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gooneur
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2,0
Publiée le 11 avril 2023
Très partagé entre l'admiration pour un Homme de 91 ans capable de réaliser et jouer dans un film somme toute honnête et les regrets d'observer malgré tout le déclin inéluctable de la qualité des dernières productions. Cry macho malgré une belle photo et une certaine épure est assez plat, peu crédible, propret quoi. Je vais me relancer Gran Torino tiens, Le chef-d'oeuvre.
Clint Eastwood nous revient avec un nouveau film tout en finesse. A 91 ans il s'offre un film touchant qui évoque la vieillesse mais aussi l'amitié, la confiance, les regrets.... Il incarne un vieux cow-boy chargé d'aller récupérer un ado au Mexique et de le ramener auprès de son père qui vit au Texas. Après trouvé le jeune, le voyage de retour sera plus compliqué que prévu. En cours de route ces deux personnages vont apprendre à se connaitre et à s'apprivoiser. Clint Eastwood est parfait (comme toujours) et le jeune acteur qui lui fait face est tout aussi bon. Une sorte de road movie vraiment agréable à suivre et qui plaira surement à tous les fans du grand Clint Eastwood.
Scénario daté ( 1975 ! ) , péripéties improbables , mise en scène paresseuse , interprétation bâclée et peu crédible, clichés éculés ....Un de ces films râtés qui émaillent, curieusement, la carrière de Clint réalisateur ( Créance de sang, American Sniper, J. Edgar, Fierfox, le Maître de guerre, la Relève, l'Echange....) ; le même qui réalisa pourtant la Route de Madison, un Monde Parfait, Impitoyable , l'Homme des Hautes Plaines ou encore Josey Wales, soit autant de chefs-d'œuvre; sans compter la longue liste de ces autres films tout aussi solides. Il faudra un jour que des historiens du cinéma s'interrogent sur ce curieux trouble dissociatif du talent .
Cry Macho est sans nul doute la dernière fois où le grand Clint se retrouve à la fois devant et derrière la caméra, lors du tournage il était âgé de 91 ans, et à sa démarche on constate que le poids de l'âge a fait son travail. Une histoire simple ou Eastwood joue un grand dur (mais pas trop) au grand cœur, si ce road movie n’est pas le film le plus époustouflant dans la carrière de ce grand monsieur du 7ème art, cela ne m'a pas empêché de passer un bon moment, et après tout c'est bien la première chose que l'on demande lors du visionnage d'un film non ?
C'est une fan de la filmographie de Clint Eastwood qui fait cette critique, et je ne peux que difficilement mettre la moyenne à ce film, d'ailleurs je mets la moyenne pour ne par salir sa filmographie sur une mauvaise note, car Cry Macho n'est pas à la hauteur. Et pour une raison principale c'est que Clint Eastwood est beaucoup trop vieux maintenant pour faire le cowboy, pour être le charmeur des chaudes femmes mexicaines de 50 ans, et pour protéger un adolescent de deux ou trois brutes qui ne savent pas ce qu'est la diplomatie. Pourtant, l'idée du film n'était pas mauvaise pour faire un bon road movie mais avec Clint en acteur principal, à l'époque de Gran Torino cela pouvait passer encore mais là c'est fini. Il a du mal à marcher, a le dos voûté, et il est sec, tout son charisme d'antan s'est évaporé mais c'est on ne peut plus normal, il a tout de même 91 ans dans le film... En conséquence, on a un film avec peu d'action, agrémenté de trop de dialogues qui en deviennent insipides et donc un film qui n'est pas toujours crédible. C'est ainsi, comme Clint le dit lui même au cours du film, on ne peut rien contre la vieillesse. Gardons ce film comme vraisemblablement la dernière apparition de Clint devant une caméra, mais peut-être pas comme le dernier en tant que réalisateur malgré son âge de plus en plus canonique.
Cela me fait mal de descendre un film de Clint Eastwood mais celui-ci est de loin le plus mauvais de sa part que j'ai pu voir.
Un film banal, sans originalité, sans effort scénaristique (toute l'intrigue se déroule finalement assez tranquillement, les accrocs n'en sont pas vraiment). Tout se veut sans doute baser sur l'humain et l'émotion mais, pour ma part, cela n'a pas pris. Aucun affect pour le personnage d'Eastwood, ni pour l'ado. On en vient à désintéresser totalement de leur sort.
Bref, un film dont on se demande pourquoi il existe tant il manque d'inspiration.
S’il n’a évidemment plus rien à prouver ni en tant qu’acteur ni en tant que réalisateur, Clint Eastwood à la fois derrière et devant la caméra de ce drame westernien souffre d’un récit cousu de fil blanc déroulant une quête de rédemption enchainant les poncifs dépourvue de relief et de la sensibilité auxquels nous a accoutumés le cinéaste signant un long-métrage terne et sans émotion.
Un film qui divise clairement ! Pour ma part, si je reste un grand fan de Clint Eastwood et me suis surpris à plutôt apprécier "La mule", là on est dans un esprit un peu similaire en mode road trip sauf qu'on aurait préféré qu'il soit à nouveau tout seul et pas avec un jeune acteur qui joue faux (tout comme celle qui joue sa mère) et une romance tirée par les cheveux. Sans oublier le coq... Bref, la mise en scène et les dialogues sont au rabais, mais on reste tout de même fasciné par le grand Clint qui paraît increvable et déterminé à continuer coûte que coûte à jouer et réaliser - avec toujours un certain talent pour l'environnement. Rien que pour cela, on espère que "Cry Macho" ne sera son dernier film.
Avec tout le respect que je peux avoir pour cette immense acteur/réalisateur, force est de constater que ce film gentillet rempli de bons sentiments sonne vraiment comme un chant du cygne. J’estime qu’il est grand temps pour le grand Clint de passer la main, tout au moins en tant qu’acteur, car même si sa performance force encore le respect, j’ai eu un peu de peine pour lui et il devient très difficile, même sur grand écran, d’imaginer que le personnage qu’il incarne serait encore capable de se lancer dans un tel road trip. De plus, il faut bien avouer que la réalisation de ce Cry Macho ne laissera pas un souvenir impérissable, très loin de ses meilleures œuvres.
Chaque nouveau film de Clint Eastwood est un événement qu’on attend en croisant les doigts et en espérant qu’il ne soit pas le dernier. A plus de quatre-vingt-dix ans continue de nous offrir en moyenne un film par an. “Cry Macho” est adapté d’un roman de Nathan Richard Nash et vient renouer avec le genre western. Le réalisateur et comédien joue une ancienne star du rodéo qui se voit confier la mission de retrouver un adolescent au Mexique et de le faire passer illégalement à la frontière pour le remettre à son père au Texas. Nous assisterons à un road trip doux et mielleux où quelques événements viendront durcir le parcours. Nous pourrions qualifier “Cry Macho” de petit film dans la filmographie du géant. Celui-ci aborde un scénario crédule et faiblard, mais quel plaisir de voir notre cowboy préféré toujours autant séducteur. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Un Clint Eastwood fatigué devant et derrière la caméra. Il n’y a pas grand chose qui fonctionne dans ce Cry Macho à un point où cela étonne de la part de cette légende d’Hollywood qui avait atteint une totale maîtrise de son art. Là je n’ai cru à aucun personnage, ni à l’histoire d’ailleurs. Le montage m’a paru chaotique et fini donner l’impression d’un film décousu fait sans grande conviction. Alors il y a ici ou là quelques beaux plans mais quand on sait de quoi était capable le grand Clint c’est terriblement décevant.
De nouveau attiré par le devant de la caméra après une longue coupure, Clint Eastwood retrouve, trois années après La Mule, le devant de la scène avec Cry Macho, lui permettant de se replonger dans l'univers (certes moderne dans ce cas) du western.
Il y a d'abord une certaine émotion à revoir un Eastwood devenu fragile renfiler un chapeau de cowboy et de voir qu'il n'a pas totalement abandonné le cheval. Road movie plutôt humaniste, Cry Macho permet à Clint de créer une complicité entre son personnage et celui d'un gamin n'ayant pas de repère parental. C'est le cœur du film, et tous les personnages sont directement liés à cette relation. Celle-ci va ainsi passer par plusieurs étapes, plutôt classiques, et vont permettre aussi à Clint de faire un voyage mélancolique, évoquant son passé, la vieillesse ou encore la filiation.
C'est d'abord sur ces points que le film est une réussite. Ballade sur des terres texanes puis surtout mexicaines, Cry Macho retrace un certain héritage spirituel de Clint, ses liens avec le western, son amour pour les coins reculés des États-Unis et pour les gens simples. Ici, il accepte la vieillesse, fait face à son destin et apprend au côté d'un jeune désorienté et prêt à l'écouter. Ces aspects se ressentent aussi dans sa réalisation, il prend son temps, soigne ses cadres, développe la relation, quelques personnages tournant autour ainsi que son amour pour les lieux, mentalités et objets du passé, ceux ayant résisté à l'évolution récente.
Tout cela fonctionne, on prend plaisir à voir un Clint déambulant dans un cadre poussiéreux qu'il retranscrit à merveille. Il n'a plus ses jambes de vingt ans, ni son punch des années Siegel lorsqu'il fout un coup de poing, mais il y a une tendresse particulière, propre à ceux que l'on a vu évoluer, et lui vieillit très bien. Sa prestation n'est pas sans émotion, sans excès de ce côté-là, avec justesse, alors que Cry Macho montre aussi une maîtrise de plusieurs éléments comme la bande-originale (jamais intrusive) ou l'alternance entre de simples moments de vie (les meilleurs moments du film), parfois drôles (et le traitement du coq est génial) et ceux faisant avancer l'intrigue.
Pourtant, Cry Macho montre, et assez vite, certaines limites, à commencer par un aspect caricatural dans les personnages et les relations, en particulier lorsque le duo rencontrera la veuve mexicaine (ou les parents du gamin). Dès que l'on rencontre les personnages, leur sort devient évident, et l'écriture des dialogues n'arrange pas vraiment les choses. De plus, si le film joue avant tout sur l'émotion, et que celle-ci est parfois présente, particulièrement autour de Clint (et de sa mythologie), elle reste discrète dans l'ensemble.
Cry Macho permet à Clint Eastwood de retrouver le devant de la caméra, pour une prestation superbe et une réalisation parfois émouvante, mais n'évitant pas quelques caricatures. Malgré tout, difficile de ne pas voir dans ce road movie poussiéreux et axé sur la transmission, l'image d'un Clint toujours sur la route, regardant le passé avec mélancolie sans oublier de tourner, parfois, le regard vers le futur.
Le grand Clint - 91 ans au compteur, réalise-là son 39ème long-métrage. « Cry Macho » peut être vu comme un film testamentaire comme l’a pu être jadis « Gran Torino » ou plus récemment « La Mule ». Une histoire simple, touchante parfois mais sans fanfare, ni éclats non plus.
Autant le dire tout de suite, « Cry Macho » est une œuvre mineure dans la filmographie de Clint Eastwood acteur-réalisateur et la comparer à des films comme « La Mule » (2019), « Gran Torino » (2009) ou « Million Dollar Baby » (2005) ne serait pas lui rendre service. Mais, cet échange intergénérations n’est pas aussi pire que je l’ai lu. Il y a quelque chose de très deuxième degré dans ce monde irréel décrit par Clint Eastwood, avec ces combats à mains nues et ces domptages de chevaux où l’âge n’a pas d’effet sur le personnage et ce harcèlement sexuel d’un homme de 91 ans par une femme 50 ans de moins que lui ou de séduction appuyée par une femme de 40 ans de moins qui dénotent dans ce monde post-MeToo. J’espère que Clint Eastwood ne restera pas sur ce film-là, d’autant qu’il y a à redire sur l’interprétation du jeune acteur qui lui donne la réplique.