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Un visiteur
1,5
Publiée le 18 avril 2014
Bien que ce soit plutôt soigné, il y a bien trop de défauts pour faire d’Une promesse un film au moins correct : un scénario bancal, une mise en scène bien trop illustrative, une musique omniprésente. Et, surtout, le fait de ne jamais croire à cette histoire d’amour, ce qui est encore plus embêtant…
C'aurait pu être un très bon film. L'histoire imaginée par Zweig, et la question qu'elle soulève, celle de la survivance du désir, sont presque aussi belles que Rebecca Hall, incandescente et toute en délicatesse. L'ensemble du casting est convaincant même si Richard Madden est plutôt agaçant. Le problème ne vient pas non plus de l'esthétique, qui est réussie et cohérente ; je pense que ce sont les dialogues qui font tout capoter. Il n'y en avait aucun dans le texte de Zweig et ils ont donc été écrits pour le film... malheureusement. Les paroles des personnages viennent presque à chaque fois rompre le charme présent dans les scènes, transformant un film qui aurait dû être à la fois délicat et poignant en une sorte de mélodrame absolument pas attendrissant. Cependant, Une promesse conserve étonnamment une certaine beauté et un certain charme qui le rendent agréable malgré tout.
En 1990 Patrice Leconte nous offrait le merveilleux Mari de la coiffeuse, son meilleur film à ce jour et sans doute à jamais. Il renoue là avec la veine romantique dans une adaptation de Stefan Zweig. C'est plutôt bien réalisé, plutôt bien joué mais ça ne fonctionne pas vraiment. Richard Madden est sans doute une erreur de casting, en tous cas le couple qu'il est censé former avec Rebecca Hall ne convainc pas. Alors que le film n'est pas très long il donne une sensation d'étirement probablement parce que la matière n'est pas suffisante. Au final on se demande l'intérêt d'adapter en 2014 cette nouvelle. La contribution de Leconte au centenaire de 1914 ?
Un film réalisé par un français, en anglais qui se passe en Allemagne avant la première guerre mondiale. Au delà de ces faits un peu bizarre, Une Promesse sait éviter les poncifs des films traitant de cette époque, se centrant sur 3 personnages principaux, Severus Rogue, Vicky, et Robb Stark, et leurs relations. Tout est prévisible mais heureusement bien filmé ce qui fait de ce film un bon petit moment, pas vraiment mémorable? certes.
Un petit bijou, d'une fidélité rare à l'oeuvre originale. Patrice Lecomte est vraiment un très grand. Maitrise de l'image, des comédiens d'une retenue et d'une justesse remarquable. Un petit bonheur de cinéma
Hormis « Le joueur d’échecs » je ne goûte guère la littérature de Stefan Zweig, pourtant auteur étranger le plus lu en France, et malheureusement ça ne risque pas de s’arranger là… En effet, cela semble très bien adapté certes, les costumes, les décors, les dialogues, les codes et les mœurs reflètent bien l’époque (1912), la photo est belle, le texte est à double sens à de nombreuses reprises, on assiste à un jeu du chat et de la souris incessant (avec le loup dans la bergerie) qui est bien travaillé mais c’est tout et c’est peu. Je m’attendais à un film romantique oui, sans pour autant être tant à l’eau de rose et précieux. A côté de ça la diction est plate, les textes en général sont mornes et les paroles ternes, le début trop rapide et sans transitions, la réalisation est académique (tendance cour magistral), la caméra a des soubresauts parfois (nouvelle vague il parait, bonjour le mal de mer), le synopsis révèle tout d’une trame trop fine, si l’histoire est sobre elle est aussi chiante, le rythme est très lent sans accrocher le spectateur, il y a peu de musique et elle colle aux situations mais quand il y en a elle n’est ni belle ni enjouée, la VF est moche (la voix de Rickman est trop grave), ce dernier fait très strict quand les autres sont très mauvais, pour des amoureux on ne voit rien, aucune passion ni désir et encore moins d’attirance. Pour le dernier film de Rickman je suis déçu, c’était un habitué des classiques de la littérature mais la majorité était bien plus passionnants. Là c’est juste long sans raison, prévisible à souhait, avec un héros mou et sans charisme, qui n’a qu’une expression de chien battu, tout ça pour pas grand-chose au final, merci de la purge.
Leconte aime se coltiner à l'Histoire comme Alexandre Dumas pour lui faire de beaux enfants...après la cour de Louis XVI recomposée en Célimènes et Trissotins de "Ridicule", il transpose et modifie le récit désabusé de Zweig devenu thème mélancolique qui peint la fin d'une époque codifiée Une reconstitution soigneuse des modes de vie juste avant la grande guerre On y sent la perversité du vieux mari spoiler: dévoilée en fin de film le poids des interdits, le gout du transgressif autant d'éléments qui cristallisent (au sens Stendahlien) des refoulements en sentiments exaltés....Le traitement d'une intimité partagée ( source d'amour irrépressible) est rendu avec une force et une délicatesse à la Jane Campion dans" Starlight"..Manque la sublimation de l'art, mais ce jeune ambitieux parait touché par une grâce inconnue. Vous apprécierez ce film si vous êtes esthète et/ ou sentimental...
Depuis Les bronzés en 1978, la filmographie de Patrice Leconte alterne le bon (Tandem, Ridicule, Monsieur Hire...) et le moins bon, depuis quelques années maintenant (Les bronzés 3, Le magasin des suicides...). Sur le papier, Une promesse avait tout pour séduire : une adaptation de Stefan Zweig, un beau casting... Au final, c'est une...
Saurait-il tout faire Patrice Leconte ? Faire marrer la France des seventies à coups de "Bip bip", émouvoir en noir et blanc en faisant se rencontrer Daniel Auteuil et Vanessa Paradis dans un long et chaud road-movie. La réponse est visiblement oui. Le fluet scénariste s'assagit avec le temps et verse à nouveau dans l'émotion, en anglais cette fois et au temps jadis, en adaptant un roman de Stefan Zweig. C'est une très belle histoire d'amour qu'il nous propose là, qui débute timidement, conventions sociales obligent et qui évolue sous forme de promesse qui pourrait avoir des allures de romantique arrangement. L'Allemagne du début du vingtième siècle, avant la guerre. Friederich, interprété par Richard Madden est employé d'une usine de sidérurgie et semble dans les petits papiers de la direction, Karl Hoffmeister, alias Alan Rickman, un vieux barbon, rigide et gris, qui a des circonstances atténuantes, puisque la maladie l'accable et qu'à cette austère époque, l'hôpital américain n'existe pas encore, ce qui ne fait qu'augmenter le caractère angoissé du PDG rarement rieur. Ce dernier a pourtant la chance d'avoir à ses côtés une ravissante trentenaire ( Rebecca Hall ), épouse dévouée, élégante, sexy ( même à l'époque ) et maman d'un petit brun jovial au prénom marrant, Otto. Les affaires vont bien, le jeune Friederich est un salarié exemplaire, sans histoires, qui inspire la confiance de son patron, mais la médecine du travail germaine impose à celui-ci un repos forcé à domicile. "Ach !", il va falloir organiser un nouveau planning pour que le boss garde sa superbe de dirigeant depuis son plumard. Il propose à Friederich de venir habiter leur vaste résidence et de devenir, en plus de prendre sa place à l'usine, son secrétaire particulier. Le jeune homme hésite un peu à quitter sa vie modeste et sa girlfriend du moment pour aller se mêler à la vie bourgeoise et insouciante des Hoffmeister. Mais c'est sans compter sur la présence régulière et convaincante de la maîtresse de maison, Charlotte; qui trouble les sens du nouvel arrivant à raison. Ces deux là se bouffent des yeux, jouent la carte de la politesse; lui, fait faire ses devoirs au fiston impeccablement coiffé, sous les yeux admiratifs et attendris de la maman. Les plus indicibles pensées traversent les esprits des deux jeunes gens, elle: "Mais qu'est-ce que je fais mariée à ce vieil hibou de Karl alors que j'ai sous les yeux c'te beau gosse de Friederich?", et lui: "Elle me rend dingue, avec ses yeux de biche, sa robe corsetée à mort et son air de ne pas y toucher, si je bouge un doigt, je me retrouve dans les faubourgs, dans une chambre miteuse, avec l'ennui pour seul compagnon". La tension évolue doucement entre Charlotte et Friederich, avec délicatesse; ils osent s'aimer en secret, sans mot dire, mais restent cantonnés à l'application des bonnes moeurs de l'époque. Le petit garçon n'y voit que du feu, mais le mari, rasoir mais malin, n'est pas né de la dernière pluie. Il propose à son protégé une sorte de promotion en envoyant celui-ci se frotter aux cactus mexicains pour un long moment. En apprenant la nouvelle, "madame" vacille et la patience des deux amoureux clandestins se fendille pour déboucher sur une promesse... Les trois acteurs principaux, leur jeu affuté, les mélodies de Gabriel Yared, l'adaptation appliquée de Patrice Leconte font de ce long métrage une preuve de plus que les femmes sont capables de nous rendre joliment dingues.
Je voulais savoir ce qu'était le romantisme allemand au début du XXe siècle. Hormis les costumes et l'ambiance feutrés du domicile, pas romantique pour deux sous, ce film m'a mortellement ennuyée. Ces regards intenses, ces frôlements de mains, ces lettres à n'en plus finir qui arrivent puis n'arrivent plus, que de longueur et un scénario plein de non-dit inintéressant.
Un film d'amour dramatique très classique et sans grande surprise. Toutefois cela reste quand même un film intéressant. Aussi l'histoire en devient très douloureuse pour l'héroïne quand le jeune homme part au Mexique, que la guerre éclate car elle est séparée très longtemps de lui, et on souffre pour elle.