C'est gentil, tendre, drôle aussi parfois, mais finalement moins original qu'on pouvait le penser en lisant le synopsis. Typique, en tout cas, du ciné indé US avec son minimalisme et son rythme nonchalant. Via le portrait de Terri, il est question sans surprise de mal-être, de frustration, de solitude. Plus étonnante est l'attitude du jeune homme, mature et placide. On s'attache à lui au fil du film, même si l'on aurait aimé le voir évoluer dans une histoire plus riche ou plus piquante. Il manque un peu de substance narrative ou psychologique pour étoffer les personnages et leurs liens, ou alors de la fantaisie pour que le récit soit vraiment décalé. Certains thèmes (la "monstruosité", les jeux de l'amitié et du sexe...) auraient mérité d'être développés. Le scénariste Patrick Dewitt et le réalisateur Azazel Jacobs se sont malheureusement installés dans une zone un peu molle, un peu facile. Leur film n'est pas désagréable, mais pas bien abouti. Malgré de bonnes intentions et des acteurs qui font le poids, on reste donc sur sa faim.
Film américain qui change des habituelles comédies à la con comme Américan Pie (même si j'adore et que ça me fait bien rire) ou autres... Ce genre de film on en voit peu en France car les enfants qui ne rentrent pas dans une sorte de "moule" sont mis à l'écart car ils dérangent et demandent plus d'attention que les autres pour les professeurs (qui pour certains font leurs cours juste pour gagner leurs fric et avoir toutes leurs vacances). Dans ce film il y a Terri qui est obèse, Dug qui s'arrache les cheveux, un handicapé physique, ils sont mal aimées. John joue merveilleusement bien. Pour un acteur faisant beaucoup de comédies il offre une image sérieuse et humaine.
Un an et demi après avoir entamé sa tournée mondiale des festivals, Terri (2011) débarque enfin dans les salles de l’hexagone, après un passage par le Festival de Sundance (une nomination), le Festival du Film de Locarno (5 nominations) ou encore le Festival du Cinéma Américain de Deauville (4 nominations), à chaque fois, il est repartit bredouille. Et ce n’est pas si surprenant finalement (son petit côté "film indé US" lui colle à la peau et n’évite pas les clichés inhérent au genre), à y regarder de plus près, si le film de Azazel Jacobs faisait un sans-faute sur le début, en fin de compte lorsque l’on y réfléchit bien, le film accuse une telle langueur monotone qu’il n’est pas surprenant que le film soit repartit sans statuette. Certes, cette ambiance colle parfaitement aux personnages du film, mais ça a le don de rapidement nous ennuyer. On y fait la connaissance de Terri (Jacob Wysocki), un adolescent obèse, abandonné par ses parents, vivant avec son oncle malade et qui a pour particularité de se rendre en cours en pyjama (c’est sûr, dit comme ça, c’est loin d’être glamour). Il devient bien évidemment le souffre-douleur de ses camarades du lycée mais ne tarde pas à trouver du réconfort auprès du proviseur de son lycée. Il y fait aussi la rencontre de Chad (Bridger Zadina) un solitaire angoissé et Heather (Olivia Crocicchia), une jeune fille sexuellement précoce. Bref tout ce beau monde se retrouvant rapidement mis à l’écart des autres élèves du lycée, ils vont bien évidemment rapidement finir par nouer des liens, ce qui donnera lieu à de belles rencontres et à des scènes plutôt coquasses. Mais au final, ce que l’on appréciera le plus ici, c’est la prestation de Jacob Wysocki, dans le rôle de cet adolescent qui ne quitte jamais son pyjama, à la démarche nonchalante, sympathique mais le regard vide. Ajoutez à cela la présence de John C. Reilly, en fin de compte, on en attendait peut-être trop de la part de Azazel Jacobs, avec un scénario pareil et d’aussi bons acteurs, dommage que l’on soit resté sur notre faim.
J'ai complètement loupé ce film à sa sortie et fus rappelée à l'ordre par les invités de Miche Ciment sur France Culture qui déclarèrent ce film dans leur TOP 3 des films américains de l'année. Si on s'attend à une comédie on va être drôlement déçu car ça n'a rien d'une comédie (mais qui attribue ces fichues dénominations ?). Si on s'attend à un film indépendant américain on aura tout lieu d'être content car c'en est un, même un jusqu'à la moelle des os. Et c'est bien ce qui me gêne. Ca sent la bonne recette avec les bons ingrédients bio : des ados qui ont tous une tare, un proviseur bien barré lui aussi et tout ce petit monde qui pourrait mal finir qui est en fait pétri d'humanité...C'est également trop long, notamment l'interminable scène de la nuit de tous les dangers. Ceci dit, il y a de jolis moments, de jolies idées, de bons acteurs. Ce n'est donc pas le film de l'année mais ça a un certain charme.
Terri ou le mal-être des ados. Immense, étrange et diablement fragile. Un début d'humain comme un autre, raconté d'une façon peu intéressante, et malgré la justesse du propos, au bout d'un moment, on se fout de ce qui se passe à l'écran.
Joli film discret sur les déboires d'un adolescent obèse et mal dans sa peau, qui a quand même le culot tranquille d'arriver au lycée en pijama .. parce que c'est plus confortable ! Un personnage surprenant par l'autorité et la force douce qu'il dégage, confronté à un proviseur tout aussi improbable, bourré de bonnes intentions mais dangereusement maladroit.
Un très beau film social sur un jeune adolescent obèse aux Etats-Unis avec John C.Reilly et Jacob Wysocki. L'obésité est un problème récurrent chez les américains à cause à leur mauvaise alimentation due à l'importation des fast-foods comme Mc Donald's, Burger King , Buffalo Grill , Quick. Un long -métrage touchant.
Terri est une comédie dramatique sur la vie d'un ado mal dans sa peau et livré à lui même. Ce film malgré de bons moments d'émotions reste dans assez moyen.
Tombé dans une ignorance totale aux Etats-Unis , le film n'a pas recueilli d'avis trop positifs. Plutôt négatives. Le film traîne en longueur , non pas parce qu'il est long , alors qu'il ne l'est pas , mais plutôt parce qu'il y a des scènes qui ne servent pas vraiment à grand chose ; on tombe dans une routine , qui n'intéresse guère le public. Puis après ce sont des scènes qui effleurent un peu l'esprit tellement elles ne captent pas l'attention , où qu'elles ne donnent rien de nouveau au film. Terri tombe dans un anonymat cinématographique total : la mise en scène est particulièrement normale , le scénario aussi , et le film l'est aussi.
Le seul reproche, et il est de taille, qu'on puisse faire à ce film, c'est sa longueur (1h45 !) couplée à son excessive lenteur. Sinon, on a ici la chronique d'une tranche de vie d'un ado américain, marginalisé dans son école par son obésité, sa nonchalance et son non-conformisme. Ses relations avec le principal de son établissement scolaire et deux de ses camarades, garçon et fille, sont assez bien décrites, en dépit de leur anachronisme et de leur invraisemblance. Le film n'a ni début, ni fin, et il s'en dégage une sorte de philosophie optimisme de la vie, même si elle n'est pas toujours drôle pour les protagonistes. Pas mal d'humour aussi là-dedans, surtout dans les mimiques des personnages. Vu en VO, indispensable à mon avis.
« Terri », c’est l’histoire d’un gamin qui vit en pyjama, partout où qu’il aille et notamment à l’école où les autres élèves et le personnel du lycée ont fini par s’y faire. Et si Terri se promène en permanence en pyjama, c’est juste car il estime que c’est confortable, en tout cas, c’est ainsi qu’il se justifie. Aller en pyjama à l’école, c’est le cauchemar qu’on a tous fait au moins une fois mais lui se sent bien ainsi. Le film d’Azazel Jacobs ne raconte pas forcément grand-chose, il suit l’adolescent au quotidien, et il faut dire que la vie de ce dernier ne fait pas vraiment rêver. Il n’a pas un physique facile et en plus de ça, il vit avec son oncle rongé par la maladie d’Alzheimer. Ce n’est pas non plus franchement l’idole du lycée et ses retards constants l’amène à être suivi hebdomadairement par le directeur en personne, qui réserve ce traitement au cas les plus désespérés de l’établissement. « Terri » c’est avant tout un beau film, soigné et atypique qui ne cherche pas à en mettre plein les yeux ou à jouer exagérément sur les sentiments du spectateur, c’est surtout un message, simple mais bien amené, qui consiste à dire qu’on a tous nos galères, nos moments de doute, que l’on soit gros, maigre, beau, moche ou qu’on soit proviseur du lycée, qu’importe qui vous êtes. Mais la petite lueur d’espoir, la main tendue, n’est jamais loin pour autant. Servi par une brochette d’acteurs inconnus mais talentueux, « Terri » paraitra peut-être ennuyeux à certains, la faute à un rythme plutôt lent, d’autres trouveront le message simpliste, il mérite pourtant largement d’être vu au moins une fois.
Voilà un film,(galère d’un adolescent en situation d’embonpoint) au demeurant fort sympathique et qui n’accentue pas les traits de caractère dans un registre larmoyant ou lugubre (ce que l’on pouvait craindre)…..Les jeunes acteurs donnent un ton juste à cette peinture adolescente et le film se suit avec plaisir, autant dans les dialogues que les situations ordinaires au milieu scolaire …..La complicité entre le jeune ado qui n’a d’autre vêtement qu’un pyjama, (même à l’école), et John C Reilley (le proviseur) est empreinte d’un mélange courtois d’amitié et d’un humour discret mais réel…..Au bout du compte cette histoire de solitude présentée sur un mode réaliste et léger, est un doux moment de cinéma, d’affectivité et de sympathie…..Je conseille
Grosse déception que ce Terri. Si les acteurs sont vraiment formidables, le film n'en reste pas moins à la surface des choses. En soi, Terri représente bien les travers de certains films américains dits indépendants, ils traitent de sujets sérieux voire graves mais restent souvent très superficiels. C'est le cas ici. On le répète les acteurs sont géniaux et il y a quelques bonnes scènes ci et la mais c'est tout...