Décidément Steven Soderbergh divisera toujours... Le voilà lancé dans l'univers cliché du strip-tease masculin. Depuis un paquets de film Soderbergh se repose une nouvelle fois sur un filtre couleur chaude (ensuite c'est une question de goût). Si l'histoire est assez classique (l'élève surpasse le maitre en gros) le scénario instille 2-3 nuances qui font la différence ; histoire d'amour oui mais en parallèle et surtout ne prend pas la place de la trame principale, les rapports au "boulot" semble cousus de fil blanc mais ça reste bien écrit et les acteurs font le reste. Par ailleurs chapeau aux acteurs, si Alex Pettyfer et Cody Horn (plate de partout même dans son jeu) sont un peu fades les autres assurent. Channing Tatum fait son show mais c'est Matthew McConaughey qu'on remarque, c'est qu'il tient encore la forme et le passage de témoin entre lui et Channing Tatum est le bonus du film, notamment dans leurs rôles respectifs où les échanges offrent de beaux duels d'égos. Le strip en lui-même prend une place importante, peut-être un peu trop mais Soderbergh a su mettre l'atmosphère pour que ça passe avec panache et sans être racoleur. Un bon film donc auquel il manque juste un peu plus de densité, ou du truc en plus, pour être encore au-dessus.
En moins d'un an voici le troisième film de Steven Soderbergh qui débarque sur les écrans. Il y a tout juste un mois, Piégée ne faisait pas vraiment l'unanimité. Malgré son thème, on pouvait légitimement s'attendre à ce que Magic Mike suive le même chemin. Mais contre toute attente voilà le meilleur film du réalisateur depuis bien longtemps. Sa plongée dans le monde des strip-teaseurs professionnels est plutôt réussie. Même si l'histoire n'a rien d'originale, portrait croisé d'une star sur le déclin et de son petit protégé qui monte... La suite sur : http://lecinedefred2.over-blog.fr/article-magic-mike-109323686.html
Un jeune paumé se retrouve plongé dans l'univers du strip-tease masculin, épaulé par un trentenaire qui cherche à sortir du milieu. "Magic Mike" n'apporte pas grand chose de neuf. La vision des clubs de strip-tease est sans concession (apollons musclés en façade, danseurs monétisés et carburants aux drogues en coulisses), sans doute en partie grâce à l'expérience de Channing Tatum qui a travaillé dans ce type d'endroit. Mais il n'y a rien de révolutionnaire, et l'intrigue autour du jeunot qui sombre dans les vices a déjà été vue et revue. Côté acteurs, Matthew McConaughey vole allègrement la vedette au deux protagonistes, à chacune de ses apparitions en manager déjanté mais peu loyal. Et s'il on reconnait la patte de Soderbergh dans la réalisation posée et bien découpée, on a du mal à voir sa personnalité s'éveiller. "Magic Mike" est donc un film très mineur pour le réalisateur. A noter cependant la présence de nombreux numéros qui raviront sans doute la gent féminine.
Le scénario de "Magic Mike" s'inspire de la vie pré-cinéma de Channing Tatum lorsque ce dernier pratiquait le strip-tease en Floride. Le film part donc d'un concept assez mince donnant lieu à une intrigue basique et pas très intéressante. La mise en scène de Soderbergh est pourtant bonne mais même bien réalisé, une histoire vide n'arrive pas à nous captiver. Il n'y avait clairement pas matière à en faire un long métrage et seule la gent féminine pourra trouver un quelconque émoustillement dans ce défilé d'abdos et de (bonnes) chorégraphies sensuelles.
Un peu perdu suite à l'échec de son diptyque sur le Ché, S. Soderbergh repartait vers le circuit indépendant avec ce film au pitch improbable. Pour tout dire, s'il n'en était pas le réalisateur, je ne l'aurais pas regardé, craignant un truc du genre "Step up" et autres joyeusetés, surtout avec C. Tatum en tête d'affiche. Sauf qu'un film de Soderbergh est toujours intrigant. Inspiré, fiévreux, il filme les corps comme peu d'autres cinéastes et les chorégraphies sont très réussies. Loin de moi l'idée de jouer les midinettes mais le spectacle vaut le coup d'oeil. Après, son scénario est malin et joue sur le côté pathétique autant que fantasmatique du job, nous entraînant dans une spirale noire et qu'on croit sans issue. Tatum apparaît enfin comme un vrai acteur, avec à ses cotés un M. McConaughey toujours aussi bon. Un film au scénario classique et au message assez sommaire mais un ton approprié et qui laisse un arrière goût amer, avec quelques séquences de haute volée. Du très bon cinéma. D'autres films sur mon blog
Un film un peu surprenant dans la carrière de S. Soderberg, au scénario un peu atypique. Channing Tatum donne le meilleur de lui même et essaie de nous convaincre dans ce rôle de Table danser.On y croit pas beaucoup et tout cela est très poussif, et au final le film n'apporte pas grand chose.
Après le décevant "Piégée", l'éclectique Soderbergh s'en sort très honorablement avec ce "Magic Mike" qui nous parle de la crise américaine, du mal de vivre des jeunes pas trop friqués, de l'amour(!) à travers une histoire de strip-teasers mâles. Le casting fait la part belle aux pectoraux et autres biscotos. Les spectatrices se pâment devant les belles chorégraphies et les moues enjôleuses du héros plutôt bien interprété par le ténébreux Channing Tatum. On veut croire à la belle histoire d'amour qui se profile entre Mike et Brooke que joue la très sérieuse Cody Horn. Pas d'effets de surprise ou de coups de cymbales, mais une petite musique pas sotte qui en dit beaucoup sur l'Amérique et son petit peuple provincial. Sur le plan cinématographique, Soderbergh fait le job : belles images, beaux cadres, bande originale parfaite. On est quand même un peu gêné par un esthétisme de clip (parfois) et une couleur d'image jaunâtre en extérieurs, qui chargent inutilement le propos.
On ne peut pas dire que ce soit un scénario très poussé mais les personnages sont attachants, bien joués, bien musclés et bâtis ! Le casting est d’ailleurs assez bien trouvé, rempli de beaux gosses qui en feront salivé plus d’unes si bien sûr les femmes qui le regardent sont attirées par ce genre de chose. Je ne le suis pas forcément mais on passe quand même un bon moment devant ce film. Tout est assez bien réalisé, monté et joué à la perfection et du coup le moindre petit détail est assez bien travaillé.
Le savoir-faire de Soderbergh rend ce film plutôt agréable à suivre malgré son scénario ultra prévisible et pas franchement profond. Sorte de Coyote-girls version masculin même si il l'es légèrement différent, au fond il utilise la même base. Mc Conaughey est très bon et Tatum correcte. Au final on es face à un divertissement potable mais pas vraiment mémorable.
Le monde du striptease masculin avec un coté sympathique réalisé en peu de temps par Steven Soderbergh qui a alterné cinq films en deux ans et qui va peut ètre arreter le cinéma dégouté par le système des studios à Hollywood, je pense qu'il nous manquera car la plupart de ses films sont de bonnes qualités. "Magic Mike" est le pseudo de stripteaseur de Mike, le personnage principal et dont le récit se déroule sur trois mois. Mike entraine le frère d'une amie dans le monde du show dans un night club pour plaire à ses mesdames. Le business coule à flot, les filles aussi mais un peu moins à la sœur du jeune de 19 ans qui s'y croit peut ètre un peu trop. Un film qui plaira aux filles devant les shows de mecs musclés beaux gosses (moi je préfère les filles (rire)) mais il y a de belles images que nous concocte le cinéaste avec un fond jaune et une manière de maitriser la caméra. L'histoire est peut ètre déjà vu, je pense notamment à "Cocktail" avec Tom Cruise avec la même thématique mais on passe un bon moment grace au jeu des acteurs comme Channing Tatum, Matthew Mc Conaughey et les autres comédiens qui s'éclatent avec leurs physiques avantageux.
Steven Soderbergh fait partie de ces réalisateurs, cinéphiles, éclectiques et passionnés du Cinéma. Il fait également partie de ces cinéastes, controversés, dont le talent, jugé parfois surestimé, ne fait pas toujours l’unanimité. Désireux de surprendre par envie ou provocation, on penchera pour la première solution. Touche à tout, Steven Soderbergh comme souvent prend un plaisir malin (coupable pour certains) a tordre le cou des clichés des genres dans lesquels il s’aventure, particulièrement présent dans ces derniers métrages (Piégée/Haywire, Contagion). Magik Mike fruit même d’une lecture d’un monde à la limite du pastiche se devait d’être réalisé par un tel metteur en scène, afin de ne pas tomber dans la surenchère de clichés hollywoodiens que le thème impose. Défi relevé haut la main par un réalisateur qui en imposant sa patte et l’intelligence de son savoir faire, donne à Magik Mike une saveur entre deux tons, ni trop sérieux ni trop glamour. En s’appuyant avant tout sur la composition de son casting et de sa direction d’acteurs (quasi irréprochable sur l’ensemble de sa filmographie) Soderbergh apporte cette touche réaliste essentielle au film. Les clichés qui pouvaient prendre forme dans l’élaboration de chacun des personnages laissent place à un regard humain. Cette précision du regard est aussi celle du réalisateur sur la critique qu’il tente de porter sur une société américaine, reine dans le royaume de l’apparence où le culte du corps se veut vecteur social, où la réussite personnelle est autant monétaire que superficielle. Là où un quelconque metteur en scène de studio aurait laissé la dynamique de son récit apathique et sans surprise, Steven Soderbergh réussit à nous surprendre à chaque rebondissement, lors d’un récit pourtant cousu de fil blanc. Il permet de créer le doute lors de certaines transitions narratives. Dans son époque, Soderbergh s’adapte à chaque fois sans jamais se perdre et en laissant une marque parfaite, décelable dès lors, comme une empreinte d’un réalisateur joueur mais non faiseur, chose devenu rare. Si sa mise en scène est le point culminant du film, la cadence désirée et le montage adroit de l’ensemble finisse de parachever les presque 2 heures que Magik Mike tente d’imposer. A ce titre les chorégraphies, à quelques rares exceptions, sont d’une durée parfaites, bordées comme le récit d’un humour et d’une ironie toujours présentes. Channing Tatum confirme sans effort son passé de strip-teaser et affirme son talent de comédien, nonchalant et imposant dans un juste équilibre. Matthew McConaughey lui, donne le change et démontre (avec Killer Joe, sortie dans quelques semaines) la force de son interprétation quand ce dernier est dans la composition de personnages forts et extrêmes. Magik Mike est donc ce parfait mélange de paillettes visuelles, de rythme de mise en scène cadencée, filmé par un réalisateur à la patte « indé » au regard affuté et humain. http://requiemovies.over-blog.com/
"Magic Mike" doit être l'un des films les plus difficiles à "évaluer" qui soient - au point que le critique amateur se demande si cela fait vraiment le moindre sens de porter un jugement sur quelque film que ce soit, hahaha - parce qu'il est tout simplement impossible de ne pas s'extasier devant chacun de ses "éléments constituants", et que, envers et contre toute attente, le résultat final est d'une inconséquence effrayante ! Enumérons donc les forces du film : la mise en scène de Soderbergh (... comme dans presque tous ses films...) est brillante, intelligente, "cool", parfaitement mesurée, à bonne distance des personnages et du récit, avec une belle "respiration" qui permet aux personnages d'exister au delà de l'interprétation "professionnelle" des acteurs ; Channing Tatum est sublime... beau, malin, parfaitement crédible en stripper (un métier qu'il a réellement exercé, je crois...) ; le scénario est parfaitement équilibré, entre réalisme vaguement dépressif et entertainment (on est aux USA, quand même !) léger, permettant de séduire autant la ménagère de moins de 50 ans et le cinéphile français biberonné à la nouvelle vague. Et alors ? Eh bien, "Magic Mike", malgré tout cela, est un film incroyablement creux, délétère, mou, sans substance, aussitôt vu, aussitôt oublié. Et je dois bien admettre que je suis incapable d'expliquer comment on en est arrivé là !
Soderberg tourne des films plus vite que son ombre, si certaines fois on frise le chef d'oeuvre (The girlfriend experience) parfois c'est le nanar (ocean's thirteen, Full Frontal) qui prend le dessus. Ici le metteur en scène s'est intéressé au strip-tease masculin à travers ce film inspiré de la vie de Channing Tatum, strip-teaser devenu comédien or Tatum s'il possède un physique impressionnant et danse réellement bien est un acteur pitoyable surtout face à Mattwee McConaughey, excellent en vieille gloire du strip-tease sur le retour. Le reste du casting est décoratif si l'on excepte la révélation du jeune Alex Pettyfer. Mais si Soderbergh filme magnifiquement bien les chorégraphies et les shows, il en oublie de raconter une histoire, Magic Mike est d'une platitude scénaristique incroyable. C'est cliché, déjà vu et jamais original (Tatum grand frère protecteur du petit nouveau et qui tombe amoureux de la soeur de celui-ci etc etc) mais le film est néanmoins sauvé par la plastique de ces interprètes (abdos et fesses à tire-larigot). Un film pour se rincer l'oeil, Soderbergh ne joue que sur son casting et en oublie de faire un vrai film, dommage car il y a quelques très bonnes idées de mise en scène dans Magic Mike et l'ensemble même s'il déçoit est loin d'être attérant. Un divertissement juste un peu vain...
Très bon film, esthétique et moralisateur, dans un milieu peu connu, le monde du strip-tease masculin devant des cohortes de femmes (femelles ?) hystériques, en apparence du moins. Esthétique car fait avec fluidité et recherche, tant dans le montage que le cadrage et la réalisation des shows. Moralisateur car très convenu derrière la superficialité des personnages. Le jeune qui veut s’en sortir, coincé entre la brune pulpeuse et fatale et la blonde vertueuse… qui vaincra ! Et le petit frère qui fait des bêtises mais reviendra dans le droit chemin ! Donc un film très américain, qui peut agacer certains, mais réussi, en particulier grâce à ses interprètes peu connus (sauf McConaughey) mais performants.
Ne décolle jamais vraiment, et fait de ce genre de vie un lieu de d'ébauche plus que du travail. Dommage quand on sait que le but était plus de vouloir s'en sortir. Chouette casting, mais sorti d'un sexy sous entendu (entre triolisme et partage de femmes...), le tout rame pour une durée bien trop longue.