Oslo, 31 août
Note moyenne
3,9
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244 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 11 mars 2012
Excellent film sur un sujet difficile, l'addiction à l'héroïne, très bien interprété, émouvant et profond. Seul petit bémol , l'utilisation d'une faible profondeur de champ un peu abusive, même si très belle, rend l'esthétique du film outrageuse en rapport au sujet, dommage!
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 579 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mars 2012
Un film qui compte quelques moments de grâce : un début évoquant les souvenirs d'inconnus sur la ville d'Oslo, une scène dans un café baigné des conversations des clients, une déambulation à vélo dans la ville en pleine nuit. Le film doit beaucoup à la Nouvelle vague : il en reprend le thème et certains principes de mise en scène. Le destin du personnage principal est magnifiquement porté par le comédien qui a tout le charme et la mélancolie nécessaires. Et quel plaisir de revenir dans ces pays nordiques, si rares au cinéma ! Un très bon film (sans plus...).
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 mars 2012
Une pépite! On pense à peu à ce que fut 'More' de Barbet Schröder il y a 35 ans. Là, ce n'est pas la descente aux enfers progressive dans la drogue, c'est la tentative de sortie après une cure de désintoxication qui est filmée. Tous les parents de jeunes qui se droguent devraient emmener leurs enfants voir ce film, pour leur montrer combien 'l'après' est difficile, et pavé de mauvaises surprises. Le héros, formidablement joué par quelqu'un qui a du vivre ces moments difficiles, ce n'est pas possible de capter un rôle aussi justement, va de désillusion en désillusion: Il n'arrive à revoir que son passé, et il lui est impossible de se projeter dans un avenir serein. la drogue lui a fait perdre sa jeunesse, ses amis, ses rares bonheurs, sa vie peut-être. Bref, foncez voir Oslo, le 31 août!
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

94 abonnés 485 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mars 2012
Quelques jours après "martha, marcy-may etc", encore un film dont on ne sort pas indemne....
Pourquoi ? Parce qu'on se sent concerné par le "mal-être" de cet homme encore jeune, qui ne trouve pas sa place dans ce monde de "brutes".

La justesse des dialogues, qui touchent à l'intime, résonnent en nous comme en Anders, qui lorsqu'il est touché, réagit brutalement.
Malgré ses efforts et parfois aussi, ceux de ses interlocuteurs, il n'est nulle part, à sa place. Il est toujours, "à côté".

De grands moments: le dialogue avec le mari de sa soeur, l'entretien d'embauche...
Bien sûr, Anders sort à peine de sa cure de désintoxication mais il pourrait aussi bien, être dépressif.....

Anders est serré de près par la caméra; on comprend ses tourments, son manque de "goût à la vie, à aimer"; il est nulle part, chez lui !!!

Sa personnalité, différente de celle de Maurice Ronet, dans le Feu follet, est une sorte de transposition dans nos années 2010...

Beau et profond= TOUCHÉ !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 mars 2012
La difficulté de s'en sortir, comment faire quand personne ne croit en nous... Film a voir, c'est un joli drame !
marseyopolis
marseyopolis

19 abonnés 259 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 mars 2012
Quelle desesperance inutile… le film est plutot bien fait, bien joué, mais pfffff… so what ???
Thomas P
Thomas P

47 abonnés 529 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 mars 2012
Difficile de se forger un avis. D’un côté il y a une réalisation de très grande qualité, dans les plans, l’esthétique et surtout dans le jeu des acteurs. Le rythme un peu lent du film s’étalant sur 24h n’est pas dérangeant, au contraire il participe à cette ambiance particulière qu’a voulu installer le réalisateur. Mais d’un autre côté, on reste sur notre faim, le sujet intéressant du film sur la désintoxication nous convainc par sa crédibilité mais au final mon ressenti s’avère fade. Beau, crédible et convainquant mais un peu décevant dans le fond.
Schwann
Schwann

19 abonnés 261 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 mars 2012
C'est le temps, plus que la drogue, qui à mon sens est au cœur d'Oslo, 31 août. Déjà dans le titre, puis par les interventions de voix anonymes et par les plans sur et dans la ville. C'est un film teinté de mélancolie plus que de nostalgie, comme l'exprime une des voix. Poétique, pessimiste, parfois drôle, très référencé, Oslo, 31 août nous hypnotise pendant 24 heures de la vie d'Anders - j'aime beaucoup les films qui établissent une narration de ce genre -, mais aussi dans l'universalité de nos vies, ce qui n'est pas toujours facile à accepter. Le film est très juste pour montrer la beauté qui se dégage des imperfections de la vie, des visages, des musiques, de la littérature, des paroles, des mots. Il m'a donné envie de lire Le Feu follet de Pierre Drieu La Rochelle, preuve que l'adaptation de Joachim Trier est réussie. Petit malus, le norvégien n'est définitivement pas une langue musicale ...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 mars 2012
Il faut toujours se méfier des films qui arrivent de Scandinavie. Non pas qu’ils soient dangereux mais bien parce qu’il étonnent. Il y a bien eu, par le passé, des cinéastes respectés qui offrent des métrages défiant les lois du cinéma (Ingmar Bergman pour ne citer que le plus célèbre ou Lars Von Trier depuis une vingtaine d’années). Aujourd’hui, il faut prendre en compte de nouvelles têtes. On connaît Thomas Vinderberg (le choc Festen), Lukas Moodyson (le sublime Fucking Amal) ou Nicolas Winding Refn. Il faudra ajouter Thomas Alfredson (Morse, le meilleur film de vampires depuis longtemps) et Joachim Trier. Oslo 31 août, sa deuxième livraison, se pose comme une claque absolue et se place directement comme un candidat sérieux au titre de film de l’année 2012.

La suite sur mon blog : http://critiqueconnection.wordpress.com/2012/03/08/oslo-31-aout/

Bonne découverte.
Jean-françois Passé
Jean-françois Passé

137 abonnés 231 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 mars 2012
sorti pour un entretien d'embauche de sa cure de désintoxication , un jeune intellectuel retrouve ses anciens amis , sa ville , et le monde de la nuit jusqu'au matin du 31 août... encore un film qui nous met en présence d'une humanité perdue qui cherche le sens à la vie... c'est dans l'air du temps tous pauvres hères errants ... et ça se laisse voir entre deux anti-dépresseurs
JoRod
JoRod

77 abonnés 336 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 octobre 2012
« Oslo 31 août » est une œuvre brillante, magnifique, juste et totalement maitrisée, surprenant pour une seconde réalisation. Le film s'en tient à une sobriété formelle, sans artifice, qui s’affirme comme un choix judicieux. La mise en scène est douce, fluide, élégante et c’est ce qui fait réellement l’une des principales forces du film. D’un charme rare ces temps-ci cette œuvre séduisante évoque les impasses de l'existence et pas seulement la drogue qui se montre au final comme un sujet secondaire du film. Le film fait également preuve d’une belle sensibilité.

La beauté du film réside dans sa douceur et sa pudeur par rapport au sujet. Mais le film n’en dégage pas moins une force narrative et visuelle qui s’avère tout de même impressionnante.

Anders Danielsen Lie incarne le personnage avec les mêmes qualités qui sont attribués au film. Sa prestation est vraiment excellente. Sans jamais en faire trop, il arrive à incarner un homme en plein doute, totalement perdu, avec une belle constance, comme dans cette très belle scène où son personnage, à la terrasse d’un café, réagit imperceptiblement aux discussions des personnes qui sont autour de lui. Joachim Trier porte aux êtres alentours un intérêt pas négligeable et très bien pensé. Le monde ne sonne plus juste, les jeunes êtres s'y portent mal, mais il arrive néanmoins à faire un beau film triste.

La ville d’Oslo est filmée d’une belle manière ou sa caméra accompagne le personnage dans ses errances et ses péripéties.

D'une beauté foudroyante, d'une lucidité et d’un humanisme saisissants "Oslo, 31 août" est un de ses films qui nous font aimer le cinéma et que l’on aime découvrir. Une beauté que l’on ne voit que trop peu de nos jours. Une œuvre vivante.

Oslo 31 aout est un gros coup de cœur en cette année 2012. Ma critique sur http://make-your-own-movies.over-blog.com/
JCOSCAR
JCOSCAR

131 abonnés 1 100 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 mars 2012
Oslo, 31 août est un drame sur les effets néfastes de la drogue. En cure de désintoxication un jeune suicidaire vit un enfer pour ce film fin et sensible.
belo28
belo28

85 abonnés 1 130 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mars 2012
Partageant la même logique que le superbe 24h avant la nuit de Spike Lee, le film de Joachim Trier se présente comme une longue et lente descente aux enfers. Filmé délicatement et subtilement à la manière des films indé de John Cassavetes (lents travellings avant...) toujours au plus proche de son personnage. La beauté des images est contrebalancé par l'horreur du propos. On regrettera juste l'absence d'une voix off, pour nous permettre de faire le point à chaque moment de l'histoire dans laquelle on peut se perdre.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 mars 2012
Chef d'oeuvre absolu !!!! Intensité du ressenti, force d'interprétation, tout y est. Faire preuve de tant de singularité pour rendre un mal-être bouleverse. Le cinéma est sublime quand il montre la douleur avec tant d'intelligence. Le monteur que je suis est peut-être aussi influencé par l'originalité de la mise en scène, force est de le reconnaître.
lucilla-
lucilla-

65 abonnés 169 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 mars 2012
C'est un film à fleur de peau, qui réussit à mettre en image la solitude,à faire ressentir la perception d'un être,et son décalage irrémédiable entre un idéal de pureté, une soif d'amour et de consolation et le reste du monde, de la vie qui va, avec ses désillusions,ses compromis,ses obligations à se contenter du moindre mal..D'une beauté foudroyante et d'une lucidité perçante, d'une mélancolie intense, d'une poésie totale
"ça ira mieux, tout va s'arranger.. sauf que non" dit Anders à son ami. J'ai pensé à Perec:"Il n'y a ni recours ,ni pitié,ni salut à attendre de personne.Il n'y a même pas à espérer que le temps arrangera ça."
La scène du restaurant est exceptionnelle, quand Anders perçoit le fourmillement de la vie autour de lui tout en restant observateur décalé et étranger aux enthousiasmes ,aux rires,aux espoirs qui s'expriment dans le blabla qui l'entoure...
Ce "catalogue" que je vois reproché au film n'est qu'un patchwork mental , très semblable au fonctionnement de notre mémoire d'enfant. Ce "je me souviens" mélancolique pointe le temps qui passe et le délitement des affections, des liens, des amours.. C'est un film sur la perte, avec prise de position radicale sur le sujet.La toxicomanie n'est pas le sujet du film mais moyen de proposer un personnage déconnecté qui essaie de reprendre pied dans un quotidien qui le rejette et qu'il rejette.Il émane de tout le film une certaine douceur calme , dûe aux images et à la qualité de l'interprète principal, au regard d'enfant perdu, et qui permet à la fin de vous hacher menu!! Le film fait pleurer après son générique et bien après la séance, à l'instar de Two lovers. On peut d'ailleurs rapprocher Léonard et Anders, en particulier pour la scène qui ouvre le film... Leur désespérance est la même.
Très différent de Shame en effet, plus en demi-teinte et en mélancolie, plus poignant aussi.Et cette façon de situer l'histoire sur le dernier jour de l'été norvegien, au moment où il va falloir s'enfoncer dans l'hiver, et arriver à le supporter , est tout simplement admirable de poésie .
J'ai aimé aussi "ces marches interminables vers d'improbables fêtes" ...A ne pas manquer.
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