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g0urAngA
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3,5
Publiée le 27 mars 2013
Insensibles fait partie de ses excellentes productions espagnoles, très axées sur le côté psychologique du récit. Ici, nous avons le droit à deux histoires, se passant dans deux époques différentes. Même si on pouvait le craindre, pour cause du suivit des époques différentes, le montage s'avère excellent. L'ambiance fait de même et la qualité du jeu des acteurs est poignante. Seul la fin du métrage un peu trop vite expédié pourra décevoir certains. Il reste qu'Insensibles est un très bon film du genre et donc un très bon moment à passer ...
Y'a du bon et du moins bon dans ce nouveau film de genre espagnol. Une idée géniale mais peu exploitée à mon goût : quid des véritables raisons de cette "malédiction", quid de l'implication de cet amour enfantin par rapport à leur non-douleur, etc. Un final très réussi, une vision de la guerre magistrale et une couleur de photo parfaite en font toutefois un spectacle intéressant et intrigant. Finalement, tout l'intérêt est peut être aussi dans le côté dérangeant de ces gosses.
Un film inqualifiable, qui nous fait partager beaucoup de sentiments. Un thriller émotionnel d'épouvante, avec une touche de gore et de réflexion. L'histoire comme les images sont durs... Un début un peu long et un final qui m'a bluffé. Une bonne surprise ce film méconnu. ----Septembre 2015----
Cette première réalisation de Juan Carlos Medina nous laisse présager une carrière pleine de promesses. Son utilisations habiles des codes du cinéma de genre espagnol pour traiter le thème, si cher à la culture ibérique marquée par son passé douloureux, du devoir de mémoire est la preuve de sa grande intelligence et de son talent incontestable de metteur en scène pour rendre l’atmosphère de son récit terriblement glauque et oppressante. La mise en parallèle de la recherche contemporaine, par un neurochirurgien condamné par la maladie, de ses parents et du parcours, entre les années 30 et 60, d’un groupe d’enfants ignorant la douleur crée un sentiment de malaise mettant joliment en lumières les plaies mal cicatrisé d’un pays ravagé par des années de guerres civiles. Malheureusement, si la partie historico-fantastique du film nous permet de nous émerveiller devant une qualité technique irréprochable et une réflexion profonde sur l’horreur vécue par les enfants pendant la guerre, l’enquête menée de nos jours sur fond de mélodrame familial souffre d’un rythme morne qui plombe la tension. L’aspect baroque et dénué de morale de la conclusion ne fait que nous confirmer la triste impression de laisser aller dans l’écriture de ce scénario pourtant prometteur.
u départ une idée intéressante : dans les années 30, on découvre un groupe d'enfant insensibles à la douleur. Cette particularité les rend dangereux (pour eux-mêmes et pour les autres, puisque il peuvent faire le mal sans l'éprouver). Du coup, ils sont enfermés dans un hôpital psychiatrique.
Alors qu'on suit le sort de ces enfants (et de l'un d'entre eux plus particulièrement), le film propose un montage alternatif avec l'histoire d'un neuro-chirurgien atteint d'un cancer incurable qui recherche ses parents biologiques.
Les deux histoires, entrelacées, finiront évidemment par se rejoindre. La suite ici..... :
Je dois avouer qu’avant de me mettre devant ce film espagnol je ne le connaissais pas, c’est donc l’état d’esprit totalement vierge que je l’ai regardé. Force m’est de dire, que sans avoir pris une claque, j’ai été très agréablement surpris par ce que j’ai vu. Ce premier long-métrage de Juan Carlos Medina mélange habilement le thriller, le gore et le film historique. Le réalisateur articule avec maestria un suspens qui, sans être outrageusement surprenant, ménage sa conclusion assez longtemps pour maintenir le spectateur en haleine avec une ambiance entre le thriller politique dans la phase contemporaine et le gore gothique dans celle du passé. Il fait, comme dans « Le labyrinthe de Pan », appel à l’époque la plus noire du franquisme pour asseoir l’intrigue de son film, mais contrairement au premier il évoque en plus les échos de ce passé dans la société espagnole actuelle. On a donc un film qui jongle, par l’entremise de flashbacks, entre un chirurgien à la recherche de sa mère pour sauver sa vie et le destin d’un enfant atteint d’une maladie génétique orpheline enfermé dans un hôpital psychiatrique. L’ambiance poisseuse et gore qui parcourt le film donne tout le piment à cette histoire à deux voix et est pour une bonne partie dans la réussite de cette dernière. Alors certes il n’a pas la poésie sombre du film de Guillermo del Toro et l’ambiance sanglante va probablement déranger les âmes sensibles, mais il mérite vraiment que l’on s’intéresse à lui tant il réussit à renouveler le genre. À voir absolument pour soutenir un réalisateur prometteur.
Prometteur mais pas aboutit... Un film très bien réalisé à l'ambiance oppressante. Il y a cependant un problème de rythme, on se rend compte beaucoup trop vite d'où le scénario veut nous emmener mais celui ci y va par de nombreux détours prévisibles... C'est bien dommage. Le film hésite aussi sur son sujet... Entre film d'horreur qui stigmatise l'Espagne francquiste et film moralisateur sur l'éducation des enfants... Mise à part cela, une interprétation crédible et une bonne mise en scène donne vraiment matière à attendre le prochain long métrage de ce nouveau réalisateur!
Le cinéma fantastique espagnol se porte toujours aussi bien, la preuve avec le très bon Insensibles. Entre film historique, fantastique et horreur, le réalisateur nous plonge dans 2 histoires (une dans le passé et la seconde dans le présent) qui vont petit à petit se rapprocher pour ne faire plus qu'une lors du dénouement. Le scénario est vraiment plaisant même si c'est parfois un peu gros à avaler. Par contre, le jeu des acteurs est incroyable, et la réalisation de bonne facture malgré des effets spéciaux parfois maladroits (scènes d'immolation) confère au film une ambiance oppressante dont on ne sort pas indemne.
Ce film est une expérience éprouvante à la portée métaphorique où le fantastique est utilisé pour exorciser le passé franquiste de l'espagne. Dérangeant mais pas dénué de beauté, le cinéma fantastique espagnole montre encore qu'il est l'un des meilleurs dans ce domaine.14/20
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Insensibles démarre bien. Par une scène fantastique d'une grande poésie. Puis par un accident de voiture spectaculaire en ultra-ralenti qui confère à la scène une aura particulière. Pour ensuite jongler avec les flash-backs en convoquant un récit qui se déroule sur deux époques et se répondent de plus en plus. Le problème, c'est bien le basculement qui s'effectue de façon incompréhensible en milieu de métrage. Le film de Juan Carlos Medina devient alors répétitif et abandonne le fantastique réaliste qui lui allait tellement bien pour s'enfoncer dans une énième plongée dans les (nombreuses) années noires de l'Espagne et comment elle touche encore la génération actuelle à travers les remords de ses parents. Cette histoire-là, rabâchée annuellement dans le cinéma ibérique, plombe le départ prometteur du film.
A vouloir traiter de trente ans et des poussières de bouleversements politiques, à s'obstiner à nous enfermer dans une cellule qu'on voit beaucoup trop et à ne jamais faire respirer son image (ne cherchez plus les plans larges au bout d'une heure), Medina échoue à la fois à peindre une fresque en marge de l'Histoire et à brosser le récit intimiste d'une famille qui ne connaît pas elle-même. Après, Insensibles n'est pas exempt de quelques fulgurances, et notamment des plans superbes, comme dans un climax silencieux et brûlant ou dans une transition où une ligne tracée dans le sang se transforme en une sinueuse route de montagne. Medina manque encore de la rigueur narrative et formelle des réalisateurs plus expérimentés, mais son premier long-métrage est d'ores et déjà une jolie promesse pour le futur.
(...) Ainsi donc, malgré une conclusion un poil décevante lorsque les deux époques se rejoignent, Insensibles est une expérience cinématographique puissante qui s’acoquine avec le genre horrifique pour exorciser un passé encore brûlant. Un film aussi audacieux qu’intense qui témoigne de l’immense talent ibérique pour mettre en scène des histoires inadaptables sans jamais tomber dans l’excès.