Insensibles
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160 critiques spectateurs

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tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 octobre 2012
L'algoataraxie ou incapacité congénitale de percevoir la douleur est une affection rarissime. L'Espagnol Juan Carlos Medina imagine (vraie bonne idée de base) plusieurs enfants d'une dizaine d'années du même village catalan diagnostiqués en ce sens en 1931, alors que va débuter la Seconde république. Jugés incurables et éminemment dangereux pour les autres comme pour eux-mêmes, ils sont internés dans une forteresse isolée, sorte d'unité pour malades mentaux (adultes). Arrivera la Guerre civile (1936/1939), qui marquera la victoire des Nationalistes sur les Républicains : les enfants ont été entre-temps aidés (humanité et même un début de socialisation) par un spécialiste juif allemand réfugié en Espagne pour échapper aux persécutions qui l'attendaient. En parallèle, de nos jours, nous suivons David, éminent chirurgien qui apprend à l'occasion d'un accident de la route spectaculaire qui le rend veuf (et père d'un grand prématuré) qu'il est atteint d'un cancer dont il ne peut espérer guérir que grâce à une greffe de moelle osseuse. Il se tourne tout naturellement vers ses parents, qui ne peuvent cependant pas le secourir : les deux récits vont alors se rejoindre, dans le temps et la nécessité. Le réalisateur tente un film hybride, entre le fantastico-horrifique dans lequel s’illustre avec succès nombre de ses compatriotes et le fantastico-historique, genre du réussi « Labyrinthe de Pan », revenant sur les heures noires de la Guerre d’Espagne (insistant ici sur les seules horreurs franquistes bien sûr, alors que les exactions étaient très largement présentes dans les deux camps !). Il y a de bonnes choses (décors, effets spéciaux, fluidité des prises de vue), mais le scénario est (pour moi) un peu décevant (ayant du mal à prendre de la hauteur et à illustrer de manière renouvelée la « morale », l’intérêt principal potentiellement, à savoir les vertus de la souffrance) et l’apothéose quant à elle est ridiculement édifiante.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 10 octobre 2012
Un film superbe qui tient le spectateur en haleine. Les comédiens sont excellents, les décors particulièrement réussis et le scénario, très ambitieux, se démarque des productions de films de genre actuelles. Si certains passages sont durs je ne comprends pas l'interdiction aux moins de 16 ans car tout est suggéré et le film ne se complait jamais dans la violence.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 octobre 2012
Bluffant et très beau... mais surtout terrifiant !
je rejoins totalement la critique de Première qui le considère comme un des meilleurs premiers films de l'année !
willyzacc
willyzacc

97 abonnés 1 544 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 octobre 2012
Un jeune cinéaste plein de promesses, mais qui se perd ici entre la partie historique et la partie plus horrifique/gore du film.. Les enfants sont excellents et on aurait aimé une plus grande focalisation sur eux.. Dommage, à suivre.
David S.
David S.

74 abonnés 414 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 octobre 2012
Sur la base d'un pitch très original mettant en scène des enfants atteints d'une maladie rare les empêchant de sentir une quelconque douleur, le réalisateur parcourt tout un pan de l'histoire ibérique du XXeme siècle avec notamment un point de vue très critique sur la période franquiste, récurrence dans le cinéma espagnol car c'est toujours un grand traumatisme chez nos voisins du sud.
Une situation donc très excitante mais de nombreux défauts empêchent le film de décoller.
Film sans âme, le réalisateur prend trop de distances avec ses personnages pour que le spectateur se sente concerné. Malgré quelques plans sublimes, on s'ennuie ferme et lorsque le film se clôt, on se surprend à imaginer cette même histoire avec un scénario plus inspiré. Dommage... 1,5/5
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 22 septembre 2012
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Insensibles démarre bien. Par une scène fantastique d'une grande poésie. Puis par un accident de voiture spectaculaire en ultra-ralenti qui confère à la scène une aura particulière. Pour ensuite jongler avec les flash-backs en convoquant un récit qui se déroule sur deux époques et se répondent de plus en plus. Le problème, c'est bien le basculement qui s'effectue de façon incompréhensible en milieu de métrage. Le film de Juan Carlos Medina devient alors répétitif et abandonne le fantastique réaliste qui lui allait tellement bien pour s'enfoncer dans une énième plongée dans les (nombreuses) années noires de l'Espagne et comment elle touche encore la génération actuelle à travers les remords de ses parents. Cette histoire-là, rabâchée annuellement dans le cinéma ibérique, plombe le départ prometteur du film.

A vouloir traiter de trente ans et des poussières de bouleversements politiques, à s'obstiner à nous enfermer dans une cellule qu'on voit beaucoup trop et à ne jamais faire respirer son image (ne cherchez plus les plans larges au bout d'une heure), Medina échoue à la fois à peindre une fresque en marge de l'Histoire et à brosser le récit intimiste d'une famille qui ne connaît pas elle-même. Après, Insensibles n'est pas exempt de quelques fulgurances, et notamment des plans superbes, comme dans un climax silencieux et brûlant ou dans une transition où une ligne tracée dans le sang se transforme en une sinueuse route de montagne. Medina manque encore de la rigueur narrative et formelle des réalisateurs plus expérimentés, mais son premier long-métrage est d'ores et déjà une jolie promesse pour le futur.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 16 février 2013
Le genre horreur n'est peut être pas justifié pour ce film (a moins que je m’accommode de plus en plus aux atrocités humaines). cependant l'acteur principale est plutot convainquant et l'intrigue autour de la cellule 17 plutot bien faites. le décor de cet espèce d'hopital ou on a plutot peur des patients (qui n'ont pourtant que 8 ans) instaure une ambiance glauque plutot appreciable. cependant, j'aurai aimé que le caractere de berkano spoiler: (pourquoi est-il ainsi, pourquoi tant de haine au depart meme si la mort de son amie en justifie une partie, pourquoi se faire saigné meme si il ne ressent rien il voit son sang il doit savoir que c'est pas une bonne chose, pourquoi ne parle-t-il plus)
soit plus développé.
Requiemovies
Requiemovies

240 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 septembre 2012
Juan Carlos Medina, jeune réalisateur, livre son premier long métrage sous l’estampe du cinéma ibérique mais d’une production française, montée sur plusieurs années avec persévérance. La force du cinéma espagnole, habile à manier les genres, dans une même œuvre, Insensibles en est le reflet parfait. Le réalisateur fait preuve d’une maturité marquée dès son premier long métrage, maîtrise parfaitement son art du récit mêlant avec appuie un fond et une mise en scène protéiforme d’une qualité rare. Les multiples versants de son récit s’entremêlent habilement, valsant entre plusieurs genres et donnent au spectateur les clés d’un dédale entre faits historiques et drame humain.
La force de Medina est condensée dans cette proportion à nouer de façon précise son film entre flashbacks et genres. Ainsi le fantôme du franquisme espagnol est une fois de plus mis en avant comme si tout un panel du cinéma ibérique devait panser les plaies d’un passé national en souffrance. En réfère le cinéma de Guillermo Del Toro (et de ses productions) Alex de la Iglesia (Balada Triste De Trompeta).
Dans cette proportion à se répéter, certains y verront donc une redite narrative des productions espagnoles récentes là ou il serait plus à même de souligner un engagement et un acte nécessaire.
Or, c’est dans cette masse d’émotions et de mise en scène extrêmement riche qu’Insensibles pourrait également laisser perplexe. Si le film porte une vraie empreinte sous la direction de Medina et de son équipe artistique, le fond, plus que la forme bien sûr, peine à se détacher de cette redondance de narration, films avec enfants, où plane un mystère, le poids de l’histoire en parallèle d’un drame familial, tout cet ensemble donne au film un goût de déjà-vu. Il est donc difficile, malgré toutes les qualités inhérentes au film, de foncer tête baissée et de crier au chef d’œuvre. Si Insensibles montre tout le talent d’un réalisateur on serait alors en droit d’attendre un tel traitement sur un sujet nouveau.
En outre, Medina qui construit son drame avec lenteur et un mystère qui flirtent régulièrement avec les frontières du fantastique, ne se perd jamais dans les ambitieux récits de son histoire. D’un découpage mesuré et fluide, il en ressort une mise en scène assurément mâture et passionnée, avec une photo qui nous ramène à Guernica ou le travail des peintres sous le franquisme.
Ensemble d’un aspect graphique, parfois violent, mis en valeur par la musique de Johan Söderqvist qui avait déjà magnifié de sa composition la bande son de Morse.
Juan Carlos Medina nous conte et confronte aux affres de l’enfance, de la paternité, et met en parallèle, la recherche d’identité d’un pays et celle d’un homme à la reconnaissance d’un passsé. D’une qualité équilibrée, subtile et prometteuse.
http://requiemovies.over-blog.com/
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 31 août 2014
Le mélange entre l'extraordinaire des enfants, le monde de l’hôpital où se déroule l'essentiel de l'action et les événements politiques donne au film un caractère fort, captivant, et qui rappelle évidemment le Labyrinthe de Pan. C'est de ce même enchevêtrement d'histoires qu'est issu le personnage principal, qui doit toute sa profondeur à l'alternance entre les scènes du passé et son propre présent qui leur fait écho. On comprend vite à quel point tout ce qu'il s'est passé dans cet hôpital est à la racine même de ce qu'est David Martell et de sa vie, et c'est ce lien qui est le fil rouge du film. Pourtant, j'ai trouvé les péripéties de ce neurochirurgien dépourvu de l'intérêt que j'ai eu : je ne suis pas entré en empathie avec ce personnage fermé dont la quête d'identité s'annonce dès le début comme une descente dans l'abîme. Dommage aussi que sur la fin, spoiler: le film vire totalement à la tragédie d'horreur, tranchant dans le vif du nœud familial.

L'esthétique d'Insensibles vaut le coup d’œil, tant pour la photographie que pour les maquillages, les costumes, ou encore les contrastes entre les différents mondes qui se côtoient (extraordinaire misérable, hôpital asphyxiant, guerre sadique, présent aussi moderne que délabré... tout ça est aussi intéressant visuellement que scénaristiquement)
Pour ce qui est du scénario, j'ai été bluffé par le côté réaliste et modéré des événements, qui n'en demeurent pas moins captivants. Nous sommes dans un drame noir abyssal et horrifique, plutôt que devant un film d'horreur/épouvante fantastique ... Justement, l'ambiance fantastique (la capacité inhabituelle de ces enfants peut faire s'emballer l'imagination) et la frustration due à leur enfermement me laissait penser qu'une explosion allait survenir, que les enfants allaient sortir de leur mutisme et de leur passivité (ce qu'ils vivent est si affreux!), spoiler: mais il n'en est pas ainsi, et les choses se déroulent de manière beaucoup plus feutrée que je n'y m'y attendais.
Malgré beaucoup de violence physique comme psychologique, spoiler: et des événements tragiques du début à la fin,
tout semble atténué, mis à distance ou dans l'ordre des choses …
Les personnages évoluent de façon piquante bien qu'étroite, restrictive, ce qui est à la fois agaçant et digne d'attention.
LUET M
LUET M

56 abonnés 184 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 mars 2013
Sans se distinguer véritablement des films d'horreur espagnols habituels, 'Insensibles' trouve son originalité dans le fait d'intégrer son intrigue dans des faits historiques réels durant la guerre civile espagnole. L'idée de départ est très intéressante, le scénario repose sur des thèmes psychologiques et historiques prenants, mystérieux, étranges. Malheureusement, le déroulement de l'intrigue n'est pas à la hauteur de ce que l'on pourrait attendre. Même si le rythme s'accélère grâce notamment à l'utilisation des flash-backs, le dénouement est décevant.
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