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petitbandit
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1,5
Publiée le 28 juin 2012
Si le début est prometteur et la chronique sociale bien emmenée, le film sombre vite dans les bons sentiments et l'absence totale d'une histoire un tant soit peu crédible. Les acteurs en deviennent grotesques, un mélange de gloubi boulga à "je t'aime moi non plus, on est des gentils rebelles", la caricature n'est pas loin : le gros dur au coeur tendre qui devient expert en whisky, l'éducateur Robin des bois, le débile attendrissant, la cleptomane sympathique... Ken Loach en vieillissant nous pond des films pour "bobos" politiquement correct et oublie ses racines que sont le mélodrame social et la dénonciations des injustices. Pas grave si vous le ratez !!
A chaque film de Ken Loach, on est priés de bien vouloir se prosterner devant le maître du film social à l'anglaise. Moretti et son jury, ainsi qu'une bonne partie de la presse, ont semble t-il convaincu le public, étrangement prompt à s'émouvoir de mélo social déjà vu cent fois ailleurs et en mieux (y compris chez Loach lui-même), et à s'esclaffer devant un humour pourtant assez facile (les blagues avec l'idiot du village étant non seulement peu fines mais en plus carrément redondantes). On est donc appelés à être touchés par la beauté de ce conte social, réalisé par un homme choisissant pour une fois la comédie pour arriver à ses nobles fins, à savoir : on peut bien piquer un peu aux riches, ça ne fera de mal à personne. "La Part des Anges", malgré ses allures d'illustration télévisée d'un tract du NPA, aurait pu être sympathique s'il avait été doté d'un scénario bien écrit (il est fascinant de constater qu'à peu près tout les enjeux dramatiques de la première partie du film sont oubliés durant la deuxième, ou tout au plus évacués à la va-vite dans les trois dernières minutes) et d'une mise en scène intéressante (tout y est tristement plat). Il y a tellement peu de cinéma là-dedans qu'on devrait plutôt parler d'un "film de Paul Laverty", Loach se contentant juste de filmer les laborieux écrits de son scénariste. "La Part des Anges" confirme, mais cela devrait malheureusement passer inaperçu étant donné le succès public du film, que la marque "Ken Loach" est en train de devenir une bonne arnaque, en plus d'être l'argument prolo préféré des festivaliers cannois.
insignifiant et sans intérêt ..préférez Starbuck cette semaine, qui réussit à maîtriser parfaitement comédie, drame, chronique sociale et réflexion sur la paternité, les mêmes éléments que Ken Loach aurait voulu marier sur ce film ..mais il faut bien constater que la mayonnaise ne prend pas; les deux parties sont trop distinctes et n'arrivent jamais à se mélanger, social d'un côté, comique de l'autre, la fracture est trop grande, Loach n'est pas woody allen et il devrait le savoir.
Je ne m’attendais pas à rire autant devant le film. Il est vraiment très plaisant. Le scénario est simple, très bien écrit et très bien géré dans son récit. La mise en scène et très épurée, et les personnages sont extras. Voilà les ingrédients de Ken Loach pour ce petit film d’1h40 sur l’histoire d’un homme et sa revanche social, c’est-à-dire les pauvres sur les riches. Ceci avec une petite touche d’humour par ci et une touche dramatique par-là, vraiment très efficace. Le réalisme de cette partie cachée de la Grande Bretagne est frappant, d’autant plus que les acteurs sont vraiment très justes dans leur jeu. La mise en scène est simple mais très propre et nous balade dans la vie de ce jeune homme, elle est belle et fluide dans les ses bons moments et très saccadé dans les moments de violence. La scène dont je me rappellerais le plus est celle dans la distillerie qui est vraiment très bien géré, on a une sensation de suspens très plaisant. Cependant, même si j’aime beaucoup cette scène je trouve malheureusement que la fin est un peu trop facile pour un sujet de cette envergure, mais d’un côté c’est une sorte de moquerie de la part de Ken Loach de montrer la facilité qu’ont eues ces jeunes à ridiculiser la bourgeoisie. Je dirais donc que c’est un film très original et sympathique, qui soulève des sujets intéressants mais qui malheureusement se perd un peu en route vers la fin. En tout cas pour ce que j'ai vu du Festival de Canne, il mérite son prix du jury ( pour l'instant ).
Original de la part du réalisateur mais peu novateur sur le style. Ressemble trait pour trait à un film de Woody Allen mais dans le bon sens du terme: bien joué et malicieux sur le fond malgré le drame social qui le caractérise.
Une fable sociale dans l’Ecosse actuelle où les jeunes paumés se relancent via une magouille maline dans le monde du whisky, du pur cinéma anglais oscillant entre tendresse et des personnages hauts en couleur pour un constant désespérant à l’origine mais revigorant sur la fin. K.Loach est définitivement un grand réalisateur.
Le socialiste Ken Loach a l'habitude de nous faire suivre des personnages de milieux défavorisés, c'est le cas de Robbie, jeune délinquant qui a du mal à e contrôler, toujours empêtré dans des rixes en tous genres. Suite à une condamnation pour travaux d'intérêt général, il rencontre Henri, éducateur, un homme qui lui fera découvrir la dégustation de whisky. Ken Loach, comme à son habitude, peint les milieux pauvres du Royaume Uni avec beaucoup d'empathie. On suit avec plaisir cette histoire d'amour, d'amitié et d'espoir vers une vie meilleure. De plus, plusieurs passages ont une connotation comique, ce qui est agréable. Un film assez banal mais plaisant.
Une comédie dramatique sur fond de crise sociale assez convenue. On rit assez peu, j’ai trouvé que le sujet était traité avec beaucoup de naïveté. Bref, je n’ai pas été emballé plus que ça par ce film. Je ne dirai pas que c’était mauvais mais ça m’a laissé indifférent. Ah et on en apprend un peu sur le whisky si ça vous intéresse.
" Le film "La part des anges " est une belle comédie sociale sur le monde du métier de dégustateur des alcools, whisky. Ken Loach alterne entre la comédie légère et croustillante et le drame social avec beaucoup de subtilité et de finesse. Ce film nous laisse dans une folle aventure du groupe des délinquants qui vont s'initier secrètement à l'art et au goût du whisky grâce à un éducateur encadrant. Robbie, un jeune délinquant le pousse à voler une bouteille de whisky, rare pour le revendre au noir au prix fort en aspirant du whisky dans un tonneau. Il va se découvrir un don pour la dégustation du whisky. Humour très british ! les personnages sont attachants par leur caractère pataud et leur naïveté. Par mal ce film ! "
Une histoire de pieds-nickelés made in england savoureuse et très réussie menée de main de maître par le réalisateur Ken Loach : celle d'un jeune délinquant de Glasgow condamné à du travail d'intérêt général qui, au contact de l'éducateur, va trouver un sens à sa vie en partageant sa passion du whisky et en se lançant avec 3 comparses dans une lucrative arnaque de bouteilles. Si ce long métrage plus léger fait rire, l'engagement du cinéaste en décrivant avec justesse la violence et la pauvreté actuelles est toujours bien présent.
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4,0
Publiée le 15 septembre 2018
De la vie d'une petite frappe à Glasgow à une vie enfin heureuse, c'est la « part des anges » selon Ken Loach! il est question ici de dèlinquants sans intelligence, de joie de vivre et de beaucoup d'espoir! Tout le film gravite bien entendu autour de ce personnage attachant constamment rattrapè par son passè de voyou qui permet à Loach de rester fidèle à ses obsessions sociales avec beaucoup de solidaritè, d'humour et de tendresse! Le Robbie en question va se rèvèler extrêmement douè pour analyser les arômes de la boisson et pas seulement, parce qu'avec quelques acolytes, il va se lancer dans un nouveau coup fourrè : le vol d'un whisky très rare! Encore faut-il passer inaperçu lors de la vente aux enchère du fût en question! La comèdie sociale est devenue la marque de fabrique de Loach qui signe une nouvelle rèussite avec un casting sans faute et une conclusion magnifique! Le titre du film nous fait savoir que les fabricants d'alcool perdent environ 2% d'alcool tous les ans! L'alcool tel que le whisky disparaît puis s'èvapore dans l'air avant d'être perdu à jamais! Prix du Jury au Festival de Cannes 2012...
Ken Loach continue de faire des merveilles, ses films se suivent les uns après les autres avec une constante régularité et c’est toujours avec le même enthousiasme que l’on prend plaisir à les découvrir. Avec son très beau titre (qui fait référence à l’infime part d’alcool qui s’évapore des fûts lors de la distillation) La Part des Anges (2012) nous plonge de plein fouet dans la misère de la banlieue britannique, à Glasgow avec tous ces laissés-pour-compte. On y fait la rencontre de Robbie, un délinquant à ses heures perdues et jeune père de famille depuis peu. Devant effectuer des "T.I.G" (Travail d'Intérêt Général), Robbie va se découvrir un talent (voir plus, une porte de sortie) en devenant un dégustateur de whisky capable d’identifier les cuvées les plus exceptionnelles. Ken Loach a toujours eu cette facilité à nous retranscrire avec beaucoup de réalisme l’univers de ces laissés-pour-compte en dépeignant des jeunes livrés à eux-mêmes, sans job, sans réel avenir et sous perfusion d’alcool. Aussi surprenant que cela puisse paraître, le film alterne habillement entre comédie et drame social, et ce, en grande partie grâce à ses (jeunes) acteurs (mention spéciale à Paul Brannigan).
Une fois n'est pas coutume,Ken Loach,associé pour la 12ème fois au scénariste Paul Lafferty,choisit l'angle de la comédie burlesque pour illustrer ses préoccupations sociales sur l'Angleterre pavillonnaire des chômeurs,des déshérités et des délinquants. "La Part des Anges",après une première demi-heure sous haute tension,s'oriente de plus en plus vers un optimisme forcené qui confine presque à la naïveté. Loach a envie de donner une seconde chance à ces petits voleurs un peu bas du front,en les confrontant au milieu fermé des distilleries de whisky. Le contraste est saisissant et permet des gags hilarants portés par des acteurs non-professionnels,donc frais et auxquels on s'identifie aisément. Comme d'habitude,Loach se fiche royalement de dynamiser sa mise en scène,ou d'adopter un rythme en phase avec son sujet. Le cap de la mi-parcours est difficile à passer,d'autant que la trame n'est jamais complétée. Mais on suit avec un réel plaisir ces Pieds Nikélés qui se prennent pour Robin des Bois en rêvant tout haut d'un avenir meilleur. Un peu d'illusions dans ce monde de brutes...