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Un visiteur
1,0
Publiée le 16 décembre 2013
Xavier Giannoli avait vraiment une belle matière de départ pour faire un bon film : un homme devient célèbre sans savoir pourquoi. Peut être le nouveau "Truman show" à la française. Seulement, Giannoli est venu avec ses gros sabots et a tout détruit. Le film est terriblement stéréotypé et redondant au bout de 15 mns à peine. A partir de là, un long ennui nous traine jusqu'à la fin du film. Le sujet devait pourtant nous amener à réfléchir sur la place des médias dans la société, la starification instantanée... Mais il nous empile les clichés sans chercher à apporter une réflexion de fond. Si on ajoute à ça le piètre jeu des acteurs : Cécile de France en journaliste faussement naïve, Louis do de Lencquesaing qui surjout le producteur sans scrupules et Kad Merad, insupportable en idiot genre François Pignon dépassé par les évènements.
L'argument de base est absolument kafkaïen. Il faut ensuite accepter un postulat : que personne n'enquête pour identifier la source du buzz qui a fait d'un type lambda un héros populaire. Postulat qui peut être considéré comme une faille logique ou déjà comme une critique de certains médias qui privilégient l'actu chaude et sensationnelle à l'enquête de fond. Ou encore comme l'illustration d'un abrutissement des masses qui prennent ce qu'on leur donne sans jamais se demander pourquoi. À partir de cet argument de base et de ce postulat, Xavier Giannoli brode une fable originale, entre délire absurde et souci de réalisme. Si la frontière entre ces deux tendances (préserver le mystère, analyser la situation) est parfois un peu flottante et indécise, le film n'en est pas moins très juste dans sa critique sociale du monde contemporain. Il pousse à leur comble les dérives possibles des nouveaux réseaux de communication, mais aussi l'emballement médiatique et le star-system. L'histoire dans laquelle se débat le pauvre Martin Kazinski (Kad Merad, très bon) est une sorte de machine infernale qui le dépossède de lui-même et de sa vie. Une machine actionnée par la mécanique des foules, promptes à idolâtrer comme à détester, et par celle des médias, prompts à "starifier" n'importe qui pour n'importe quoi. L'ironie jubilatoire, ici, vient du fait que le personnage central devient d'autant plus célèbre qu'il ne veut pas être célèbre. Célébrité qui tourne au cauchemar de persécution, entretenu par des gens de télévision qui en prennent pour leur grade : manipulateurs, cyniques, vulgaires... Giannoli appuie le trait tout en restant dans les clous de la programmation actuelle, avec ses talk-shows, sa téléréalité, ses présentateurs vedettes (on reconnaît facilement Jean-Luc Delarue derrière le personnage d'Alban). Bref, le scénario est bien senti, bien servi aussi par des dialogues simples et justes. La réalisation mise sur la vitesse pour accompagner la circulation folle des infos, le mouvement étourdissant de la peopolisation, la gloire éphémère, la déshumanisation en marche... Et c'est réussi, malgré une petite incohérence dans la temporalité au début du film (sur le nombre de jours qui s'écoulent avant que Martin Kazinski n'arrive sur le plateau de télévision) et malgré quelques baisses de rythme sur la longueur. On pourra aussi regretter la pirouette sentimentalo-morale de la fin, prévisible. L'ensemble, d'une belle ambition, demeure néanmoins de qualité.
J'ai plutôt bien aimé cette critique acerbe du système médiatique et télévisuel, qui fait de parfaits inconnus des stars sans le vouloir. Même si le ton est souvent très appuyé, voire exagéré, je n'ai pas eu de mal à m'identifier au personnage de Kad Merad, un rôle qu'il tient étonnamment bien. C'est d'ailleurs sur ses épaules que repose le film, où il déroule enfin sa panoplie d'acteur. C'est drôle parfois, cynique souvent. Je recommande très vivement, car il fait réfléchir.
J'ai beaucoup pensé à "l'homme de la rue" de Capra en voyant ce film. Et je reste persuadé que ce cher Franck aurait adoré tourner ce sujet en or, s'il avait été l'un de nos cinéastes actuels. Le film de Gianolli dénonce beaucoup, n'hésitant pas à surligner, visiblement trop au goût de la grande majorité… mais cela m'a semblé nécessaire à cette fable cruellement actuelle, et que j'ai trouvée totalement jubilatoire.
Une histoire irréaliste, invraisemblable, en manque de cohérence et tirée pas les cheveux------------------------- Un homme inconnu devient connu du jour au lendemain, quelle raison ? Strictement aucune on ne sait pas, même ceux qui demandent des autographes ne savent pas pourquoi ils le font. L'invraisemblance remplie ce film qui veut se dire un drame alors qu'il est impossible de faire d'un drame l'histoire d'un homme qui devient connu sans même le vouloir... Cette idée était dans le film de Woody Allen "To Rome with Love" dans lequel à quelques passages du film on suit Roberto Benigni qui ne comprend pas pourquoi il est connu d'un coup mais là ou Woody Allen lui a réussi son coup c'est que cette partie représente environ 1/5 du film ainsi il réalise un séquence drôle et amusante. Les acteurs ne sont pas mauvais mais l'histoire tellement mauvaise laisse passer au second plan la qualité artistique des acteurs. Coté technique rien d'intéressant, des cadrages sans originalité, un son mauvais car inégal, un montage dénué d'originalité aussi. Xavier Giannoli rate magistralement ce film à cause de son histoire médiocre et invraisemblable sans apporter à la fin aucune explications à la question essentielle comment est il devenu connu !
Histoire: 0/5 Acteurs: 2,5/5 Cadrage: 0,5/3 Mise en scène: 0/2 Musique: 0,5/2 Son: 0/1 Montage: 0/1 Originalité: 0/1
Ne perdez pas 2 heures de votre temps pour ce film. Je n'ai pas pu le regarder en entier, une sieste m'a aidé à passer le temps. Pourquoi? Parce qu'il est nul, tout simplement.
Le sujet aurait été passionnant le traitement gâche tout. Le problème de Superstar est qu il veut dénoncer la célébrité facile, la vacuité des médias, le business de la célébrité, une société vide de sens ou la célébrité se suffit à elle même sans reposer sur rien ... Il veut dénoncer toutes ses choses mais d une manière consensuelle sans vraiment s impliquer. La dénonciation ne peut être fade et la révolte mesurée. Du coup on est face à un film qui passe à côté de son sujet ce qui est d autant plus énervant qu il était intéressant.
Très rapidement ce film m'a ennuyé. Pour Kad et Cécile Defrance, j'ai désespérément attendu que l'intrigue s'enlève. J'ai eu un espoir vers la moitié du film et, finalement, rien. Un film plein de vide.
Sujet intéressant mais baclé... Je n'ai pas compris l'intérêt du film mis à part une critique à outrance des médias. L'interrogation principale du film "Pourquoi" n'obtient ni réponse ni interprétation. Je n'ai qu'un mot à dire: "POURQUOI???"
"Un homme sans histoire devient célèbre du jour au lendemain sans qu'il ne sache pourquoi ?" Voilà le concept de Superstar, qui est très intéressant et qui pourrait faire un bon sujet pour un film. Cependant, comme pour la plupart des films, le concept marche bien pendant 20 minutes, puis après plus rien ! Le reste du film est juste lent, répétitif, ne débouchant sur rien et ce jusqu'à la fin du film...
Une bande-annonce prometteuse mais qui reste grandement mensongère par rapport à ce qu'est vraiment le film ! Dommage !
Ennuyeux, sans queue ni tête et vraiment long. Je ne comprends pas trop l'intérêt de ce film hormis peut-être le fait de se mettre un peu dans la peau d'une personne célèbre et des inconvénients que cela entraîne. Mais bon, au final on s'en fiche totalement...
Cette plongée dans la célébrité rapide d'inconnus est un véritable pamphlet contre les médias de ce siècle mais il manque un vrai quelque chose, de la consistance au scénario pour rendre ce scénario complètement paranoïaque ou kafkaien. Au final entre comédie et drame, on ne sait jamais où l'on est.