Corpo celeste
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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 28 décembre 2011
Sur un thème souvent visité par le cinéma, l'initiation, la cinéaste rend sensibles les angoisses et les désirs de son héroïne. La mise en scène, précise et pulsionnelle, dévoile les hypocrisies du monde des adultes auquel est confrontée la jeune Marta. Les vingt dernières minutes en particulier sont d'une grande beauté. Fébrile, habité : un premier film à découvrir, absolument.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 7 mai 2026
Premier long-métrage d’Alice Rohrwacher, “Corpo Céleste” pose son regard sur Marta, une jeune enfant de treize ans, qui est née en Italie, mais qui a grandi en Suisse où elle a passé la grande majorité de sa vie. Elle ainsi que sa famille reviennent s’installer en Italie, plus précisément dans un petit village précaire du Sud de l’Italie.

“Corpo Céleste” fait une critique assez juste de l’Église en montrant qu’elle exploite la pauvreté des habitants du village afin de les attirer vers le culte pour servir avant tout les intérêts de l’Église, comme le montre très bien la scène où l’on voit le Père Mario faire la tournée des appartements afin de récolter les loyers et dicter sans explications pour quel candidat, ils devront voter (celui qui est le plus avantageux pour l’Église bien évidemment) lors des élections locales. Le film montre le double discours des croyants qui lors d’un cours de catéchisme prêche la bonne parole tout en tuant cruellement des bébés chatons ainsi que le carriérisme des prêtres.

Mais le cœur du film est la confrontation de Marta avec son nouvel environnement de vie et là, j’ai nettement moins apprécié. On nous montre Marta qui est en difficulté lors des cours de catéchisme, sans conviction. Pour le coup, le film s’enfonce selon moi dans une contradiction, car Marta n’est pas vraiment en marge de ses camarades, elle est comme eux : elle n’a aucune envie d’assister aux cours de catéchisme, elle est là par obligation (la discussion entre les bénévoles montre qu’ils sont conscients que les enfants s’en fichent des cours).

Le film met en scène des scènes assez longues, contemplatives où l’on Marta constater la précarité du village où elle vit ainsi que l’hypocrisie de l’Église, mais ça s’arrête là. Le film tient un propos très creux, sur le passage de l’enfance à l’adolescence avec des éléments déjà vus et revus (le découpage des cheveux, les premières règles) et qui semblent sortir un peu de nulle part, comme s’il y avait des cases à cocher pour montrer le passage de l’enfance à l’adolescence.

La mise en scène de la vie de famille de Marta me semble également assez bâclée. Sa mère est hyper gentille et c’est à peu près tout. Sa grande sœur l’embrouille pendant tout le film (elle n’existe que comme ça durant le film) sans que l’on ne sache vraiment pourquoi elle lui est aussi hostile. Lors de la messe organisée dans le cadre de la confirmation, elle tiendra à défendre l’honneur de sa petite sœur dans un élan de sympathie, sortie de nulle part et assez incompréhensible lorsque l’on a vu le film.
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