Oslo, 31 août
Note moyenne
3,9
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244 critiques spectateurs

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Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 avril 2026
Lancinante, la narration nous montre, à travers le regard désabusé du héros (excellent Anders Danielsen Lie), la médiocrité de ce que la pression sociale qualifie de vie normale, insistant sur les frustrations, la tristesse, l'hypocrisie alentour. Ne se sentant pas capable de s'élever au-dessus d'un travail morne et d'une vie de famille morose (ou de se contenter "d'un enfant avec une ex"), d'aucuns se réfugient dans des addictions, pour oublier la vacuité de leur existence. Or, cet asile devient une prison destructrice physiquement et moralement d'autant plus aisément que l'alcool et même la drogue apparaissent comme des marqueurs de joie, de plaisir, d'amusement mondain. Dans une mise en scène privilégiant un aspect documentaire, la caméra croise, écoute d'une oreille désenchantée et refuse d'ériger en modèles des anonymes à la (pertinente) simplicité des vêtements et coiffures. Or, si le pessimisme nimbe le récit, au-delà de la décision du 31 août, c'est précisément par cette absence de figure heureuse véritable (l'étudiante en médecine étant encore à l'âge des illusions), en-dessous de la persona. D'une âpre lucidité acérée.
Elodie Bruinsma
Elodie Bruinsma

6 abonnés 38 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 février 2026
Ce film traite de la difficulté pour un trentenaire ex-toxicomane de réintégrer une société qu'il ne comprend pas.

Anders sort de désintoxication sans savoir ce qu’il va maintenant faire alors qu’il est clean. Il n'a pas de travail, plus de petite amie, et des amis qui ne savent pas trop quoi lui dire (ie. la drôle de chez son couple d’amis qui ont un enfant. Alors qu'Anders se livre, son pote lui sort des citations de Proust).
Il erre dans cet Oslo de fin d’été traînant sa mélancolie et une envie de suicide qui le tenaille.
spoiler: Très jolie scène de fin où il sort émêché dans la rue.
Brazzo VII
Brazzo VII

104 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 janvier 2026
Oslo, 31 août est un film d’une justesse bouleversante. Joachim Trier capte avec une délicatesse rare l’errance intérieure de son personnage, sans jamais tomber dans le pathos. Tout est dans les silences, les regards, les petites conversations anodines qui disent en réalité énormément. Anders Danielsen Lie est absolument remarquable : son jeu, tout en retenue, rend le personnage profondément humain et terriblement touchant. La mise en scène, sobre et élégante, épouse parfaitement le rythme mélancolique de la ville et de l’âme du protagoniste. C’est un film intime, lucide et profondément émouvant, qui reste longtemps en tête après le générique de fin.
Cyrill G
Cyrill G

12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 octobre 2025
Un film fort et vrai qui m’a touché en plein cœur. Le parcours d’Andres nous emmène avec lui, c’est toute la force du film. Tous les acteurs qui apparaissent sont dans la vérité de leur personnage, dans une cohérence. Pour ceux qui connaissent ce que signifie ce type de parcours de vie, ce film ne peut pas laisser indifférent. Merci d’avoir montré la difficulté d’être au monde. Il ne peut y avoir de normalité, et c’est au cinéma, à l’art en général de nous aider à l’exprimer. Un film thérapie qui parle de l’essentiel, bravo.
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 août 2025
Un beau film sur la désespérance de soi et le suicide psychotropique, porté par un acteur convaincant et touchant
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 août 2025
Libre adaptation d’un Roman Français de Pierre Drieu la Rochelle , Le Feu follet , publié en 1931 c'est là un très bon second film de Joachim Trier (après Nouvelle Donne en 2006) qui n'est pas des plus gai , désarroi existentiel et tentation du suicide , et à mon sens résolument pessimiste ! La mélancolie est une maladie qui consiste à voir les choses comme elles sont , une parole de l’illustre poète Gérard de Nerval , condenserait parfaitement la pensée d’Oslo, 31 août !
Omar Gharbi
Omar Gharbi

1 abonné 30 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 août 2025
Je suis allé voir ce film au cinéma pour découvrir l’œuvre de Joachim Trier, en amont de la sortie de Valeur sentimentale. Bien que le synopsis tienne en quelques mots — la vie trentenaire entre dépendance aux substances, dépression, autodestruction et désir de s’en sortir —, Joachim Trier parvient à nous préserver de l’ennui en nous offrant un panel d’émotions riche tout au long d’un film concis — à peine une heure et demie.

L’acteur principal est très convaincant et arrive très bien à nous transmettre le malaise du protagoniste. Il incarne à merveille ce ton mélancolique qui peut profondément bouleverser les plus sensibles.

Seul bémol, s’il faut en trouver, quelques dialogues étranges qui, face à la situation du personnage, peuvent sembler maladroits ou manquer de délicatesse.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 août 2025
Cette balade d’une journée d’été dans les rues d’Oslo dans la peau d’un toxico sortant d’une cure et aux pulsions suicidaire marque par la forme de désillusion d’une génération de trentenaire qu’il évoque. Evoquant les opportunités manquées, le film se montre désenchanteur voir même cruel. Beau mais triste la réalisation sans fioriture est d’une justesse remarquable ainsi que l’interprétation.
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 août 2025
Film très dur sur la dépendance aux drogues et surtout l'envie de ne pas s'en sortir, film très négatif et qui plombe bien. L'interprétation est excellente
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 mai 2025
C’est un film qui s'ouvre sur un temps suspendu entre la nuit et l’aube. « Oslo, 31 août » ne commence pas sur une action mais sur une absence : celle de l’élan vital, de la croyance en un avenir qui serait autre chose qu’une simple répétition.

Anders, homme miné, revient dans en ville comme on revient dans un souvenir auquel on aurait cessé de croire. Il n’a pas tant une journée devant lui qu’un sursis, et tout dans la mise en scène de Joachim Trier travaille à maintenir ce fil tendu entre le déjà-perdu et le jamais-advenu.

Le film s’avance comme une lente déambulation dans l’ombre portée d’une vie qui aurait pu avoir lieu. Mais c’est justement dans cette potentialité morte que réside son cœur battant.

La journée du 31 août n’est pas un carrefour mais un précipice. Chaque rencontre, chaque lieu visité par Anders, ressemble à un miroir déformant qui lui renvoie l’image d’une normalité inaccessible. Les discussions d’amis, les entretiens, les retrouvailles, tout résonne en vide.

Non que les autres soient hostiles : au contraire, ils tendent des mains, mais des mains qui ne saisissent rien. Il n’y a pas d’exclusion violente, seulement une distance infranchissable, une forme de douceur qui désarme toute possibilité de bonheur. Anders est trop lucide pour être en colère, trop fatigué pour supplier.

La ville elle-même est filmée comme une mémoire dissociée : chaque rue semble familière mais indéfini, chaque café, chaque appartement, chaque parc est traversé comme on traverse un rêve.

Le film épouse cette logique de la soustraction. La caméra ne dramatise jamais. Elle observe. Elle retient. Elle écoute. Et surtout, elle laisse entendre ce que les silences recouvrent : le bruit d’un monde qui continue sans vous, le brouhaha d’une modernité saturée de discours, de régimes alimentaires, de parcours professionnels, d’applications pour mieux dormir ou mieux jouir.

Mais rien de cela n’atteint Anders. Il écoute ces conversations comme on écouterait une langue morte, ressuscitée par automatisme. La vie parle, mais elle ne s’adresse plus à lui.

Le film touche alors à une vérité terrible, celle d’un désajustement fondamental entre la conscience et le monde. Ce n’est pas l’addiction qui a brisé Anders : elle n’est qu’un symptôme, une échappée provisoire face à l’indigence d’un présent sans promesse.

La guérison n’a pas lieu, non parce que le traitement échoue, mais parce que le réel ne suit pas : il laisse entendre une époque qui n’a plus les mots pour consoler, ni les structures pour accueillir ceux qui doutent.
Netal _
Netal _

3 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 octobre 2024
Très belle image , des plans magnifiquement composés. Cependant , bien que la trame narrative est développée, j’aurais préféré une fin différente
Laszlo K.
Laszlo K.

34 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 mai 2024
Bouleversant. Une petite musique qui s'instille en vous peu à peu et qui ne vous quitte plus, des jours durant.
Cet acteur inspiré nous a retourné le cœur et Joachim Trier ne cesse de grandir au cinéma.
La promenade à vélo la nuit, qui fait l'affiche du film, paraît exprimer un "ô temps suspends ton vol" spoiler: irréversiblement tragique.
Marc Taton (Belgique)
Marc Taton (Belgique)

42 abonnés 1 030 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 mai 2024
Je n'ai pas vraiment accroché à cette réalisation norvégienne que j'ai trouvée un peu morne et sans grand intérêt. On suit un ex toxico largué, sans véritable espoir et… c'est tout. C'est bien joué de ce côté la rien à redire, mais on ne s'attache pas du tout au personnage principal et c'est un gros problème. spoiler: La fin quand à elle est on ne peut plus prévisible
. Du même réalisateur (Joachim Trier ) j'avais bien aimé "Thelma" ( plutôt un film de genre très éloigné de Oslo, 31 Août). Bref j'ai vu pire mais j'ai vu aussi beaucoup mieux dans le cinéma scandinave .
Kincaid
Kincaid

6 abonnés 544 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mars 2024
Inspiré du roman « Le feu follet » de Pierre Drieu La Rochelle, cette histoire dramatique d’un toxicomane, de sa souffrance psychique et de ses troubles du comportement, malgré ses vaines tentatives de réhabilitation, émeut beaucoup. Un film prenant, oppressant, déchirant, qui exsude une longue mélancolie et le mal de vivre.
Jluc Texier
Jluc Texier

16 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 24 mars 2024
Bonjour
Mais comment peut on faire un tel truc (j'allais dire film) comme ça. Certainement un des film les plus "chiant" jamais vu. Il n'y a pas d"histoire, il ne se passe rien. Le personnage principal a l'air complètement endormi et se demande ce qu'il fait là...On se fout complètement de son histoire sans intérêts..Heureusement que cette purge ne dure qu' 1h30...Au secours...fuyez...
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