Les Crimes de Snowtown
Note moyenne
3,2
408 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

86 critiques spectateurs

5
9 critiques
4
20 critiques
3
30 critiques
2
11 critiques
1
8 critiques
0
8 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 5 janvier 2012
LE SANG SANS LE SENS : Film d'une noirceur totale, accaparante en tout point, « Les Crimes de Snowtown » plonge dans un abime et nous y entraine avec lui, refusant les concessions et les euphémismes quelque qu'ils soient. Le film a ses défauts, des longueurs, un réalisme pas toujours facile à accepter et une violence que certains qualifieront de gratuite, certes, et c'est peut être le cas sur quelques scènes mais au-delà ça, et même au-delà du simple fait divers que constitue la base du scénario – c'est à-dire ce tueur en série qui a sévit en Australie entre 1992 et 1999 – le film développe et approche des sujets bien plus profonds et importants qu'un simple fou avide de sang et de meurtre. Les thèmes foisonnent donc ; l'homosexualité, la pédophilie, l'éducation, l'influence des adultes, la transmission des pensées, la reproduction pour parler en terme davantage sociologique et c'est d'ailleurs quelque chose qui marque immédiatement, John Bunting ( le tueur ) a une facilité étonnante à capter l'attention de son auditoire et à les rallier à ses causes plus ou moins directement. Demandez-vous, vous même si, au début du moins, lors de ces premières prises de paroles, vous n'avez pas été tenté de le considérer comme le sauveur de la ville, qui venge les gentils et débarrasse la terre de la vermine, insignifiante. Là est une des forces du déroulement de l'action, le crescendo est lent mais certain, puissant, frappant, saisissant ( choisissez tous les mots en -ant que vous connaissez ) si bien que plus les évènements s'enchainent et s'ajoutent à eux-mêmes, plus l'atmosphère devient pesante, noire et d'un pessimisme latent tout à fait atroce. Cette apparence de 'justicier' du début perd ainsi vite de son attrait et de sa vérité ; nous voici confronter au monstre, là où les limites se dépassent seules, où elles n'existent plus. Arrivent alors la véritable noirceur avec des scènes chocs, crues, choquantes ne faisant en rien l'apologie d'une quelconque violence mais démontrant justement le caractère irrépressible et incontrôlable de celle-ci : tout va trop loin, idée par ailleurs parfaitement servie par la mise en scène, assez 'sale', primitive ( ceci est voulu ), parfait reflet de l'âme humaine et de sa complexité. C'est certainement une authenticité qui est recherchée et le but est atteint. Cependant, à souligner que le film ne s'en cantonne pas à la simple exposition des meurtres d'un tueur en série acharné ; ici aussi la réflexion est poussée bien plus loin que l'on pourrait le penser et le problème de l'éducation ou au moins de l'influence néfaste pour les faibles esprits que les enfants détiennent encore est abordée avec une finesse singulière ; Jamie, tout d'abord accablé par cette violence démesurée, vomissant cela, l'honnissant de toute sa force, se retrouve bientôt dans le vif de l'action, incapable de discerner le bien du mal, le bon du mauvais, le juste de l'injuste, en somme inapte à faire la part des choses, à fonder ses idées sur un mécanisme intérieur construit par lui-même. Le drame empire ainsi et porte, soulève d'autres questions qu'il nous est compliqué d'aborder ici, tout comme il est compliqué de parler de ce « Les Crimes de Snowtown », singulièrement sombre, violent, presque méphitique qu'il faut voir, sans doute, car les mots ici s'heurtent à un obstacle que l'image et les acteurs franchissent avec une relative réussite. Et pour parler des acteurs, la surprise est de taille tant ils sont tous excellent et parviennent à rendre palpable une tension déjà fortement présente du fait de certaines situations étriquées et dangereuses. Au final le seul grand défaut de ce long métrage est sa longueur ; il aurait gagné en efficacité et persuasion avec une bonne vingtaine de minutes en moins.
Gérard Delteil
Gérard Delteil

256 abonnés 2 058 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 mars 2013
La principale qualité de ce film est de nous faire découvrir un aspect peu connu de l'Australie, à savoir la misère matérielle et morale dans laquelle vivent certaines populations, loin des grands espaces er des kangourous. Il souffre cependant de certains défauts. D'une part il comporte quelques scènes d'une horreur insoutenable qui auraient gagné à être raccourcie ou suggérée. Ensuite, il ne nous dit pas grand chose du passé du gourou-psychopathe qui va entraîner un adolescent sur la voie du crime. Nous ne savons pas trop non plus de quoi vivent ces personnages, ni quels sont exactement leurs rapports familiaux. Enfin, même si ce n'est pas l'aspect qui a intéressé le réalisateur, on aurait aussi aimé savoir comment ces épouvantables tueurs se sont fait prendre. Le cinéaste s'est en effet concentré sur un seul aspect ou presque ; les rapports de séduction-domination qui s'établissent entre le gourou et son élève. Cette partie est d'ailleurs très réussie, d'autant que les comédiens sont excellents. On reste néanmoins, non seulement sur un malaise qui rappelle celui engendré par les films d'Haneke, mais sur une certaine insatisfaction. Aucun personnage positif n'apparait parmi cette galerie de misérables, ce qui laisse un sentiment de misanthropie et de mépris social.
Cyril J.
Cyril J.

33 abonnés 625 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 septembre 2016
Inspiré de l’abominable histoire de John Bunting, tueur en série australien condamné en 2003, Justin Kurzel pénètre dans l’intimité de sa vie de « famille » avec autant de noirceur glacée que de chaleur familiale. Personnage aux multiples facettes, l’homme parvient à soutenir et aimer une famille de Snowtown, banlieue populaire d’Adelaïde, composée d’une mère vivant en déni vis-à-vis de ses enfants violés et déstructurés par son ancienne vie. Séducteur et paternel, il entreprend de construire l’éducation et le sens de la justice au fils ainé en se débarrassant de tout ce qu’il considère comme tares de la société. Après ses viols et traumatismes passés, l’ado se partage entre l’apprentissage ambigu, malsain et complice des tours de moto et des bons petits plats d’un coté, et des mises en scènes meurtrières, des supplices étudiés et des condamnations de pédophiles, toxicomanes, sdf et malades mentaux de l’autre. Quelle horreur devient la plus pire entre les excès de pédophilie ou ceux d’homophobie ?
Film qui choque et bouleverse, dont la mise en scène très intimiste adopte un style bien à lui. Il insiste autant sur les longueurs, les tortures et les repas entre amis, qu’il ne subit de raccourcis volontaires, d’amputations chronologiques et de changements de cadences. Insister autant sur les non-dits, la suggestion et l’arythmie du jeu finit hélas par faire perdre une partie du film.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 7 janvier 2012
Jour de pluie. Jour d'hiver. Enfin libéré de mes obligations étudiantes, je me décide à voir un film. La liste du moment est courte et peu alléchante. Je choisis finalement, en consensus avec mon amoureuse, les crimes de Snowtown. Film australien, les critiques sont plutôt élogieuses...Allons-y.

Disons sans aucune vantardise que j'ai vu beaucoup de films au cours de ma courte vie, BEAUCOUP, ce qui en plus d'avoir restreint mon cercle social m'a rendu exigent.

Ce film est sans doute le pire film depuis "Plan 9 from outer space" de Ed Wood et "Batman & Robin" de Joël Schumacher. Une sorte de carte postale de l'Australie du plus mauvais goût, qui fait autant de bien au tourisme du pays que Hostel n'en a fait à la Slovaquie. Ah mais j'oubliais, la phrase magique "inspiré de faits réels" a été dégainée donc tout ce qui est mis en oeuvre n'est dû qu'à un souci de réalisme.

Je ne comprends pas quel précepte stupide peut dire que l'imagination du spectateur est inutile et qu'il faut tout montrer sans retenue. Un barbu qui tire sur un chien et qui s'amuse à étrangler un type dans une baignoire en gros plan, ne me captive pas et ne me donne pas envie de crier au génie.
Ensuite "tiré de faits réels" n'a d'intérêt que si le montage et le sénario ont un sens, le fait est que les trois quart du film ne mènent nulle part.

Il faut une certaine dose de perversité pour apprécier un tel spectacle !

Ce n'est pas une preuve de puritanisme que de penser que sur le plan artistique cela n'apporte rien, et encore moins sur le plan du divertissement. En plus de n'être pas visuellement novateur, les dialogues sont presque au niveau zéro.

Ce film n'est pas à recommander, ni même recommandable !
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 9 novembre 2017
Snowtown manque un peu de conviction quand même, on nous parle d'une histoire qui s'inspire de faits réels mais on ne va pas jusqu'au bout des choses. Pour ma part, je ne trouve pas qu'il y ait plus de violences dans cette réalisation que dans d'autres... J'aurais voulu que l'on aille beaucoup plus dans la subtilité des crimes évoqués, que l'on détaille plus la souffrance de Jamie et surtout que l'on montre plus les ravages de la pauvreté (drogues, viols, chomages,...) car une Australie moche avec des gens laids ne suffit pas. Pas convaincu ! A éviter.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 31 août 2012
Un thriller social qui peu à peu se transforme en quasi-film d’horreur. Dur et intrigant. Ma critique : http://tedsifflera3fois.com/2012/08/31/les-crimes-de-snowtown-critique/
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 31 mai 2013
Pas de neige, pas de ville, de drôles de gens allumés, perdus... la réalité quoi, celle qui fait peur. Les acteurs sont criants de vérité. Enfin un fait divers montré au tréfonds du sordide qui fait qu'on s'interroge. On est loin des envols de flamants roses, des paysages époustouflants de beauté, loin des jolies filles aux jambes superbes, loin des mecs rigolos au portefeuille bien garni, loin d'une littérature stylisée, d'images léchées, on est dans le bourbier, dans la mouise, au pays du diable - de Tasmanie, on est du côté des milices vengeresses, de ceux qui torturent au nom de l'ordre, on est en enfer et ça c'est insupportable de laisser filer le temps à subir l’innommable.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 29 juillet 2012
film avec plein de dégénérés et des tas de cassosses. pas mal.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 janvier 2012
Une plongée impressionante dans la vie et la pensée du plus grand tueur en série d'Australie ! Sous fond de misère social et moral, dans un quartier déshérité, on ne sort pas indemne de ce film .. Même si la violence est plus suggérée que montrée malgré quelques scènes terribles
Bowen Tyler
Bowen Tyler

3 abonnés 112 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 août 2023
Comment demeurer hermétique et tiède face à tant d'intensité cinématographique? Les acteurs sont extraordinaires et la réalisation évite toute tentation de virtuosité pour ne pas embellir un tel concentré d'horreur. Un film réellement impressionnant.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 16 mai 2011
Film poignant, puissant ... on en ressort assez secoué. J'ai pour ma part totalement adhéré au parti pris du réalisateur de nous montrer directement l'évolution de Jamie à travers des scènes de violence de plus en plus fortes. J'ai été fasciné par la manière dont il a traité ce sujet. Sans oublier les acteurs qui sont parfaits.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 juin 2012
Un film extrêmement difficile à supporter, parce qu'il est tellement réaliste que ça en fait froid dans le dos.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 8 décembre 2017
Un air de Ken Loach & Haneke à la sauce Australienne. Le vrai tueur est presque plus la misère sociale que le psychopathe. Celui-ci ne fait que dérouler la pelote d'un monde glauque ou les repères sociaux et familiaux sont à l'agonie. C'est l'histoire d'un jeune, désœuvré et blessé, dans la main duquel on mets à la fois l'arme de la vengeance et le responsable d'une grande détresse, et de deux psychopathe déshumanisés qui tentent de l'attirer dans leur monde. Que reste-t'il de la part d'humanité du jeune ? Se laisse t'il vraiment entrainer ou résiste-il aux assassins mais aussi, finalement, à un monde de misère sans espoir ? Certains ont vu une ou deux scènes choquantes, gores et complaisantes, objectivement quiconque à déjà vu un film d'horreur (ou même un film de Tarantino qui dégouline d’hémoglobine ) a vu pire. La scène éventuellement "sanglante" n'est pas filmée avec complaisance mais plutôt en entier, ce qui a du sens par rapport au film puisque le jeune influençable va y être mit à l'épreuve. Le genre d'épreuve ou les actes ne sont pas sans conséquences et surtout pas forcément celles souhaitées : libératrices. Bref, le film n'est pas si mal mais ceux qui veulent voir "Saw" ou "Massacre à la tronçonneuse" vont être déçus.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 14 février 2013
J'ai aimé la performance des acteurs, la manière dont a été traité le fait divers, la façon de filmer.
Un peu moins les longueurs et me suis parfois un peu perdue dans le fil de l'histoire ... Le film comporte vraiment des moments insoutenables, atroces dans leur nature, dans leur intention, qui m'ont glacé le sang et tenue en haleine, jusqu'au bout. Dur mais nécessaire, Justin Kurzel a eu l'intelligence de ne pas basculer dans une démonstration inutile de la violence.
Xavier M
Xavier M

4 abonnés 134 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 février 2021
Le film est vraiment sombre et sinistre. Il est dérangeant. Décidément le cinéma Australien est bien glauque...
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse