, acceptation. Si le film était une comédie, elle semblerait lourde ; s'il était un drame, il paraîtrait léger. Alors, Le fils de l'autre n'est ni l'un ni l'autre, neutre et consensuel, sans parti pris, si ce n'est celui de l'humanisme, ce qui est louable, mais un brin angélique. Difficile de croire à l'évolution des personnages qui, avec leurs pertes d'identité ou de repères, en oublient leurs dissensions et font un grand pas les uns vers les autres. C'est beau, beaucoup trop pour être crédible. Et émouvant, cela va sans dire, parce que la réalisatrice Lorraine Lévy ne lésine pas sur les scènes de fraternité retrouvée. Pascal Elbé et Emmanuelle Devos, les jeunes acteurs aussi, sont parfaits, très impliqués dans leur jeu et en phase avec le message généreux du film. On aurait aimé être au diapason mais, ...
Le Fils de l’autre a été récemment couronné du prix de la Fondation Barrière.Le Fils de l’autre est le 3è film de la réalisatrice. La réalisatrice a défendu son projet pendant 3 ans « C’était un film difficile à réaliser et à produire. Nous marchions sur des œufs. Il est tourné en quatre langues, au pied du mur de séparation et nous étions tous très émus. » Si seulement la réalité était aussi simple que ce long métrage, le conflit serait bientôt résolu…La réalisatrice a eu envie de nous offrir du rêve, bien loin de la réalité …
Emmanuel Bedos est ma-gni-fi-que comme d’habitude et même encore plusss. Elle joue la mère de Joseph. Pascal Elbé est le père, un rôle pudique, touchant, presque silencieux. Jules Sitruk et Mehdi Dehbi sont les deux fils échangés, très curieux l’un de l’autre, peiné, apeuré, puis curieux d’apprendre et d’appréhender l’autre famille, ils sont très justes. Areen Omari joue la maman conciliante et aimante de Yacine, Khalifa Natour joue le papa de Yacine, un père qui ne veut rien savoir, pudique, et qui se laisse “apprivoiser”. Tout ce casting est au top.
La vie de l’autre est un conte humaniste , un joli conte, touchant, avec beaucoup de sensibilité … ou le hasard fait bien les choses, mais on a le droit de rêver… à découvrir aussi pour la qualité du casting.
La transposition de "La vie est un long fleuve tranquille" sur le théâtre israélo-palestinien est évidemment un projet assez casse-gueule, aussi on peut en saluer l'audace. Mais ça sera la seule de tout le film, car ensuite on enfile les raccourcis, les voiles pudiques sur les sujets qui fâchent et les perles de guimauve. Dommage, car les acteurs sont très bons (en particulier ceux qui incarnent les parents Palestiniens), certaines scènes vraiment émouvantes, et l'ambiance relativement authentique. Bon, on ne peut pas reprocher à un film d' 1h40 de ne pas faire la synthèse complète du conflit israélo-palestinien, ne soyons pas trop exigeant, mais on regrette que certaines questions, sur l'identité religieuse notamment, soient à peine esquissées ou carrément passées à la trappe. Autre mérite du film, tout de même à relever, le quotidien difficile des Palestiniens est évoqué sans détour (discriminations à l'embauche, entraves à la circulation, pauvreté matérielle, racisme...), mais sans charge lourdingue contre l'existence même de l'Etat Hébreu. Trop naïvement optimiste sans doute, surtout pour le côté syncrétique et amitiés entre les peuples, mais le fond du projet n'est pas honteux et cinématographiquement ça tient plutôt bien la route.
Un bon film très réussi.L'idée du scénario est excellente mais très difficile à traiter , masi la réalisatrice s'en tire à merveille. Le ton est juste,ni démonstratif, ni larmoyant, l'équilibre est trouvé. Tous les acteurs sont excellents , mais Devos et Elbé sont parfait, au desus du lot dans ces rôles difficiles , qui ne plongent jamais dans le pathos. C'est un film sur la recherche de l'identité , et l'éternel question entre l'inné et l' acquis. L'individu est très fortement ce que l'on fait de lui dans le contexte ou il est élévé. La réalisation est sobre, sans fioriture et sans "génie" , mais efficace . Un film qu'il fallait oser faire et qui est réussi.
Un theme de depart assez improbable mais passe ce detail , un sujet en or.Cela aurait pu donne un film humaniste formidable.Des acteurs plutot bien mais il manque quelques chose , pas completement abouti.Dommage.