Les films de vampires m'emballent rarement surtout lorsqu'ils surfent sur la mode Twilight en proposant des romances vampiriques niaises et adolescentes. Heureusement, malgré une première impression allant dans ce sens, "Byzantium" réussit à se démarquer par ses quelques trouvailles (le coup de l'ongle par exemple) et une bonne écriture scénaristique qui, sans éviter certains clichés (spoiler: notamment dans une fin téléphonée ), propose une approche mature et moderne du mythe du vampire. L'histoire rappelle d'ailleurs, dans ses grandes lignes, celle du film suédois "Morse" (LE meilleur dans son genre pour moi).
Neil Jordan s'y entend avec le cinéma fantastique. Il a d'ailleurs entamé sa carrière de réalisateur avec le très poétique "La compagnie des loups" (1984), mélange du petit chaperon rouge avec d'autres contes pour enfants. Il s'attaque ensuite à l'adaptation d'un célèbre roman d'Anne Rice avec "Entretien avec un vampire" (1994) où Brad Pitt est initié aux joies du vampirisme par Tom Cruise. Il revient au genre près de vingt ans plus tard avec ce "Byzantium" qui surfe sur la tendance actuelle qui veut que le vampire soit dépouillé de tous ses artefacts habituels. C'est donc dans le cadre d'une station balnéaire que les très en vogue Gemma Aterton et Ronan Saoirse débarquent lors de leur périple sans fin à travers les siècles et l'Europe. En apparence sœurs, l'une joue de ses charmes pour occire ses clients et leur soutirer le précieux breuvage en sus de leur argent pendant que l'autre plus scrupuleuse car honteuse de son statut attend que des vieillards cacochymes lui offrent leurs derniers instants. Dans cette première partie un peu surfaite et artificielle, Jordan comme beaucoup, subjugué par la beauté de "Morse" le chef d'oeuvre de Tomas Alfredson (2008) cherche à travers la souffrance existentielle du personnage incarnée par Ronan Saoirse à en retrouver la magie et la poésie sans vraiment jamais s'en rapprocher. Quand son film commence à remonter le temps à la recherche de l'origine de la damnation des deux jeunes femmes, Jordan semble plus à l'aise retrouvant un univers qui lui est plus familier. Ainsi il permet à son film de trouver une cohérence qu'on lui cherchait en vain. Neil Jordan qui est un réalisateur tout à la fois éclectique et à forte personnalité apprend ici à ses dépends qu'il n'est jamais bon de vouloir copier ses petits camarades.
Film bavard et brouillon qui va dans trous les sens sauf celui du spectateur qui se retrouve complètement perdu. L'ensemble a un gros air de déjà vu et n'en garde que le plus mauvais. Un enchaînement de raccourcis, de stéréotypes, un contenu assez salace et un manque de sens rend l'ensemble assez indigeste. Dommage car les séquences d'époque sont assez bien rendues mais malheureusement elles contrastes avec les séquences modernes qui sont souvent ratées et mal amenées. Une sorte de sous sous sous sous sous...sous film de vampires ou sous sous sous sous sous...sous teenage movie pour adultes attardés! La musique de Debussy est très mal rendue.
Il n’aura suffi que d’une affiche de toute beauté et d’un duo d’actrice qui fait rêver pour me donner envie de découvrir « Byzantium ». Le film de Neil Jordan est sorti en janvier 2014, directement en DVD, ce qui est une honte avec un casting comme le sien. Déjà, le réalisateur s’y connait niveau vampires, puisqu’il les avait déjà étudié en 1994 dans « Entretien avec un vampire ». C’est une vision qui se veut réaliste du mythe du suceur de sang. Exit les pieux, les chauves-souris, les triangles amoureux et les paillettes. Ici, pas de valorisation aveugle du vampire, mais plutôt l’aspect moins sympa de la vie d’immortel. Ainsi, on nous montre le quotidien morose de Clara et de sa fille Eleanor. Les deux femmes ne cherchent pas à s’intégrer à la société, mais le besoin d’argent pousse la belle Clara à vendre son corps contre parfois quelques gouttes de sang frais. L’histoire est un peu inégale, mais globalement satisfaisante. Dans la première partie du film, les évènements qui nous sont montrés semblent vains. La vie débridée que mène Clara, la dépression de sa fille Eleanor ne passionnent pas. Cependant, au fur et à mesure que le film avance, la curiosité commence à apparaître. Comment ces deux femmes sont-elles devenues ce qu’elles sont ? Où les mènera leur mode de vie, basé sur la fuite à chaque contrariété ? Comment expliquer qu’Eleanor soit si différente de sa mère ? Tant de questions qui trouveront des réponses bien pensées. Au départ, le personnage de Clara insupporte avec son apparente futilité. Elle se dévoile par bribes grâce à de nombreux flash-backs, qui se trouvent être les meilleurs passages sur les deux heures. Lorsqu’on comprend que chaque action est guidée par l’amour porté à sa fille, elle devient nettement plus intéressante et nuancée. Le personnage de Saoirse Ronan est lui bien plus simple. Elle incarne la facette vampirique pleine de remords. Cela se voit dans le choix de ses victimes, des personnes âgées dont elle soulage les souffrances. La relation qu’elle noue avec Frank est captivante, dénuée de tout cliché. La conclusion de leur histoire a pleinement satisfait la romantique en moi. Côté interprétation, il n’y a rien à redire, Gemma Arterton est parfaite, Saoirse Ronan interprète correctement un personnage aux expressions rares et Caleb Landry Jones est une belle découverte à suivre. Et puis il y a Tom Hollander aussi, alors je suis encore plus contente du casting. « Byzantium » est un film féminin souvent à la limite du féministe, mais qui saura trouver son public masculin, en partie peut-être grâce aux atouts de Gemma Arterton. Même sans cela, il reste intéressant, et aborde le mythe du vampire de façon réaliste sans le glorifier. Les "anti-twilight" devraient apprécier.
Je ne sais pas pourquoi (sans doute à cause du casting (que j'aime bien au demeurant)) je pensais voir un teen movie bien débile qui se boit comme du p'tit lait, mais en fait non, ça se rapproche plutôt d'un mauvais Morse qu'autre chose, quelle déception !
Parce que tant qu'à faire autant voir Morse histoire de voir un bon truc. Là le film est d'une longueur interminable, c'est mou, ça manque cruellement d'intrigue et c'est du déjà vu. Le film alterne les flash back, différentes époques, c'est juste lourd, c'est lourd parce qu'on s'en fout en fait, le film ne parvient jamais à faire rentrer dans son univers car tout est trop sombre, peu de plans larges, on ne montre jamais le décor, on ne sait pas où on est, quand on est, pourquoi on fait, quels sont les enjeux, du coup après 10 min j'ai juste eu envie que ça se termine. D'autant plus que bon outre la mollesse et la platitude du scénario il faut faire avec celle de la mise en scène. Je n'avais pas forcément adoré entretien avec un vampire, mais là c'est pire, on n'a pas le charisme d'un Tom Cuise ou Brad Pitt pour captiver (en toute hétérosexualité) et Saoirse Ronan a beau être mignonne tout plein, et le décolleté d'Arterton très intéressant (d'ailleurs je l'observais tellement que je n'avais pas reconnu l'actrice) ça ne suffit pas.
Ce film manque totalement d'ambition, je pense que le film a été tourné sans gros budget, mais ce n'est pas une raison pour baigner le tout dans l'obscurité pour le cacher, à un moment je ne peux plus y croire.
Cependant malgré le côté soporifique du film (du coup c'est plutôt pas mal pour faire la sieste, se manucurer les ongles (hein quoi ?), se mettre au golf, etc) il y a quelques bonnes idées qui m'empêchent de détester le film totalement. Déjà l'idée de départ proche de Morse (enfin vite fait) et ne pas transformer le film en teen movie c'est agréable, mais il y a surtout une ou deux scènes sympas, comme celle où Saoirse Ronan explique que c'est difficile de prouver qu'elle ne vieillit pas à une de ses profs. Disons que là pour une foi on ressent quelque chose, on n'est pas entrain de se dire : "oh non encore un flash back".
Il manque un souffle au film, quelque chose qui lui donnerait une identité et de l'intérêt, parce que là, pour tout dire j'ai beau ne pas forcément avoir tout suivi il n'en reste pas moins prévisible. Il ne propose rien qui n'aie déjà été fait en mieux ailleurs.
Reste donc juste le titre que je trouve plutôt classe et qui m'avait donné envie de voir le film à la base, mais bon ça fait peu.
Un peu complexe dans sa construction scenaristique mais finalement assez lisible. Un peu long également. En revanche les 2 actrices sont "monstrueuses" et la photo est vraiment envoutante. Pour une fois le gothique semble plausible...
Ça tricote dure par des allers et venues dans le temps pour donner du poids à un manque significatif d'écriture de cette déviation vampirique. Un regard somnolant de N. Jordan vingt ans après avoir tout dit avec le personnage de Claudia. Byzantium comblera d'évidence les teenagers dans une période qui leur est propice au cinéma.
Longtemps après Entretien avec un vampire, Neil Jordan retourne dans cet univers et nous livre un film étonnant, bousculant le mythe, où les vampires n'ont jamais été aussi humains. Une curiosité à découvrir, mais pas forcément à retenir.
Depuis quelques années, il n'y a plus grand chose à se mettre sous la dent côté Vampire. Celui-ci arrive à point nommé. Byzantium n'est pas axé sur l'action ni même sur l'apologie du Vampirisme et encore moins sur la sang (on en voit mais cela n'est pas le centre d’intérêt du réalisateur). Nous avons plutôt affaire à des vampires avec des sentiments humains. On suit avec assiduité la vie et le tourment de cette famille de sang froid en somme toute ordinaire à quelques exceptions près : la survie. Les différents brefs flashback ainsi que les récits biographique rendent Byzantium encore plus énigmatique.
Après le désastre de la vague Twilight, Neil Jordan essaye de redorer le blason du genre en refaisant de ses vampires des êtres sensuels et dangereux même s'ils sont plus humains que ceux de "Entretien avec un vampire". Mais Jordan n'exploite pas l'univers riche de l'histoire qu'il ne fait que nous présenter en filigrane, par exemple il ne donne aucune explication sur la confrérie des vampires, c'est bien dommage.
[...]Beaucoup de clichés liés aux vampires sont ici effacés et on retrouve des personnages plus humains (si on peut dire), et le fait d’être un vampire apparaît beaucoup plus comme un fardeau ou même une malédiction.
Le film se déroule de manière fluide, peut être un peu trop lentement au goût de certains, mais cette fluidité est essentielle a l’histoire car sans elle on ne ressentirait en aucun cas les sensations dégagées par ce conte. A noter les quelques somptueux paysages qui nous sont présentés, notamment la superbe scène de l’île.
Au final, c’est un film très plaisant à regarder.
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Une fable actualisé, de belles images, une histoire transcendée par Neil Jordan et son équipe.
A l'instar de Morse, Jordan a réussi à donner une nouvelle vie aux vampires et à s'enfoncer dans leur esprit sombre et tourmenté en les transposant à notre époque.
Quand on sait que Neil Jordan était à la réalisation d'Entretien Avec Un Vampire, on est forcément frustré... Il n'a pas su entretenir, alimenter la mysticité autour de ces personnages fascinants. Le film tombe dans un sentimentalisme mielleux et on finit presque par en oublié le sujet principale, les vampires.
Superbe film emprunt d'une belle poésie sur le thème du vampire mais à mille lieux des clichés habituellement véhiculés. Casting impeccable, la très sexy Gemma Arterton en tête.
Saoirse Ronan , l'actrice principale se voit jouer un rôle peu différent de celui que peter jackson lui a donné dans lovely bones . La fille torturée qui porte le récit d'une voix tragique . J'ajoute que son jeu de regard et d’expressions est très captivant . Accompagnée de gemma Arterton , sa protectrice endurcit et irrésistible . Le Duo fonctionne . Le récit est Clair et Explicite .
Un film fort et esthétique que j'ai regardé avec plaisir .