Ma tournée des capitales européennes vu par Woody Allen s’arrêtera à Rome. Si la photographie de Darius Khondji magnifie la capitale italienne, et représente tout l’intérêt du film, autant faire le déplacement quand on le peut. Un casting poids lourd comme on dit, pour rien, ou presque. Une succession d’histoires qui s’entrecroisent et qui s’essoufflent faute de consistance pour se noyer complètement sous la douche du fameux ténor Fabio Armiliato dans l’acte final de Paillasse. Et comme il le chante si bien "la commedia è finita". Dans le film, les spectateurs applaudissent la performance du célèbre chanteur. Dans la salle, les spectateurs qui sont restés jusqu’à la fin du film se lèvent sans enthousiasme. http://cinealain.over-blog.com/categorie-12381338.html
« To Rome with love » est un Woody Allen léger, très léger quasi inconsistant. On suit pendant une heure quarante quatre histoires en parallèles qui ont toutes lieux, comme le titre l’indique, dans la Ville Éternelle. On y retrouve comme dans les films précédents un casting international, mi-américain, mi-italien et on y voit le grand retour à l’écran de Woody Allen, absent depuis « Scoop ». Le problème c’est que ce récit éclaté manque singulièrement d’unicité, autre que le lieu, et que toutes les histoires ne sont pas vraiment réussies. Si celle avec Roberto Benigni est plutôt maligne dans sa critique du star-système et de ces célébrités, célèbrent parce qu’elles sont connues, le reste est vraiment très inoffensif voire carrément creux comme l’histoire mettant en scène Penélope Cruz. On ne s’ennuie pas, mais on cherche vraiment pendant tout le film un semblant de passion dans cette carte postale romancée d’une Italie sinon de carton-pâte, du moins clichée. Les acteurs font d’ailleurs le job avec l’air de se rendre compte que tout cela est bien vaporeux. Un Woody Allen des mauvais jours qui est bien loin de « Vicky Christina Barcelona » et même du cliché, mais plus réussi « Minuit à Paris ». Une déception assez nette pour un réalisateur dont on espérait qu’il donnerait un petit coup de rein après le gentillet film publicitaire sur Paris. Au lieu de ça on a film anodin dans la capitale italienne avec un scénario et des acteurs en mode mineur. Pas ennuyeux, mais définitivement sans grand intérêt. À réserver aux fans inconditionnels de Woody Allen.
Certes, le film n'est pas parfait, mais mérite t-il le quasi lynchage opéré ? Certainement pas. On s'enthousiasme pour des petits films sans aucun intérêt et on serait prêt à complètement jeté le nouveau film d'un réalisateur qui certes, ne signe pas sa meilleure œuvre, loin de là, mais qui démontre que malgré son âge, Woody Allen est encore un élément avec lequel il faut compter dans le paysage cinématographique actuel. Et il faut en profiter, car les gens ne réalisent peut-être pas que ce mec est un mec qui a un talent incroyable pour l'écriture. Qui sait écrire des dialogues comme lui ? C'est presque indécent de voir que certains s'extasient devant des films comme ceux de Judd Appatow et qu'on puisse faire la fine bouche face à un mec qui sait écrire.
Alors oui, Woody Allen est ici en petite forme. Mais ce n'est pas que le film est mineur, c'est que le film qui aurait pu être un très bon Woody Allen est partiellement loupé. Pourtant, le début était assez prometteur, avec l'installation progressive d'une thématique commune, celle du talent et de la célébrité - on sait bien que malgré la liste d'excellents films, l'homme s'interroge encore sur la légitimité de son statut -. Alors certaines histoires tournent très rapidement court, comme celle de Roberto Begnigni. D'autres partent d'une bonne idée mais s'épuisent vers la fin car Woody Allen use de ses gags jusqu'à n'en plus pouvoir - notamment la partie avec Woody Allen, quel plaisir de le retrouver à l'écran -. C'est, pour ma part, la partie Baldwin - Page - Eisenberg qui est finalement la plus réussie de façon globale. Et on y voit que malgré son âge, le réalisateur n'est pas du tout croulant et ne propose pas un cinéma qui sent la poussière. Au contraire il pose un regard assez juste sur l'époque contemporaine - notamment à travers le personnage d'Ellen Page, à la fois passionnante et terrifiante -.
Alors oui, tout n'est pas réussi dans le nouveau Woody Allen, mais le projet n'en était pas moins pour autant intéressant. Ce mec a encore beaucoup de bonnes idées et certaines sont bien visibles à l'écran.
Une bonne comédie de Woody Allen, bien écrite, avec un casting de choix et quelques séquences drôles. Malgré tout, cela manque un peu du génie de Allen par rapport à la mise en scène, parfois trop impersonnelle. Toutefois, cette une histoire amusante, qui donne le sourire. Intéressant.
Les histoires s’enchaînent sans avoir de liens entre elles. Un couple de jeunes mariés vont croiser une prostituée et un acteur de cinéma célèbre, un homme marié anonyme devient du jour au lendemain célèbre, Un américain revient à Rome et rencontre un jeune couple qui accueille une amie actrice et enfin un chanteur d’opéra qui n’est bon que sous sa douche… Les personnages sont hauts en couleur.
Le casting est impressionnant même si on regrette que tous ces acteurs et actrices sont sous employés. Le film s’essoufle un peu au milieu. l’ensemble est agréable, désuet, charmant. Certaines histoires sont complètement absurdes, comme celle du chanteur d’opéra. Les dialogues sont aussi savoureux, le personnage de Woody Allen est particulièrement drôle.
Rien d’exceptionnel dans cette comédie qui reste cependant très agréable. On est loin toutefois du très réussi Midnight in Paris. Une comédie Sympathique
Le film est trop décousu car les différentes histoires sont trop mélangées sans aucun lien. Certaines scènes sont cocasses mais le plus souvent, dans ce film, c'est dénué de sens. Avec un tel casting, on aurait pu avoir mieux.
une petite comédie fort sympathique où plusieurs histoires s'entremêlent sans jamais se rejoindre. Le thème fort comme l'amour est ici principalement présent à travers diverses situations aussi drôles que cocasses. J'ai trouvé très original la subite célébrité de Roberto Benini ainsi que le chanteur sous la douche. Il reste les traditionnels travers propres à Woody Allen comme la caricature outrancière, le loufoque excessif...On peut retenir une superbe balade à travers la ville de Rome pour un divertissement à apprécier sans modération.
Dernier bébé de Woody Allen, To Rome With Love est un peu le Minuit à Paris en plus comique, mélangeant les histoires de ses protagonistes comme le fait parfaitement 21 Grammes, mais se basant plus sur les quiproquos et les liaisons sentimentales. A travers un très beau casting (composé pour l'occasion de Woody Allen, Alec Baldwin, Jesse Eisenberg, Ellen Page, Pénélope Cruz ou encore Roberto Benigni), le maître de la comédie actuelle s'amuse à embarasser son spectateur à coups de situations fort cocasses et de satire sur les sujets qui lui sont forts. Un hymne à la bonne humeur qui manque néanmoins parfois de conviction.
C'est loin d'être le meilleur de Allen, mais si plus de films pouvaient être comme celui-là on vivrait mieux. On retrouve avec amusement les thèmes récurrents du New-Yorkais (la psychanalyse, le rapport à l'art, à la culture, aux relations, etc.) et on apprécie la légèreté sans prétention qui émane du film. To Rome With Love reste cependant en deça de ses précédents "euro-movies" - mais j'y étais mathématiquement préparé, ma notation chronologique de ces-derniers décroissait : Match point 5/5, Vicky Cristina Barcelona 4/5, Midnight in Paris 3,5/5 et donc presque logiquement 3/5 pour To Rome With Love.
Woody Allen poursuit sa "tournée européenne" en s'arrêtant à Rome, lunineuse, colorée et superbement photographiée, où le cinéaste décline aternativement quatre petites intrigues qui n'ont aucun lien entre elles. Fort d'un sympathique et charmant casting, dont lui même fait partie, dans le rôle d'un américain geignard qui nous gratifie de quelques formules alléniennes, Woody Allen se laisse griser par les lieux, dont le cinéaste assume et revendique de faire une carte postale (ainsi que l'indique le titre du film). Cette Rome magique et romantique inspire au réalisateur des fantaisies surnaturelles, des intrigues sentimentales hasardeuses aux couleurs du vaudeville ou du badinage, bluettes inoffensives au cours desquelles des couples se déforment avant de se retrouver car, à la fin, c'est la joie de vivre qui triomphe, la dolce vita. "To Rome with love" est une comédie légère,volontairement superficielle, parfois un peu facile, qui répond aux préoccupations du cinéaste vieillissant: l'amour et la sensualité, par opposition à ses questionnements plus intellectuels d'une autre époque.
Woody Allen réussi des chef d'oeuvres et des mauvais films... Mais il réussi aussi des film divertissant. Celui ci est divertissant! Raté par rapport à Minuit à Paris mais qui remplit son lot de Woody Allen et on se marre plutôt bien! Certains segment sont géniaux (Begnigni et Eisenberg) d'autres sont simplement ratés (Cruz, Allen...)! C'est peut être le problème du film choral plutôt que de faire un film à sketch... La photographie sublime la capitale Italienne et au final on se laisse séduire et on oubliera aussi vite sorti...
Film très agréable, assez bien rythmé, et très bien joué dans l'ensemble. Et surtout: drôle. Les acteurs sont remarquablement (non) dirigés comme toujours chez Woody Allen. Penelope est extraordinaire, Alec Baldwin fait bien son job, Woody lui-même reste en forme malgré son âge avancé, et les jeunes sont très justes. Des plans-séquences particulièrement réussi, et l'Italie en clichés ne nous ennuie pas un seul nstant. A vous faire chanter de l'opera.. sous la douche, pour commencer.
Woody Allen sur la pente descendante ! Après Paris, le réalisateur s'en prend à Rome. Et que dire que c'est la même formule : des beaux décors, des clichés de plus en plus lourds, des personnages toujours aussi stéréotypés. Ca se voit que c'est un film sur les Italiens. On tombe dans les plus gros clichés terriblement faciles ; ça en devient désastreux, car on commence à en avoir marre de ces tours du monde par Woody Allen. C'est trop simple de faire un film comme ça. Finalement, le film ne m'a jamais conquis, même si Roberto Benigni est dans un univers qui rend le film bien drôle.
Comme par hasard, Woody Allen repasse devant la caméra dans un de ses films, et celui-ci s'avère bien moins inspiré en tant qu'auteur. A croire que lorsqu'il fait l'acteur pour son propre compte, c'est son inspiration et son génie qui en pâti. "To Rome with love" n'est pas spécialement mauvais, mais c'est plutôt creux et sans grand génie. Il tourne en rond et utilise de grosses ficelles pour appuyer un propos pas très subtil. ça reste un divertissement gentillet. Mais on attend tellement mieux...