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Jean-Marie S
36 abonnés
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1,5
Publiée le 15 novembre 2012
Après l'esclaffant "La Première Etoile", son tout premier long métrage comme acteur/réalisateur, Lucien Jean-Baptiste nous amène sur les traces de son passé Martiniquais. Un retour aux sources au propre comme au figuré car il y incarne plutôt justement un historien antillais déraciné depuis l'enfance de sa terre mère et de sa famille pour la réussite "parisienne". Tout d'un coup, on sent le sujet bien plus sérieux qu'une aventure au ski avec la truculente Firmine Richard. Ca manque pas, on y est en plein. Et pour égayer le tout et tenter de mettre le zeste d'humour qui avait fait la réussite de sa première oeuvre, Jean-Baptiste nous plonge en plein dans le Must-See de la culture antillaise, la carnaval ! Bonne idée ? Pas sûr, car le film souffre justement des excès et des boursouflures de ce trop plein de vie illustré par le personnage de Zamba joué par Edouard Montoute et caricatural à souhait de l'Antillais moyen. Résultat des courses, on sourit plus qu'on ne rit et on passe à côté du sujet principal fort qu'est le déracinement (A part sur une scène). Dommage car jamais la Martinique n'avait jamais aussi bien été filmé.
Une comédie a la Red Bull énergisante qui se regarde avec plaisir . Le contrat de divertir le spectateur est donc réussi malgré des choix douteux niveau casting ( sa sœur et sa fille qui joue faux surtout cette dernière) et des clichés sur les antillais . On suit cet historien Antillais qui a grandi a Paris et doit donc retrouver pour raisons personnels les Antilles . Ce qui est amusant a voir c'est la différence entre le cliché réussi du Parisien aigri , stressé et l'accueil chaleureux des Antillais et leurs cultures on passe du temps Parisien pluvieux au soleil Antillais en quelques minutes. Et ça fait du bien de se plongé au cœur de ses paysages magnifiques et ce Carnaval Joyeux , on pourrait presque croire a une Publicité pour un Voyage aux Antilles ! Emmené par un personnage très réjouissant de Zamba on suit l'intrigue surprenante et ... prenante de l'intrigue principal du film , la disparition du corps de la mère de Patrick de ce côté aussi c'est réussi . Lucien Jean Baptiste réussi donc un 2éme film un poil plus réussi que son premier (La première étoile) .
Quelques répliques bien pensées. Mais avec son côté naïf et bien pensant, "30° Couleur" ne sort pas des sentiers battus, avec un scénario que l'on peut lire par avance (sans mare de café)... Et des personnages stéréotypés.
Après un touchant coup d'essai avec « La première étoile », Lucien Jean-Baptiste descend d'un cran avec cette comédie plus amusante que drôle et qui cette fois ne parvient pas vraiment à susciter l'émotion. L'intrigue ( le corps de la mère qui a disparu ) est un peu mince et tout cela ne semble être qu'un prétexte pour donner lieu à une avalanche de couleurs et d'images de ce fastueux carnaval. On aurait préféré une avalanche de gags. Ou un traitement du sujet sur l'intégration plus abouti. Car cette profusion d'images de fête finit par laisser ( on finit par en avoir marre de voir les personnages faire la fête). A ce titre, le personnage d'Edouard Montoute est plus pénible que drôle et ne parvient jamais à sortir de l'archétype du « copain fêtard qui est en réalité mal dans sa peau ». S'agissant du personnage principal, le contraste ( retour aux origines) fonctionne et donne lieu à des scènes amusantes. Toutefois, le sujet de fond sur l'intégration n'apporte rien de nouveau ( bien que sincère ). La réalisation est ambitieuse notamment dans la dernière partie avec un montage intéressant. Cela n'a toutefois pas l'effet escompté. Le périple initiatique du personnage sur ces 3 jours manque en effet de matière sur le plan du scénario et cette mise en scène ne parvient pas à combler cette faille. Enfin, sans avoir grande connaissance de la culture antillaise je me demande quand même si le trait n'est pas un peu trop forcé. En bref, cette comédie ne tient pas ses promesses et reste en dessous de « La première étoile » ( donc pour ceux qui n'ont déjà pas aimer le premier, passez votre chemin ). L'ensemble reste néanmoins correcte.
Des acteurs plutot pas mal mais difficilement accessible pour les non Antillais du point de vu des coutumes, traditions et croyances.Pas vraiment comprehensible pour les metropolitains.
Ratage total après la première étoile très drole et décalé nous voici embarqué dans une comédie qui ne fait jamais rire , sans rythme avec des martiniquais dans la salle c'est dire ! rien sur le racisme sur ses expatriés décalés aimés ou détestés sur leur propre ile , rien n'est abordé tout est débordé par le ridicule d'un carnaval.
Ce film est un véritable calvaire. Le scénario est vu et revu, c'est long, c'est mou. Le personnage joué par Edouard Montoute est juste exécrable. Même les séquences émotion sont boycottés aux détriment d'un humour lourdingue et horripilant. La tristesse d'un deuil engloutie par la joie d'un carnaval. Le corps disparait, blablabla. Je suis perplexe. Cette histoire n'a ni queue ni tête et vraiment aucun intérêt. Une comédie française comme on en fait malheureusement beaucoup trop. 1,5/5
Ce film haut en couleur avec le carnaval en Martique comme trame de fond n'est pas une comédie mais se situe entre le reportage fiction et la comédie tramatique.
Comédie gentillette et pétillante! On n’échappe pas aux clichés classiques sur les Antilles, mais on rit volontiers de ses excès! Le carnaval de Martinique n'engendre pas la mélancolie, tiens! je vais prendre un ti'punch :)
Il y a 3 ans, Lucien Jean-Baptiste - alias Lilian Thuram ^^ - avait surpris tout son monde avec "La première étoile", un film d'une extraordinaire fraicheur couronné de divers prix (parmi lesquels une nomination aux Césars 2010). Son deuxième long-métrage, "30° couleur", était donc attendu avec grand intérêt : loin du froid et de la neige (le thème de "La première étoile") mais utilisant de nouveau le choc des cultures, Lucien Jean-Baptiste (aidé d'un co-réalisateur, Philippe Larue) tente d'offrir une observation juste de ses contemporains, à travers leur caractère, leur sincérité et leur humanité en évitant de tomber le plus possible dans la grossièreté et la caricature. Naviguant entre humour et tendresse, sur les flots d'une culture que les auteurs semblent visiblement parfaitement connaître (l'aspect autobiographique y est indéniable), il dresse un portrait sensible, digne et sincère sur la question des préjugés communautaires et des racines culturelles porté par une troupe de comédiens haute en couleur (en tête de laquelle on retrouve Edouard Montoute). Il faut dire que l'histoire - à la base - est celle de beaucoup d'Antillais : Patrick, historien vedette de la télé et parfait bobo parisien, a quitté la Martinique à 11 ans et s’est forgé dans la capitale une réussite professionnelle enviable. Apprenant que sa mère va mourir, il est contraint de rentrer au pays mais le retour aux sources de ce noir devenu "blanc à l'intérieur" va s'avérer délicat avec un fossé identitaire et culturel très profond ... Hommage à sa propre culture, "30° couleur" est donc une comédie teintée d'émotion et un film dans lequel les "expatriés" Antillais devraient se retrouver sans difficulté. Néanmoins, cette comédie initiatique au fort capital sympathie ne peut cacher un humour moins présent que dans "La première étoile" surtout que le scénario s’égare parfois facilement dans des séquences carnavalesques assez anecdotiques. Film à forte connotation autobiographique, "30° couleur" aborde un thème peu présent dans le cinéma Français avec une approche consensuelle qui devrait plaire à beaucoup. Pas un chef d'oeuvre, mais un bon moment ...
La "première étoile" m'avait plu car derrière la simplicité du propos il y avait un bon petit travail d'artisan sur la forme Ô combien difficile de la comédie, malgré le caractère "socio-racial" consensuel du tout. En voyant la bande-annonce de celui-ci avec les grands gestes de Montoute vêtu en simili drag-queen je m'attendais à quelques bons gags pour passer 2H dans une ambiance de série télé de niveau supérieur. Malheur à moi! Malheur! Malheur! Quel c.. ! Ce qui marque d'abord c'est la maîtrise technique, il n'y a que quelques minutes au début pour ambiancer notre antillais dans une attitude pseudo bounty de parisien bourgeois, et c'est parfait, acteurs, lumière, découpage, cadrage, rien à envier au savoir-faire du made in Hollywood, le reste est tout aussi léché même si moins carré, au fur et à mesure que la saveur antillaise prend racine dans la mise en scène. On n' atteint pas la poésie d'un Chamoiseau par la rythmique des mots inventant un créole féerique et réel là sous nos yeux dansant sur la pure grammaire française et la faconde tropicale caraïbéenne. Mais nom de Dieu on est bon. Archi bon. Mr Jean-Baptiste nous a gratifié d'une excellente comédie qui fait rire, et émeut sous les coups d'humour, comme il se doit. Après tout ce n'est pas tous les jours qu'un tel budget est confié à un antillais pour défendre ses couleurs, même à 30°. Il a pour le peu que j'en connais respecté la plupart des aspects de ces terres petites géographiquement mais à grosses histoires humaines, où l'esprit du passé, et des morts, est peut-être plus dense que dans beaucoup d'endroits ailleurs. Bref il a respecté la pauvreté là où elle existe. Peu nous aurait importé qu'il rajoute des scénarios de jeunes chômeurs bouffés par le crack, et des récits de transports de cocaïne. Il a su créer une atmosphère carnavalesque qui habite chaudement nos âmes jusqu'au vent mélancolique qui balaye les cotillons au petit matin, mais sans se la raconter intello comme qui utilise un mot tel que "socio-racial", plutôt léger et profond comme un air de Bossa Nova. Bravo Lilian, tu nous a fait vibrer, avec ta tête de renoi premier de la classe du renouveau générationnel du french cinoche, coquin vas!
Là, on peut dire qu'il ne se passe absolument rien. Toute l'astuce du réalisateur est d'envouter le spectateur avec le carnaval martiniquais, l'histoire devenant secondaire. Edouard Montoute est toujours aussi toqué.