Dans la maison
Note moyenne
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916 critiques spectateurs

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Incertitudes
Incertitudes

263 abonnés 2 337 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 avril 2016
Un film littéraire au climat anxiogène à ne pas mettre entre toutes les mains comme le dit Kristin Scott Thomas à la fin en parlant du récit de ce jeune Claude très en avance sur son âge. Bon, déjà, Fabrice Luchini en prof de français. On connaît sa passion pour les grands textes qu'il lit ou qu'il joue régulièrement sur scène. Ce rôle était taillé pour lui. Il n'en fait pas trop et dieu sait que j'aurais aimé avoir un enseignant comme lui. Ça m'aurait un peu réconcilié avec l'école. Entre ce prof de lettres et cet élève va se nouer une étrange relation. Père/fils au départ déviant bien vite vers le glauque. La misère sexuelle touche tous les personnages de l'histoire. Pas uniquement la famille décrite dans la rédaction. Ozon nous donne également une leçon d'écriture à laquelle tous les romanciers en herbe devraient s'inspirer. Et à l'approche des épreuves du bac, pour l'écriture d'invention, ça ne peut pas faire de mal. Là où Ricky et Angel ne m'ont pas trop convaincu, avec Dans la maison, Ozon retrouve l'esprit de ses premiers films comme Sitcom et Sous le sable. Dans la maison s'adresse à tous les nostalgiques de leurs années lycée. Les cours comme les émois amoureux pas forcément avouables.
carbone144
carbone144

115 abonnés 843 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 novembre 2013
Ce genre de petit film français qui savent se révéler très intéressants Un contexte simple : le milieu scolaire, mais une histoire originale et passionnante. Le tout loin d'être cul-cul la praline et tombant même dans un sérieux délire malsain. Le tout n'est pas mal mais on peut finir par se perdre et il n'y a pas vraiment, ici, d’échappatoire claire. Donc, Attention !
boscopax
boscopax

99 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mars 2013
Ozon nous embarque dans un faux thriller bien écrit, qui va comme un gant à un Luchini qui n'en fait pas trop pour une fois, et qui nous amène dans notre côté malsain/voyeur que nous sommes tous. Impossible de vraiment savoir ce que ce Claude a réellement vu ou entendu dans cette maison qui l'attire.. Souvent drôle, le film est parfois inquiétant tout en restant un véritable divertissement. Chacun d'entre nous se surprend à vouloir en savoir plus : coupables de voyeurisme sans risque... Dommage que la fin soit quelque peu ratée...
benitoberlon
benitoberlon

70 abonnés 971 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 mars 2019
Je n'ai tout simplement pas adhéré....ennuyeux et surtout irréaliste. Luchini a beau être un immense acteur, lorsque le scénario ne sert pas son jeu d'acteur, c'est vite dispensable!
philhag
philhag

33 abonnés 397 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 novembre 2012
Tout simplement excellent : le scénario qui semble si simple devient diabolique. le reste est de haute qualité, aussi bien le jeu des acteurs, la musique, etc. merci.
UN détail : on peut ne pas aimer...
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 20 juin 2015
Quand le réalisateur-scénariste de "Sous le sable" et de "8 femmes" adapte librement la version théâtrale de Juan Mayorga pour le cinéma, nous avons droit à "Dans la maison", un pur thriller dramatique made in France.
Scénario : Claude, un enfant de 16 ans, s'immisce dans la vie familiale d'un copain de classe pour écrire une histoire. Germain, son professeur de français, lit ses rédactions et reprend goût à son métier. Mais jusqu'où ira ce jeu du chat et de la souris ? Mystère... .
Une fois le décor planté (sans aucun repères de temps et de lieu), canevas scénaristique bridé oblige, les personnages prennent le temps de graviter autour et dans l'unité, LA maison. Lieu unique en son genre, ce home sweet home se transforme en une réalité fictionnelle où tout devient vrai (écrit, imaginé). C'est à partir de ce moment là que le lecteur (Germain) en veut plus et que le thriller devient huis-clos pour notre plus grand plaisir.
Dans cette ambiance, assez anxiogène, le cinéaste pioche parmi ses références : Bergman pour l'utilisation narrative de l'avancement du récit (la voix-off retranscrit à merveille l'atmosphère filmé par Ozon), Hitchcock grâce à une caméra suggestive et affolante (comment des personnes se retrouvent embrigadées, confrontées à des situations qui semblent les dépasser ?) et Pasolini par le thème des désirs de l'adolescence (comment ne pas penser aux yeux bleus de Terence Stamp dans le sulfureux "Théorème" de part la stature du jeune mais néanmoins talentueux Ernst Umhauer ?).
Devant cette mise en scène atypique et corsée, François Ozon nous invite ainsi (et aussi !) au cinéma par le cinéma. Le personnage de Germain, joué par un Fabrice Luchini ("Jean-Philippe", "Alceste à bicyclette"...) formidable et décomplexé au possible, nous tend ses connaissances et ses jeux littéraires comme quelqu'un boirait un bon verre de vin. Sa femme, incarnée ici par Kristin Scott-Thomas (la "patiente" anglaise), et jouant toujours dans le bon ton, nous invite à visiter sa galerie d'art. De plus, ce couple aime le cinéma puisqu'ils vont voir du Woody Allen (!). En plus, la mère du copain de Claude, campée par une Emmanuelle Seigner (Madame Polanski : "Frantic", "La vénus à la fourrure" ; également papillon pour Julian Schnabel) naïve dans un rôle de composition à contre-emploi, nous fait part de ses tableaux dans sa maison. Véritable réquisitoire pour faire découvrir l'art par l'art, le metteur en scène de "Potiche" nous apprend à être actif tout en restant assis dans notre canapé ou fauteuil. Bingo !
Son amour pour le cinéma, François Ozon ne le réfute pas, et de cette pièce de théâtre originale nous envoûte dans une mise en scène soignée, millimétrée et bétonnée pour mieux nous l'expliquer au travers du jeu d'acteur du très talentueux Ernst Umhauer (déjà vu dans "Le moine" aux côtés de Vincent Cassel) qui crève littéralement l'écran. Sa présence est tellement glorifique qu'elle en prend toute sa mesure au fur et à mesure que le métrage avance. Bravo Monsieur le réalisateur !
Le casting exploité par François Ozon est tout simplement magique puisqu'il s'accorde admirablement bien avec sa mise en scène, son montage et son histoire, en atteste le formidable duo Luchini/Umhauer, étonnamment excellent. Avec aussi Denis Ménochet ("Inglorious bastards", "La rafle" de Rose Bosch) et Jean-François Balmer (l'habitué de Chabrol, dont "Madame Bovary", reçut le César du meilleur second rôle pour "La menace" de Corneau) qui apportent un plus irréfutable.
Pour terminer, "Dans la maison" est le cinéma d'Ozon. Brut, sans concession, il rentre direct dans son sujet, nous balance un Luchini hors du temps qui nous fait sa leçon de français sans aucun scrupule. "Dans la maison" : on part de loin pour arriver près. Et même dedans. La magnificence du metteur en scène, c'est de nous transbahuter d'un endroit à l'autre, de la réalité à la fiction, du parc à la maison, de l'esprit de Luchini aux explications de Claude (l'ado). Du mal-être au bonheur. De la littérature à la peinture.
Ici, le réalisateur n'est pas seulement une personne qui réalise son travail, mais bien un metteur en scène qui mélange les genres (drame, comédie, thriller) pour mieux nous dérouter, et même nous rendre acteur de nous-même : Ozon nous titille les neurones qui se mettent instantanément en action. Tous mes chapeaux !!, Monsieur le cinéaste.
Spectateurs, rideau !
Accord parental souhaitable.
vinae
vinae

7 abonnés 151 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 novembre 2012
un très bon ozon servi par un choix d'acteurs parfaits où voyeurisme,manipulation,ambiguïté sont au rendez-vous. on en redemande!..."à suivre"!
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 3 mars 2014
Deux étoiles pour les 30 premières minutes où l'on a l'impression qu'une fois de plus Fabrice Lucchini va nous régaler de sa prose et de ses réflexions, 30 minutes où l'on se retrouve presque 25 ans en arrière, comme un miroir à "La Discrète", 30 minutes où l'on a presque le sentiment d'entrevoir Woody Allen et Diane Keaton..... Et puis le scénario s'enlise, se perd, se dilue, tout se confond dans un bric-à-brac de situations dénuées de sens vers un final presque grotesque...... Ce film, c'est comme la chanson d'Aznavour..... "Avec le temps va, tout s'en va......." Dommage.....
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 novembre 2012
Deux ans après une « Potiche » réjouissante et bien plus subtile qu'au premier abord, François Ozon frappe encore plus fort en signant ce « thriller littéraire » superbe et passionnant de bout en bout. Il est toujours savoureux de voir le cinéma français ambitieux et audacieux, mais lorsque c'est en plus au service d'une histoire remarquable et d'une mise en scène brillante, le plaisir est décuplé. Rares sont les réalisateurs aujourd'hui capables de créer, d'imaginer autant tout en ne se perdant jamais en digressions, en détails inutiles ou en prétention déplacée : Ozon le fait avec un talent incroyable, mélangeant avec une extrême habileté réalité et fiction pour nous offrir une réflexion fascinante sur le sujet. En effet, « Dans la maison » garde en définitive plusieurs zones d'ombres, mais c'est pour le meilleur tant tomber dans la démonstration aurait considérablement alourdi l'œuvre, l'ambiguïté de plusieurs situations et des deux personnages principaux étant toujours un régal pour le spectateur, partagé entre malaise réel et plaisir presque pervers, obligé de jouer les voyeurs contré son gré... L'expérience est inoubliable, royalement interprétée et confirme le talent hors-norme d'un réalisateur aussi manipulateur qu'éblouissant : assurément l'un des très grands moments de l'année 2012.
Hastur64
Hastur64

266 abonnés 2 289 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 septembre 2013
Encensé par la critique « Dans la maison » de François Ozon avait modérément suscité mon enthousiasme et j’ai mis un peu de temps à avoir envie de le regarder. Mais, comme souvent pour les films du réalisateur, j’ai pris beaucoup de plaisir à le voir. Alors, le film est loin de la légèreté de certains de ces prédécesseurs dans la filmographie de Ozon, comme « Huit femmes » ou « Potiches » ; on y retrouve pourtant certains thèmes récurrents pour Ozon, comme le trouble du désir ou la manipulation. Ici tout le jeu consiste à savoir qui manipule qui… Est-ce Claude jeune homme à l’intelligence séductrice qui manipule son professeur et la gentille famille ou Germain avec ses airs de bon samaritain voulant aider un jeune homme doué pousse-t-il celui-ci dans une conduite douteuse. Le film se garde de donner une réponse à cette question et les passages entre fiction et réalité d’abords plutôt clairs deviennent au fur et à mesure de plus en plus interchangeables rendant la réponse à la question précédente de plus en plus ardue à trouver. Pendant une heure trente le réalisateur ménage avec brio ce suspens, mais voilà il faut tôt ou tard fournir une fin à son histoire, malheureusement celle de « Dans la maison » n’est pas à la hauteur de l’ensemble et sombre, à mon humble avis, dans un n’importe quoi un peu insuffisant. Reste que le duo entre l’expérimenté Luchini et le prometteur Umhauer fonctionne à merveille dans un jeu de miroir un peu perturbant. Un film vraiment bien écrit à la mise en scène très bien en place qui ne pêche que par une fin assez faible. À voir pourtant sans hésitation.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 décembre 2013
On pourrait appeler ça un thriller littéral. On ne sait jamais ou l'auteur va nous mener. Les méandres de ses obsessions, son gout pour le voyeurisme, l'ambiguité de ses ambitions...c'est un peu un anti-amélie poulain.
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 octobre 2012
Germain Germain (sic), écrivain raté et prof de français désabusé, la cinquantaine, est marié à Jane, Anglaise, âge en rapport, bréhaigne, et sur le point de devoir quitter sa galerie d'art contemporain qui vivote, les héritières de son bailleur de fonds ayant décidé dès leur père enterré d'en récupérer le local. Une nouvelle rentrée des classes, routine et ennui pour le grand lecteur qui a passé son été avec Schopenhauer - si, une nouveauté : le lycée de province où il enseigne teste le retour de l'uniforme. Voilà qui ne peut qu'accentuer l'aspect moutonnier et interchangeable des "apprenants", comme les désigne le jargon impayable de l'Education nationale. Cependant se détache d'emblée dans son auditoire morose de gamins décérébrés par les nouvelles technologies et l'abus de télé un blondinet installé au dernier rang : il lui rend en effet une rédaction ("racontez votre dernier week-end") surprenante, et par la qualité de l'expression, et par le ton, et par le sujet. L'ironie, la causticité du court récit piquent et ravissent l’enseignant, qui entreprend aussitôt de donner au garçon, Claude, 16 ans, des cours particuliers quasi quotidiens destinés à développer un potentiel très encourageant. Mais les rôles ne sont pas forcément distribués comme on pourrait s’y attendre : Germain en mentor (ou en Pygmalion) et Claude en disciple. Le garçon s’est trouvé un « meilleur ami » à façonner, Raphaël dit « Rapha », sélectionné parce que « normal » (fils unique d’un couple aimant de la « classe-moyenne », « Rapha » senior et Esther), observé d’abord de loin longuement avec l’acuité d’un entomologiste (assis sur un banc du jardin public faisant face au coquet pavillon familial) et séduit bientôt par un soutien bienvenu en maths, matière dans laquelle il est complètement largué. Claude entre donc « dans la maison », pour une étude de mœurs mâtinée d’éducation sentimentale, qu’il livre à petites doses au prof sous forme de feuilleton. Luchini étincelle dans un rôle sur mesure (où il ne fait jamais du « Luchini », c’est-à-dire qu’il est sobrement parfait dans son costume de « Germain », créateur par procuration) et le jeune et prometteur Ernst Umhauer (qui n’a semble-t-il d’allemand que le nom) campe un Claude au physique angélique mais diablement inquiétant (ah, cette lueur qui s’allume dans ces yeux clairs !), manipulateur sur tous les plans, dans la maison d’abord, façon « Théorème », comme auprès du « maestro » (comme il appelle Germain avec désinvolture), en écho. Le reste de la distribution est également digne d’éloges, comme la famille « Rapha » (Denis Ménochet, Emmanuelle Seigner, Bastien Ughetto), l’épouse confidente de Germain (Kristin Scott-Thomas) et même les rôles épisodiques, comme le proviseur (Jean-François Balmer) ou les « jumelles » (Yolande Moreau). Pourtant le cru 2012 n’est pas un Ozon d’exception : en plus des qualités donc de l’interprétation (et de la direction d’acteurs qui la sous-tend) même si certains dialogues font mouche (qui dénoncent par exemple avec pertinence et malice les travers de l’art moderne), même si le tout se laisse regarder sans déplaisir (et en riant souvent d’ailleurs), cela paraît un rien inabouti, un rien paresseux.
VILLE.G
VILLE.G

77 abonnés 805 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 octobre 2012
Heureusement que les acteurs sont excellents.
Malgré tout, tout ça tourne un peu à vide et est un peu ennuyeux.
Pas à conseiller.
reymi586

558 abonnés 2 444 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 octobre 2012
Une réussite ce nouveau Ozon ! Mais je ne peux pas mettre 5 étoiles car d'après moi tout l'intérêt du film, comme l'histoire de Claude, est d'avoir une bonne fin. Et là que ça se termine avec Kristin Scott Thomas, ça ne me convint pas et ça ne me paraît pas crédible. Par contre, j'ai beaucoup aimé la morale finale avec les deux compères qui se retrouvent. Sur l'ensemble, c'est quand même bien foutu. On ne tombe pas dans le simple récit, c'est bien rythmé. Le face à face entre Fabrice Luchini (jamais meilleur que dans ce genre de rôle) et le jeune Ernst Umhauer (qui a un bon avenir devant lui) est excellent. Leur rapport est intéressant et j'ai beaucoup aimé leurs discussions dans le feu de l'action dans la maison. Emmanuelle Seigner est très bonne dans ce rôle là, tout comme Denis Ménochet qui en impose vraiment. Bref, une belle réussite pour un projet qui n'était pas gagné d'avance.
aymericl
aymericl

19 abonnés 160 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 octobre 2012
Après un refuge qui m'avait particulièrement touche, potiche qui m'avait fait beaucoup rire, j'avais hâte de retrouver François ozon ... Et la encore carton plein pour ma part.. Les acteurs sont parfaits, une ambiance malsaine et anxiogène , une mise en scène magistrale!!!!!!! À voir et revoir!
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