Je suis complètement passée à côté d'une quelconque empathie pour ce personnage errant et déprimant, rien dans ce film ne m'a captivée, c'est dire. C'est d'un ennui abyssal, pourtant j'aime les films contemplatifs, mais il faut tout de même un semblant de trame derrière sinon je n'accroche absolument pas.
Quelle déprime. Un homme rejeté par la société et qui rejette aussi la société malgré un vie sociale bien rempli en cette journée du 31 Aout (une journée qui m'aurait plu). Oui, le réalisateur a du talent, saisit le passage du temps dans un mélange de précision et d'instantané, livre quelques belles scènes comme celle ou son héros écoute les conversations de passantes, mais bon faut avoir le moral avant de commencer le film de préférence. L'acteur principal n'est pas toujours juste, ca va quand il intériorise,moins quand il exprime son mal-etre qu'il ne traduit pas vraiment. Le spleen n'est plus à la mode...
On suit une journée d'un homme en fin de cure de désintoxication. De rencontre en rencontre, on découvre le personnage et un peu ce qu'a été sa vie. Autant dire qu'il ne faut rien attendre de bien palpitant, mais les thématiques sur la solitude, le mal-être, la difficulté de sortir de la drogue, sont bien traitées. C'est un film lent et surtout crépusculaire, ce que ne reflète pas son affiche colorée. A ne pas voir en cas de déprime...
Lancinante, la narration nous montre, à travers le regard désabusé du héros (excellent Anders Danielsen Lie), la médiocrité de ce que la pression sociale qualifie de vie normale, insistant sur les frustrations, la tristesse, l'hypocrisie alentour. Ne se sentant pas capable de s'élever au-dessus d'un travail morne et d'une vie de famille morose (ou de se contenter "d'un enfant avec une ex"), d'aucuns se réfugient dans des addictions, pour oublier la vacuité de leur existence. Or, cet asile devient une prison destructrice physiquement et moralement d'autant plus aisément que l'alcool et même la drogue apparaissent comme des marqueurs de joie, de plaisir, d'amusement mondain. Dans une mise en scène privilégiant un aspect documentaire, la caméra croise, écoute d'une oreille désenchantée et refuse d'ériger en modèles des anonymes à la (pertinente) simplicité des vêtements et coiffures. Or, si le pessimisme nimbe le récit, au-delà de la décision du 31 août, c'est précisément par cette absence de figure heureuse véritable (l'étudiante en médecine étant encore à l'âge des illusions), en-dessous de la persona. D'une âpre lucidité acérée.
Libre adaptation d’un Roman Français de Pierre Drieu la Rochelle , Le Feu follet , publié en 1931 c'est là un très bon second film de Joachim Trier (après Nouvelle Donne en 2006) qui n'est pas des plus gai , désarroi existentiel et tentation du suicide , et à mon sens résolument pessimiste ! La mélancolie est une maladie qui consiste à voir les choses comme elles sont , une parole de l’illustre poète Gérard de Nerval , condenserait parfaitement la pensée d’Oslo, 31 août !
Je n'ai pas vraiment accroché à cette réalisation norvégienne que j'ai trouvée un peu morne et sans grand intérêt. On suit un ex toxico largué, sans véritable espoir et… c'est tout. C'est bien joué de ce côté la rien à redire, mais on ne s'attache pas du tout au personnage principal et c'est un gros problème. spoiler: La fin quand à elle est on ne peut plus prévisible . Du même réalisateur (Joachim Trier ) j'avais bien aimé "Thelma" ( plutôt un film de genre très éloigné de Oslo, 31 Août). Bref j'ai vu pire mais j'ai vu aussi beaucoup mieux dans le cinéma scandinave .
Cette balade d’une journée d’été dans les rues d’Oslo dans la peau d’un toxico sortant d’une cure et aux pulsions suicidaire marque par la forme de désillusion d’une génération de trentenaire qu’il évoque. Evoquant les opportunités manquées, le film se montre désenchanteur voir même cruel. Beau mais triste la réalisation sans fioriture est d’une justesse remarquable ainsi que l’interprétation.
Inspiré du roman de Pierre Drieu La Rochelle "Le feu follet", dont Louis Malle avait déjà réalisé une adaptation en 1963, ce film norvégien raconte une journée dans la vie d'un trentenaire : il est tombé dans la drogue, il a suivi une cure de désintoxication et cette journée est la première où il peut sortir du centre médical. Il va en profiter pour rencontrer ses anciens amis, ses anciennes petites-amies, sa famille, son passé d'étudiant. Tout cela est bel et bon. Malheureusement, tout cela est extrêmement bavard et les conversations qu'on entend sont sans grand intérêt. C'est pourquoi, malgré Anders Danielsen Lie, l'excellent comédien qui joue le rôle principal, on s'ennuie assez vite. Dommage, car pour une fois dans un film sur la drogue, on avait un film qui s'intéressait à autre chose qu'au comportement d'un individu sous l'emprise de la drogue ou en état de manque.
"Oslo, 31 août" raconte le retour, après plusieurs années passées en autarcie dans un centre de désintoxication, d'un ancien drogué dans la société. Le jeune homme profite de sa permission pour renouer avec son passé, ses amis, sa famille et son amour. Ce retour aux sources ne se fait pas plusieurs difficultés et l'ancien toxicomane va vite sombrer dans l'incompréhension du monde et des gens qui l'entourent. Dès lors, un combat interne fait rage dans son esprit et c'est à une plongée dans la dépression que nous invite le cinéaste Joachim Trier. Le film ne respire pas la joie de vivre et communique, assez inégalement il est vrai, ce sombre sentiment au spectateur.
Oslo, 31 Aout. Le titre m'avais déjà capté. Pour autant j'étais un peu sceptique au départ du film, c'est vraiment les retrouvailles amicales autour d'une Bière/Café qui m'a conduit sur les routes dangereuses empruntés. Joachim Trier crée de l'empathie avec un sens innée, il vogue la-dessus tout en interrogeant toutes possibles perspectives.
Je ne connais pas le livre de Drieu La Rochelle, j'ai donc pris le film tel un direct. Aucune idée au préalable, pas de recherche non plus, bon ça ne me ressemble pas forcement mais même la bande annonce m'étais inédite avant de partir vers ce long-métrage. C'est vraiment dans sa continuité et de par son regard que j'ai fini par accroché. La conception est remarquable, l'histoire bien entendu, le visuel et les choix de mise en scène sont aussi très élaboré et intègre le processus.spoiler: A un moment je me suis dit que la date reflétait une journée ou " tous fou le camp ". Cette erreur s'explique pour autant dans son entrée, une fausse piste ... Oslo, 31 Août avec du recul est bien la date d'une mort annoncée.
Le casting fonce dans la direction du réalisateur. Anders Danielsen Lie est bien sur à crédité comme tête de gondole du mouvement. La puissance de son interprétation sur des thématiques aussi casse-gueules donne encore bien plus de poids à son talent.
Oslo, 31 Aout est clairement de ses films vers lequel je suis sur d'apprécier encore davantage les futurs visionnages.
Joachim Trier réadapte à l'écran le chef-d'oeuvre de Drieu La Rochelle et replace l'histoire dans le Oslo contemporain. Le résultat est saisissant, d'une grande force émotionnelle, porté de bout en bout par un Anders Danielsen époustouflant de vérité. Toujours sur le fil du rasoir, son interprétation grandiose permet au film de tutoyer les sommets. Un grand film qui doit nous inciter à relire l'œuvre de DLR en faisant abstraction de son positionnement pendant l'occupation allemande... Un très grand film.
Très bons acteurs et mise en scène très intéressante, ces 24h que l’on passe à voir ce jeune Norvégien de 34 ans, Anders, qui tente de s’en sortir après des années de toxicomanie est particulièrement touchante. Le rythme que nous impose Joachim Trier est très bien vu : une grande 1ère partie d’1h filmée de jour très calmement, pas d’action, pas de musique et de grandes séquences de dialogues bourrées d’émotion pour basculer ensuite dans le monde la nuit qu’il a tant côtoyé et qui va s’avérer être l’épreuve ultime pour justifier sa cure. Si le message est qu’un rien peut nous faire basculer, c’est ici parfaitement maitrisé et on a mal pour lui de retour à la maison…
Beau film triste, lent, mais d’une grande beauté. La mise en scène est fluide, l’histoire est riche de détails et de réalisme, notre héros a une présence et une subtilité de jeu époustouflantes. Il solde sa jeunesse, un gâchis, et refuse de rentrer dans l’âge adulte. Il sortira donc de la vie avec une noblesse et une détermination glaçantes mais discrètes. Une œuvre forte dont on ne sort pas indemne et qu’il vaut mieux ne pas aller voir un jour de déprime !
Hormis 3 séquences (l'intro, la séquence de la brasserie/café, et la conclusion), tout le reste endort facilement, malgré un jeu d'acteur surpuissant et une mise en scène millimétrée. C'est d'autant plus dommage, car on ressent les petits moyens du film, alors que le film voulait se rapprocher encore plus de son personnage principal, il aurait dû d'ailleurs. Ce que le film raconte au final, il était bien parti et il racontait de bonnes choses, mais maladroitement, il n'a pas réussi à aller où il devait aller selon moi.
Je ne vais pas bien. Je le sais, je le sens, tel un sixième sens qui se distille en moi. Vivre me tue, je n'oublie pas que je vais mourir, je n'oublie pas qu'au delà de toutes mes possibilités, je peux aussi choisir de ne pas choisir. Je suis un jeune homme d'aujourd'hui, un mouvement éclaté. Peu m'importe qui je serais et ce que je serais, aujourd'hui, je ne suis pas, aujourd'hui je ne sais pas. Et l'on ne ressent rarement autant le présent que lorsqu'il nous fait aussi mal. M'en sortir ? Me sortir de quoi au juste ? Pour aller où, au juste ? La réalité n'est pas un soulagement, elle n'est qu'une vérité dans un univers où rien n'est fixé, rien n'est vrai, où le temps et l'aube balaie ce qui a été accompli.