Detachment
Note moyenne
4,0
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517 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 18 septembre 2012
"Pendant toute la journée d'automne, journée fuligineuse, sombre et muette, où les nuages pesaient lourd et bas dans le ciel, j'avais traversé seul et à cheval une étendue de pays singulièrement lugubre et, enfin, comme les ombres du soir approchaient, je me trouvai en vue de la mélancolique Maison Usher. Je ne sais comment cela se fit, mais, au premier coup d'oeil que je jetai sur le bâtiment, un sentiment d'insupportable tristesse pénétra mon âme. Je dis insupportable, car cette tristesse n'était nullement tempérée par une parcelle de ce sentiment dont l'essence poétique fait presque une volupté, et dont l'‚âme est généralement saisie en face des images naturelles les plus sombres de la désolation et de la terreur. Je regardais le tableau placé devant moi et, rien qu'à voir la maison et la perspective caractéristique de ce domaine, les murs qui avaient froid, les fenêtres semblables à des yeux distraits, quelques bouquets de joncs vigoureux, quelques troncs d'arbres blancs et dépéris, j'éprouvais cet entier affaissement d'âme, qui, parmi les sensations terrestres, ne peut se mieux comparer qu'à l'arrière-rêverie du mangeur d'opium, à son navrant retour à la vie journalière, à l'horrible et lente retraite du voile. C'était une glace au coeur, un abattement, un malaise, une irrémédiable tristesse de pensée qu'aucun aiguillon de l'imagination ne pouvait raviver ni pousser au grand. Qu'était donc - je m'arrêtai pour y penser - qu'Ètait donc ce je ne sais quoi qui m'énervait ainsi en contemplant la Maison Usher?
C'était un mystère tout à fait insoluble, et je ne pouvais pas lutter contre les pensées ténébreuses qui s'amoncelaient sur moi pendant que j'y réfléchissais. Je fus forcé de me rejeter dans cette conclusion peu satisfaisante, qu'il existe des combinaisons d'objets naturels très simples qui ont la puissance de nous affecter de cette sorte, et que l'analyse de cette puissance gît dans des considérations où nous perdrions pied. Il était possible, pensais-je, qu'une simple différence dans l'arrangement des matériaux de la décoration, des détails du tableau, suffit pour modifier, pour annihiler peut-être cette puissance d'impression douloureuse; et, agissant d'après cette idée, je conduisis mon cheval vers le bord escarpé d'un noir et lugubre étang, qui, miroir immobile, s'étalait devant le bâtiment; et je regardai, mais avec un frisson plus pénétrant encore que la première fois, les images répercutées et renversées des joncs gris‚tres, des troncs d'arbres sinistres, et des fenÍtres semblables à des yeux sans pensée."
Cette situation de "La Maison d'Usher", d'Edgar Allan Poe, clôture non seulement le film de façon apothéotique, mais de surcroît, est aussi le commentaire le plus juste que l'on puisse en faire.
En effet, on glisse, petit à petit, un peu à reculons même au début, à la vue d'un montage et de plans, qui semblent comme des murs décrépis, couvert de lambris clichés, stylistiques, cache-néant. Et puis on se retrouve à quatre pattes, à poil, à quatre quarts, mélancoliques. Touché, en pleine "Arrière-rêverie du mangeur d'opium", et on écarte les cuisses, manipulés de bas en haut, au bord des larmes.
Le lambris nest plus qu'une couche de spleen, qui recouvre une couche de dur, qui recouvre une couche synesthésique et l'on est claustrophobe au beau milieu d'une pièce à vivre pleine d'espoir.
Et tout s'enchaîne comme une mélodie délicate, on se laisse bercer par la réalisation qui nous faisait au début bander mou, on bande tant le jeu de TOUS les acteurs est bon, un Adrien Brody qui a pour se film investit, bien plus de lui que de son cash, ainsi producteur par la foi à qui l'on a rien à reprocher.
Ah si, le seul bémol, ses apartés tout du long, qui n'ont au finish aucun sens, si ce n'est briser un peu l'harmonie tout entière. Si seulement, à mon sens, ces apartés avaient été réunis en une seule, juste à une des extrémités, où même, j'aurais tourné la page s'il y ait eu un fil qui devint à la fin sensé.
Et puis quelques clichés qui subsistent tout de même, d'essence ou de décor...
Sinon, "C'était néanmoins dans cet habitacle de mélancolie que je me proposais de séjourner pendant quelques..."
Quatre-vingt dix sept minutes.
defleppard

483 abonnés 3 679 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 16 septembre 2012
Les méchants élèves au sein d'un établissement défavorisé qui vont avoir un professeur de qualité. La réalisation n'est pas à la hauteur et ne donne pas envie de s'engager dans ce film. 1 étoile et demie.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 15 septembre 2012
Un très bon film, porté par un acteur juste parfait pour le role! Le scénario fait un peu réchauffé, et ce n' est clairement pas le genre de film qu' on regarde pour égailler sa journée mossade, mais voila dans son registe le film apporte son lot de fraicheur. A commencer par une réalisation peu commune, un casting impeccable, une très bonne BO...Bref j' ai beaucoup aimé, réaliste sur pas mal de points!
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 15 septembre 2012
Ambiance très particulière pour ce film qui dégage quelque chose de fort. Sûrement grâce à la performance d adrian brody
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 13 septembre 2012
Ce film est bourré de clichés, certaines scènes sont surjoués, ça sonne faux. Il n'y a ni queue ni tête...
Quand au "c'était le rôle pour Adrien Brody" c'est vraiment n'importe quoi, il était beaucoup
plus convaincant dans "le pianiste" par exemple.... enfin bref.... un beau zéro pointé.
Ce film n'apporte rien, la violence à l'école? Tout le monde le savait déjà.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 11 septembre 2012
DETACHMENT est un bon film, qui ne prétend pas être un chef d'oeuvre, mais qui cherche à renouer avec les vieux classiques américains, ces films où les acteurs sont première ligne, aux côtés du scénario !

D'ailleus, il me rappelle un classique du genre : Grain de Violence, un film de 1955 qui traitait des problématique de délinquence en milieu scolaire.
Bien entendu, le style est diamétrallement opposé.. Je vous laisse découvrir les 2 films pour comparer ;-)

Les protagonistes sont d'une extrème fragilité, et le casing est de grande qualité.
Avec un Adrian BRODY devenu maître dans l'art d'exprimer sa sensibilité à fleur de peau, l'acteur aurait pu faire de l'ombre à ses petits camarades.. Que néni, enfin une révellation :

Sami GAYLE !!
Son visage pétillant rappelle Liza Minelli, dans un rôle à la Jody Foster dans Taxi Driver.
Cette petite est lucide, Bluffante, elle ne joue pas, elle vie le rôle..

Petite remarque à ALLO Ciné : la fiche de Sami GAYLE est incomplète.. vide même.
Il faut vite remédier à cela, cette petite a un talent prometteur.

Bon film.
Vive le cinéma.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 septembre 2012
Tony Kaye revient après american history X et signe un nouveau chef d'oeuvre esthétique. D'une puissance terrible ce film m'a bouleversé.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 12 septembre 2012
De nombres des élèments genants constituant cette oeuvre, le plus terrible d'entre eux est que nous sommes pris en otage à tout les niveaux de notre intelect. Enchantant les moralistes de pouvoir nous assassiner à la moindre remarque déplaisante sur la quantité de désespoir d'un nihilisme cru, en passant par une manière conventionnelle, scolaire, protocolaire de traités les sujets psychologiquement source de délire morbide, justifiant les effets de style documentariste et implorant le pathos au moindre petit obstcacle émotionnelle dont la narration est normalement responsable de rendre un peu plus riche en intensité dramatique qu'un simple festival de pleurnicherie. Le monde exploré est une réalité éprouvante mais il est assez regrettable que les jeunes suffisament ridés par une société qui ne fait qu'alerter sur les retraites et les assurances vie n'aient qu'un flingue braqué sur la tempe. Comme le symbole d'une morale sociétale de la pitié nihiliste n'envisageant rien d'autre que de voir sa vie finir sans aucun espoir avant même d'avoir existé, la jeunesse ne semble plus inspiré grand chose à nos soi-disant observateurs et pseudo intelectuels. Si Albert Camus disait qu'il se sentait aussi détaché de lui même que présent dans le monde dans lequel son être vivait, nos bon vieux moralistes feraient bien de prendre du recul sur leur égos aussi gigantesque que les lymbes de l'apocalypse qu'ils se plaisent a voir dans un monde qu'ils ne font qu'effleurer d'un regard méprisant sur les forces de l'espoir et de la volonté, qu'ils ne se donnent même pas la peine de vouloir contempler. Lorsque la noirceur se veut totale dans la décadence de la surenchère, elle n'existe pas. La vrai holocaust de nos temps modernes et d'affirmer que toute choses est absolue, en particulier le desespoir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 septembre 2012
A voir !!! le sujet est dur, mais réel et réaliste...Les interprétations sont "justes"...Un film à voir et à penser..
Pélynsse P
Pélynsse P

68 abonnés 489 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 septembre 2012
pas mal
iYoma
iYoma

1 abonné 33 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 septembre 2012
Excellent film interprété de manière subtile et pleine d'humanité par un Adrien Brody toujours extraordinaire, le reste du casting est lui aussi à la hauteur ! Une découverte en plus en la personne de Sami Gayle, jeune actrice fantastique de justesse dans son rôle de jeune fille à la dérive. Le scénario est bien ficelé, le montage également avec quelques effets venant appuyé aux bons moments l'intensité dramatique, Tony Kayle a réussi la délicate mission de rendre, avec beaucoup de sensibilité et de justesse, une réalité hélas très actuelle, à savoir la déliquescence d'un système éducatif, l'abandon d'un pouvoir législatif devenu le serviteur du monde financier spéculateur. Du spécifique au général, et vice-versa.
xavierch
xavierch

54 abonnés 1 167 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 septembre 2012
Un film d'un pessimisme absolu, ultra dur, et qui laisse a penser que l'adolescence est vraiment un cap très dur à passer, ce qui est souvent le cas. On en ressort bouleversé, et même si le film est un peu lent, il est très bon, avec notamment un formidable Adrien Brody.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 3 septembre 2012
Je viens juste de voire le film et j'en suis vraiment content. Tout d'abord les acteurs signent une prestation magistrale (notamment Brody et la jeune prostitué) on ressent bien l'usure et la perte d'espoire de tout ces différents personnages. Le point de vue du réalisateur qui est de faire comme un pseudo documentaire par moment est bien maitrisé pour soutenir le réalisme du film.
La vision extrêmement pessimiste du monde qui ressort de ce film (et pas que du systeme scolaire) est tres appuyé mais judicieuse. (le grand pere qui deperie a l'hopital, la jeune mal dans sa peau en manque d'amour et d'attention, le prof qui se gave d'antidepresseurs)
Ce qui, pour revenir au sujet purement scolaire du film est - je trouve- bien dit, est que le responsable de tout cela, au dela du système scolaire, ce sont les parents de tous ces jeunes qui sont decouragés de s'occuper de leurs enfant et qui son absents. La question que l'on se pose est "pourquoi cet abandon de la part de tout le monde, des eleves, des parents et des professeurs?" Mais bon je m'égare.
Au niveau mise en scene, je la trouve vraiment de temps en temps surfaite et un peu prétentieuse mais cela ne m'a pas gêné plus que ca.

9/10
Pleymo210
Pleymo210

54 abonnés 499 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 septembre 2012
Et si Detachment était LE film enfin taillé pour Adrien Brody après "Le Pianiste"? Et si Detachment était un film beaucoup trop sous-estimé? Et si Detachment était le chef d'oeuvre de l'année? La réponse est clair, oui, oui et oui . Adrien Brody brille dans ce film peut être comme il n'a jamais brillé, de tout évidence ce rôle était fait pour lui. Il interprète à merveille ce professeur remplaçant de collège rongé de l'intérieur face à la réalité de sa vie puisque l'on a que très rarement vu un film aussi pessimiste et pourtant si ingénieux. Le visage martyr tout le long du film Adrien Brody fait face à la réalité d'un collège dit difficile ajouté à cela sa rencontre avec une jeune prostituée qui elle aussi brisée par la vie , puis son père interné en hôpital psychiatrique et pour finir la santé mentale fragile d'une adolescente qui ira jusqu'à se donner la mort. Alors oui Detachment n'est pas le film optimiste qu'on va voir pour se fendre la poire mais ce n'est pas une excuse, tout honnête cinéphile se doit de le voir rien que pour la performance d'acteur de Brody (oui tellement grand qu'il a le mérite que je le dise trois fois), mais aussi par la multitude de seconds rôles absolument géniaux (James Caan, Lucy Liu, etc) mais aussi les jeunes talents qui sont tous brillants. Poignant, bouleversant, pychologiquement violent, incroyablement prenant. Tony Kaye ce n'est plus seulement "American History X" c'est certains.
ozz
ozz

8 abonnés 232 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 septembre 2012
Un film émouvant et très "dur" à ne pas mettre entre toutes les mains....
Un monde sans avenir, les gens face à leurs angoisses... et au milieu de tout ça: l'éducation et ses enseignants. Eux même ne valant guère plus en termes de motivations...
De la violence, de l'agressivité, de l'incompréhension,... mais cette fois-ci prises avec philosophie, compassion,... par un homme / enseignant lui aussi pris dans ce gouffre d'incertitudes qu'est la réalité!
Ce film est fait pour les gens qui ouvrent les yeux sur notre société et notre rôle dans l'avenir...
Poignant!
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