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Jrk N
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1,0
Publiée le 11 septembre 2018
Oslo, 31 août (Joachim Trier, 2012) n'émeut pas plus que le mauvais roman de Drieu La Rochelle (Feu Follet, 1931) dont il est inspiré: on ne s'attache pas au héros suicidaire et on connait trop bien la fin pour être intéressé par ses liaisons éphémères et son dégoût de tout, à commencer par de lui-même. L'acteur très beau, sans doute trop beau, ne fait rien pour nous intéresser, d’ailleurs. On n'apprend rien qui n'ai été dit vingt fois sur la toxicomanie ou sur le tournant de la trentaine. Plus grave, contrairement à la promesse du titre, on n'apprend rien sur la très belle ville d'Oslo. La prise de vue exagérée en 35 mm s'oppose au nigaud Dogme95 de Lars Von Trier, c'est une bonne chose mais elle est aussi excessive et esthétisante que celle des Nuits Fauves. Avec une photographie, une musique et surtout une prétention assez proches, Oslo 31aout a été aussi surestimé en 2012 que les Nuits Fauves dix ans avant (film parlant du sida, Collard, 1992).
Du cinéma de très bonne qualité. Toutefois, je n'ai pu totalement me détacher de la tristesse du personnage et du sujet pour en apprécier la forme et l'interprétation. Un film qui peut difficilement laisser indifférent.
Un film qui compte quelques moments de grâce : un début évoquant les souvenirs d'inconnus sur la ville d'Oslo, une scène dans un café baigné des conversations des clients, une déambulation à vélo dans la ville en pleine nuit. Le film doit beaucoup à la Nouvelle vague : il en reprend le thème et certains principes de mise en scène. Le destin du personnage principal est magnifiquement porté par le comédien qui a tout le charme et la mélancolie nécessaires. Et quel plaisir de revenir dans ces pays nordiques, si rares au cinéma ! Un très bon film (sans plus...).
La note des spectateurs de 3,8 dans Allociné et les 3 T de Télé 7 jours m’ont poussé à voir le film. Je suis déçue du résultat. Je conseille fortement à ceux qui n’ont pas bien dormi la nuit précédente ou qui ont un problème quelconque de ne pas le regarder. Au mieux, vous vous endormez devant, au pire vous ressortez en pleine déprime.
Librement adapté de Feu Follet de Pierre Drieu, Oslo 31 Août, signé Joachim Tier, nous fait suivre une journée dans la vie d'Anders, dépressif en fin de cure de désintoxication, qui va renouer avec son passé, sa famille, ses amis et regarder en arrière pour voir ce qu'il a fait de sa vie.
Tout d'abord, et c'est là le seul (léger) regret qu'il y a à avoir vis-à-vis du film, on peut regretter une première partie parfois un peu maladroite, manquant légèrement d'intérêt et de puissance et se montrant un petit peu trop bavarde. Pourtant, passé ce point, Oslo 31 Août prend assez vite tout son sens et Joachim Trier nous plonge de manières puissantes et immersives au coeur de la journée de ce toxicomane dépressif. Il y retranscrit avec force et intelligence toutes ses désillusions, échecs et le constat de sa propre vie à travers des bilans personnels et/ou des discussions avec d'anciennes connaissances.
S'ouvrant sur plusieurs fragments d'Oslo accompagnés par diverses voix, Oslo 31 Août met en avant toute la complexité d'Anders, son pessimisme, sa solitude, son rapport à la drogue et sa vision de la vie et de la sienne en particulier. Joachim Trier n'est jamais dans l'excès mais reste sobre dans sa réalisation et mise en scène, braquant sa caméra sur Anders pour en faire ressortir ses sensations et l'émotion. C'est notamment de ce point de vue-là que la dernière partie du film est vraiment remarquable, lorsqu'il nous emmène dans la nuit d'Oslo entre ses rencontres, tentations et échecs. C'est d'ailleurs là qu'étrangement il met en place une atmosphère presque envoutante malgré la dureté du sujet mais sans tomber dans la lourdeur et/ou la facilité.
La dépression, l'échec et le suicide planent tout le long au-dessus du récit mais sans que Trier ne les abordent maladroitement, préférant passer par les péripéties de son personnage principal. C'est aussi la place que l'on peut avoir dans la société ou dans un cercle plus restreint ainsi que l'importance que l'on y attache qu'il met en valeur. De nombreuses thématiques intelligemment traitées, sachant se placer au coeur du récit sans en faire souffrir l'ambiance ou les personnages. Devant la caméra, les interprétations sont impeccables, toujours dans le vrai et avec le même souci de réalisme que le réalisateur.
Une oeuvre puissante. Joachim Trier traite de sujet compliqué tels le mal-être, la drogue ou la dépression à travers la journée de cet homme, mais il le fait de manière intelligente, juste, sobre et finalement émouvante. Merci à New_Born pour le conseil.
Toujours dans le cadre du festival Télérama.. "Voilà un film qui, au lieu de nous divertir aimablement comme tant d'autres, semble nous demander pourquoi on vit, nous rappeler pourquoi on meurt. D'une beauté foudroyante, d'une lucidité perçante, "Oslo, 31 août" est une perle rare". ça c'est pour le critique de Télérama..Personnellement je n'ai pas du tout été sensible à la promenade, à l'errance de ce trentenaire à la recherche de ses opportunités gâchées... pas réussi à entrer dans le film...je me suis ennuyé voir tombé dans une douce somnolence devant un acteur dont on attend une réaction, une caméra qui accroche un peu n'importe quoi et qui ne donne pas envie de visiter Oslo...On ne peut pas tout aimer !!!!
Doté d'un personnage haut en couleurs incarné par un excellent acteur, "Oslo, 31 août" est un long-métrage dramatique assez intéressant. La réalisation est juste et le scénario parle bien de solitude malgré des moments ennuyants. De plus, les autres acteurs sont plutôt convainquants. Par contre, le dénouement est prévisible et quelque peu complexe par la mise en scène du réalisateur. Dans l'ensemble, c'est donc un film qui captive tout comme il ennuie soit une oeuvre plaisante mais sans plus.
Un film formidable dans sa forme, probablement un des plus beaux visuellement qui nous ait été donnés de voir cette année. En revanche, sur le fond, le scénario souffre d'une certaine pauvreté. Tout d'abord intello dans sa première partie, presque trop philosophique pour être abordable, "Oslo, 31 août" devient beaucoup plus percutant par la suite. Par les mises en situation et par tous ces personnages que l'on voit (re)dégringoler en retenant notre souffle, le réalisateur nous montre les choses qui nous rendent nostalgique et met des images sur le regret et le pardon, mais aussi sur la rancoeur envers les autres et envers soi. Là est le point d'orgue du film, qui fait le choix de nous montrer le milieu de la drogue sans le rendre coupable et sans porter de jugement incriminent sur ceux qui en sont victimes. En suivant la descente aux Enfers puis la rédemption d'un homme, le film nous montre toutes les façons de courir à sa perte, tout en étant spectateur de l'échec des autres, qui pensaient nous surplomber.
Quelques jours de désintoxication pratique dans les rues d’Oslo. Anders lutte pour revivre, cherche la pente à gravir pour fuir l’impasse de la drogue. Mais le ravin est proche, et l’été se termine. En préambule différents témoignages autour de la capitale norvégienne, manière d’insister sur le décor urbain et marqué où s’ancre le récit. Les parcs où l’on flâne, les vélos que l’on monte, les nuits de défonces. Puis vient la mission, ses doutes, sa perte de confiance, de repères, la lutte contre le désir tenace de l’abandon. L’image est laide, le montage expérimente sans toujours convaincre, l’histoire manque de surprise. L’essai vaut en fait surtout pour son exotisme et sa vérité crue. Aurait-il tant plu s’il avait pris place à Paris ? Rien n’est moins sûr. A réserver aux adeptes d'Un certain regard et autres cinéphiles transfrontaliers.
[...] J'ai ouï les claquements de la nuit sur mon corps en perdition ; excitants, excités, drogues, shoots, aiguilles, alcools, regards, souvenirs et l'eau des noyades artificielles. Je t'ai appelé le soir pour ne pas t'entendre et dépérir dans le silence des ombres et des coins, vainement vrais, vainement faux quand la vie s'y refuse. Une dernière fois ; ne pas plonger dans les ténèbres encombrantes, ne pas plonger, ne pas plonger, une fois encore, une fois et ... l'éternité [...]
La tentative de revivre après la came est réaliste et super bien jouée. La seconde partie est un peu lente, mais le fond et la forme valent le coup d’œil !
"Oslo, 31 août" a du mal à démarrer, c'est un peu mou, et nous donne la sensation d'assister à un film de Gus Van Sant. Heureusement, le niveau s'élève petit à petit en laissant place à des sujets intéressants servies par de très bons dialogues. Une magnifique interprétation de la part de l'acteur principal. Ce film est touchant et nous réserve pas mal de sensations sur des questions existentielles au bien être d'une personne. La peur de voir ce que nous réserve la vie d'adulte, la nostalgie du passé, la naïveté du bonheur et les difficultés d'affronter la réalité de tous les jours, les pensées et les sentiments exprimés dans le film nous pénètrent facilement. Une belle réalisation de Joachim Trier et une jolie interprétation de Anders Danielsen Lie. Intéressant à voir et troublant de réalisme.
Mon avis est mitigé sur ce film !! Ce n'est pas que je l'ai trouvé long ou froid mais c'est que j'ai beaucoup aimé la première partie mais pas du tout la seconde !!! J'ai eu l'impression de changer de film presque !! Et du coup je ne sais pas quoi en penser !! Le début m'a touché par sa noirceur, par le désespoir d'Anders et puis ensuite il ne se passe plus rien ! Juste des soirées à répétitions avec des pensées intérieures sans queue ni tête et j'ai perdu le fil ! Dommage le début était vraiment bouleversant !