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Jean-Sébastien T.
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1,5
Publiée le 31 décembre 2017
Soyons clair ! Certes on peut juger un film de par son fonds. Or qu'on me dise ce que ce film a de condamnable ? Ce qui se passe l'est entre adultes majeurs et consentants ne regarde qu'eux, et en l'occurrence je ne vois ce que l'âge du capitaine aurait d'aggravant ? D'autre part quoiqu'en disent certains l'acte de prostitution est aussi vécu comme un fantasme par certaines femmes, or c'est ça le sujet du film puisque la réalisatrice s'est mise dans la peau de son interprète. Donc loin d'être condamnable le fond offrait la possibilité de faire quelque chose d'intéressant. Le soucis c'est que la réalisation est ratée, encombré de longueurs, de digressions (parfois incompréhensive) bref on s'ennuie et on rage devant un tel ratage.
À moi de juger ? Vous l'aurez voulu ! Affiche racoleuse pour cinéma de branleurs intellectuels ! Et quelle prétention d'appeler ça Sleeping Beauty (La Belle au bois dormant). Mais on est où, là ? Moi qui croyais que le cinéma australien avait quelque chose en plus, une particularité bien à lui qui faisait son charme. Hé ben là, on est en plein dans l'intellectualisme bidon, vain et veule pour bobos américano-européens ! Résumé du film : les petites jeunes de notre époque se font exploiter à tous points de vue (sexe et travail) dans notre méchante société de consommation néo-libérale. C'est tout, c'est génial. Mais qu'est-ce que ça peut bien nous foutre ? Tout le monde le sait, bordel ! Catastrophe scénaristique, catastrophe visuelle, c'est lent, mal raccordé, on passe du coq à l'âne sans arrêt, rien n'a vraiment de rapport. Bonne interprétation d'Emily Browning cependant, mais je rappelle quand même qu'elle joue exactement la même petite pute muette que dans Sucker Punch (mon dieu, les mauvais souvenirs que ce titre m'évoque !) et que n'importe quelle petite pute aurait aussi bien fait l'affaire. Dernière chose : arrêtez de mettre un cancéreux/drogué en phase terminale dans tous les films, on sait que la maladie c'est triste et pas marrant !
Sleeping Beauty : 0/20 : Le premier mot qui me vient à l'esprit est "malsain". Voir des vieux bonhommes toucher ce corps si jeune et frêle de Lucy (Emily Browning), la balancer par terre comme de la merde, lui dire des cochonneries, des grossièretés perverses, pour moi c’est inacceptable ! Ce film est prétentieux, il veut se donner un côté « film indépendant » avec une ambiance spéciale, (plans longs, peu de dialogues etc…), le genre de film qui veut impressionner le spectateur, choquer celui-ci mais qui n’aboutit à rien au final. Pour moi, c'est purement du foutage de gueule. C'était chiant, creux, plat, inerte. Inerte comme l'actrice Emily Browning, dont la performance se résume à être nue et passive. J'avais été charmé par son jolie minois et sa prestation dans Sucker Punch, mais là j'étais à la limite du dégoût. Le jeu d'actrice d'Emily Browning est semblable à celui d'un mollusque, elle ne dégage aucune émotion, peut être était ce le but de la vider complètement de son humanité. Lucy est une étudiante qui tente de gagner de l'argent de toutes les manières possibles, avec des petits boulots normaux et avec des boulots odieux, dégueulasse, abjects (prostitué). Je ne la comprends pas, pourquoi fait-elle cela ? Et puis par le plus grand des hasards, elle tombe sur une annonce pour un nouveau petit boulot. Un boulot dont elle ne sait rien, mais elle le subit sans poser de questions. Seulement voilà. On ne sait rien de la personnalité de l'héroïne et ce n'est pas en regardant le film qu'on apprend grand chose, car Lucy est expressive comme une moule. A croire que sa vie, elle s'en fout et que rien ne l'intéresse dans sa jeunesse, à part ... ben les petits boulots justement (et les demandes en mariage). Elle a une famille qu'elle ne voit "jamais", des amis inexistants, des relations on ne peut plus étranges. Et le souci est que je cherche encore le sens profond à tout ça. Il y a des relations qu'elle entretient avec des personnes que je ne saisis pas. Birdmand, mais qui est tu ? Je me suis demandé trop de fois "pourquoi ? Mais pourquoi ?". A quoi sert sa relation avec ce qui semble être son meilleur ami ? Pourquoi jette-t-elle des baies dans la voiture ? Pourquoi brûle-t-elle les billets ? Pourquoi cette scène existe... Voila, je me suis ennuyé à mourir, sans comprendre le but du film, ni celui de l'histoire racontée... Quel est le but de l'entreprise ? Aucune idée... Le film ne cherche à aucun moment à nous faire comprendre quoi que ce soit... Il ne se passe donc pas grand chose en 1h40, si ce n'est un le vrai malaise face au film ou l'ennui. Il y a des films qui ont un sens, d'autres qui nous font passer le temps et y en a comme « Sleeping beauty » qui nous font perdre du temps. J’ai été d’autant plus écœuré quand j’ai su que c’était une femme qui avait réalisé ce film, une femme qui a dirigée ces scènes immondes, ces scènes gratuites et infâmes. En tant que femme, je pose encore la question ; Comment et pourquoi as- tu fais ce film Julie Leigh ? Quel en est le but ? Dénoncer la prostitution ? Non, ça ne marche pas. Le film n’a ni queue ni tête. Ce film est une MERDE et oui j’ose ! Le mot « merde » lui va si bien, car c’est ce qu’il est !
Un film qui fait beaucoup parler de lui, notamment à cause de sa censure complètement injustifiée quand on connait la raison pour laquelle elle a été donnée, et aussi par les avis partagés qui en ressortent. Ce que je dirai personnellement, c'est que c'est un film qui s'adresse à des cinéphiles avertis. En effet, le rythme du film étant très lent, beaucoup auront vite fait de décrocher et de s'ennuyer, et le fait que la quasi-totalité des plans soient en plan fixe, filmés en une prise, sans musique n'aide pas forcément. Mais de là découle une histoire à la fois belle et troublante, mystérieuse et dérangeante et en soi, malsaine et choquante. Le film se raconte à travers de merveilleuses métaphores, que ce soit sur la vie elle-même, ou sur le personnage et sa descente aux enfers. Personnage porté par l'envoutante et talentueuse Emily Browning, qui tient certainement ici le rôle de sa vie quand on se rend compte de la difficulté de celui-ci et le professionnalisme qu'il demande. De mon avis, elle aurait largement mérité le prix d'interprétation féminine à Cannes devant Kirsten Dunst, même si celle-ci étonne dans Melancholia. Il est également important de noter que c'est le tout premier film de la réalisatrice Julia Leigh, et c'est avec grande surprise qu'on découvre un film maitrisé, qui sait où il va et qui, contrairement aux apparences, ne tombe jamais dans la vulgarité. Du cinéma comme il fait bon d'en voir parfois et qui peut, avec parfaite humilité, se faire appeler Chef-d’œuvre.
Original, fascinant et parfaitement maîtrisé. 1er film prometteur, rien à voir avec les Showgirls ou autres Baise-moi qui ont défrayé la chronique pour de mauvaises raisons. Le public habitué à des chemins linéaires, confortables et balisés, bref peu enclin à être déstabilisé, est passé à côté.
Un sujet trés bien mis en image grace à la singularité de la réalisation et de la mise en scéne. Cependant le manque d'intérêts que peut susciter ce genre de film chez le spectateur qui n'est pas habitué à ce genre de cinéma peut être un frein à sa vision. 12/20
Certains éléments sont manquants pour tirer ce film vers une belle réussite. Certes l'actrice principale interprète à merveille son rôle, assez délicat à jouer par ailleurs, et l'histoire est originale. Mais le rythme trop lent, la musique trop absente et le peu de dialogue nuisent fortement à la compréhension du film et le rend hermétique. Dommage.
Soigné, esthétique et magnétique, Sleeping Beauty est à l'image de son actrice principale : suave et électrisante. Dommage que l'histoire ne suive pas et laisse une impression d'inachevée.
Une beauté dormante certes, mais un film horriblement vide. Malgré des acrobaties de cadrage et une réalisation pour le moins réussie, on a du mal à cerner le but, le sens, l'essence du film...Pourquoi? La forme ne peut se substituer à ce point à un fond abyssal.
Une première œuvre réussie. Subjuguant de beauté, reposant et dérangeant (sans tomber dans l’extrême), Julia Leigh débute très fort dans le monde du cinéma (…) et la révélation : Emily Browning, magnifique.
Vu à Cannes. C'est le meilleur film de la sélection. On pense à un mélange de Kubrick et de Bunuel. En même temps la réalisatrice a son propre style -une sorte de perfection tant au niveau du cadrage, de la lumière, des acteurs, des dialogues. Ce film est encore meilleur que "L'apollonide", "Tree of life", "Melancholia", This must be the place", "Polisse" ou "We need to talk about Kevin". Emily Browning méritait amplement le prix d'interprétation -d'ailleurs ça s'est joué à un cheveu, le jury a révélé, dans la conférence de presse-bilan, avoir beaucoup discuté de ce film.
Bref, allez le voir, c'est le film de l'année !
Une critique plus complète sur le blog où j'officie :
"film" qui plaira sans doute aux vieux pervers avides de très jeunes filles, sinon, je ne vois pas comment on peut le regarder sans avoir la nausée ... Quant à la scène d'insultes, dans l'espoir de réussir à b ... probablement, C'est juste à gerber ! C'est d'ailleurs le moment où je me suis barré, j'aurais pas pu supporter cette daube immonde plus longtemps
Seul un être déséquilibré peut pondre un truc aussi malsain ! Interdit aux moins de 16 ans ? Interdit aux non pervers serait plus juste ...