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ChroniqueMécanique
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3,0
Publiée le 28 février 2013
Certains contrées ont leurs spécialités, leurs domaines de prédilection dirons-nous. Si en Suède on excelle pour la fabrication de meubles en kit, si en Allemagne on brille dans le secteur de l'automobile, si en France on s'illustre dans le concoctage de mets raffinés, en Espagne on se distingue depuis quelques années maintenant dans la création de films fantastiques classes et efficaces. C'est comme ça, ça ne s'explique pas, c'est dans la culture. Insensibles est de cette lignée-là, et traite justement de la filiation du mal, des stigmates de la douleur d'hier encore présents sur notre peau tendre aujourd'hui. Oeuvre horrifique qui se sert habilement du film historique comme toile de fond, le tout premier long-métrage de Juan Carlos Medina nous conte la quête d'un homme meurtri qui, pour s'offrir un avenir, doit fouiller dans les décombres du passé et réveiller des fantômes que beaucoup auraient aimé voir enterrés à tout jamais. Doté d'un scénario fignolé jouant sur deux partitions sans lien apparent, dans deux espaces-temps différents, Insensibles a les défauts de ses qualités : même si il est parfois un peu confus et maladroit, ce conte fantastico-gore aussi sombre qu'il est poétique se veut très ambitieux. Plus le film avance, plus l'opaque voile entourant cette histoire mystérieuse se lève lentement. Ainsi, Medina réussit le pari de nous séduire avec une certaine intelligence, par le biais d'une mise en scène stylisée, envoûtante et oppressante. Les amateurs de frissons et de nouveau cinéma fantastique espagnol peuvent y aller sans crainte, ils n'y resteront pas insensibles. Retrouvez ma critique complète de "Insensibles", ainsi que de nombreux autres articles divers et variés, sur ma page Facebook ou sur mon blog. Merci ! Chronique Mécanique.
Un thriller espagnol oppressant et bien mené. L'histoire se révèle prenante dès le départ, avec une mise en scène, une atmosphère et des interprétations de qualité. La réalisation, très efficace, reste malheureusement imparfaite, en tombant parfois dans des écueils gores grotesques ou en proposant un final un peu décevant. On peut aussi reprocher au réalisateur de vouloir marcher sur les plantes-bandes de Guillermo Del Toro en proposant le même mélange des genres, c’est à dire une histoire fantastique sur fond de franquisme ("Le Labyrinthe de Pan", "L’Echine du Diable"). Néanmoins, le film se révèle être une belle surprise et laisse présager un avenir prometteur pour Juan Carlos Medina dont il s’agit du premier film !
Dommage que la fin est à l'opposé de la qualité du départ et de l'intrigue et on reste assez dubitatif sur le souhait de conclure avec une scène finale de la sorte très décevante et bien trop facile. Le cinéma ibérique, avec cette créativité reste LA référence depuis une quinzaine d'années et ne se démentie pas avec ce bon film typée drame et très peu thriller (encore dommage car il y avait matière à). Quelques raccourcies scénaristiques maladroits ponctuent le film mais restent acceptables, les va-et-viens construisent efficacement l'histoire et donnent du relief et un peu de rythme (malgré un film très lent). Pour un premier essai en long métrage, Juan Carlos Medina se fait les dents. Attendons une prochaine réalisation de sa part car très prometteur. Un film qui se laisse voir avec ses imperfections surtout par une fin malheureusement bâclée ! 3/5 !!!
Insensibles est un film intelligent, touchant (sensible ?), remarquablement bien réalisé. Autour d’un secret qui finit par exploser, il traite de sujets universels comme la filiation et le devoir de mémoire. Difficile en France de ne pas faire résonner sa métaphore avec le sort que lui a fait subir la censure lors de sa sortie en salles. Cette volonté tout à fait nauséabonde de réduire un film difficile sous silence, c’est un peu un chapitre tout aussi pénible de l’Histoire espagnol qu’on essaye de bâillonner. Insensibles porte en lui l'étoffe des classiques et avec le temps, se fera une bonne place dans le cœur des cinéphiles. La critique est en ligne sur le site terreuvision + dossier sensible : Entre franquisme et censure ...
Un jeune cinéaste plein de promesses, mais qui se perd ici entre la partie historique et la partie plus horrifique/gore du film.. Les enfants sont excellents et on aurait aimé une plus grande focalisation sur eux.. Dommage, à suivre.
Un premier long métrage d'un réalisateur qui promet tant son film marque les esprits. Avec un tel speech on peut s'attendre à un film fantastique ou, du moins, ancré dans un film qui s'en impreigne. mais le scénario est plus malin que ça et nous offre un récit construit à la façon du film "Incendies" (2011) de Denis Villeneuve, la dimension horrifique en plus. Se racontant à deux époques différentes on passe de la période franquiste (30-60) à aujourd'hui par dse flash-backs. Bien écrit on passe du film historico-horrifique au mélo familial tout en gardant une trame cohérente. La maladie des insensibles est un paramètre qui ajoute une dramaturgie forte surtout associié à la guerre civile 36-39 (nous sommes en Espagne). Le lien entre les deux époques se fait jour, au fur et à mesure qu'on imagine une tension se mets en place de manière efficace. Il y a un côté Guillermo Del Toro évident qui avait déjà mêlé surnaturel et réalité historique dans "L'échine du diable" (2001) ou "Le labyrinthe de Pan" (2006). Malheureusement la fin est gâchée, trop ganguignolesque avec des effets spéciaux bâclés ; comme si le réalisateur s'était laissé bouffer par son histoire. Dommage car ça reste un film dense et prenant.
"Insensibles", voilà un film fantastique qui aurait pu n'en être qu'un parmi tant d'autres. Sa réalisation correcte n'a en effet rien d'exceptionnel mais son scénario audacieux mêlant le genre à l'Histoire -qui plus est une Histoire nationale, récente et douloureuse- en fait une vraie réussite. C'est là la grande force du film : traiter des blessures du passé et des cicatrices du présent à travers le prisme du genre, introduire un élément fantastique (des enfants insensibles à la douleur) dans un contexte historique (la guerre civile espagnole). Si les nombreux allers et retours entre les différentes époques manquent parfois d'intensité (notamment les scènes se déroulant de nos jours), la métaphore est assez puissante et subtile pour captiver le spectateur. L'autre grand point fort du film, c'est le personnage de Berkamo, "monstre" élevé ici au rang d'icône dont les stigmates symbolisent ceux du franquisme. Ce personnage, à la fois innocent et dangereux, rappelle un peu la créature de Frankenstein, preuve du respect et de la dévotion dont témoigne le réalisateur Juan Carlos Medina au genre fantastique. Et ce n'est pas la fin du film -fin malgré tout un peu grandiloquente et en décalage avec tout ce qui a précédé-, véritable hommage aux classiques gothiques, qui dira le contraire. "Insensibles", voilà un film fantastique qui montre bien encore une fois la richesse et la vitalité du genre en Espagne et, par effet miroir, la pauvreté et la léthargie du genre en France puisque ce film a bien failli se faire chez nous (en changeant le contexte, bien sûr, la Guerre d'Algérie remplaçant la Guerre d'Espagne) avant que Medina ne s'en retourne chez lui faute de financement. Pauvre France...
Les productions horrifiques espagnoles sont souvent teintées d'histoire et de lyrisme, celui ci n'en déroge pas. Cette histoire d'enfants insensibles à la douleur se déroule en pleine guerre civile espagnole dû au franquisme, elle est racontée sous forme de flashbacks qui nous font voyager 80 ans en arrière au début, et plus le film avance plus ces flashbacks se rapprochent pour nous faire comprendre où le scenario veut nous mener, c'est là la force du film, on n'est jamais perdu entre ces passages du passé au présent, la narration est très fluide. C'est à la fois un très beau film sur l'enfance, la différence, la recherche de son identité, tout ça matinée de fantastique, le mélange des genre est très réussi.
Un film qui traîne en longueur. Une fin absurde. L’idée de départ des enfants qui ne sont pas sensibles à la douleur est bonne mais ce qui en est fait est mauvais. Et puis l’idée selon laquelle spoiler: Berkano fait un bébé à une prisonnière (qui ne devait pas avoir très envie de coucher avec un bourreau chauve et scarifié) est débile. Une autre chose absurde : à la fin quand David démolit le mur de briques ; il devrait se retrouver face à une porte en fer verrouillée. Mais la porte s’est volatilisée… Pratique !
Autre chose : comment ont-ils fait pour survivre dans cette tour toutes ces années ? Comment Berkano s’est-il procuré toutes ces ampoules pour les yeux ? Beaucoup de questions et d’incohérences qui montrent que tout ceci est bancal. Dommage !
Vendu comme un film d'horreur, il s'agit en fait d'un drame bien noir et glauque sous la forme d'une enquête répétitive qui s'essouffle rapidement ! Déception, pour ce film Espagnole de genre dont on attendait beaucoup plus !!!
"Insensibles" raconte l'histoire de David (Alex Brendemühl), qui a perdu sa femme dans un accident de voiture et appris qu'il avait une grave maladie. Seule une greffe d'un membre de sa famille pourrait le faire guérir. Il va alors aller voir ses parents, mais ceux-ci ne vont pas pouvoir l'aider et vont lui faire une terrible révélation qui va l'obliger à fouiller son passé... Ce premier long-métrage de Juan Carlos Medina est un film d'horreur intéressant et maîtrisé. Le scénario est ingénieux, car il n'a de cesse d'entrecroiser deux périodes bien distinctes (les années trente et le présent) et se montre courageux, puisqu'il n'hésite pas à aborder de manière frontale le passé tumultueux de l'Espagne, à l'époque franquiste. Toutefois, on peut reprocher au film un certain déséquilibre, tant les séquences se déroulant dans le passé sont plus intéressantes que celles du présent, ainsi qu'une fin un peu bâclée. L'horreur à proprement parler vient souvent des enfants eux-mêmes, dont l'innocence contraste avec l'indifférence à la souffrance qu'ils peuvent se faire (les scènes de mutilation) ou causer à autrui (l'horrible scène de l'immolation au début) et qui résulte de leur mal étrange. La réalisation et la photographie sont très soignées et la musique de Johan Söderqvist est très belle. En ce qui concerne l'interprétation, je suis partagé. Autant j'ai bien aimé les performances souvent justes et émouvantes des enfants, autant j'ai trouvé les acteurs adultes peu charismatiques, exception faite de Derek de Lint, dans le rôle du docteur Holzmann. "Insensibles" n'atteint pas la qualité des meilleurs films d'horreur espagnols de ces dernières années, mais il n'en demeure pas moins une franche réussite.
Un film vraiment étrange, il faut le dire. Je m'attendais à un film d'horreur mais ce n'en est pas un, c'est une sorte de film fantastique avec un intrigue qui nous tiens en haleine jusqu'au bout. Deux histoires à deux époques différentes se rejoignent petit à petit pour faire éclater un secret. Malheureusement le film est truffé de non dit, de faits inexplicable. La fin m'a beaucoup déçu, après une première partie vraiment inintéressante ! Une fois n'est pas coutume, je trouve l'interdiction aux moins de 16 ans assez stricte ...
Film dépourvu de tout sens et sans grand interet.Vous resterez insensible a ce nanar de Juan Carlos Medina.Quelques points positif malgré tout dans l'écriture du scénario.
Un très bon film espagnol avec un scénario original, j'ai bien accroché, c'est émouvant, captivant et dur, je suis pas prêt de l'oublier. Certains disent que la fin du film est décevante mais de mon côté, je suis satisfait par cette fin.