Je suis allée le voir sans avoir vu la BA ni même lu le synop, j'ignorais donc totalement ce que ça allait raconter. Et j'ai bien fait ! J'ai pas douté une seule seconde de l'histoire, c'est crédible car c'est juste une bande de "ratés" qui vont peut-être réussir un coup. Ken Loach raconte vraiment de belles histoires. Le "héros" est très bien cadré, c'est super drôle, c'est touchant, c'est encore une belle vie d'Ecossais :').
Un film sans prétention à la sauce Ken Loach. Une histoire qui semble à première vue assez banale, mais nous porte par son coté authentique et la proximité des personnages. L'ensemble devient rapidement attachant et les valeurs transmises dans ce film sont universelles : "On ne choisit pas d'où l'on vient, mais on décide où l'on va".
Le cinéma de Ken Loach peut paraître pompeux, intello et exigeant, peut-être la faute à sa présence trop marquée à Cannes. Mais qui s'y penche vraiment pourra se rendre compte que ce cinéma est universel, accessible et proche du peuple. La réalisation toujours magistrale, les personnages attachants, le propos, tout participe à faire de ce nouveau film un "feel good movie". Certains parlent de "film mineur" dans la filmo de Ken Loach, je ne suis pas de cet avis. Cet homme ne fait pas de films mineurs ou importants, il fait juste des photographies sociales à un instant, un endroit, pour à la fois pointer du doigt, mais aussi délivrer des messages positifs. Plus je découvre les films présents à Cannes en 2012, et plus j'ai du mal à comprendre l'incohérence de son palmarès.
Ca fait du bien de rire avec des sujets graves (la pauvreté, la délinquance, l'ennui, l'amitié, la violence et quelques scènes de bonté pure) Tous les comédiens sont excellents et Ken Loach comme d'habitude aime les" petites gens " A voir absolument dans la joie et la bonne humeur
La bande annonce reflète parfaitement l'ambiance du film une bande de jeunes égarés qui vont tentés tant bien que mal de se remettre dans le droit chemin . Pour cela ils sont tous sanctionnés de travaux généraux mais il y aura peu de moment pour s'amuser de leurs conneries lors de ceux ci . En effet très vite ils vont tenter un pari aussi barré qu'eux celui de piquer un Whisky une fortune qu'il pourront revendre et ainsi se faire de l'argent facile . Cela cache une réalité social de ses jeunes un peu perdu dont le héros principal mêlé a des affaires de bandes aura du mal a se défaire malgré sa bonne volonté , cela est très bien démontré ici et parait très réaliste . Leurs chef de bande se prend d'attachements pour cette bande pas très futé mais il est vrai attachant et pas si méchant et chaque personnage a sa caractéristique entre le chef de bande , le blaireaux inculte savoureux et la voleuse compulsive on suit avec plaisir leurs périples pour arriver a leurs fin . Entre message social , humanisme , comédie et drame un savoureux mélange de saveur tel un whisky qui tient l'un des rôles principaux du film a consommer ... sans modération .
Un film social réaliste, dur et tendre à la fois. On se laisse prendre par l'histoire de ces gars un peu paumés de Glasgow qui finissent par réaliser la prouesse digne des plus grandes entourloupes de gangsters en volant un whisky prestigieux. C'est drôle et émouvant.
"La part des anges, c'est joli", comme le dit fort bien le héros. Mais pas très moral quand les anges sont de petits délinquants en mal de rééducation. Il est vrai qu'il ne récupèrent qu'une partie infime d'une spéculation capitaliste sur les whiskies. C'est là où Ken Loach montre que les vraies valeurs ne sont pas celles des marchés.
J'adore Ken Loach... me réjouis chaque fois que j'apprends qu'un nouveau film de lui va sortir Encore un fabuleux moment de cinéma grâce à lui. Merci Que du bonheur
Ken Loach porte un regard tendre sur des personnages englués dans un contexte social difficile qui les amène à des situations et des actes dont il n'y a pas lieu d'être fier. Ils sont dangereux pour les autres et pour eux-mêmes. Et voilà une équipe bien foireuse à laquelle on se mêle volontiers. D'autant que même si le tableau est sombre, il est bourré de messages positifs sur la bonté salvatrice et la bêtise qui se retourne contre les méchants..
Bon, ce ne sera pas encore pour cette fois... Six ans après « Le Vent se lève », nous sommes toujours à la recherche du digne successeur de ce dernier, qui n'est donc pas « La Part des Anges ». Pour autant, toutes les nouvelles ne sont pas mauvaises : après un « Looking for Eric » moyen et un « Route Irish » plutôt manqué, on a un peu retrouvé le réalisateur qu'on aime : engagé et chaleureux, sociale mais pas chiant et surtout profondément humain. Car j'avoue avoir été attendri à plusieurs reprises par ces gentils bras cassés écossais : c'est que Loach ne cherche jamais à les idéaliser, à les rendre bien sous tous rapports. Au contraire, ces derniers sont plutôt vulgaires, pas toujours très futés et font pas mal de conneries, apportant ainsi un vent de fraîcheur agréable à un récit au demeurant sympathique. Le réalisateur de « Raining Stones » joue en effet pour l'occasion la carte de l'optimisme, au point de paraître parfois naïf, sans pour autant que cela nous dérange vraiment. C'est que ça fait du bien aussi de la légèreté de temps à autre, tout comme d'avoir régulièrement le sourire aux lèvres : c'est le cas ici. On regrettera seulement quelques lourdeurs et cette impression que malgré tout, le feu sacré semble avoir quitté Ken Loach, l'étincelle caractérisant tant de ses œuvres étant à nouveau absente. Un constat légèrement en demi-teinte donc, qui j'espère ne vous empêchera pas de voir cette « Part des Anges » au demeurant fort bien jouée et plaisante.
Après quelques essais déplorables dans le domaine de la comédie, Ken Loach réussit cette fois à donner un humour très sincère à sa nouvelle fable sociale. Car, comme toujours chez lui, Loach nous dépeint avec justesse un milieu très précaire et des personnages en situation délicates en leur donnant une sympathie inégalée. Ici, se sont de jeunes délinquants dont la réinsertion sociale semble impossible qui sont au centre de cette sympathique histoire qui sert également au réalisateur de nous faire découvrir l’univers des distilleries de whisky écossaises. Le tout va basculer vers un scénario bancal qui semble vouloir être une parodie de film de cambriolage. Cette partie est heureusement sauvée par le divertissement qu’apportent les acteurs, tous très justes dans leurs personnages. Ce savant mélange de genre rend le film plus intelligent qu’il n’y parait tout en étant très distrayant.
Cette rédemption par le whisky (du petit tonneau d'exception, à "part des Anges" en rapport, à l'expédition des "Anges", délinquants violents absous par définition au nom de l'inégalité sociale), un rien roublarde (flouer un riche Américain, stupide par définition, et s'enrichir par ricochet d'une manière à découvrir : pas grave !) donne un spectacle fédérateur (Pieds-Nickelés rigolos et chef malin autant que doué par Dame Nature), mais évidemment pas un film de taille à marquer le 7ème Art (récompense à Cannes surprenante), et même pas la propre filmo de Loach (et Laverty) qu'on a connus mieux inspirés et plus percutants. Bon casting et affiche sympa.
Un peu déçu car je n'aurai pas décerné le Prix du Jury à Ken Loach. Peut-être ne suis-je pas rentré assez en profondeur dans le sujet, bien que la narration soit très subtile, je trouve le travail de Leos Carax bien plus admirable et ambigu. Au départ, j'ai vraiment apprécié le retournement de genre entre comédie et drame, subtilement amenés et justement joués par un jeune acteur prometteur. Bien qu'on ne comprenne rien à leur anglais dialecte, "La part des anges" dévoile le double tranchant humain et montre que les erreurs sont rattrapables et corrigeables et correspond parfaitement à la citation : "Chasser le naturel et il revient au galop.". Un groupe de jeune délinquants se voient amenés à faire des travaux d’intérêts publics. L'un d'entre eux, arrêté pour avoir anéanti un jeune homme sous l'effet de la drogue, veut vraiment changer de vie sous l'influence de sa petite amie et de son fils qui vient de naître. Il sympathise avec le formateur et établira avec lui une relation privilégiée, comme un père qu'il n'a pas eu. Il lui fait découvrir un goût inné pour le whisky et ses particularités. Plus tard, après une visite dans une distillerie et un succès remarqué dans un "blind-test", le jeune homme va tenter avec ses amis délinquants de frapper un dernier coup lors de la mise aux enchères du whisky le plus délicieux et le plus rare au monde, le Malt Mill, tant convoité par les collectionneurs... Ken Loach aborde le début comme un effet yoyo où le spectateur constate un humour fin et bien placé ainsi qu'une justesse dans les émotions violentes du personnage principal. Dès lors, l'histoire du whisky fait son entrée et j'ai tout de suite été moins séduit malgré la métaphore évidente entre le titre (dont la signification subtile est dévoilée dans le film) et la situation des personnages qui tentent de remonter la pente d'une façon inappropriée et risquée. Il n'y a pas grand chose à dire sur les acteurs qui se montrent très persuasifs et naturels. J'ai perdu le fil de l'histoire dès l’enchaînement du whisky qui m'a semblé être une échappatoire trop légère pour le renouveau de ces jeunes personnages, mais l'humour typiquement anglais est toujours intimement présent au sein des scènes. J'ai été quelque peu déçu mais je ne me suis non plus pas ennuyé.