Depuis quelques années, les Espagnols nous gratifient d'une production horrifique riche et de qualité, « Insensibles » en est un nouvel exemple. Le réalisateur Juan Carlos Medina, dont c'est le premier film, ne fait pas dans la facilité et nous offre une œuvre dense et originale. Il mêle adroitement histoire et fantastique dans un scénario certes un peu brouillon mais vraiment passionnant. Le personnage principal, à la recherche de son passé, va découvrir à force de persévérance des secrets malsains et profondément enfouis dans l'histoire de son pays. La trame n'est pas facile à suivre car tournée sur deux époques avec de nombreux flashbacks. Pour autant l'ambiance est profondément stressante et angoissante. On plonge, avec le héros dans les horreurs du Franquisme portées à leur paroxysme par une pointe de fantastique très bien dosée. Quelques scènes gores apportent une petite dose d'adrénaline qui relève un peu la sauce. Les amateurs de Guillermo Del Torro retrouveront sans doute quelques références à son cinéma. Pour un premier film, j'ai trouvé « Insensibles » très réussi, bravo !
Vendu comme un film d'horreur, il s'agit en fait d'un drame bien noir et glauque sous la forme d'une enquête répétitive qui s'essouffle rapidement ! Déception, pour ce film Espagnole de genre dont on attendait beaucoup plus !!!
Premier film pour Juan Carlos Medina qui s'inscrit directement dans la tradition horrifique espagnole comme en témoignent une ambiance étrange, une atmosphère pesante, un certain esthétisme et une dimension poétique bien présente. A l'instar de Guillermo Del Toro, le réalisateur situe une partie de l'action en période de guerre civile espagnole, tout en développant, de façon originale, une histoire parallèle et connectée située à notre époque. Et cette connexion va se faire progressivement à mesure que le film avance. Ce choix de construction s'avère très bien maîtrisé même si on retiendra beaucoup plus la seconde partie du film et l'avènement du personnage de « Berkano », vraiment fascinant et glaçant malgré son arrivée un peu tardive. La première partie est un peu plus poussive, malgré une certaine atmosphère malsaine, et la conclusion du film s'avère un peu décevante. On retiendra donc un galop d'essai encourageant et maîtrisé à défaut d'être pleinement convaincant.
Bon film, bouleversant et intéressant. Dommage que les scènes soient si longues, ce qui ennuie rapidement mais il faut regarder le film jusqu'à la fin car ça vaut le coup malgré tout.
pas mal le scénario de ce film au début on a du mal à comprendre le lien qu'il y a entre le passé et le présent et au fur et à mesure on découvre une histoire originale.
Eh bien ! Voilà un p’tit nouveau dans la place qu’il va falloir suivre de près ! Jeune metteur en scène franco-espagnol, Juan Carlos Medina nous sort un 1er long métrage prometteur et assez impressionnant dans l’ensemble. Son scénario suit une trame classique mais intelligente de deux histoires que l’on nous conte en parallèle et qui vont finir par se croiser. L’une plutôt sordide de ce petit garnement insensible à la douleur qui va subir l’isolement à travers cette horrible période de la guerre en Espagne. L’autre d’un chirurgien de nos jours victime d’un grave accident et qui va mener une enquête qui va bouleverser sa vie. Ça paraît assez terrifiant sur le papier et pourtant la 1ère heure est plutôt réalisée de manière assez simple mis à part le spectaculaire accident de voiture et quelques plans particulièrement bien inspirés dans cet asile. Le casting est excellent, les gamins impressionnants, l’image superbe et un joli fond sonore qui instaure petit à petit un suspens efficace. On se croit dans une sorte de thriller/fantastique mais quelle surprise vers 70min quand on bascule subitement dans l’épouvante et l’horreur ! Il y a quelques scènes éprouvantes et notre cœur s’emballe excité par le rapprochement de nos deux personnages. Au final, j’ai regretté que ce soit assez court, le dénouement un peu alambiqué et quelques trous dans le scénario. On ne saura jamais comment ces gamins ont attrapé cette maladie ni comment ils ont été réunis et c’est un peu GROS ce gamin qui a réussi à survivre 20ans dans son trou pour se jeter précipitamment dans les flammes mais il ne fait aucun doute que Juan Carlos Medina a su démontrer de nombreux talents…
Etrange film qui atteste de la créativité et de l'originalité du cinéma espagnol. Malheureusement, le scénario est mal maîtrisé. La première partie est vraiment meilleure que la dernière et la "chute" est incompréhensible et absurde. Dommage car cette histoire d'enfants insensibles enfermés par des bonnes soeurs et un directeur rétrogrades puis soignés et observés par un médecin innovateur commençait bien. L'allégorie sur les générations issus de la guerre civile, qui rappelle beaucoup la situation de l'Argentine où des militaires et des tortionnaires ont aussi enlevé et élevé des enfants de prisonnières politiques, était intéressante. Mais on ne sait pas trop ce que le réalisateur a voulu nous dire. La confusion et l'outrance semblent aussi être des caractéristiques de ce nouveau cinéma espagnol, mais celui-ci reste plus intéressant que les plates réalisations commerciales hexagonales...
Malgré un scénario qui sort du commun, des personnages intrigants, le reste ne convainc pas le téléspectateur pour autant et ce, À cause de quelques longueurs et des scènes d'horreur trop peu présentes.
[b]Insensibles[/b] prouve une fois de plus que le cinéma de genre ibérique est vraiment en très grande forme. Juan Carlos Medina, qui réalise ici son premier long-métrage, nous offre une mise en scène absolument magnifique, tandis que l'histoire sur fond de guerre civile espagnol, d'expérimentations scientifiques et de quête sur ses origines est particulièrement dure et sensible, mais elle s'avère surtout très vite prenante. Si on ajoute à cela un casting qui s'avère d'une redoutable efficacité (notamment en ce qui concerne les prestations des enfants) et la présence d'une sublime photographie qui apporte une atmosphère bien sombre, on peut dire que l'on est vraiment en présence d'une oeuvre marquante et on peut par conséquent légitimement penser que son réalisateur franco-espagnol refera parler de lui à l'avenir. Mais attention, je tiens tout de même à signaler qu'il y a pas mal de séquences horrifiques assez éprouvantes pour les nerfs, ce qui fait que ce film reste avant tout destiné et réservé à un public très averti.
La partie historique est assez convaincante. La partie contemporaine est très ennuyeuse. Pas de suspense, juste des scènes horribles mais qui ne font pas peur. La fin est catastrophique. A éviter.
Un film d'horreur plutôt moyen, au rythme lent et ennuyeux. Quelques scènes fortes réveillent, un peu tard, le spectateur qui aura tenu pendant plus d'une heure ces enchaînements de scènes d'enfermement et de parlote. La fin me semble quant à elle ratée, voire ridicule. Dommage, car le réalisateur a de bonnes idées, comme l'alternance entre passé et présent, à travers la recherche d'un parent inconnu et pour le moins mystérieux.
Je dois avouer qu’avant de me mettre devant ce film espagnol je ne le connaissais pas, c’est donc l’état d’esprit totalement vierge que je l’ai regardé. Force m’est de dire, que sans avoir pris une claque, j’ai été très agréablement surpris par ce que j’ai vu. Ce premier long-métrage de Juan Carlos Medina mélange habilement le thriller, le gore et le film historique. Le réalisateur articule avec maestria un suspens qui, sans être outrageusement surprenant, ménage sa conclusion assez longtemps pour maintenir le spectateur en haleine avec une ambiance entre le thriller politique dans la phase contemporaine et le gore gothique dans celle du passé. Il fait, comme dans « Le labyrinthe de Pan », appel à l’époque la plus noire du franquisme pour asseoir l’intrigue de son film, mais contrairement au premier il évoque en plus les échos de ce passé dans la société espagnole actuelle. On a donc un film qui jongle, par l’entremise de flashbacks, entre un chirurgien à la recherche de sa mère pour sauver sa vie et le destin d’un enfant atteint d’une maladie génétique orpheline enfermé dans un hôpital psychiatrique. L’ambiance poisseuse et gore qui parcourt le film donne tout le piment à cette histoire à deux voix et est pour une bonne partie dans la réussite de cette dernière. Alors certes il n’a pas la poésie sombre du film de Guillermo del Toro et l’ambiance sanglante va probablement déranger les âmes sensibles, mais il mérite vraiment que l’on s’intéresse à lui tant il réussit à renouveler le genre. À voir absolument pour soutenir un réalisateur prometteur.