La chambre des tortures
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Melissa Zka
Melissa Zka

50 abonnés 570 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mars 2026
Une nouvelle adaptation d'Edgar Allan Poe par Roger Corman (pour rappel, il a aussi adapté "La Chute de la Maison Usher" (1960).
Pour le coup, c'est une adaptation vraiment libre, donc n'achetez pas le livre si vous pensez que ce film est très fidèle à celui-ci.
Le suspense est bien présent et on retrouve aussi cette atmosphère oppressante. Mais il n'y a rien d' horrifique. Même si on imagine très bien les scènes, on ne les voit pas pour autant. Forcément au fil du film, le mystère s'épaissit.
Le scénario est assez bien ficelé, mais le casting apporte énormément à ce film. Une fois de plus, Vincent Price (Nicholas) nous propose un jeu d'acteur brillantissime tout comme Barbara Steele (Elizabeth). Enfin un film qui met en avant plusieurs femmes, et pour l'époque, c'est assez rare. Elles ne sont pas là que pour apporter une touche de charme ✍️️
RealPrime
RealPrime

126 abonnés 2 025 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 décembre 2025
Mi thriller, mi-gothique et mi- « horrifique », cette adaptation du roman d’'Edgar Allan Poe n’à pas forcément brillée par son côté horreur comme je pouvais très facilement l’imaginer, l’année de production faisant que les moyens n’étaient pas vraiment présents mais par contre et très paradoxal, spoiler: le gothisme y règne en maître et apporte l’énorme point fort de cette petite aventure en 8 clos. Un thriller théâtral bien jouer comme rarement à cette époque ou les longueurs verbale sont peu présente et les échanges plutôt bons. Vincent Price, Barbara Steele, John Kerr, Luana Anders, Patrick Westwood & Charles Victor parmi les principaux incarne ce grand groupe pris au piège de cette demeure magistrale aux fortes allures vampirique ou sont commis ces meurtres qui se doive d’être élucider. Des jeux très droit pour les hommes mais plus décontracte pour ces dames ou les développements sont clair mais pas trop long. Niveau récit par contre, l’horreur du coup n’y est pas forcément puisque bien plus centrer sur le thriller, l’intimidation et le « stress » des atrocités perpétrées ici-même. Visuellement du coup, ce 8 clos XXL est une merveille d’architecture ou le château bien réel de base (du moins j’en déduit) se maris à la perfection avec les intérieurs ayant eux, parfaitement été penser et réaliser. Un astucieux mélange d’« Harry Potter », de médiéval, de vampire en fin bref, tous ce qui se rapporte au fantastique. C’est d’ailleurs là l’unique fait qui fait du genre un récit fantasque. Niveau photo on est sur des scènes très fluides, respectant l’ambiance gothique une fois encore, les costumes parfaitement en valeur et décors également. Le grand final en apothéose visuelle avec le jeu final et un brun satanique de Price se changeant en exécuteur morbide fait honneur au genre, à l’époque, au fantasque d’antan. Par contre la pendule tranchante est certes réussie visuellement mais moyennement sur les faits. Le jeu de notre future victime n’est pas du tout à la hauteur de l’enjeu, un réel sentiment de « je m’en foutisme » par rapport à la mort bouchère l’attendant
. Un récit à mi teinte sur l’horreur mais parfait sur le gothisme, un jeu global bon sans grandes longueurs, à revoir à l’occase sans problème.
Hector de Troie
Hector de Troie

1 abonné 65 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juin 2025
Adaptation de la nouvelle de Poe, le film suit assez peu la nouvelle qui se passe juste pendant la torture par l’Inquisition en Espagne au XVIe siècle.

Ici on suit un gentilhomme anglais qui vient en Espagne pour trouver les raisons de la mort de sa sœur tout juste mariée avec Nicolas Medina (Vincent Price) dont le père était un sanglant inquisiteur qui se servait d’une chambre de torture. Hantée par l'atmosphère, elle serait morte de peur.

Plus qu’un film d’horreur c’est surtout un thriller où l’on se demande sans cesse si Nicolas ne nous dit pas tout. spoiler: On ne sait pas s’il est hanté par ce qu’il a vu dans sa jeunesse ou s’il est réellement habité par l’esprit de son père.
On doute même de nous même car le fantastique est toujours suggéré, jamais évident.

Un très bon film qui influencera le Giallo avec l’imbrication entre mystère/fantastique et thriller tout comme les thrillers paranoïaque aux USA dans les années 70.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 février 2022
Juste à la suite de « La chute de la maison Usher » (1961) qui constituait une mise en bouche savoureuse pour le cycle de huit films que Roger Corman consacra à l’œuvre d’Edgar Allan Poe, c’est « La chambre des tortures » inspiré librement de la nouvelle « Le puit et le pendule » qui vient ajouter une deuxième pièce à cet édifice qui aujourd’hui encore constitue un must du film d’épouvante ironique et sarcastique. Le grand Vincent Price qui se faisait la main sur le film précédant en campant un Roderick Usher pour le moins kitsch avec sa coupe de cheveux crantés et peroxydés mais malgré tout un peu sur sa réserve, lâche ici complétement les chevaux en Don Nicholas Medina, châtelain et fils de l’un des pires bourreaux de l’Inquisition qui vit dans l’angoisse d’être atteint d’un atavisme familial. C’est alors que débarque le frère (John Kerr) de sa femme récemment défunte (Barbara Steele), venant lui aussi jouer l’inquisiteur pour comprendre comment sa sœur en parfaite santé a pu passer de vie à trépas si brusquement. Price sort effectivement le grand jeu pour exprimer la douleur qui ronge Don Nicholas d’avoir perdu sa jeune et belle épouse mais aussi pour cacher à son jeune hôte la peur d’avoir commis un crime à son propre insu. Tout y passe, visage contrit par le chagrin et tordu par la douleur, roulements d’yeux dès que le jeune frère émet un soupçon et cerise sur le gâteau, évanouissements grandiloquents à chaque fois que tout semble indiquer que le fantôme de la belle Barbara Steele hante le château. Le tout bien sûr avec dans le fond de l’œil un petit scintillement à peine perceptible, indiquant au spectateur que ce cabotinage n’est qu’une offrande à celui qui voudra s’en saisir. Le clou du spectacle se produit quand dans un flash-back hallucinant, le père de Don Nicholas boîtant bas, fait visiter à sa femme et à son frère sa nouvelle salle de torture flambant neuve, le grand Price en totale roue libre frise le sublime, affublé d’une horrible cagoule noire que ne renieraient pas certains jeunes d’aujourd’hui hantant les grandes cités. Grandiose ! On ne peut alors qu’envier les acteurs lui donnant la réplique et ayant la chance d’assister au spectacle d’un cabot magnifique, dupe de rien et surtout pas de lui-même qui comme le grand enfant qu’il sera jusqu’au bout, s’amuse à délivrer son art qui est grand. C’est sûr, avec cette « Chambre des tortures », le top départ était lancé de cette série inoubliable qu’il convient de revoir assez régulièrement pour se redonner un peu de baume au cœur en ces temps un peu déprimants.
konika0
konika0

37 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 janvier 2019
Encore ! Corman et Poe together forever ! Il s’agit ici de l’adaptation libre de la nouvelle « le Puits et le Pendule ». On garde les mêmes décors que dans les autres adaptations de Poe par Corman et grosso-modo les mêmes typologies de personnages. Ce coup-ci on est au XVIème siècle en Espagne mais ça change pas grand-chose. Un type fortuné vit dans la tourmente depuis la mort soudaine de sa femme. Surtout, il est persuadé qu’elle a été enterrée vivante. Et il pense aussi qu’il est la réincarnation de l’esprit diabolique de son propre père inquisiteur. Oui, ça fait beaucoup pour un seul homme. Le frère de la défunte débarque au manoir pour en savoir plus sur la mort de celle-ci. Et là, des événements de plus en plus chelous se produisent. Ça met un certain temps à démarrer à vrai dire et l’installation des personnages est assez poussive, d’autant plus que la VF n’aide pas. Mais dès l’apparition de Vincent Price, les choses commencent pour de vrai. Il emplit magnifiquement l’écran de toute sa tristesse maladive et de son regard apeuré. L’intrigue est un petit bijou de polar fantastique, multipliant les fausses pistes et les suspects avec délectation. Les flash-back, histoires dans l’histoire se racontent tout en style et en couleur, bluffant. Et surtout, en point d’orgue, il y a cette séquence de poursuite dans les catacombes entre un cadavre ambulant et le pauvre veuf. Magique. En clair, un Corman majeur à ne pas rater.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 mars 2017
Grand film gothique! Très grande interprétation de Vincent Price, Quelle perturbante personalité doté d'un spectre d'émotion abyssale. Quelle magie de la folie.
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 janvier 2017
Du climat, encore du climat, toujours du climat, moi ça me va, l’aspect kitsch ne me rebutera jamais, bien au contraire, mais disons que remuer tout ce petit manège pour en arriver à balancer le final de cette manière c’est assez décevant, enfin j’imaginais tellement mieux que je reste sur ma faim. Et puis d’habitude j’apprécie Vincent Price mais là je trouve qu’il en fait trop, ça fait certes parti de son style mais en l’occurence dans ce film s’en est ridiculement disproportionné, quitte à jouer la folie à tous les plans et à toutes les sauces. Et puis le climax n’est à mes yeux pas vraiment la dernière partie mais plutôt l’apparition de Barbara Steele, du coup la fameuse montée en intensité bas de l’aile par la suite, enfin j’ai ressenti ça comme ça, même si le tout reste globalement captivant, un Corman correct.
Chaill
Chaill

24 abonnés 397 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 janvier 2016
Edgar Poe, Vincent Price, que demander de plus? Un scénario moins débile peut être...L'histoire de ce navet reprend à sa sauce "le puits et le pendule" bien sûr spoiler: dans sa scène finale
, mais également "la chute de la maison Usher" avec l'histoire de la femme inhumée vivante. Price campe ici un noble efféminé (que le doublage français ne met pas en valeur: on dirait la voix du couturier JP Gaultier!) veuf depuis peu, qui reçoit la visite du frère de sa belle qui le soupçonne très fortement d'être le meurtrier. Le film tente de faire passer ses 1h20 interminables à grands coups de flashbacks et de dialogues affligeants de banalité; mieux vaut voir "Le vampire et le sang des vierges" ou le supplice du pendule est mis en scène dans un film un peu plus valable...
Thibault F.
Thibault F.

83 abonnés 823 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 septembre 2015
Assez dubitatif dans sa construction, "La chambre des tortures" est la seconde oeuvre de Roger Corman que je visionne. Et c'est encore une légère déception et ce, pour plusieurs raisons qui débute par une intrigue ennuyeuse et poussive, des caractères secondaires mal utilisés et des longueurs franchement inintéressantes. Néanmoins, la réalisation reste efficace dans le cadre de décors sympathiques qui ont plutôt bien vieillis, un Vincent Price qui fait le boulot (même si quelques mimiques sont trop forcées) et une Barbara Steele malheureusement inexistante. Ce n'est clairement pas suffisant pour en faire un film horrifique convaincant et ce malgré quelques scènes plutôt bien exploités et une ambiance dès plus réussis. Dommage !
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 12 décembre 2014
c'est assez étrange, ce film devrais me plaire.
il y a barbara steele, le sujet du film est bon, les décors sympa, les effets spéciaux réussis.
mais ce film ne me procure quasiment aucun plaisir.
peut être parce que barbara ne fait que quelques apparitions et n'a pas le temps d'exprimé tous son talent, parce que vincent price m'agace à sur-jouer en permanence, parce que la réalisation est assez laborieuse et fait trainé le film jusqu'au final.
la couleur et les décors sont mal exploité, le montage du film ne fait pas monté la pression, les acteurs sont mal dirigé et utiliser, nous sommes loin d'un génie du cinéma comme mario bava
j'avais vu ce film en VHS, il y a 20 ans et je l'ai revu aujourd hui et mon opinion n'a pas évolue sur roger corman et sa série de film inspiré par edgar poe.
à la même époque et dans le même genre, je conseil plutôt les films italien et les films anglais de la hammer.
pour l'instant, j'aime que le film "the intruder" de corman
QuelquesFilms.fr

353 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 septembre 2013
Bon, il ne faut pas s'attendre à une adaptation fidèle de la nouvelle de Poe, Le Puits et le Pendule. Un an après avoir tourné La Chute de la maison Usher, Roger Corman s'approprie cet autre texte de l'écrivain et l'arrange à sa sauce. Il ne faut pas s'attendre non plus à des sommets en matière d'interprétation. Vincent Price, grandiloquent à souhait, n'est pas un acteur shakespearien, mais n'en demeure pas moins sympathique. En revanche, on peut s'attendre à une certaine kitscherie dans les décors. Et là, on est servi. Cela dit, si le film peut se prêter à la raillerie, il faut reconnaître que l'histoire se tient plutôt bien et qu'elle se suit avec curiosité. Le scénario ménage son lot de surprises, et l'épouvante gothique, culminant à la fin, fonctionne assez bien. Bref, c'est un bon Corman et un film de genre tout à fait recommandable.
Au scénario : Richard Matheson, auteur de romans cultes de la SF, tels que L'Homme qui rétrécit ou Je suis une légende.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mars 2022
« The Pit and the Pendulum » est la deuxième « adaptation » d’Edgar Allan Poe par Roger Corman, dans un cycle qui comptera huit films (dont un en réalité tiré de Lovecraft). Adaptation entre guillemets, car le réalisateur s’inspirait très librement du célèbre auteur. Ici, il ne fait que reprendre une nouvelle de quelques pages, et construit toute une histoire inédite autour. Mais finalement peu importe, c’est le résultat à l’écran qui compte ! On suit donc un jeune Britannique, qui débarque en 1547 dans un sinistre château espagnol afin d’enquêter sur la mort de sa sœur. Au menu, des décors et costumes gothiques de très bel effet, que n’auraient clairement pas renié la Hammer (Corman prétend pourtant n’avoir pas vu de film de la Hammer avant de se lancer dans son cycle !). Des dialogues très littéraires, qui donnent du cachet. Plusieurs audaces de mise en scène, et, passée une introduction un brin lente, des séquences horrifiques très efficaces, appuyées par une BO inquiétante. On retrouve également Barbara Steele, qui était à l’époque une icône féminine du cinéma d’horreur, suite au succès récent de « La maschera del demonio ». Mais c’est bien évidemment Vincent Price qui vampirise l’écran. L’acteur se livre pendant la majeure partie du film à un numéro irrésistible de veuf éploré, psychologiquement fragile. Pour se lâcher dans le tout dernier acte avec une prestation génialement sinistre. A l’arrivée, “The Pit and the Pendulum” est donc un film d’horreur avec charme et caractère, situé dans le haut du panier du cycle Corman-Poe.
Martin P.
Martin P.

57 abonnés 263 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 janvier 2016
Réalisé par le grand Roger Corman, les décors sont super, le château truffé d'oeuvre d'art est déjà un cadre propice à un bon moment. Vincent Price (idole de Burton) ultra charismatique, scénario comme on n'en fait plus (Merci E.A Poe) et une réalisation un peu kitsch (jeu d'acteur un peu outrancier mais relatif au genre) mais sympa. Un bon moment de Ciné d'angoisse classique !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 avril 2013
Dans l'antre d'un vieux château moyen-âgeux, un jeune garçon assiste interdit à la scène de torture qui se joue devant lui : le père enfermant la mère dans une vierge de fer... En revoyant cette scène, on imagine que Tim Burton, fan incontesté des oeuvres de Poe et de l'acteur Vincent Price, aura repensé à cette scène pour inventer l'enfance d'Ichabod Crane, l'inspecteur cartésien à la recherche du cavalier sans tête de Sleepy Hollow. Après la Chute de la maison Usher, Corman adapte The pit and the pendulum ou "la chambre des tortures" et insuffle au texte du maitre de l'angoisse une ambiance évanescente aux accents gothiques. Il réussit un chef-d'oeuvre du cinéma d'horreur américain des années 60 qui n'aura jamais fini d'inspirer les auteurs modernes : on pense notamment à Clouzot et ses "Diaboliques" ! La manière dont Corman filme les réminiscences nous rappelle l'expressionnisme allemand inspiré par Le Cabinet du docteur Caligari avec ces tons monochromes et cette atmosphère floue. On attendait pas moins de Vincent Price qui dévoile, une fois de plus, sa palette d'acteur : de l'homme misérable et torturé on assiste à sa descente aux enfers opérée par la psychose.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 8 avril 2013
Ennui, pourquoi me rends-tu visite pendant les films d'horreur? Oui tu sais ce genre de film qui dois te faire prendre d'effroi? Ah, mais c'est sûr que quand la mise en scène, le scénario et les acteurs sont mauvais, je t'accepte. Non mais!
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